Aller au contenu

Image

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Une image est une représentation visuelle, voire mentale, de quelque chose (objet, être vivant ou concept).

Elle peut être naturelle (ombre, reflet) ou artificielle (sculpture, peinture, photographie), visuelle ou non, tangible ou conceptuelle (métaphore), elle peut entretenir un rapport de ressemblance directe avec son modèle ou au contraire y être liée par un rapport plus symbolique.

Pour la sémiologie ou sémiotique, qui a développé tout un secteur de sémiotique visuelle, l'image est conçue comme produite par un langage spécifique.

Platon donne une des plus anciennes définitions de l'image : « J'appelle image d'abord les ombres ensuite les reflets qu'on voit dans les eaux, ou à la surface des corps opaques, polis et brillants et toutes les représentations de ce genre[1]. »

Le mot image en français vient du latin imago, qui désignait autrefois les masques mortuaires.

Qu'est ce qu'une image ?

[modifier | modifier le code]
Métaphoriquement utilisée par Platon dans son « mythe de la caverne », l'ombre portée, une image naturelle, est différente de l'original (ici, on supposera un bouquet en un vase posé sur un meuble).

« Image : nom féminin. Représentation d’un être ou d’une chose par les arts graphiques ou plastiques, la photographie, le film, etc.[2] ».

L’image se définirait comme une représentation ou une reproduction de quelque chose. Elle vient du latin « imago » qui désignait une sorte de masque moulé, à partir de cire d'abeille, sur le visage d’une personne morte afin d'en conserver les traits, comme d'un portrait, et d'en produire éventuellement un moulage.

Selon l'essayiste Olivier Boulnois[3] :

« Qu'entend-on par image ? Dans le monde romain, l'imago désignait un portrait de l'ancêtre en cire, placé dans l'atrium et porté aux funérailles. Le droit d'images, réservé aux personnes nobles, leur permettait d'établir et de conserver leur lignage. Étymologiquement, l'image figure donc le portrait d'un mort. L'image est le langage commun de l'humanité. Elle apparaît sur les voûtes des grottes préhistoriques bien avant que l'homme songe à édifier des temples et des tombeaux. Des millénaires la séparent de l'écriture, projection abstraite de la pensée. L'image abolit le temps et l'espace. Elle est lecture instantanée et présence immédiate du monde. À travers elle l'homme se reconnaît ; pourtant sa richesse est ambiguë et son pouvoir d'aliénation extrême. L'image sert de vérité. Elle s'offre à tous et se refuse à chacun. La mythologie moderne consacre le règne de l'image. Pour mieux imposer ses fables et ses slogans, elle révoque l'esprit qui anime la lettre (la publicité, aujourd'hui, fait de la lettre une image) »

On peut distinguer deux types d’images :

  • les images fixes : photographies, bandes dessinées, affiches, panneaux publicitaires…
  • les images animées ou mouvantes : films, émissions, reportages…

Il convient tout d'abord de distinguer les images mentales des images perceptives.

Les images dites « mentales »

[modifier | modifier le code]

Elles correspondent à des représentations de nature consciente ou inconsciente, résultant du phénomène subjectif de perception, selon une dimension individuelle ou collective :

  • l'image naturelle, qui selon Platon était la seule à avoir un intérêt philosophique : ombre, reflet.
  • l'image psychique correspond à une métaphore, une représentation mentale, un rêve, une imagination, etc.
  • l'image sociale résulte d'une impression forgée par l'opinion d'un groupe restreint ou d'une foule.
  • l'image historique ou liée à la mémoire est la trace laissée aux générations suivantes d'un personnage ou d'un évènement.

Les images dites « artificielles »

[modifier | modifier le code]

L'image artificielle peut être :

On peut distinguer sept types d'images[4] :

  • la vision naturelle : image unique + vision unique ;
  • peinture-dessin : image unique (non reproductible) + vision multiple ;
  • affiche-photographie : reproductibilité + vision multiple ;
  • cinéma-vidéo : reproductibilité + vision multiple + mouvement ;
  • télévision : reproductibilité + vision multiple + mouvement + transmission instantanée ;
  • image numérique internet : reproductibilité + vision multiple + mouvement + transmission instantanée + interactivité.

Les types de représentation

[modifier | modifier le code]

Certaines images entretiennent un rapport analogique avec ce qu'elles représentent. C'est le cas d'un dessin ou d'une photographie qui ressemble (par exemple visuellement) à leur sujet.
Certaines représentations entretiennent un rapport direct avec leur objet, mais sans ressemblance physique, comme un organigramme d'entreprise ou le schéma d'un montage électronique.
Les images métaphoriques procèdent par comparaison : lorsque l'on dit « cette femme est une vipère » ou « cet homme est un chacal », les affirmations ne sont pas entendues de manière littérale mais impliquent une comparaison entre des personnes et, dans ce cas, des animaux, suivant les qualités que l'on prête de manière conventionnelle à ces animaux.
D'autres images forcent le trait de certaines caractéristiques : il peut s'agir de caricature, de représentations arrangées (Imagerie d'Épinal).

En optique géométrique, une image d'un objet est le lieu de convergence des rayons issus d'un même point (image réelle) ou le lieu d'où semblent provenir les rayons après la traversée d'un système optique (image virtuelle). La projection sur un écran est un cas de visualisation d'une image réelle, l'observation d'un texte à travers une loupe est l'exemple de visualisation d'une image virtuelle. La notion d'image optique est liée à la propriété de stigmatisme.

En marketing, l'image de marque est la représentation favorable que se donne, vis-à-vis du public, une firme, une institution, une personnalité.

Culture de l'image / Culture de la parole

[modifier | modifier le code]

En raison de l'influence remarquable de l'audio-visuel dans la vie moderne, les sociétés et en particulier les sociétés occidentales ont tendance à accorder une primauté de l'image dans le domaine de la communication.
C'est ce qui a fait dire à Régis Debray ("Manifestes médiologiques") qu'Hollywood est né à Byzance, parce que la civilisation de l'image ainsi instaurée aboutit à notre « médiacratie » moderne.

Le phénomène de la prolifération exponentielle des images et de leur accumulation dans une culture du tout-écran a conduit depuis les années 1980 les historiens et historiens d'art à réfléchir à la question des sources et des limites de leurs disciplines, les pédagogues au besoin de repères[5]. Ainsi s'est créée, sous l'impulsion de Laurent Gervereau, fondateur en 1992 du groupe pluridisciplinaire L'Image, l'Histoire du visuel (concernant la production visuelle humaine de la Préhistoire à aujourd'hui), incluant l'histoire de l'art et ses spécificités[6].

  • La locution une image vaut mille mots illustre la dimension positive du phénomène de l'image. Spontanément, l'image véhicule un caractère d'objectivité : «On croit davantage à ce que l'on voit».
  • Mais que voit-on ? L'instantanéité de la perception n'épuise pas la totalité de ce que l'on peut percevoir du passé et surtout du futur.
    L'image n'est qu'un reflet, qui peut être un reflet construit, un décor de théâtre, une mise en scène.
  • Combien d'images valent un mot ? Dans les sociétés plus anciennes, tenir parole est important car la parole relie les êtres humains entre eux à travers les serments, les principes, les obligations, les contrats et les devoirs conjugaux.

Dans l'histoire et en religion

[modifier | modifier le code]
Plusieurs périodes d'iconoclasme religieux ou politique ont marqué l'histoire de l'art et de la pensée. Aujourd'hui, l'image en tant qu'œuvre de création est aussi protégée par le droit (via la Convention de Berne pour la protection des œuvres littéraires et artistiques en Europe), à des fins notamment commerciales, y compris post-mortem[7].

Les premières images

[modifier | modifier le code]

Partout à travers le monde l'homme a laissé les traces de ses facultés imaginatives sous forme de dessins sur les rochers, qui vont des temps les plus anciens du paléolithique à l'époque moderne. Ces dessins étaient destinés à communiquer des messages. Ces figures, dessinées, peintes, gravées ou taillées représentent les premiers moyens de la communication humaine. On les considèrent comme des images dans la mesure où elles imitent, en les schématisant visuellement, les personnes et les objets du monde réel. On pense que ces premières images pouvaient avoir aussi des relations avec la magie et la religion.

Quels sont les liens entre Dieu et l'image ?

[modifier | modifier le code]

L'interdiction faite dans la Bible ou le Coran de fabriquer des images et de se prosterner devant elle (troisième commandement) renvoie l'image au statut de la personne et particulièrement à celui de la Divinité. La querelle des images a secoué l'Occident du IVe au VIIe siècle de notre ère, en opposant «iconophiles» et «iconoclastes». Elle renvoie au questionnement sur la nature divine ou non de l'image.

- pour les uns, la religion monothéiste doit combattre les images des autres dieux.
- pour les autres, Dieu est celui qui - par excellence- ne se représente pas et ne peut être limité dans le cadre d'une quelconque représentation, même symbolique, car Dieu ne peut être qu'un mystère à contempler et à découvrir sans cesse.
  • Dans la religion chrétienne, dans ses branches catholiques et orthodoxes, l'image tient une place importante  : en effet, après quelques périodes d'iconoclasme virulent, l'image est définitivement autorisée par le concile de Nicée. La raison en est simple : si Dieu s'est incarné, alors rien ne s'oppose à ce qu'on représente ce qu'il a lui-même voulu rendre visible.

 « Nous rappelons que dans la religion chrétienne "Dieu créa l'homme à son image". Ce terme d'image, fondateur ici, n'évoque plus une représentation visuelle, mais une ressemblance. L'homme-image d'une perfection absolue, pour la culture judéo-chrétienne, rejoint le monde visible de Platon, ombre, « image » du monde idéal et intelligible au fondement de la philosophie occidentale. Du mythe de la caverne à la bible, nous avons appris que nous sommes nous même des images, des êtres ressemblant au beau, au bien et au sacré.  »

  • La religion protestante dans sa relation avec la divinité, préfère la lecture des textes sacrés à celle de l'image (Ajouter qu'il y a eu un iconoclasme protestant, spéc. calviniste[8].
  • L'Islam, s'appuie sur l'interdiction de l'idolâtrie par le Coran et promeut un aniconisme plus ou moins sévère.

Les « images et sources anciennes »

[modifier | modifier le code]

Parmi les sources indispensables aux restaurateurs, il faut inclure les traités de techniques architecturales des hommes de l’art. Les inventaires technologiques comme ceux de Végèce et Marcus Vitruvius Pollio, connu sous le nom de Vitruve sont certes indispensables. Les recherches architectoniques d’un Villard de Honnecourt au XIIIe siècle nous amènent ailleurs, dans la connaissance spécifique de l’architecture médiévale. La série est longue, depuis l’invention de l’imprimerie au XVe siècle, du fonds documentaire disponible. De nombreux ingénieurs se sont illustrés par leur apport technologique, leurs innovations et leur savoir-faire en laissant des ouvrages richement illustrés de leurs expériences et de leurs réflexions. Des publications en fac-similé et des expositions récentes ont mieux fait connaître les travaux des ingénieurs. Ils gagneraient à être mieux diffusés. La bibliographie est immense, disparate, partielle. On ne dispose pas encore d’une vraie synthèse globale et critique.

Quand on pense aux sources graphiques anciennes, on se remémore surtout les grandes séries romantiques comme celle de Geoffroy Engelmann (1788-1839). Après avoir appris la lithographie en 1813 chez Senefelder à Munich, il l’introduit en France en 1814. Il lance en 1820 la collection Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France sous la direction du baron Isidore Taylor, puis de Taylor et Charles Nodier (environ 70 volumes) illustré par J. Vernet et Alexandre-Évariste Fragonard, et d’autres artistes comme Ciceri, Isabey, Horace Vernet… L’élan était donné à de nombreuses autres séries comme « Le Moyen Âge monumental et Archéologique » de Hauser, aux éditions Lemercier à Paris 1841-1847, « Les Sites les plus renommés de France » par Jeannin, en 1840-42 et les nombreux guides itinéraires et géographies pittoresques, par exemple ceux d’Eusèbe Girault de Saint-Fargeau (chez Firmin-Didot, 100 livraisons de 1835 à 1838), Abel Hugo (« France pittoresque par département », 1830-35), Hippolyte-Jules Demolière, sous le pseudonyme "Moleri" (« Guide itinéraire » chez Hachette, 1855), Jules Verne (« Géographie illustrée » chez Hetzel, 1868)… qui ont suivi et qui sont de valeur inégale.

La revue L’Illustration (hebdomadaire illustré (1843-1944), créé sous la parenthèse « libérale » de la monarchie de Juillet, par le saint – simonien Édouard Charton) fournit une étonnante moisson d’aquarelles et de dessins. Tous ces guides récents font suite à des séries commencées dès la fin du XVIe siècle, notamment par Munster et Hogenberg, puis au XVIIe siècle entre autres par Merian et ses fils qui ont largement puisé dans tous les fonds documentaires européens de l’époque ; nous y reviendrons plus loin. Il est hors de propos de citer ici tous les inventaires des dessinateurs romantiques. Les inventaires régionaux notamment sont innombrables. Une place à part doit être faite cependant à Arcisse de Caumont. Les gravures sur bois et sur métal qu’il a réunies dans ses divers cours d’archéologie, dans le « Bulletin Monumental » de la Société française d'archéologie et dans les Congrès Archéologiques, ne sont pas de simples illustrations (ces collections se perpétuent avec le même sérieux de nos jours). Elles s’écartent délibérément de la déformation romantique et illustrent directement le propos du chercheur et du pédagogue. C’est le début de la modernité dans l’histoire de l’art architectural.

Lithographes et photographes ne sont pas des pionniers. Des époques antérieures, il subsiste autre chose que des archives éparses. Pour les monuments militaires, on connaît bien sûr les riches fonds des Archives de la guerre et leurs relevés remontant parfois au XVIe, en tout cas au XVIIe siècle. Pour les monuments religieux, on peut citer des ouvrages comme celui du père bénédictin Gabriel Bucelin. Durant ses voyages, il a réalisé un journal agrémenté de dessins d’abbayes[9]. Les nombreuses aquarelles conservées généralement dans les musées nous donnent aussi un précieux état des lieux. L’imprimerie ne s’est pas contentée de reproduire les cartes des géographes. Elle s’est emparée tôt de longues séries de gravures présentant des villes, des monuments, mais aussi des événements, particulièrement les guerres qui agitaient l’Europe, et les ouvrages militaires qui en servaient d’épicentre. Parmi les ouvrages les plus précoces et les plus remarquables, on peut citer la Cosmographie de Sébastien Munster.

Dès le XVIe siècle, ces ouvrages se multiplient et bénéficient parfois du concours d’artistes renommés. Au XVIIe siècle, des éditeurs comme Merian lancent sur le marché de véritables guides des voyageurs, avec cartes et plans topographiques insistant sur le pittoresque et la beauté des monuments ; les images y prennent une place prépondérante et le texte n’est plus que commentaire. Les fortifications et les champs de bataille sont illustrés de façon précise en donnant des renseignements essentiels sur bien des monuments. Les représentations de châteaux princiers se retrouvent dès la fin du Moyen Âge dans certaines miniatures, comme dans Les Très Riches Heures du duc de Berry. L’imprimerie trouve un débouché privilégié par la publication de ces « Très excellentes demeures »[10].

Des initiatives sont prises aujourd'hui pour fournir une liste, la plus exhaustive possible, des Imagiers[11],[12],[13].

Les « nouvelles images »

[modifier | modifier le code]

Les « nouvelles images »: c'est ainsi qu'on appelle les images de synthèse, produites sur ordinateur, et qui sont passées ces dernières années, de la représentation en trois dimensions à un standard de cinéma, le 35 mm, et que l'on peut maintenant voir sur les grands écrans haute définition. Des logiciels de plus en plus puissants et sophistiqués permettent de créer des univers virtuels et qui peuvent se donner comme tels, mais aussi truquer n'importe quelle image apparemment « réelle ». Toute image est désormais manipulable et peut perturber la distinction entre « réel » et visuel. Par exemple les jeux vidéo ou les simulateurs de vol.

La recherche porte ainsi sur la production d'images de synthèse restituant des bâtiments aujourd'hui disparus ainsi que les ensembles monumentaux, dans les différentes étapes de leur construction et restauration. Des images en 3 dimensions, destinées à être intégrées sous formes fixe et animée, dans les sites Internet produits par la Mission de la recherche et de la technologie ont été réalisées[14] : Oppidum d'Entremont celto-ligure, sur la commune d'Aix-en-Provence ; il s'agissait de restituer une rue, une salle hypostyle ainsi qu'un bâtiment industriel. Ces documents compléteraient la documentation réunie pour le site Internet dans la collection « Grands sites archéologiques ». Cité de Carcassonne : une visite virtuelle de la cité actuelle, images illustrant la manière dont la restauration s'est faite, ainsi que les différentes étapes de la restauration conduite par Eugène Viollet-le-Duc et ses successeurs au XIXe siècle. Ce site fera partie du réseau européen de sites Internet « Moyen Âge réel, Moyen Âge imaginaire » développés dans le cadre d'un projet européen Raphaël.

Si la grande église abbatiale de Cluny existait aujourd’hui dans son intégrité, les élèves de l’École nationale supérieure d’arts et métiers n’auraient pu, en 1988, former le projet de sa reconstruction dans cette version informatique qui allait aboutir, un peu plus tard en 1990, à un film d’images de synthèse connu et diffusé sous le titre « Cluny III, images de pierres ». Plus de neuf cents ans après la pose de la première pierre, nous pouvons la redécouvrir, en mesurer l’ampleur et l’harmonie, permettre aux historiens, aux archéologues ou aux architectes de conduire et de vérifier leurs hypothèses et leurs travaux et à un vaste public, éclairé ou initié, d’en appréhender le pourquoi et le comment : mouvement perpétuel et indissociable de l’histoire et de la technique liées l’une à l’autre, indifféremment au gré de l’opportunité et des moyens du moment. Ce type de réalisation avait déjà montré les possibilités de la modélisation avec les temples de Karnak et de Louxor, les ponts de Paris, la Bastille ou la cathédrale de Westminster. Ce procédé est devenu un formidable vecteur de découverte, d’évolution de la connaissance et de communication » (Père Christian, « L’abbaye de Cluny », Cluny, École nationale supérieure d’Arts et Métiers, 1996).

Plus illusoires encore, la mise en place d'images interactives permet d'immerger totalement le spectateur dans un univers virtuel, avec une vision en relief à 360 degrés. La publicité et les clips ont inauguré des procédés de trucages et d'effets spéciaux que l'on trouve désormais dans les films de fiction. La « trucanumérique » est un ordinateur qui permet des effets spéciaux repérables et d'autres imperceptibles.

Certains procédés synthétiques permettent aussi la multiplication des interfaces entre différents types d'images, comme l'introduction d'images de synthèses dans les décors « réels » et vice- versa. L'hologramme, cette image laser en trois dimensions, fait aussi partie de ces nouvelles images déconcertantes par son aspect réaliste d'une part mais aussi, en même temps, par son aspect fantomatique de double parfait, flottant, comme en suspension. Ces « nouvelles images » sont appelées aussi des images « virtuelles » dans la mesure où elles proposent des mondes simulés, imaginaires, illusoires. Or cette expression d'image « virtuelle » n'est pas neuve et désigne en optique, une image produite par la prolongation des rayons lumineux : l'image dans la source ou dans le miroir par exemple. Seuls Narcisse, Alice ou Orphée, jusqu'à présent étaient passés de l'autre côté du miroir.

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Platon, La République, Livre VI, (484a - 511e).
  2. Larousse illustré
  3. Au-delà de l'image. Une archéologie du visuel au Moyen Âge, Ve – XVIe siècle, Paris, Seuil, 2008, p. 13.
  4. Qu'est-ce qu'une image
  5. Décryptimages, portail d’éducation culturelle
  6. Laurent Gervereau (dir.), "Dictionnaire mondial des images", Paris, Nouveau monde, 2006 ; Laurent Gervereau, "Images, une histoire mondiale", Paris, Nouveau monde, 2008 ; Laurent Gervereau, "Les images mentent ? Manipuler les images ou manipuler le public", Paris, www.gervereau.com, 2012
  7. EQM Bidet-Emeriau, [L'exercice post mortem du droit moral] Université de Paris 2, 11 pages
  8. Voir, par exemple, Une révolution symbolique. L’iconoclasme huguenot et la reconstruction catholique. Olivier Christin, éditions de Minuit, 1991.
  9. Œuvres du Père bénédictin Gabriel Bucelin (1599-1681) conservées à la bibliothèque du Land de Bade-Wurtemberg à Stuttgart (mss HB V 15 a). Il fut prieur de Saint-Jean à Feldkirch (province du Vorarlberg, Autriche), qui dépendait de l’abbaye de Weingarten.
  10. René Dinkel, L'Encyclopédie du patrimoine (Monuments historiques, Patrimoine bâti et naturel : Protection, restauration, réglementation. Doctrines : Techniques : Pratiques), Paris, éditions Les Encyclopédies du patrimoine, , 1512 p. (ISBN 2-911200-00-4)
    Chapitre V La pédagogie et la recherche par l’illustration et la documentation pp. 132158 ; Notices ''Image ancienne, Image de synthèse pp. 827-828
  11. Charles-Laurent Salch, Imagiers des châteaux et remparts d’Alsace, vol. 1, Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe-Castrum Europe, , 160 p. (ISSN 1253-6008)
    N°53/54/55 2010. TOME 1 : A - F
  12. Charles-Laurent Salch, Imagiers des châteaux et remparts d’Alsace, 1370-1970, vol. 2, Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe-Castrum Europe, , 362 p. (ISSN 1253-6008)
    N°56/57/58/59 2011. Tome 2 : G à
  13. Charles-Laurent Salch, Imagiers des châteaux et remparts d’Alsace, 1370-1970, vol. 2, Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe-Castrum Europe, , 581 p. (ISSN 1253-6008)
    N°63/64/65/66 2013. Tome 3 : P à Z
  14. Sur le portail du ministère de la culture et de la communication, l’histoire de l’art en 3 millions d’images. Sur un guichet unique, intitulé « collections », qui donne accès à 14 bases documentaires. Grâce à « Collections » et à son moteur de recherche, vous pouvez ainsi consulter un nombre incalculable de données (images parmi lesquelles des photographies, tableaux, mais aussi des visites guidées, des bibliographies…) qui couvrent tous les domaines artistiques : Architecture, archéologie, objets mobiliers, peinture, sculpture, gravure, dessin, enluminures, arts du spectacles, ethnologie, plans, cartes, archives, généalogie, photographie, événements …
Une catégorie est consacrée à ce sujet : Image.

Bibliographie

[modifier | modifier le code]

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]

IMAGE : Définition de IMAGE
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
IMAGE, subst. fém.
I. − Représentation (ou réplique) perceptible d'un être ou d'une chose.
A. − [La relation entre l'objet et son image est de nature physique − plus précisément optique − ou physico-chimique, notamment dans les techn. de phot.]
1. Reproduction inversée d'un objet renvoyée par une surface réfléchissante. Image reflétée; refléter, renvoyer une image. L'eau agitée, dans son miroir brisé en mille morceaux, lui montrait son image confuse et tremblante, qui lui souriait comme à travers une gaze verte (Gautier, Rom. momie,1858, p. 250).L'ingénieur put voir son image tremblotante se refléter un instant sur une surface liquide (Verne, Île myst.,1874, p. 91).Par-dessus les bronzes qui encombraient la cheminée, il chercha son image dans la glace. Ses traits avaient perdu cette assurance satisfaite qui avait peu à peu modelé son visage (Martin du G., Thib., Pénitenc., 1922, p. 733) :
1. Ils franchirent le pont sur le canal, une large allée d'eau blême, une tranchée sans fond béante aux entrailles de la terre, où bougeaient des reflets, où les images des bouleaux plongeaient de longs rayons tremblants, plus pâles que les rayons de lune. Genevoix, Raboliot,1925, p. 65.
P. métaph. L'existence n'échappe tout d'abord à la servitude de la nudité qu'en projetant dans le ciel une image inversée de son dénuement (G. Bataille, Exp. int.,1943, p. 123).
2. Spécialement
a) PHYSIOL. Image rétinienne. Image qui se forme sur la rétine de l'œil. L'objet forme sur les rétines une image, et l'image rétinienne se redouble au centre optique d'une autre image (Merleau-Ponty, Phénoménol. perception,1945, p. 274).
b) OPT. Ensemble des points où viennent converger (ou semblent venir converger), après passage dans un système optique, les rayons lumineux provenant des points d'un objet donné (d'apr. Uv.-Chapman 1956 et Sc. 1962). Formation des images dans la chambre noire; image déformée; image de réfraction; projeter des images. Obtenir une image d'excellente qualité optique en réglant l'éclairage du microscope (Husson, Graf, Biol. gén.,1965, p. 19).Les « pièces optiques » (lentilles et parfois miroirs) (...) permettent d'obtenir d'un objet, lumineux par lui-même ou parce qu'il est convenablement éclairé, une image destinée à agir sur un récepteur tel que l'émulsion photographique ou, le plus souvent, l'œil (Encyclop. univ.,t. 12, 1972, p. 121) :
2. ... c'est la sensibilité rétinienne qui faiblit. Tu comprends qu'il y a deux choses très différentes : d'une part une défectueuse accommodation du cristallin, à quoi les verres remédient. Mais, même après qu'ils ont écarté ou rapproché l'image visuelle, celle-ci peut impressionner insuffisamment la rétine et cette image n'être plus transmise que confusément au cerveau. Gide, Faux-monn.,1925, p. 1161.
En partic.
Image réelle. Image pouvant être reçue sur un écran, formée par l'ensemble des points où convergent réellement les rayons lumineux provenant d'un objet donné. L'image que l'œil aperçoit est dite réelle chaque fois qu'elle peut être reçue sur un écran placé au point même où cette image se forme (Lar. encyclop.).
Image virtuelle. Image ne pouvant être reçue par un écran, formée en des points où semblent converger les rayons lumineux provenant d'un objet donné. Le point lumineux L envoie un faisceau sur le miroir plan M et ces rayons se réfléchissent comme s'ils provenaient du point L' symétrique de L par rapport au miroir. L' est l'image de L et c'est une image virtuelle (Lar. encyclop.).
Image au miroir. ,,Image d'un objet telle qu'elle est vue dans un miroir plan`` (Uv.-Chapman 1956).
c) PHOT. Image brouillée, floue; netteté de l'image. Il [Niepce] réussit, en recevant sur une surface sensible à la lumière l'image formée dans une chambre noire, à fixer d'une façon durable l'aspect des objets extérieurs (Civilis. écr.,1939, p. 10-02).
En partic.
Image négative. Image inversée, enregistrée, après exposition, par la couche sensible du support. L'amateur (...), s'il « opère » lui-même, confie l'exécution des travaux au spécialiste. Ce dernier ne peut faire subir un traitement séparé à chacune des images négatives (Arts et litt.,1935, p. 30-13).Image positive. Image obtenue après copie du négatif et restituant l'aspect de l'objet tel qu'il a été enregistré.
Image latente. Image invisible (rendue visible par le développement du négatif) enregistrée sur une émulsion photographique à la suite d'une transformation chimique provoquée par l'exposition à un rayonnement lumineux. Pour développer une plaque, c'est-à-dire pour révéler l'image latente, on l'immerge dans un bain chimique qui a la propriété de réduire à l'état d'argent métallique opaque les grains de bromure d'argent qui ont été frappés par la lumière (Prinet, Phot.,1945, p. 38).
RADIOL. Image radiologique, radioscopique. Photographie ou image, formée sur un écran fluorescent, de la structure interne d'un corps traversé par les rayons X. Des lombalgies sévères et interminables sont volontiers conditionnées par des images radiologiques à peine perceptibles (Ravault, Vignon, Rhumatol.,1956, p. 20).Les amplificateurs de brillance sont (...) utilisés, depuis 1950, pour l'examen des images radioscopiques (Hist. gén. sc.,t. 3, vol. 2, 1964, p. 284).
d) CIN. Malgré le succès de l'image animée, des millions de gens ne vont pas au cinéma (Arts et litt.,1936, p. 34-03).Pour le « tournage », la règle s'établit d'enregistrer son et images sur des pellicules distinctes (Sadoul, Cin.,1949, p. 227).
Image par image. ,,Technique mécanique qui consiste à impressionner le film, image par image, à des fins d'animation d'objets, dessins, etc.`` (Cham. 1969) :
3. En 1907, dans les ateliers de la Vitagraph, à New-York, un technicien inconnu créa le procédé du Tour de Manivelle, grâce auquel la caméra put prendre ses vues image par image. Stuart Blackton utilisa ce procédé dans L'Hôtel hanté (...). Pour qu'un couteau parût découper un saucisson tout seul, on lui avait imprimé des déplacements successifs dans l'intervalle des prises grâce aux vues image par image. Sadoul, Hist. du cin. mondial des orig. à nos jours, Paris, Flammarion, 1966, p. 407.
Arrêt sur l'image. Le projecteur : qualités essentielles : la robustesse et la stabilité. Les dispositifs de « arrêt sur l'image », « retour arrière », « changement de vitesse » dont certains sont équipés, s'avèrent souvent utiles (Elle,14 avr. 1966, p. 89, col. 4).
e) TÉLÉV. Image télévisée. Ensemble des lignes horizontales décrites par l'analyse d'une image optique aboutissant à sa transformation en signal électronique. L'engouement produit par la retransmission d'images télévisées entre les États-Unis et la France par l'intermédiaire d'un satellite (Admin. P. et T.,1964, p. 44).
Image magnétique. Image enregistrée sur support magnétique à l'aide de signaux électroniques. Le magnétoscope a ses inconvénients : pour l'instant, l'image magnétique est d'une qualité nettement inférieure à celle de l'image photographique (Le Nouvel Observateur,1 sept. 1969, p. 23, col. 4).
Image-vidéo. Image produite et transmise à l'aide de signaux électroniques. Avec le nouveau magnétoscope (...), on passe d'une image vidéo à une autre image vidéo sans plus de problème qu'au cinéma (Le Nouvel Observateur,23 sept. 1974, p. 109, col. 2).
3. P. ext. Forme sous laquelle un objet est perçu, aspect nouveau ou particulier sous lequel un être ou une chose apparaît. Il sourit, de sorte que la dernière image que j'eus de lui fut une image souriante (Vercors, Silence mer,1942, p. 79).Il [le bourg de Mittelsinn] n'avait rien vu de la guerre, et la première image vivante que nous en apportions dans ses ruelles était peinte aux couleurs de la défaite (Ambrière, Gdes vac.,1946, p. 364).Le peintre qui mettrait tous ses soins à calquer les images fournies par la réalité mériterait ce genre d'intérêt qui nous rend attentifs au perroquet (Huyghe, Dialog. avec visible,1955, p. 100) :
4. On voyait remuer, entre les lattes grises, son visage peint, verni de la pointe affaissée du menton jusqu'à ses hauts sourcils châtains − cette image violente, inexplicable, à cette heure, en ce lieu, parmi ces choses paisibles, aussi lugubre qu'une tête coupée. Bernanos, M. Ouine,1943, p. 1390.
En partic. Scène, tableau réel. Charme poétique et mystérieux d'un certain Paris bohème, plein d'images saisissantes (Blanche, Modèles,1928, p. 148).
P. métaph. Graver une image dans le cœur de qqn. Au moment de la quitter pour longtemps peut-être, on eût dit qu'il voulait graver plus avant son image dans son souvenir, puiser dans ce baiser d'adieu l'énergie et le courage dont il avait besoin (Sandeau, Sacs,1851, p. 63).
Loc., vx. Une belle image. ,,Se dit d'une femme qui est belle mais froide et sans physionomie`` (Ac.).
B. − [La relation entre l'objet et son image est de nature iconique]
1. Représentation de la forme ou de l'aspect d'un être ou d'une chose
a) par le dessin, la peinture [gén. avec un compl. déterminatif désignant l'objet représenté]. Que l'écriture ait consisté d'abord en une suite d'images simplifiées des choses, c'est ce que la langue chinoise, par exemple, fait voir encore; car on y écrit non la parole mais les choses (Alain, Beaux-arts,1920, p. 274).Cent images d'elle-même, cent images brillantes, riches de verve et de mouvement, les unes esquissées au fusain, d'autres teintées d'aquarelle, d'autres encore peintes à l'huile, en pleine pâte (Duhamel, Suzanne,1941, p. 136) :
5. ... quelque chose intriguait son hôte dont l'œil semblait posé sur une miniature, qu'en réalité il ne voyait pas. − Vous regardez ce portrait? (...) − Il ne ressemble guère aux images habituelles de l'impératrice Joséphine. Pourtant c'est elle, à quinze ans. Il fut exécuté par un Français de la Martinique et envoyé à Beauharnais pour lui faire connaître sa fiancée. Radiguet, Bal,1923, p. 100.
[Le compl. déterminatif désigne celui qui dessine ou peint] Manière de représenter, façon de dessiner. Raison de plus pour que, venant d'un peintre dont Baudelaire (...) aurait passionnément aimé l'irrationnel échiquier de couleurs et la bouleversante simplicité de lignes, l'image d'Henri-Matisse nous paraisse naturelle et nouvelle (Éluard, Donner,1939, p. 111).
b) par des procédés d'enregistrement photographique. Image nette, floue. Chacun connaît, quand ce ne serait que par des images photographiques, cet Adam de Michel-Ange déjà séparé du créateur, et tendant vainement la main (Alain, Propos,1921, p. 244).Rapprocher l'image neutre que l'objectif photographique fournit d'un paysage et la vision (car voici le terme propre) qu'en donne le peintre (Huyghe, Dialog. avec visible,1955, p. 90).
Chasseur d'images V. chasseur II B 1 a.
c) par la reproduction au moyen de procédés d'impression de tels dessins, peintures ou photographies. Au mur du lit (...) sa puérile fantaisie de malade avait collé à l'aide de pains à cacheter des images soit découpées dans des journaux illustrés, soit arrachées de livres (Verlaine, Œuvres compl., t. 4, Mém. veuf, 1886, p. 278).Picart tenait sous ses coudes les gravures du Supplément illustré du petit journal. Posier les regardait par-dessus son épaule. Ces vives images les passionnaient (Hamp, Champagne,1909, p. 119) :
6. ... Anne-Marie s'arrêta (...) devant le kiosque (...) : je vis des images merveilleuses, leurs couleurs criardes me fascinèrent, je les réclamai, je les obtins; (...) je voulus avoir toutes les semaines Cri-Cri, L'épatant, Les Vacances, Les Trois Boy-scouts de Jean de La Hire et Le Tour du Monde en Aéroplane, d'Arnould Galopin qui paraissaient en fascicules le jeudi. Sartre, Mots,1964, p. 57.
Livre d'images. Livre composé essentiellement de dessins, de gravures. Mon futur élève regardait un livre d'images, debout contre le piano ouvert avec sa musique (Bourget, Disciple,1889, p. 107).On peut prolonger les spectacles de la mémoire volontaire qui n'engage pas plus des forces de nous-même que feuilleter un livre d'images (Proust, Temps retr.,1922, p. 873).La cathédrale [de Rouen] sans vitraux est un livre d'images dont on a découpé toutes les images; restent les marges, le haut et le bas des pages, et cela est beau et froid, et nu (Green, Journal,1956, p. 217).
Loc. fam. [En parlant d'un enfant] Sage comme une image. Calme, posé, silencieux. Elle a été sage ce soir [la petite]? − Oh! madame... comme une image! (Labiche, Fille bien gardée,1850, 9, p. 305).[P. plaisant. En parlant d'un adulte] − Écoute, dit Christiane, M. Paul et moi nous voulons te faire de la morale. − De la morale!... Mais à propos de quoi? Je suis sage comme une image, faute d'occasions (Maupass., Mt-Oriol,1887, p. 196).
d) par les arts plastiques. Elle ressemblait à ces grêles statues que les tailleurs d'images du Moyen Âge ont assises sur des tombeaux (Balzac, Cous. Bette,1846, p. 119).Le Frère Marbode était vraisemblablement un des plus tendres enfants de Marie. Il taillait sans cesse des images de pierre (A. France, Étui nacre, Jongleur, 1892, p. 100).Marc hissa sur ses épaules, tout le long de l'escalier, une énorme bûche de chêne et se prit à la dégrossir, puis à sculpter une image de la jeune femme (Duhamel, Suzanne,1941, p. 229).
ANTIQ. ROMAINE. Droit d'images. Droit accordé d'abord aux nobles, puis aux plébéiens, d'exposer dans leur atrium les bustes (en pierre ou en cire peinte) de leurs ancêtres ayant exercé une magistrature curule.
RELIG. Représentation d'êtres ou de choses qui sont l'objet d'un culte ou d'une vénération. Image d'une divinité, d'une déesse. Le sanctuaire a la forme d'un petit temple carré, voûté, couvert en tuiles, et présente trois niches destinées aux images de la trinité égyptienne (Nerval, Filles feu,1854, p. 654).Ahmosis était charmant : son profil ressemblait aux images des dieux taillées par les plus habiles sculpteurs (Gautier, Rom. momie,1858, p. 204).
En partic., RELIG CHRÉT. Image du Christ, d'une madone, d'un saint. Il a été donné à la maigre image du crucifié de fasciner la conscience humaine (Renan, Avenir sc.,1890, p. 482).Elle communiait presque chaque jour et passait de longues heures devant son image du mariage mystique de sainte Catherine (Jouve, Paulina,1925, p. 114).Absol., gén. au plur. Les images; cultes, querelle des images; abattre, briser les images. L'empereur Léon l'Isaurien (...) lança ses édits iconoclastes sous le prétexte que les images détournaient de leur véritable voie les hommages dus au Créateur (Lenoir, Archit. monast.,1852, p. 111).Le protestantisme a détruit les images et proscrit l'art religieux des temples (Mâle, Art relig.1932, p. 22).
SYNT. Image dessinée, gravée, moulée, peinte; image approximative, embellie, exacte, fidèle, grossière, parfaite, précise, ressemblante; image funéraire, mortuaire; image de marbre, en pierre; scène, personnage popularisé(e) par l'image.
2. En partic. Petite estampe (qui n'a pas un caractère d'œuvre originale) représentant des sujets divers. Des gravures fines, des chromolithographies violentes, que noyait un pullulement de petites images coloriées, dorées, vernies, fleuries de bouquets, ornées de dentelles (Zola, Lourdes,1894, p. 205).Une image de Jésus enfant dans les bras de sa mère : un Jésus aux immenses yeux bleus dans une figure rose, étendant des mains potelées; une autre image représentant quelque sainte femme inconnue regardant le ciel d'un air d'extase (Hémon, M. Chapdelaine,1916, p. 32).Dans son missel, quelques images saintes marquaient des places (Guèvremont, Survenant,1945, p. 58) :
7. ... des libraires, venus de divers points de l'Allemagne, et dont la vente la plus productive paraissait être celle des almanachs, des images peintes et des lithographies : le Volks-Kalender (almanach du peuple), avec ses gravures sur bois, − les chansons politiques, les lithographies de Robert Blum et des héros de la guerre de Hongrie, voilà ce qui attirait les yeux et les kreutzers de la foule. Nerval, Filles feu, Angélique, 1854, p. 505.
SYNT. Image pieuse, populaire, en couleurs, porte-bonheur; album d'images; collection, commerce, marchand d'images; colorier, contempler, découper, regarder des images; accrocher, coller, épingler des images au mur; récompenser un enfant d'une image.
Loc. fam. Sage comme une image. Supra I B 1 c.
En partic. Image d'Épinal. Image populaire, fabriquée à Épinal (représentant généralement une scène d'une chanson, d'une légende, un événement historique, un homme célèbre). Tel brandissait une image d'Épinal barbouillée d'indigo et de garance : − Achetez le nouveau Robespierre à cheval, lequel massacra plus d'honnêtes gens que l'autre par la guillotine! (Adam, Enf. Aust.,1902, p. 151).Il y avait sur les murs quatre images en couleurs d'Épinal et de Metz représentant les scènes du premier empire (Barrès, Cahiers, t. 5, 1907, p. 311).
Au fig. ou p. compar. [En parlant de qqc. d'emphatique, de traditionnel, qui ne montre que le beau ou le bon côté des choses] La guerre était encore pour moi, à cette époque, une image d'Épinal (Vialar, Pt jour,1947, p. 382).Des enfants qui doivent emporter de vous dans la vie le souvenir ineffaçable d'une agonie en forme d'image d'Épinal (H. Bazin, Vipère,1948, p. 28).Si l'homme est à l'image de Dieu, ce doit être une image d'Épinal, bien sommaire, bien naïve et de couleurs bien enfantines (Cocteau, Poés. crit. II,1960, p. 152).Les passions d'un peuple cristallisent autour d'une image d'Épinal qu'elles inventent. Qu'y a-t-il derrière l'image? C'est quelquefois Bonaparte et quelquefois Boulanger : quelqu'un ou personne (Mauriac, Nouv. Bloc-notes,1961, p. 157).
Péj. Tableau peint avec des couleurs criardes. (Dict. xixeet xxes.). Image à un ou deux sous. Mauvaise peinture. On irait droit (...) aux toiles d'allures libres et étranges (...). On passerait dédaigneusement devant les copies, devant les balbutiements des fausses personnalités, devant toutes ces images à un et deux sous, qui ne sont que des habiletés de la main. [Édouard Manet] (Zola, Mes haines,1866, p. 277).
3. P. anal. Représentation par la parole ou l'écriture, description. Il ne me faudrait que quelques lignes pour donner une image exacte de cette joie que j'ai éprouvée (Bousquet, Trad. du silence,1935-36, p. 105) :
8. Le comportement d'un écrivain à l'égard de son œuvre, le soin qu'il a de l'administrer (...) mais surtout l'espèce d'image qu'il prétend laisser de lui en livrant ses carnets intimes à un monde contre lequel il ne se lasse pas de déchaîner une puissance inégalable de mépris, nous pourrions partir de là pour nous efforcer de découvrir l'homme [Montherlant] à travers cette œuvre qui n'est qu'un masque mal attaché. Mauriac, Mém. intér.,1959, p. 192.
C. − [La relation entre l'objet et son image est de nature purement analogique]
1. Portrait, réplique, reflet (d'un être ou d'une réalité concrète). Image complète, frappante, parfaite de qqn/qqc. Cet enfant est l'image de son père, sa véritable, vraie image (Ac.). Cette jeune Hélène que Madame de Vaubert ne se lassait pas de lui représenter comme la vivante image de sa mère. C'était la même grâce, le même charme et la même bonté (Sandeau, Mlle de La Seiglière,1848, p. 63).La peinture hollandaise (...) ne fut et ne pouvait être que le portrait de la Hollande, son image extérieure, fidèle, exacte, complète, ressemblante, sans nul embellissement (Fromentin, Maîtres autrefois,1876, p. 162).
À l'image de. Sur le modèle de, à la ressemblance de, en conformité avec. Être (fait) à l'image de. Toute fonction qui dure se fait un organe à son image (Durkheim, Divis. trav.,1893, p. 145).Une grande femme très belle, à peu près à l'image conventionnelle de Marianne (Éluard, Donner,1939, p. 25).Le fils (...) façonné à l'image de son père (Aymé, Uranus,1948, p. 272) :
9. On m'a fait remarquer (...) que les personnages de mes pièces et de mes romans prennent leurs décisions brusquement et par crise, qu'il suffit d'un instant, par exemple, pour que l'Oreste des Mouches accomplisse sa conversion. Parbleu : c'est que je les fais à mon image; non point tels que je suis, sans doute, mais tels que j'ai voulu être. Sartre, Mots,1964, p. 198.
En partic. À l'image de Dieu. Toutes les religions n'ont-elles pas enseigné que Dieu créa l'homme à son image? (P. Leroux, Humanité, t. 1, 1840, p. 248).Obéir au meilleur instinct d'une nature créée à l'image de Dieu, et invinciblement portée à tout ce qui peut la rapprocher de cette divine ressemblance (Bremond, Hist. sent. relig., t. 4, 1920, p. 513).
Rem. On relève l'expr. image divine (en parlant de l'homme). L'homme a failli à sa pureté d'image divine : sa chute a entraîné celle de la nature entière, qui, pour son regard troublé, n'est plus le clair discours symbolique des origines (Béguin, Âme romant., 1939, p. 72).
P. ext. Réplique d'un être ou d'une chose, mais qui n'en reproduit pas réellement, formellement l'aspect. L'hélianthe tord sa tige pour suivre le soleil dont il est l'image (Colette, Belles sais.,1945, p. 21) :
10. Écoute, Phèdre (me disait-il encore), ce petit temple que j'ai bâti pour Hermès (...) O douce métamorphose! Ce temple délicat, nul ne le sait, est l'image mathématique d'une fille de Corinthe, que j'ai heureusement aimée. Il en reproduit fidèlement les proportions particulières. Valéry, Eupalinos,1923, p. 67.
2. Manifestation, expression sensible de l'invisible ou de l'abstrait [Constr. avec un compl. déterminatif introd. par de].
[Désignant un état ou une qualité] Image de la candeur, du désespoir, de la douceur, de la gaieté, du génie, de l'innocence, de la solitude. Le notaire de Paris était toujours un être vénérable, une image vivante de la probité (Balzac, C. Birotteau,1837, p. 129).L'esclavage est une image de l'obéissance à Dieu (S. Weil, Pesanteur,1943, p. 43) :
11. ... un Lombard, grand, svelte, élancé, à la large poitrine, à la taille serrée, belle figure, dents d'ivoire, cheveux bouclés, ondoyants, magnifiques, un Bacchus, un Apollon, un Mercure. Il était campé fièrement sur une hanche, une jambe en avant, image parfaite de la grâce virile. Gobineau, Pléiades,1874, p. 7.
[Désignant un affect] Image de la haine, de la passion. Une jeune femme turque pleurait son mari (...) : elle paraissait à peine avoir dix-huit ou vingt ans, et je ne vis jamais une si ravissante image de la douleur (Lamart., Voy. Orient, t. 2, 1835, p. 50).Aux yeux de Platon, l'amour charnel est une image dégradée du véritable amour. L'amour humain chaste (fidélité conjugale) en est une image moins dégradée (S. Weil, Pesanteur,1943p. 69) :
12. Dans un enclos communicant, des veaux, des vachettes se réfugiaient. (...) une vache se tenait tête baissée, et fonçait sur quiconque se hasardait à portée de ses cornes : elle faisait le vide par tout son coin, où elle restait ensuite en arrêt, sans bouger, le front bas, incapable de tirer parti de cette solitude qu'elle se créait, vivante image de la méchanceté bornée et stérile. Montherl., Bestiaires,1926, p. 488.
[Désignant un être imaginaire] Image du diable. Cet animal [une chatte] est l'image du démon qui s'est introduit dans ce saint asile (Boylesve, Leçon d'amour,1902, p. 236).
[Désignant un principe ou une abstraction] Image de la démocratie, de la royauté. On cherche la royauté dans Londres; on ne la trouve. Nulle grande image de centralisation, comme le Louvre (Michelet, Journal,1834, p. 160).La ligne des rochers en approchant d'Arbois (...) fut pour moi une image sensible et évidente de l'âme de Métilde (Stendhal, H. Brulard, t. 1, 1836, p. 25).Enlevant à la royauté son caractère moderne, il [le plan de gouvernement conçu par Fénelon] en faisait, non plus l'image vivante, la personnification active de l'État, mais un privilège inerte, servant de couronnement à une hiérarchie de privilèges et s'appuyant sur elle en la protégeant (Thierry, Tiers État,1853, p. 26).La houppelande du cocher (...) ondulait par grands plis au trot du cheval, comme une image du destin (Aragon, Beaux quart.,1936, p. 308).
[Désignant une action] Les flatteurs des princes ont dit que la chasse était une image de la guerre (Chamfort, Max. et pens.,1794, p. 78) :
13. ... un ravin large et profond, qui paroissoit servir d'écoulement aux torrens occasionnés par la fonte des neiges. Dans tous nos voyages, nous n'avions point vu un spectacle aussi frappant; c'étoit l'image de la destruction et du ravage. Crèvecœur, Voyage, t. 2, 1801, p. 46.
En partic.
Représentation concrète servant à rendre sensible une idée abstraite. Image d'un cercle. À la nécessité de donner un corps à l'idée, par l'emploi d'images sensibles, tient la nécessité des signes d'institution, qui jouent un si grand rôle dans le développement de l'esprit humain (Cournot, Fond. connaiss.,1851, p. 170).Ce que nous nous représentons sous le nom de droite est une image grossière qui ressemble aussi mal à la droite géométrique qu'au temps lui-même (H. Poincaré, Valeur sc.,1905, p. 130).
Symbole. L'étoile à cinq pointes, image de l'univers créateur et de l'homme qui s'unit à la création (Adam, Enf. Aust.,1902, p. 27).
3. Dans le domaine de la littérature.Figure (au sens le plus large du terme) fondée sur la similitude (notamment allégorie). − J'aime les images de Shakespeare, dit-il. − Moi, elles ne m'amusent pas. D'ailleurs, j'aime moins l'image que par le passé. Elle ajoute ou retranche à la vérité, que je préfère toute nue : le sujet, le verbe et l'attribut (Renard, Journal,1901, p. 707).Vous êtes dupe d'une image : quand on dit que la pensée évoque, écarte, que la conscience sélectionne, on parle au figuré (Sartre, Imagination,1936, p. 125) :
14. L'armoire est pleine de linge Il y a même des rayons de lune que je peux déplier. Avec les vers d'André Breton, voilà l'image conduite au point d'excès que ne veut point atteindre un esprit raisonnable. Mais un excès est toujours au sommet d'une image vivante. Ajouter un linge de fée, n'est-ce pas dessiner, en une volupté parlée, tous les biens surabondants, pliés, empilés, amassés entre les flancs de l'armoire d'un autre temps (...). En rêvant un peu on trouve l'image de Breton toute naturelle. Bachelard, Poét. espace,1957, pp. 84-85.
SYNT. Image banale, éculée, forcée, hardie, neuve, usée; image colorée, descriptive, évocatrice, forte, frappante, juste, puissante; image biblique, évangélique, impressionniste, rhétorique, romantique, surréaliste; poète qui s'exprime par images.
En partic. [Par une restriction jugée parfois abusive] Métaphore (ou, plus rarement, comparaison). L'image, les classiques en sont pleins! La tragédie n'est qu'images. Jamais Pétrus Borel n'aurait osé cette image insensée : Brûlé de plus de feux que je n'en allumai (Goncourt, Journal,1860, p. 686) :
15. Tel auteur est si complètement métaphorique qu'il est impossible de discerner ce qu'il veut dire de l'expression qu'il en donne. Son idée est une image et il y juxtapose une image de cette image si régulièrement que la symétrie est absolue, le sens indiscernable du signe. On ne sait de quel côté est le sens, duquel, le signe... Valéry, Mauv. pens.,1942, p. 33.
Rem. Mounin 1974 note, à propos de cet emploi de image : ,,Terme générique assez vague utilisé depuis le xixesiècle pour désigner surtout les tropes fondés sur le rapport d'analogie (...), mais aussi les autres tropes, certaines figures, et de nombreuses anomalies sémantiques (...). L'image est envisagée comme un moyen de connaissance (...), ou d'expression de soi, non comme un ornement esthétique. Sous l'influence de la psychanalyse, on a souvent tendance à considérer dans le terme image à la fois son expression linguistique et sa source inconsciente individuelle ou collective``.
4. MATH. Image d'un ensemble. ,,Partie d'un ensemble B déduite d'un ensemble A par une correspondance associant à chaque élément de A un élément de B`` (Uv.-Chapman 1956).
II. − Représentation mentale.
A. − PSYCHOL. Représentation, reproduction mentale d'une perception, d'une sensation précédemment éprouvée. Image mentale, psychique :
16. On pourra employer divers termes pour l'exprimer, dire qu'elle est un arrière-goût, un écho, un simulacre, un fantôme, une image [it. ds le texte] de la sensation primitive; peu importe : toutes ces comparaisons signifient qu'après une sensation provoquée par le dehors et non spontanée, nous trouvons en nous un second événement correspondant, non provoqué par le dehors, spontané, semblable à cette même sensation, quoique moins fort, accompagné des mêmes émotions, agréable ou déplaisant à un degré moindre, suivi des mêmes jugements, et non de tous. La sensation se répète, quoique moins distincte, moins énergique et privée de plusieurs de ses alentours. Taine, De l'Intelligence, livre II, ch. 1, § 1 ds Lal. 1968.
[Construit avec un adj. spécifiant la nature de l'image] Image auditive, gustative, olfactive, tactile, visuelle; rémanence des images visuelles; image rémanente. Chaque espèce de sensation laisse dans la mémoire une espèce d'idée ou d'image correspondante... J'ai perçu tout à l'heure un son : j'en entends une sorte d'écho dans ma mémoire. Cet écho mental, où se reproduit le son avec ses caractères, peut être appelé par figure une image sonore ou auditive, etc. (Pillon, Critique philosophique,18 août 1883, ibid.:
17. Les premières acquisitions de l'enfant sont des images sensorielles (auditives, visuelles, tactiles, etc.) adaptées aux impressions reçues par les organes des sens. Fixées par la mémoire, et mises en branle simultanément par les excitations extérieures, les images sensorielles engendrent les idées des choses, la connaissance des choses. Macaigne, Précis hyg.,1911, p. 276.
LING. [Dans la théorie de F. de Saussure] Image acoustique, graphique. Face matérielle, sensible d'un signe linguistique (signifiant) lié au signifié. On peut la localiser [la langue] dans la portion déterminée du circuit où une image auditive vient s'associer à un concept (Saussure, Ling. gén.,1916, p. 31).V. concept ex. 2 et 3 :
18. ... dans la conscience du sujet parlant français, le signifiant bœuf (c'est-à-dire l'image acoustique du groupe böf) évoque nécessairement le concept de bœuf et le concept déclenche nécessairement l'image acoustique böf. « Le signifiant est la traduction phonique du concept; le signifié est la contrepartie mentale du signifiant » (E. Benveniste). Perrot, Ling.,1953, p. 112.
B. − P. ext.
1. Vision intérieure, conception (plus ou moins exacte) d'un être ou d'une chose. Image adorée, charmante, embellie, idéale, ineffaçable, obsédante; image qui s'efface, s'estompe; évoquer une image.
[En parlant d'une chose concr.] Elle se faisait une image parfaitement ennuyeuse de la vie qu'elle allait reprendre à Paris (Stendhal, Rouge et Noir,1830, p. 281).Un enfant heureux se laisse vivre (...) un enfant élevé au bruit des querelles juge ses parents et construit lui-même une image du monde, souvent dure (Maurois, Byron, t. 1, 1930, p. 60).
[En parlant d'une pers.] Il tâcha de se répéter des vers, de calculer n'importe quoi, d'inventer une histoire. Impossible! L'image de MmeArnoux l'obsédait. Il avait envie de courir à sa rencontre (Flaub., Éduc. sent., t. 2, 1869, p. 99).Comme si quelque chose au monde importait hors Mademoiselle Isabelle Constant, sa gloire et sa beauté. Contemplant l'image adorable imprimée dans mon cœur (A. France, Vie fleur,1922, p. 387) :
19. Il recommença donc son histoire, avec des détails. Edmond s'assombrissait de plus en plus. Il ne suivait guère son cadet, tout occupé qu'il était de ses propres pensées. Étrange enivrement qu'il subissait. L'image de Carlotta flottait entre lui et le monde. Elle ne pourrait s'asseoir là, sur la chaise, comme n'importe qui. Il fallait encore faire violence à ce fantôme pour le plier à des poses qu'on ne lui connaissait pas. Aragon, Beaux quart.,1936, p. 313.
PSYCHOL., PSYCHANAL. Image parentale, maternelle, paternelle; image de soi. À partir de la deuxième année l'image du père commence à jouer un rôle important dans la formation psychique de l'enfant (Choisy, Psychanal.,1950, p. 66) :
20. Père des dieux et des hommes, Jupiter, dont le nom est l'équivalent de dieu-père, correspond à toutes les grandes divinités des mythologies, représentations sublimées de l'image paternelle. En psychologie, on peut donc le considérer comme porteur de cette signification : il résume les notions de « sur-moi », d'autorité, d'idéal, de contrainte et de pouvoir social, les attitudes de l'individu à l'égard de ces notions et de leur manifestation. Divin.1964, p. 220.
[En parlant d'une chose abstr.] Pendant des années de misère, ils [les forçats] se sont fait de la liberté une image violente qui ne s'effacera pas en un jour (Aymé, Vogue,1944, p. 94).
Rem. L'image s'oppose au concept, à l'idée abstraite. Longtemps les objets dont s'occupent les mathématiciens étaient pour la plupart mal définis; on croyait les connaître, parce qu'on se les représentait avec les sens ou l'imagination; mais on n'en avait qu'une image grossière et non une idée précise sur laquelle le raisonnement pût avoir prise (H. Poincaré, Valeur sc., 1905, p. 19). L'image ne peut pas être l'idée, mais elle peut jouer le rôle de signe, ou plus exactement, cohabiter avec l'idée dans un signe; et, si l'idée n'est pas encore là, respecter sa place future et en faire apparaître les contours (Lévi-Strauss, La Pensée sauvage, p. 30 ds Foulq. Sc. Soc. 1978).
Image de marque. ,,Ensemble des représentations, à la fois affectives et rationnelles, d'un consommateur concernant un produit, une marque ou une entreprise`` (cida 1973). Il est bon de noter que les facteurs psychologiques jouent un rôle très important dans la détermination de l'image de marque, c'est-à-dire dans la valeur qu'attache un consommateur à un produit donné (Olmi-July1970).
P. ext. Impression globale (positive ou négative) que le public peut avoir d'un personnage marquant, d'un homme politique, d'une institution. Aux États-Unis l'Université est payante et concurrentielle; c'est pourquoi chaque Université est conduite à soigner son image de marque et ses relations publiques (J. Antoine, Le Pouvoir et l'opinion,1972, pp. 106-107 ds Foulq. Sc. soc. 1978).Un homme politique répond à la télévision à son interviewer de manière à donner une image de marque de son parti (A. Brimos, Méth. des sc. soc.,1972, p. 214, ds Foulq. Sc. soc. 1978).
2. Représentation mentale produite par l'imagination. Image érotique, fantastique, libidineuse, onirique; images du délire, du rêve. Une angoisse abominable le saisit à l'idée d'avoir peur sur le terrain. − « Si j'étais tué, cependant? Mon père est mort de la même façon. Oui, je serai tué! » Et, tout à coup, il aperçut sa mère, en robe noire; des images incohérentes se déroulèrent dans sa tête (Flaub., Éduc. sent., t. 2, 1869, p. 32).Le système d'images demi-délirantes que la fureur et la déception avaient formé un moment plus tôt restait trop cohérent pour ne pas l'emporter, une fraction de seconde du moins, sur le témoignage même des sens (Bernanos, Joie,1929, p. 647).Pour nous, l'image perçue et l'image créée sont deux instances psychiques très différentes et il faudrait un mot spécial pour désigner l'image imaginée (Bachelard, La Terre et les rêveries du repos, Paris, J. Corti, 1948, p. 3).Peut-être pensait[-elle] à on ne sait quoi d'inexprimable, d'impensable pour l'autre sexe, souriait-elle à ces images sans forme, à ces montées d'hallucinations vagues qui peuplent le néant féminin (Arnoux, Roy. ombres,1954, p. 188) :
21. (... La production des images de rêve dépendant toujours au moins de ce double jeu de glaces, il y a là l'indication du rôle très spécial, sans doute éminemment révélateur, au plus haut degré « surdéterminant » au sens freudien, que sont appelées à jouer certaines impressions très fortes, nullement contaminables de moralité, vraiment ressenties « par-delà le bien et le mal » dans le rêve et, par suite, dans ce qu'on lui oppose très sommairement sous le nom de réalité). Breton, Nadja,1928, p. 47.
PSYCHOL. Image hallucinatoire. Afin de faciliter l'exercice de sa « vue interne » MmeDenton réclamait une obscurité aussi complète que possible. Des images hallucinatoires auditives se présentaient aussi souvent à elle (Amadou, Parapsychol.,1954, p. 107).
REM. 1.
Imagette, subst. fém.,hapax. De telles imagettes [d'Aloysius Bertrand] sont comme le produit du daguerréotype en littérature, avec la couleur en sus (Sainte-Beuve, Portr. littér., t. 2, 1844-64, p. 355).
2.
Imagographe, subst. masc.,hapax. Nous manquons aussi d'appareils capables d'enregistrer les images (...), en un mot d'imagographes (L. Daudet, Monde images,1919, p. 248).
Prononc. et Orth. : [ima:ʒ]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. I. Apparence visible d'un objet, imitée par le dessin, la peinture, la sculpture 1. ca 1050 « statue, figure moulée ou sculptée » imagine (Alexis, éd. Chr. Storey, 175); ca 1160 image (Eneas, 1089 ds T.-L.); 2. 1176 « toute représentation graphique d'un sujet quelconque » (Chr. de Troyes, Cligès, éd. A. Micha, 5492 : qui estoient point a ymages Beles et bien anluminees); 1873 image d'Épinal (Lar. 19e) [1866 l'imagerie d'Épinal : v. imagerie]); 3. ca 1180 « ce qui reproduit ou imite quelqu'un, quelque chose » à l'image de « à la ressemblance de, en conformité avec » (Jeu Adam, éd. W. Noomen, 5). II. Apparence visible d'un objet conçue par l'esprit 1. a) ca 1160 « représentation mentale produite par la mémoire, vision intérieure » ici en part. « apparition, vision au cours d'un rêve » (Eneas, 2871 ds T.-L.); b) 1647 « représentation mentale produite par l'imagination » (Descartes, Rép. aux secondes objections, Pléiade, p. 374 : les images des choses matérielles dépeintes en la fantaisie), cf. 1793 (La Martelière, Robert, p. 7 : cette image, et l'idée des tourmens...); c) 1883, 18 août psychol. image sonore ou auditive (M. Pillon, loc. cit.); 2. ca 1265 litt. « comparaison imagée » par ymage u par comparison (Brunet Latin, Trésor, éd. Fr. J. Carmody, livre III, chap. 56, p. 368); 1673 (Boileau, Traité du sublime, XIII ds Rob.). III. Apparence visible d'un être ou d'une chose. 1. a) 1180 « reproduction inversée qu'une surface polie donne d'un objet qui s'y réfléchit » (M. de France, Fables, 44, 22 ds T.-L.); b) 1843 « reproduction photographique » images daguerriennes (...) image négative (...) image positive (Annales chim. et phys., t. 7, p. 229); 1850 « reproduction d'objets au moyen de diverses techniques (ici photographie) » (Delacroix, Journal, p. 411 : Je lis (...) dans le journal, qu'on a fait à Cambridge des expériences photographiques pour fixer (...) des images d'étoiles); cf. 1867 images photographiques (Baudel., Poèmes prose, 486); 2. 1550 « ce qui nous apparaît comme la représentation visible, le symbole de l'invisible ou de l'abstrait » (Meigret ds Livet, p. 118); 3. 1795 « aspect particulier sous lequel une chose apparaît » (Genlis, Chev. Cygne, t. 3, p. 45 : Rien en lui n'offre l'image du repos). Empr. au lat.imaginem, acc. de imago, « représentation, imitation, portrait (sous forme de statue, de peinture...); représentation par la pensée, évocation; vision, songe ». Fréq. abs. littér. : 13 449. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 15 348, b) 9 470; xxes. : a) 17 797, b) 28 325. Bbg. Grize (J.B.). Schématisation, représentations et images. Colloque du Centre de Rech. Ling. et Sémiologiques de Lyon. 1977. Lyon, 1978, pp. 45-52. - Malkiel (Y.). Pre-Classical French une (~ un) image « likeness, statue »... Rom. Philol. 1974, t. 28, no1, pp. 20-27. - Migne (J.). L'Image de marque, en public, et ds les relations publ. Thèse, Nancy II, 1976, 181 f. - Ouston (Ph.). The Imagination of Maurice Barrès. Toronto, 1974, 307 p. - Quem. DDL t. 6, 8, 14, 15. - Schmidt (H.). Fr. vivant. Praxis. 1972, t. 19, p. 198. - Uren (O.). Le Vocab. du cin. fr. Fr. mod. 1952, t. 20, p. 211.
Just a moment...
[G&,H{H kA5ER5>-6OM"3J@3*9fж3ffd~~yA@Ru)q[{ޓqnz>j峚f>Wjƣlרl?xyh'?  ',Ln퉂rVux2iݖ͗< j;9=? ihXƣ4Ukj}tX*KVѻXyzS`7*1Nd̒1~t l, zeiT m |.ha!kQ7\w,3טiqk;\0E 4ZJ3qJɄM5I4E:'apVK=jMȋfM4W#?8jGSs+m69p|gJqnRo~8UIVgZ4gтmS"ud ,3Ï֠^ Hi2 >,gka0LfncjM`>5xW/{**e`n?$@OKD, 6Zw 5!>)[x*2M^) 91U+  ~%uQzE]C;_4%V_%wxl Ĭ4$m~z 3C: 1ͣ CCҷIzN0x.r }Hsc@6v >+ɽPnۯ9#!Vc-<ﭶMw7 I&y~2{C0~J؜r=Io.t) e)Y3]ۉ;gg_L9yV5Y[x@H XՙŠzcAWE8{*)4#`8EIswۏڇF]+F4$LZи~f!U zIzqV}5Vu($xwqyqQ_V<6◫ȱW z6EvV8-/CEv:7_&_l.WLhƆ:18>燋1LO 8[q@zJA$Jȷܻ06k^?ׇ_%/T`7Kz%+ ڷ_ϼoÃO9l|E2|x/N0_}{/,h'f2L3axagDef6K|U|7_M~S 0`ug%L4Hgv-ۼ3f[7,<9=0SdVoL7`*Oz0zA= h'N@KOdu42zX_>)xBYwBq0aN8z^'zFk:+wHY ,qѪ +X @࠱ކhMAzF&ØFf eTXfV|y[F+I/ ch?d9hrQw=XF1x˕y:50?ioWgEW37z U+ pt;;VO`A鏒6%7ŷc5ͨݬn&ih.fJL2֘~T||V {-bF/ׯڬci܋@Xҋ&Fʹc ?M~~fqA;(X-ej?X̛x=t7ԩ P mCfSOk)< FJAS2rˡ8N 0c:W ڟ܌kSpT}/9&k}fY,l+pfK|־DxT Χ ){/=$JNhhP:>F~:XѬ6trݰh.r*:Ko$G> n;KL< fb@ D/JT~`~co(4\.FU0F9F :{M@!j&_h unlc/fmHm G:Mt{XQyC4R4?S90K A㦅h4.pBA? tu0-TSHFyJ5JܐvmkGN($>Nȯ m :D׉,gs9YDáV]0_%:lz#z~D<*kaiplN$pJ ehXwJC<;ǽ:.)qL8!IρZqH"i}Qp_& P{hN@Ar#֝6 Jj55I*n3< ^ݙ)t5X5!5etcꐊ\蛓!ix߱4~ 6d?6ҤX,KGkrAyo@ +>P*8[B&#TԜuI!fBeOkp=5AU 8rѝ8vXd#h$$EtəG͘8Mi; < ޴}E}hV+>^?f?V-𺻥u'F^څĹijT PĤ )ivBr!c+8+ծ8owr)ښw/{z/tOKug`tZW yɋMx0أvlg;|&Et8F99'8^ŽL1űpIe̊a]7Kvh7YtZo$!t:;ԷGlZ\gzo+ۭ'sOywKڽ7|SZSD{oTk`gHZ+PZ/[[8D"czDľ1p:7ܛfuHOāì^8첱ÉxC/lTc|Gf=#lwߪ$k[ƉGepͶ-V'\Ž ':h;rmst\ժn٢^!ڛXSlԡ\;!Nx5-խeڛ7" k K c6ࡽ\*ֳ=R9z3Bgaf}=GW k(Dr:z[y俺mv[OuW?{t&: ,{+3HA[;#zcpU\k)0+Da&JC%38V& FD7p]>s~g/)?,ۄ]k\g>}#6 uWG2ct# w8J`\!x/'ݧU2 ~ߊ<3f}~=:i`W\|U{4}_%8@l]D &05uQuвSH^ޕ-._в:̖M:MG#;#m̕iUv2t~y劬JWWed| qER W7߫1w"Ձ8TQ;ӣ+;ap_%߼?Ⱦ̥^1COr2yg}=$1ׯ_z7#m+duGr/m{.nR`d< I{ﴺ^ j4p0m# @ c8>6B6ݞL"]*0Hur 0'o)8'OڦQpk9biu.(( iA N, r@p8Ƒ6EO 1-/]Es8y|EoT:Y%d> 0(ʪxt@>YN̑eߎ)0jkO-LQU~@~NPVCѱӘ\k.oCs Rw aE$ϣ߳CT]V_Pnk P,cn6CssJH:k{Aϳp3MkW BB]}7Y8')E1l,Ð>h_\RaEUկ9c x~^\<4;h_RI9ΡM*Q2H3֚Dl*fQ6EBmrV[0R5[k;^Vk$.3hfso1wMuc }܂n$F2p @/߯grvq!yp1AFiX]ݒRJ[hk(A~LH΁C4cDfZDB_"j=Y[]dzy9!5A{TPARTU)ocJms*B홤'udw'ia-E#PfmA) md,Fxӟ0nr0|ܠ#Sn6n4>GeaqFڮƖHSCX@ =#O ‰Q~Q֛Zh1YIuDF5 t4gt.b0Q  D˗unj@xZ:@Ҭa)WH"ʒh nԩHCv3j?Ԍ#˕B/,(S+Ҽ~NBB^+CM1mDhx6e?=0H4 ^q?fRRk).o3b񒳱7#PNch[x{NVH!Ti۬# LD:<mz%3m{<_)_ ^dwj?-\!$r ]`-z0l!.AJ#E$djՅ 2CJUrD)LOW۾$m1q"Z- §sXV3Ѡľ;!Ja0HOqvħk]/}ZKRZdX&M7hd3; ްO_@ >#_z /Ea9o?hd%lҿm0HWgY`Um4QuPa$JN'4MV n,试>3!1$G.u8z0°5kȴr: 1{66h? 8Qڼ xYCSYWaUEnR9FvpdNEW$U,kâ1`"7-#C3X0*@ D}A l9Lp5V!. y/sIzfCi\di(! Dp#ZPXcܽQF1b?d%ZhE by"C %E%R "yY<7,h-50”J}ܯBe KňmV -28xEض }sDTqT <FAj+Ex o^^dz)I:+K%t@Nabj1T[4>5VŒ6Hj@9FlDhӨHj_QYw{%ȵJnP:` )t!;W&tRoDQ\h#l\\j2Pʰ،Δr28 :|T3=QR SiNLD" Rr2'o"EHppM,i67).="( -g:bWԌp/gz[-q0r*sjt'ݳHȓd4W6.ig H? „1giӬL;DFGH7Aۚ1C8hC.;גo[?ZV0g-k؆T?\"_2mj CߑβdS5=Sg?qܫMҲO IT9ght~ʦ+̽rP 0j < - j  h"  ,`X`Ҝ٦/:) b`䒳2I;eew`k*Sz!_56UQ^74SR8CsHdqlm%u]/(K ] &Éтa%danWzAyi ji+:mi\Yf4!JaHO.˅E;w*cݽ!'U/8A[nWo*H= rktrYMVxjd*='\Lege/DE# t!mfi*Yk0o{82~9ݳ>v)rc:M`OosyC2ΠSN熂JőCUnzl6ز%5[in?im=ߺw)&(BǜUɰ> Tt孾73h%͘^9_W o| VC`d~sWU}vA4o3_ `s+Yiͦjޯ+ WT~!Z)Q&0z3U}~Ex_1]/ WH" kGm0lST)Amf 5 z+Pc%J\U=M/^Sfke Ao ͱ]vP6e_:eԿ Z@mƞ~|4YP}gr?5SĎ/jaG0=_|"qXg{p-\VT@)V+Ir*@ZA߯XDaiH@Eo҆!mBgap1RuVEwkdҙxՕw3cP dyOxAzoVma ;Z98.nߋ rKBpе\Ǫ'+q@3ަ|U]'9wnЭLw27xV{wp bA0OxXRf%#.ùY-o -4N5#P={ɞONeP*UT>BF㼟3ǾU蝟f6Ѽu7+%F^݈GSs%e./Qx aH8d'v8 vŝd#c7 8&p ~0_ Atu_/c@:h@DYq&vkf_[jhbL𜝑j1EUju2,CVl<]7kExkVPK! G%mؾ)>s.f KǛ/Yxuqץ?B(!2Eb\L\,ʷThE.hג4X:gj|` :X:i]E,hpPC؃|AC-`bu,FR&a^)TA,%hK(XJH&%ilЦHrPQ$ _f5!̢D%B$r,V 8~RڴYn}ebM]+kY2u=7lڒzNɆm:iYVֳGSz( 1k$2A6$qպ ?l;ܩ]Mp.r. q%NQ%/ P˄ʑ^@"-PJ.MXSmQН:((_4mOW]𲿘,o6x+T-|cZϑ2e07z Q(UX\AryexF'Άq۾H.AH(*B2e"նeJF iBr ShFts PixR͎v \אlX9BE^ermؑ/h`j91pv%s-$`$ݜ4k4 jgY:d5oqGҔ: Am I$Iv72?QMR~px6G@Ջ^+ee.a%l$̲5]6K$pd?P˼M;b*R-l ꅌreq)g&vYo)o 8ttL$PeMdL zտm\xMq7E.ByDl.>>:cN9Kr*]88Tr7W!35K^z"EMpM9G.7ŏ)qdчo *棼69SE#(l೩g?p5*[Zvwger%ۧH8Hr[PR8eAIYvO؃i}~IeJ*8K}ѓbZHl'ʢMB%)[DjOqqj5ރ-N-@XR)\U$6}NGMu!z('{UbRЁS}%ܯT7_{~k`k1;]w2ߩRiyY5MU!hfdT*PObB3| \a-[Nl7ȼd=1F ﶇ"`64,GuH3M %kD=;_*v(dQ.YR+ʟ`M5Rfw94Mku"~ҞpIo/gVPtn"H!6G`唈3|UmjR2o>=-t84OKмϏv7+̨0+hjUxCY#ՠjs!$ ;J~3LZ.D~+X[2oSqcxвS +nrze ;G FRf%y$+pVe&Ξp`C y5)P×S0Bɉʂ:ۗ({6nh 2D(G^LxJx ^am~yG㕗Wnj'+w+e[J0=㕠I,é)^/áU8B+)vry-g+/? 4 ^9elWCWn*LƬԹξئ#~~r6݁W }xe ef 2ޮނ[nZ>bfE~ŴSZ2ދeEg~iE4 L3_4Jk0_nR5don1$b^ps9΍.}UT_ \ZFCWWaU؁|NKK4;Z[ ( e%pۊ ߬ԫWڸodA{WTM$ V8mWMxvp]̂R@B!&&ęo9Jx Y4 V{yq++U]:IXUF4h EJB|MDYB |5; ׳W~@wU5.r\.kDRlS ʥ77ɽ[_N<i.ަn)q_֙Fs أZδm_[ @"O cp4=;J'>^їpy_SﱣS[ a):*p2QY#FKBM*c&]7CvI˲IU(n}d}ˏ=.MtT&&CO1s֏=ܸ^#K(?f%[Qf*!bsvY"GC\n!Or8H1GnCŴc+m])sD14F'_eY=wqot\bev'dTqjQ2m"^k^8abVw@+ 2%-U<.4m \Ȱn ufs4nR[1 2lf [Ҙ]R \U/ tIDC)\F!sz㵘Ċb e@AL%c/c;fTMUhdkci4KCnU&),Qkrʫ.Bt< M2.̐ 97xZ%TZb ` !Rwrk|K'e7 TUb MNéYJ CI$.hf-yQI$N=Y8_F]җ2mkm8-(љF µמan“pR^os%L$t"ʦ3ٿ&}reQIrѢս<NWs]$N 4-~ ONf޵mA3-:ځ\Nlp`53 pO:JsPS^oLTm.|MEےܫmΚ/էsj,4IBV]"w[}0e/wviG⭼YOh'UZz֧ rb_̍T^ZEi7\o }uRdHSȼEk_qnO82'oiT ,/}[gjZp w;r֫V_ &K(dfX9dUu[Tt-yUˮ(/jW ;>reKT@P>|Z=S#/-88g,EST =k恣e]?Fr-}YXȊ!2}wajsW%P $TqbT^zr)͇Y?ᕇŅlr~_*;U3t~a~xNt U.Q̝/Cg-6Q5Z$ dZ7 Ɇ;+ "Pқq(9E (jHYPiQ [BL~TXՃ]T 5o*J*E! ȏ\r '9:\Ի0 /ۗ^d:$\?ќ܄mee!١i%? Vh.EyIp(e/*h&]@4|B]?S W6Yz^Yjq4]W!Px ڰQ/|qOHT*e8} v]* H2~~.&p6:Xzh_2YYx.Fț+' wڱm.HX̽̀pջ [wY2FX)b"O q+@&H BEJ x=XQG\݇»/c/lT!6MI5Ch&7EK7]{>+J3Yug (K\2X?Z}%\#@,;jlکBʋ}BʳR|KrB$@n@{=dxh)9kroPE7e)|.X-ra]VymqPQd5B?SQdx&|gRZB+*J1r@v tjvHq\8I]sN92/t`PFq\U0ob mӖnVX:p-1x9^Eh0[עHy^u>>ut-G'c+ႃ*8}:u,{ f^yݮՓ0tGadn2[CzDΩ.?^*1OrTk;i]LaبXArܤcyU $I!ܪs淕G]Ý'zpnnjpEwR$bPq4!ƃ샅G.&ql_b)Fz$+.C9iPINYmޙLBKC0Ԛfx"mS*#zÍӻpE';.'A#Pcקۯ #/Nf*Qk`q] hoocP}i4NaV5"Α?8,ŐCpI!gɭ=v} greP˨F7Ri (ڛ7OEyy߬jFxZ&{{ VxZkj%U*`|sJ ɏx\`aqu֐K_䱬::==mDo4A[wvSs|5nS視b+FK nql;FxQKp(pCZܜJݟEzޏ]r^5w73ީ3suR0oI;na$ ]#fdT qx' $A"U3n'˦Ћ ݾ5AFkt4'NO^K' W*]ʼnkL1T-p^x۸yEJmjoY{qD_K"z.ơMD5ԧ.ez0. .P͢idǖQYOxcYÿ~t?[&'wڋi_q_DoF5[N4v|7kQi,PBϩ[S(!@i)Z`@@kwF5^>#Q0[+p4h*5|{ᝇokAx{4(>xq84^5z۹|N=\opZeM\y6hTiz9*u͛atWǛM?nk;i)ߣA2=۞ZٴNItnW&?k--7-*AiGsm9͞j(zj:YmEI am56=֧ [ږO+|vmsQ}Ӷ5@7]~us7l1l͢q'Vk ڃF,mv<&(62]4lwQvDak0V @?VQVڵ`Hu pZmZ_cࢅES=5.=:{?aE cy0U gPŦ ,='C E.֊ڲx<iC i4I|5F\B`,$FXk4rܲP-mXQ4VdO$HP [Ю>t̫bmYsܠ h} ; =Qk,$90Jrc(k(z̄[7oL!K%"VUe׹gq!OV!)Ö F@FVxܾg}煱g{:ڼw ) z&6KK"ONm1(auP4F/dܢO!VdE_!qZq^ 1 "Z^YfT!Z4)rI)p2΂A{_MY6xp |q\QHہ#Y߲v;tqװwl˅v׉R?93ҼhYjJ] zz<_#$q1U/ϝ^`)gYvZno`9V.Oelzifx;϶ё6l{$C ih`{2U6;Ϟ?jY;S^R @#?@ҩv8wxJ(d SA5JB(O"i3l@?A79OS]*?љ >W rev Xp^$LָWL(ն郊7]nzgR r/LIsml)S&QyI6SQx~H`ȖX=+ W&ݚ@Lg4UzQAUT4*l20ǔvEsׇ: hMa,"gNZGa܋YZ,ZCc9nuF|4d7=P/}JRO#K."ו,XZKu)L-ܶމ8eS|JʣԎѝ7h6bC| ;frzO{p bvξ?oFXp6!lZ}@g$PK:!SHj+S P4hQ Lμc612}eCX $,YDR5JЕOqowM=4 Flcpf"YC?;(6 %9`K$:,! ~`Æmcp(H!$⊜j.62ӪdWd4,W>x0Iޒ0O"!5Q 1#9IvR0=p@, WH+؛JI![3|Y{<黟":ntUH@@gq )JL4'x ˜<I˫D dǜrKFV&Jp q6)*7`X3Iڷf:(XY rD?c FQ'_>7ՄORv ԗ>~S@}l^d*I )x') Hh Y`W$a0H)NFvz7dÄbz biF34ЙƼ\CZ`H1wEH Q _ c]T? "X Sޞͧc}[j:`MDvxNqQo*^*ʡYi?be=bQ0EeNEgpdTz$;ql<a KDNV`G}/=QcȩLʽ:)}8!Rã"HYO@zUɿ3q^ `,5 䬶L ʨ T*5 Y² v@ztOc(@, $ Ks'6ӫ?!f ėP 7BD)tudw?!.RdrD`L`c: @`$sVFi!lyPc\c2(18$z姮jYTTň*C*<98 ad_02qAht0$֔3)2 i(xC s*!+h"lZT-0^,}>W1r *vc+oNH9]. YxFmֆ\`8jބ@]4 ʹuImi^Vh!ul阵ؖ?&Јf} mxDr GwtEoH"RC=DKfvd+ ` \Z"A>g" HX 0p 5{I?IJ !d5 :.%bu4&UXS=ܦ &~b>):~Wj CG=PI6Vf4.h6p*Qь j @߄鉚^~rɡH q|H^d|13͠Bb)-$%ց!߸g\$S $~|3ne7T&Ki$=CĽ$vN$wÈ 3J2eZaSGj<"Rgޤ:ٲȄ{zctKƓkRBPh8'v)X` 8" =BI+ l *ڜ[$H! w+ ƸAx'O~ ',̥͎Dy6hc͘PR̡u,otX؋G 7P.Plv 7B74L cGJϒp$.C:1="]B Bl6EAXj)ܧ ,UQQ 0m!D [ r:u&JܤRx-)i &Ѹ=o7kVnȂ12ec|1yh"H('Rz4\oQL!Nve8;}utf$? M >_}),~yK{G ,<;c@W`kYI *e ijv1vN E4lu.]mcSJɚvGU/#U8;Һ#`/TgC-0T qM1t(vsL69 \`:XB_2cp|ues _l])?k X &0FM-s:L 4"i$} yR-4 6szQ>֒8r){>q. e[ sIHL 1*LǐxqDm),dijvng+ ^I9]pX(,(~XbEx|1/g;/8pիV'!Dd)lAG͗deX vyk*,.ͳ!BEuZu7WƝϿ~PY2 8ąWwF'UF:o(n{AӸ3]@b4eㅟ1_; "*?0wۏڇF]S^M'y{r0*t GBP^5aMd䒦jq݊*(b\ntTлAL%X8v$J~)oSb%Xآ7h2jHגh靄U0E9OHBek?w'74OOH/Ner$ާ1Y?EU,:n|Nd6Ԏ a8-O jQ)QV93'O=|$Yd5M(.zPf>aVMT]Fi,1{1ҚUK䡟˱KYS5mh/#JO3[D"oN6O?#w;}{)ư:3AJu^J7itCǛ WA`ee*v0־ïnc[4W*2Pϲ-9b^"Vf"@IO p )d)@tر<*%[ʭMmN!n`Oi(Um@x#J: ye< og|@%Kz̄gNDH1wf {gaA.Z1\I,Sqn';nzĬf {U99ծ6L&=Ő_賜n0{B[jLtuѤ ]3+ېbE-d`[/__n͏=G^rr!ȅvne^E-!ԧDNG6fb0wɿK> S3;h GUGZcQ!Si@t@ $掺nwp w IYq4qmd!^C;>mݐkv .e7)pl`{t1o2HwL* 4 t/ۂ禄,*ӺJaYu]:Tgo([- v /q3Uh7:m=}9$R uR&^th# v%gxת{ҽT$5+V>io9FCsAK@J1"vZ 1 U "dM>LMǙTjaX#:a-`qra'#Y)~)՞0F \(9<` #7@Q,R"Ĉ]x.ZOsp++c+SpNIgY(|8kCASp'hܡ%M:k0NUKKn!<69?X;U"n $B _/°Pa[e@7qxkiZ8r$gp[&(O88,8QK-$y/gc>peQ-SSIN9/.tXvBev8{9f%0E1Zdîq9W\v]ٙ*%9ґCpLW;gNhod(pQ_Nl)TwkBh653nX, qp,?kl܏a%Z !EX=|)aTLW\YI-=/8p|@s圆pN尠.#z/ѮrIܹ9 %s8-#coÇ@2&Ad9 CL_Rn ^9<&|ɎŽ~^Vj}уwJ_DrWv~EC2w1"ۛ6Y?C3iOD+u&Q>rٶӝ>yqFыCz%c| _CI\Wzj߲#D `y*%1:,%=<|"L!}n^DV>ێVG{]JT7d:gn/S]/E ʫYl!әCՅÅs 0:U$ d HAz8I) GT(Jq2|cEȾDDԞsPXi Ɓr ljA֐D "-,2/ 6%yR#嶽1':~Ӆ}:CaC-z~}V;6oy\o׭[Z~ fc,٣'/<|xR_*2y 28TxWΊ'Ţ],("xG?vHB1Be'KJap7iԭ^zؠ)"DxLJd.LcxEB0Η|%Pf"q(7!SN7u)Ԝr` H~*֑*Oi8q&PjLr.C4,S gj Cт&; 86.ӈTg'^)U$""8]AaJB9Nq ;}9﷍_|i?<8|xxxƽƷ}?6F'ULR'u(d1 amQl|1Q#-! b9DRYJ'4)ǘ#[ecA Ad%Ra"e!JQ4RF XpK^: ӋDu()_' n9g3VlfY b Uk/0Ϣb=zz| i5q"2=>( lQ"`'. ¡b;b\14i_3p Jhܗ)&GŔs'BD)ǨQ8?SګW.7},zv(LʐYLeG~v##~|C;?RKb7| PUy=rQO$NEo/_Hoϩ>[^2cg[rr@~M zR/, G1ϡӹKa7ɦDNLad"FaB9k>M2:k. {yl:; r\4K@o).-Ţn+^qT]]9Jw-S s.6̈́ijݰoƳOCދJ/a@%as@'"ٝr/> ET4'YhS8U9}p'_=KA(gvtix ~z5y8LJ 0!WV:Զ,DQ @0ە6oיsx՝W5vSڎt%n/S v`YJK,t36^e _%EYtU\&1o'/>NkOw)_KC/x \,4mK?zXɆ,]#u!iC{-)`?S{J)n)/.mc$hZ JmU'{~*hTYLbH9Xk˛\銇yIs1R,ORruZ9~#Cm HkO\usn Vw~j").ap?d+{PThS ve.Q>HCngIr$>eNӉL-]de{-5ٽ&]-1.e7AE[m!bM?NJDH]\Ha8E>Yh{nBNw5kw*Hm`^/e4hh/r;rKE-ΒIˊZ^*3Ұ5tqCƝ rIꢀI&|[b: Qu~i`edy]fwzzV.'!Br UK~y3(1iXD8L.*tGtInIDG6d 4)y"zD|!Ma*8Gn.IK3n { GDHYǪ?a>D(TT"l Nty ܙ}=`,yWeI.ELgБ6T!,o=#: 56v nCy#%{V= =oz^W\CE9wi"~{O0hh~<]FXZ ]w˳|vc@g٘- 0Q2\udi !> ӃO) \} R#مg$A€aEm"fcU麍x"1NJ=L ]þj nw}Zi0yn5Ы-Sr,W/nB0bytpㄼrZhZ/e^^" &X sEu`Ekj~sʁ,CNd|twqC;b mŽ8rJԤXd7S5|=H.( Aԇ<#6%@*}ܺFYY=R~.t72_ݱ1r("dnJ_>DLh-tU1!,-/6ұ/Ӂs\2IsRтX)㞫p"5sWòN  *ǎbtL;AIwm|2k{9HF9mr nCIYa"W$tWB@\YȗlSjCQ|c~6c}N¿D*A߼JN-PW4AI!lfG˥ww0K TEseu ,/8b|16#m2܃gRLMِ6i *Vře5繯UE>J.Up=Gb؝ABW!q&ʑ:ׯbb%W749\3ȰZ.VE7EqaB7$cu V)ejbk1B"ɽ-8V#IG!_BOY0@N#c\- D_9 /2ğh4ނ#~$O݁@HᄐA rDdݐ?(V%1x,G{zj8/mLƱq 8%."SX 1TqA .lL`D947 $OX 4Wq42qᔪȿe*]| Jm535EZRCoI+ nkͣx Y9:aж4qptT\/Wᤎ}l4r|#x a%GoC?h me3)=??( d=Ɩ}N=gYhܬz(~=h#B͂ NA&o_jUMuh:MF3h&n-y?~'|e A%O)&^!"ڊ}Q= }UO-"Ц]ΒzUI i:`tWSښ}Sf] k?l &Z5t pOƝ^iۨ5X3;:8NZcfq{`l&a«Nܠ;v&Ái{LL0|s8ñ]saw, cL|o \^o2#:] u it۵^w0 /p\^ k`x܁ḱ t\$fW؝Mp8 N+j~҃y5t;mv-# ڸkv^" y5]k0؛Xw$ -vQϱ;`vw;]񮃡`.N-G}Pix^y;V [~zxGk9u'KvQϵNg}&hǻmo`cy~6f6Bl!4Dk˟`1~tl\cf1jq9:C'Xv;A=`|{=`s/tvLNsBp ӣ6Nx'N0 }wlIcb[y9^oh.C=7z,Bhw1w!tc9obO3C{»hſXݱ7M5=m#fivinβ i9S8c}`n?w=ϷD"=x.`iudwuLo`&F1Gg]y@ oA\2!0"cyV6f&ud0`x@}"ÿ7DzŻ~L;(wul PlלX^Mu }zC= yΙ ץ?0`D{C1vYqtM#i;;57HI B;q,8^A`YWNx7M/7N <vwk3:dcq.uY@: >Qt~_þkړ^ &q0p_һ!FøP l1֡ku1?micA'jM{s0Ǝ;Ʋ=1p wk \}ХC0.>hEhӳ?p;!n5 |H]t:tq|bm= c\vЧ}Ձ&};=n\=8ibLE.`Ly@Q[! 왂80}C@ZgЮR=,6ڴoVa phzGf ]vA{v@4{o86>1{^iٓU|V+Gx_J^^94cR::ȣSՉu~^֗"bJ5ұG4<9](Qh٬=Gx6Q]Z HŘ(s eq̒~s57ሽ HS|qܝ>0UpdVY›7 b1Z &p#B{h7(TĽyxtGs4溟8tCh:'t#z5iVm2FhŦ]QG-[ FsShHPa2~ņhq 0 FPcZ2^y#FM`yA}FF&`gXǰф_Ip76uXzQkt:eatV]! cS-~MBQyaidSAPFs9+öp/T>lgƯ}p~]|W! b+l6+fkEخj&Q-3qTM֡ܧ8| Xa6Lմi9=qɭ@S+6>*y]k([ $_ ֌H ҧuW{}LDVb= 4/KU'L6hiFҠ&:FSQ˛GD XT ` $YIGoI77rRJmG>wg}ӷ߲q6KWA|d n >H(hF[(iiX9˨LȖ\^np'TښO&c Qu'est ce qu'une image ?
Qu'est ce qu'une image ?

Qu'est ce qu'une image ?

Voilà une interrogation qui peut sembler saugrenue, tant elle semble évidente, mais qui en fait recouvre des domaines différents, dont il nous semble utile de comprendre ce qu'ils ont en commun et ce qui les différencie. On distinguera pour cela deux grandes familles d'images :

La première concerne les images mentales (ou images psychiques), la seconde se rapporte aux images perceptives, qui contrairement aux premières sont produites par une vision "réelle".

Chacune de ces familles pouvant être à son tour décomposée en deux parties.

Les images mentales

Par images mentales (ou images psychiques) il faut entendre les représentations cérébrales mémorisées ou imaginées qui sont construites en dehors de toute stimulation visuelle directe. Si cette imagerie mentale n'est pas le résultat direct de la perception elle se fonde en revanche sur toute notre activité visuelle passée et se combine avec notre propre faculté d’imagination pour produire des images mentales nouvelles. Par image mentale il faut alors entendre tout aussi bien les représentations des objets, que celle des idées, des concepts, etc.

Dans le champ de la recherche le retour de l’image mentale est dû pour l’essentiel au développement de la neurologie à partir des années 50 et s’est amplifié à partir des années 60 sous l’impulsion des cognitivistes (Piaget et Inhelder, Bruner, Paivo...).

La double nature des images mentales :

• Les images mentales conscientes

Images de mémoire, image d’imagination... ce sont des images que nous convoquons consciemment à notre “regard intérieur”. Images souvenir d’une vision passée déconstruites et reconfigurées selon les attentes et les désirs du moment.

C’est toute notre culture générale et visuelle qui se retrouve d’une certaine façon dans cette activité psychique complexe. Le regard artistique n’est donc pas, là encore, une forme de sensibilité innée que les individus posséderaient ou non dans leurs bagages héréditaires. Le regard artistique s’alimente des milliers de regards portés sur d’autres objets dont les autres objets artistiques qui eux-mêmes résultent d'un cheminement complexe des images mentales dans la pensée de leurs créateurs.

• Les images mentales inconscientes

Rêves, fantasmes, hallucinations, délires... ce sont des images mentales dont nous ne contrôlons pas directement la venue ou la disparition, mais qui, elles aussi, trouvent leurs origines dans tout ce que notre activité cérébrale a emmagasiné comme imagerie perceptive et reconstruite, consciente ou inconsciente.

Les images perceptives

Par image perceptive il faut entendre, par opposition aux images mentales, les images qui sont produites sous l’action directe de stimuli visuels. On distinguera alors dans cette famille d’images deux autres catégories : les images correspondantes à la vision naturelle et les reproductions (images reproduites par le biais d'un support intermédiaire).

• La vision naturelle

C’est la source première de toute notre activité imageante. Les mécanisme de la vision sont complexes et font intervenir différentes zones de notre cerveau. La vision n’est pas un phénomène inné, ni préétabli par notre héritage génétique. C’est le résultat d’une autoconstruction neuronale commencée avec notre premier regard de bébé et qui continue sans cesse de se transformer avec notre activité visuelle quotidienne.

• Les images matérielles (ou représentations)

Lorsqu'on parle en général d’images c’est la plupart du temps à cette dernière catégorie que l’on fait référence. Depuis le dessin rupestre de nos lointains ancêtres, jusqu’aux images numériques d’aujourd’hui en passant par la peinture, la photographie, le cinéma, la télévision, l’histoire de la représentation par l'image est déjà longue et ses usages multiples. Nous ne traiterons évidemment pas ici de tous ces aspects, mais nous allons situer les fonctionnalités de l’image selon la chronologie d’apparition des techniques de reproduction.

Caractéristiques des différents types d'images


   Images mentales  (conscientes - inconscientes)
   Vision naturelle
Image unique + Vision unique

R

e

p

r

é

s

e

n

t

a

t

i

o

n

s
Peinture - Dessin Image unique (non reproductible) + Vision multiple
Affiche
Photographie
Reproductibilité + Vision multiple
Cinéma
Vidéo
Reproductibilité + Vision multiple + Mouvement
Télévision
Reproductibilité + Vision multiple + Mouvement
+ Transmission instantanée
Image numérique
Internet
Reproductibilité + Vision multiple + Mouvement
+ Transmission instantanée + Interactivité


Chaque nouvelle technique de reproduction, n'invalide pas les précédentes. La télévision n'a pas remplacé le cinéma, pas plus que internet ne remplace la vision naturelle. Cette évolution s'apparente plutôt à des strates géologiques où chacune d'entre elle contribue, selon les circonstances et l'histoire, à modeler le relief d'un paysage.

L'activité imageante

Les opérations psychiques propres aux images mentales mettent en jeu les mêmes structures neuronales que celles utilisées dans la perception visuelle directe et inversement toute activité perceptive mobilise toute l’imagerie mentale accumulée dans les différentes strates de notre mémoire.

cgl On estime par exemple, que 80 % de tout ce qu'une cellule du corps genouillé latéral (CGL) voit passer vient du dense réseau qui la relie aux autres régions du cerveau plutôt que de la rétine. (Varela Francisco - 1989)

Les différents types d'images ne fonctionnent donc pas isolément selon leurs caractéristiques mais bien au contraire ils sont en interférence constante les uns avec les autres.

Si on limite la question de l’image aux seules images reproduites matériellement sur un support, on oublie ainsi que notre activité imageante c’est tout autant les images perçues par la vision directe, mais également les multiples images mentales conscientes et inconscientes qui se produisent en dehors de tout stimulus.

Imagerie mentale consciente, imagerie mentale inconsciente, vision naturelle, vision de représentations, quatre domaines qui interfèrent en permanence et qui sont déterminés par toute l’histoire de nos regards, à la fois dans leurs dimensions culturelle collective (histoire de la représentation, de l'art...) et individuelle (expérience singulière, parcours personnel de notre regard, pulsions scopiques...)

Image et langage

Lecture de l'image

L'utilisation de l'expression "lecture de l'image" est chargée de malentendus. Si par "lecture" on entend l'opération qui consiste à s'approprier le contenu d'un objet présenté à notre entendement, alors il existe effectivement des similarités cognitives entre les différentes formes de lecture. En revanche, si par "lecture" on entend que l'image pourrait se lire comme un texte, alors l'ambiguïté est totale.

La lecture d'un texte suppose en effet l'existence d'une langue constituée d'un ensemble de signes arbitraires et de règles de construction partagés par une même communauté linguistique. Par ailleurs, dans un texte écrit le parcours de lecture est porté par le texte lui-même car le cheminement est guidé par la syntaxe proposée par l'auteur, même si chaque lecteur conserve toujours la possibilité de "sauter" des mots, des phrases ou des chapitres.

En revanche, le cheminement du regard à la “lecture“ d'une image appartient pour l'essentiel au sujet "regardant", même si les éléments contenus dans l'image vont conditionner ce cheminement. Il en va bien sûr tout autrement avec une suite d'images en séquence ou en contiguïté, qui implique un autre type de langage (on parlera alors de "langage du cinéma", de récit visuel, etc.).

Ce qui nous semble le plus dommageable dans l'utilisation du mot "lecture" est que ce terme sous-entend que seules les analyses de type linguistique seraient en mesure d'être appliquées à l'image. Ce qui a fait dire à certains que "l'impérialisme linguistique" non seulement a contribué au rejet de la confrontation entre langue et communication visuelle mais qu'il a également privé la théorie de l'image d'autres savoirs comme l'optique, la physiologie de la vision, la psychologie de la perception (Edeline Francis et al -1992).

“Lecture de l'image“ et perception visuelle

Ce que l'on appelle "lecture de l'image" c'est le cheminement conscient, intentionnel du regard sur l'image. Si la perception est globale et quasi instantanée, le regard est l'acte volontaire par lequel on cherche à extraire du sens de l'information visuelle perçue. Le regard est une phase de construction postérieure à la perception qui suppose et nécessite du temps.

Mais on ne peut chercher du sens sur l'absence. Si ce n'était pas le cas, il faudrait supposer que notre regard "balaye" l'image comme le fait le faisceau électronique d'un tube cathodique. Or si notre regard se porte sur tel ou tel élément particulier d'une image, c'est bien parce que nous avons déjà une connaissance globale de l'image et que les recentrements du regard concernent l'affinement, la confirmation, la poursuite consciente de la perception première.

Les études sur les mouvements oculaires et le cheminement du regard devant une photographie, nous montrent que le sujet “accroche“ son regard sur certains points qui lui paraissent particulièrement importants (visage, yeux, couleurs,..) sautant ainsi d'un détail à un autre.

S'il n'y avait pas, au préalable, une première connaissance de ces points, il n'y aurait, pour le sujet regardant, aucune possibilité de hiérarchiser et d'organiser ce cheminement. C'est bien parce qu'il y a antériorité d'une perception globale que le travail d'approfondissement peut se poursuivre.

Les approches qui assimilent la "lecture de l'image" à celle d'un texte écrit, nous apparaissent donc incomplètes dans la mesure ou elles ne considèrent le phénomène de l'image qu'au-delà de sa perception, sautant ainsi l'étape première, celle qui conduit au regard, et que par ailleurs, elles s'attachent à rechercher le sens uniquement dans la temporalité de ce regard, alors qu'il nous semble au contraire que l'essentiel de l'information visuelle est déjà contenu dans la perception. Ce qui ne signifie nullement qu'il n'existe pas dans l'image des parcours de lecture aménagés par son auteur dans cette intention.
(voir chapitre sur la sémiologie)

La question de l'analogie

L'analogie est la ressemblance plus ou moins grande que l'image manifeste avec les choses qu'elle représente.

L’analogie est ce qui fonde le caractère iconique de l’image. Mais c'est aussi sur ce point que repose toute l'ambiguité du rapport que l'image entretient avec le réel.

L'analogie est un concept flou qui a toujours suscité beaucoup de méfiance, et qui a valu à l'image son éviction du champ universitaire jusqu'aux années 60.

Cette méfiance repose sur le fait que l'on peut toujours trouver une ressemblance, même infime, entre deux choses et par là même invalider toute utilité de la comparaison.

L'expérience nous montre pourtant que cette relation de comparaison peut se révéler être, dans certaines conditions, infiniment supérieure à un processus analytique ou discursif. Certes on peut toujours trouver un élément d'analogie entre presque n’importe quoi, mais dans les faits on ne cherche jamais à établir une ressemblance si l'on ne présuppose pas qu'un tel rapprochement puisse nous être utile.

Prenons l'exemple de la reconnaissance de visages. Qu'est-ce qui fait que l'on puisse reconnaître une personne que l'on pas revue depuis fort longtemps ? Ce sont d'infimes traits de visage, à peine perceptibles, que l'on reconnaît spontanément (un regard prolongé et attentif peut même atténuer l'impression première de la perception).

Si l'on utilisait un langage descriptif, (en faisant bien sûr abstraction de toute référence analogique) les mots ne suffiraient pas pour établir ces menues distinctions.

"L'analogie apparaît ainsi comme un trait distinctif des images, par quoi elles se distinguent radicalement des autres sortes d'objets signifiants et, en particulier, des symboles verbaux. Qu'elle soit peinte, dessinée, photographiée ou générée par ordinateur, l'image d'un chat ressemble à la vision construite qu'on a de cet animal, alors que le mot "chat" ne lui ressemble pas. On exprime parfois cette différence en disant que les signes linguistiques sont arbitraires tandis que les signes iconiques sont motivés. Notons également que le mot "analogie" est souvent employé comme synonyme d'"iconicité".
Lorsqu'on parle d'analogie, c'est presque toujours à la seule analogie visuelle qu'on se réfère. Or, les images peuvent être aussi sonores. L'analogie concerne en fait l'ensemble des icones : l'enregistrement d'un bruit, d'une musique ou d'une voix est aussi analogique de ce bruit, de cette musique ou de cette voix qu'une photographie peut l'être de l'objet qu'elle représente. Outre l'iconicité visuelle, il faut donc admettre une iconicité sonore. "

GARDIES (André), BESSALEL (Jean), 200 mots-clés de la théorie du cinéma, Paris, 1992

Il importe donc peu que la ressemblance soit ténue, ce qui compte c'est qu'elle soit pertinente, efficace, c'est à dire qu'elle nous permette soit d'imaginer, d'inférer de nouvelles représentations,.. soit de passer à l'action, de décider...


Pour Charles S. Peirce, l'analogie entre dans la troisième catégorie de sa sémiotique des signes. Rappelons qu'elle comprend 3 types de signes, succintement résumés ci-après :

Les signes indiciels : qui sont des traces sensibles d’un phénomène, une expression directe de la chose manifestée. L’indice est lié (prélevé) sur la chose elle-même (la fumée pour le feu).

Les signes iconiques : qui sont des représentations analogiques détachées des objets ou phénomènes représentés. (l’image en particulier)

Les signes symboliques : qui rompent toute ressemblance et toute contiguïté avec la chose exprimée. Ils concernent tous les signes arbitraires (la langue, le calcul..)

Analogons

Au delà de ce premier degré d’analogie que nous percevons spontanément, l’image peut, à un degré second, ressembler à d’autres représentations antérieures. L’analogie ne porte plus alors seulement entre une chose et sa représentation, mais également entre les représentations elles-mêmes. L'image ressemble à une autre image.

Ces analogons peuvent être saillants ou ténus, délibérément construits (citations visuelles, parodies, détournements...), ou être le résultat plus ou moins conscient de notre culture visuelle (modes, clichés...). Parmi ceux-ci, certaines représentations traversent l’histoire et constituent ce que Frédéric Lambert a appelé des “mythographies”.

Le diaporama ci-après montre quelques exemples de ces figures qui, ayant profondément marqué notre culture visuelle, ont servi l'imaginaire pour d'autres représentations.

(Cliquer sur les petites flèches pour naviguer ou sur l'image pour avancer. )



Représenté et représentation

L'image est toujours une représentation qui se distingue des choses qu'elle représente, le représenté (ou le référent).

Le fonctionnement analogique de l'image ("je suis en mesure de reconnaître moi-même le référent") a beaucoup joué sur la confusion entre le représenté et représentation. L'utilisation des "appareils de prise de vue" que sont la photographie et le cinéma, a fortement contribué à construire cette confusion. pipe magritte

En fait ce n'est pas tant l'analogie en elle-même qui est le facteur de cette confusion mais plutôt la non-intervention (supposée) du "preneur de vue" rendue possible par l'automaticité de l'appareil. On peut alors parler de lien "'indiciel" qui relie l'image à son référent. (la trace, le "ça a été" de R.Barthes - voir chapitre sur la sémiologie)

Il faut donc casser la croyance en une vérité apportée ou révélée par l’image (la preuve par l'image). L’image comme le mot n’a pas de vérité en soi. Elle ne prouve rien. C’est le contexte, le support, son usage... qui en font un témoignage sur le réel. De même que ce n’est pas le mot ou la phrase qui peuvent mentir mais celui qui les professe.

Machines à représenter

Sous une lumière incidente chaque point d'un objet renvoie, dans toutes les directions, une partie de la lumière qu'il reçoit après avoir absorbé l'autre partie (voir schéma ci-après).

Un simple trou dans un volume fermé permet alors de "désembrouiller" le foisonnement entrecroisé des rayons lumineux réfléchis par les objets environnants. Ce qui signifie, entre autre, qu'en tout point de l'espace passent les informations lumineuses susceptibles de produire une représentation des objets qui l'entourent et qui constitue un “point de vue“.

chambre noire Si l'origine et les usages de la chambre noire remontent à des temps lointains et étaient utilisés dans une vision naturelle (les chambres pouvaient contenir des personnes), les "machine à représenter" se sont développées dès lors que l'on a cherché à "enregistrer" l'image produite.

Ce fut le cas pour le dessin à partir de la Renaissance (voir chapitre perspective), puis ce sera l'invention de la photographie dans les années 1830. Invention qui porte non pas sur le principe du boitier, mais sur la fixation de l'image produite sur la surface sensible disposée au fond du boitier.

Une dialectique lumière/temps fondamentale

Machine à représenter, sténopé, caméra ou appareil photo, le dispositif de "prise de vue" permet de comprendre la contradiction fondamentale qu'il existe entre le temps d'exposition et la surface d'ouverture par laquelle pénètrent les rayons lumineux.




(passer le curseur sur l'image )

• Plus l’ouverture est petite : plus la netteté est grande, mais plus la quantité de lumière qui arrive sur la surface sensible est faible et nécessite donc un temps de pose plus long.

• Et inversement, plus l’ouverture est grande plus le temps de pose est court, mais plus l’image est floue.

Toute l’évolution de la photographie (et de l’enregistrement des images en général), aura été d'essayer de résoudre cette contradiction première en intervenant sur ces deux dimensions :

• Amplification de la lumière qui pénètre dans l'appareil. C'est le rôle des objectifs qui concentrent une plus grande quantité de rayons en un même point focal (équivalent alors au trou original). C'est aussi le rôle dévolu aux éclairages des scènes photographiées ou filmées.

• Augmentation de la sensibilité de la surface de captation. Ce fut, par le passé, les progrès continus faits sur les pellicules argentiques, c'est aujourd'hui l'accroissement de la sensibilité des capteurs numériques.

Retouche de l'image

Par le passé les interventions sur les images photographiques ou cinématographiques étaient toujours possibles, mais difficile et donc réservées à des spécialistes. Aujourd'hui la numérisation de l'image rend infiniment plus facile les interventions sur son contenu. Peut-on alors parler de manipulation ?

Parler de manipulation supposerait que l'image, par son caractère analogique, serait une preuve que ce qui est montré existe et que toute intervention sur l'image serait une falsification d'une vérité immanente à la représentation. Ce serait oublier la distinction que nous faisons entre ce que nous voyons dans l'image et la chose réelle représentée qui préexiste à sa représentation.

Paradoxalement même, cette distinction entre représenté et représentation se trouve renforcée par la multiplication des possibilités d'intervention sur les images.

Si l'image numérique transformée garde son caractère analogique, ce qui disparaît en revanche, c'est sa dimension indicielle, le lien qui la reliait à la chose représentée, nous situant ainsi dans un registre semblable à celui de l'écrit (c'est-à-dire face à des signes symboliques de nature arbitraire). Qu'est-ce qui me prouve que le texte de tel article de tel journal dit "vrai" ? Ce n'est pas le texte lui-même mais le contexte, c'est-à-dire la signature de l'auteur, l'existence et la place de ce journal en tant qu'objet social institué, la notoriété plus ou moins grande qu'il s'est construite, etc. les fesses à Simone

Avec les nouvelles possibilités de transformation de l'image par des outils numériques, tout devient possible et l'analogie n'est donc plus la (fausse) "preuve" qu'elle était de l'existence du réel. La notion de vérité est alors de même nature que pour n'importe quel texte proposé ici ou là.
On pourra dès lors, tout autant que pour l'écrit, parler de manipulation lorsqu'il y a une volonté délibérée de tromper le lecteur/spectateur. Mais ce n'est plus alors une question d'analogie, mais d'éthique.

Ci-contre “Les fesses de Simone de Beauvoir“. Détail de la photo originale réalisée en 1952 par Art Shay (à gauche) et qui a été retouchée pour la une du Nouvel observateur du 3 janvier 2008 (à droite).

Voir sur le site du LIVHIC, l'analyse faite par André Gunthert


Court reportage de Arte-vidéo sur la question de la retouche (décembre 2009),
faisant suite au projet de loi voulant imposer la mention "photo retouchée" sur toutes les photos représentants des corps et des visages retravaillés numériquement

Les points de vue d'un retoucheur et d'un historien de l'image : durée 4mn 40''


Oublier Photoshop ? Le World Press Photo fait avancer le débat

Un article d'André Gunthert qui fait suite au débat provoqué par l'attribution du World Press Photo à Paul Hansen en février 2013 sur le site de Culture Visuelle
prix World Press Photo - fevrier 2013

Ainsi que cet article "La retouche et le photojournalisme imaginaire“, de mars 2015, à propos de la disqualification de 20% des photographes par le dernier jury du World Press Photo. -> sur le site : Image sociale

Voir aussi le mémoire de Master II de Valentina Grossi "Pratiques de la retouche numérique. Enquête sur les usages médiatiques de la photographie" - 137p, 2011 -> ici

L'image entre art,
langage et communication

Il est difficile d'aborder l'image "en général" tant les conditions techniques de production et d'usage sont différentes. Et en même temps, l'image renvoie toujours à d'autres images provenant d'autre sources, d'autres temps, d'autres cultures, d'autres techniques de représentation. De l'image rupestre de la préhistoire à l'image numérique d'aujourd'hui, la constitution de notre regard est le résultat complexe de la confrontation de notre perception avec la longue histoire des représentations.

On l'a vu précédemment, chaque nouvelle technique de représentation ne vient pas supplanter la précédente, mais au contraire, à la manière des strates géologiques, elle contribue à modeler d'une façon nouvelle le relief d'un notre paysage visuel.

Selon les lieux, les circonstances, l'histoire.. c'est telle particularité qui prédomine ici, telle autre ailleurs, sans perdre de vue toutefois que d'autres strates, moins apparentes peut-être, structurent à leurs façons notre champ visuel.

L'image est un objet transdisciplinaire dont l'étude peut être abordée de multiples façons. Cette diversité d'approches est à la fois une richesse et en même temps source de malentendus et de réductionnisme. Trois grands secteurs peuvent néanmoins être évoqués lorsqu'on cherche à produire un savoir sur l'image :

• c'est le domaine de l'esthétique si l'on considèe l'image comme un art visuel ;

• c'est le domaine de la sémiologie, la sémio-pragmatique,.. si l'on considère l'image comme un langage ;

• ce sont les sciences de la communication et en particulier le fonctionnalisme et ses variantes si l'on considère l'image comme un objet de communication.

D'autres secteurs scientifiques peuvent, à un niveau second ou transversal être invoqués : ce sont l'histoire, la sociologie, l'économie, la psychanalyse, etc.

Nous nous situons dans une "multiréférentialisation" de l'image, car nous considérons que dans chaque image ces trois dimensions : esthétique, langagière et communicationnelle sont toujours présentes à des niveaux plus ou moins saillaints et qu’elles peuvent elles-mêmes être croisées par d'autres savoirs ou champs théoriques selon la situation, le contenu, l'histoire particulière de tel ou tel objet audiovisuel...

La dérive principale que nous avons pu observer, et pas seulement en milieu éducatif, c'est de voir la réflexion sur l'image réduite à un seul aspect théorique, bien souvent en vogue à un moment donné, et délibérément fermée à d'autres considérations, d'autres savoirs, d'autres théories. Le pire étant lorsque cette univocité se double d'un réductionnisme simplificateur. C'est, par exemple, l'image enseignée comme un "message entre un émetteur et un récepteur" ou le plan filmique considéré comme un mot dans une séquence qui serait la phrase, ou encore l'empirisme de la composition qui voudrait qu'une image soit harmonieuse si elle satisfait à la règle arbitraire dite “des 2/3".








UP
 
Format d'image photo : ratio d'aspect 16/9, 4/3, 4/5, 3/2, carré

L’importance du format de l’image (ou ratio d’aspect) en composition : 16/9, 4/3, 3/2, carré, …

Laurent Breillat
Dernière mise à jour le: 02-06-2025
82 commentaires
Ratio d'aspect 3/2. Illustration du format d'image pour la composition photo et vidéo.

En termes de composition, vous avez sans doute déjà entendu parler de règle des tiers, de place donnée au sujet, et peut-être même des concepts de masse visuelle et d’équilibre des éléments. Mais une composante dont on parle moins souvent, c’est le format de l’image, ce qu’on appelle aussi le ratio d’aspect (c’est un peu un anglicisme – aspect ratio – mais c’est assez courant).

Et pourtant, ce format est très important et influence de manière majeure votre composition. Il est donc important de ne pas le choisir au hasard, et de comprendre à quel type de composition il est adapté, et comment l’utiliser dans vos images.

Si vous préférez la vidéo, j’ai traité le sujet sous ce format ici 😉

https://www.youtube.com/watch?v=sPql5wMSTck

Format d’image et ratio d’aspect : définition et importance en photographie

Le format d’image d’une photo est son rapport hauteur/longueur. Un format 3/2 par exemple, est un format qui ferait 30cm sur 20cm ou bien 60cm sur 40cm par exemple, donc avec un côté long qui fait 1,5 fois la taille du côté court.

format d'image ratio d'aspect photographie photo 3/2

(Si ça vous donne déjà mal à la tête, rassurez-vous, pas besoin d’aimer la géométrie pour continuer.)

Le format ou ratio d’aspect original de vos photos est déterminé par la taille de votre capteur :

  • Les capteurs Full Frame et APS-C qui équipent la plupart des hybrides sont de format 3/2.
  • Les capteurs micro 4/3 des hybrides Panasonic et Olympus sont de format… 4/3, comme leur nom l’indique.
  • Les petits capteurs des bridges et compacts sont en général des capteurs 4/3 également.

Pourquoi maîtriser le format d’image est-il essentiel ? Le choix du ratio d’aspect influence directement l’impact visuel de vos photos, leur composition et l’émotion qu’elles transmettent. Chaque format d’image possède ses propres caractéristiques esthétiques qui peuvent renforcer ou affaiblir votre message photographique.

Seulement voilà, il existe aussi d’autres formats classiques en photographie, parfois liés au ratio d’aspect de pellicules argentiques peu usitées de nos jours, comme par exemple le format carré (1/1) ou le 4/5, ou encore le 16/9, dont l’usage s’est répandu plus récemment car il correspond mieux à celui de nos écrans.

format d'image ratio d'aspect photographie photo 16/9 3/2 4/3 1/1

Vous allez me dire : « mais puisque c’est déterminé par mon capteur, on ne peut rien y faire, non ? » Et bien, pas tout à fait…

En effet, il est possible de recadrer à la prise de vue sur pas mal d’appareils, notamment les hybrides, mais pas seulement (et parfois seulement en visée par écran sur les reflex).

C’était plutôt rare il y a quelques années, mais recadrer à la prise de vue est devenue une possibilité assez courante aujourd’hui, et tant mieux, car ça multiplie nos possibilités créatives !

Ici sur un Fujifilm GFX (moyen format), vous avez l’embarras du choix des ratios d’aspects, mais ce n’est pas le cas sur tous les appareils.

De plus, il est également possible de recadrer vos photos au post-traitement sans problème, en quelques clics dans Lightroom ou logiciel équivalent. Aucun souci avec ça, ce n’est pas « le mal ». Il n’y a aucune raison de vous priver de recadrer au post-traitement si vous pensez que ça va rendre votre photo meilleure. Tout ce qui compte, c’est de vous laisser guider par votre intention, et c’est le fil rouge de ma méthode de post-traitement que j’enseigne dans Sublimez vos Photos.

D’ailleurs, si vous ne les avez pas déjà vu, je fais de temps en temps des vidéos “Donne-moi ton RAW”, où je retouche sur Lightroom les photos des abonnés. L’idée est de vous montrer le champ des possibles en post-traitement photo, et de vous donner envie de vous y mettre 🙂

Justement dans cet épisode, vous verrez que je recadre assez franchement une photo de papillon pour lui donner plus d’impact.

https://youtu.be/ZlRrdSDeApI

Cela dit, si votre appareil le permet, je vous conseille de faire ce choix à la prise de vue autant que possible (sachant que vous pourrez toujours changer d’avis au post-traitement bien sûr). En effet, le cadre a une très grande influence sur la composition de votre image, et il est très difficile de composer pour le format carré (par exemple) sans avoir d’aperçu de ce que ça pourrait donner.

Ceci étant dit, dans certaines situations où la rapidité est de mise (photo d’action ou sur le vif), il peut être difficile de saisir le moment ET de choisir le bon format d’image. Dans ce cas, mieux vaut privilégier le moment, quitte à cadrer un peu large pour recadrer plus tard, bien sûr !

Mais alors concrètement, quelle influence ont les différents formats d’image sur vos photos ? Gardez en tête que comme toujours en composition, il n’y a pas de règle magique et absolue, mais pour commencer il y a quelques principes qui vous seront utiles pour mieux prendre en compte cet aspect.

Comment utiliser efficacement les différents ratios d’aspect en photographie

Format d’image horizontal : choisir le bon ratio d’aspect

Quand vous cadrez à l’horizontale (ce qu’on appelle improprement « au format paysage »), tous les formats peuvent fonctionner, mais ils vont transmettre des impressions différentes.

Formats d’image allongés : 16/9 et 3/2 pour des compositions dynamiques

Le format 16/9, de par sa forme très allongée, va favoriser des compositions plus dynamiques, où on va laisser la place au mouvement par exemple : vous vous doutez bien que pour un sujet qui se déplace par exemple de gauche à droite du cadre, il aura plus de « place » devant lui sur un format plus allongé. Il est également plus facile et plus intuitif d’utiliser des lignes diagonales, qui ont pour effet de dynamiser l’image (contrairement aux horizontales et verticales, qui la stabilisent).

Munkbroleden, Stockholm photo 16/9

Le format 3/2 est également relativement allongé et donne cette même impression tout en étant peut-être moins caricatural.

Fisherman in Marsaxlokk photo 3/2

Évidemment, ce serait trop simple si c’était toujours le cas, ce n’est pas une recette de cuisine. En effet, il existe des contre-exemples. Par exemple sur cette première photo ci-dessous, j’ai utilisé le format 16/9 pour souligner l’horizontalité en apportant plus de longueur, et surtout l’alignement des 3 sièges, mais pourtant la composition est très centrée et statique : aucune ligne ne vient mener le regard dans l’image.

format de l'image ratio d'aspect composition tabourets photo

Sur cette autre photo au format 3/2, vous voyez que même si le sujet est décentré pour équilibrer l’image, la composition est très statique : en effet, il n’y a que des lignes horizontales et verticales, je suis placé parfaitement face au sujet (sinon, le rendu aurait été complètement gâché), et en plus j’ai opté pour un cadrage assez rentre-dedans et une composition épurée avec cette couleur de fond unie.

Abblue Road photo exposition 3/2 bleu jaune

Tout ça contribue à donner un rendu statique à l’image, même si elle est en 3/2. Le ratio d’aspect est donc UN aspect parmi d’autres de la composition, mais ne fait pas tout à lui tout seul, évidemment.

Vous pouvez également utiliser ces formats pour couper astucieusement certaines parties de l’image. Par exemple si vous êtes en 4/3 et que vous avez trop de ciel, passer en 3/2 ou en 16/9 va couper 2 « bandes » en haut et en bas de l’image, et en cadrant correctement vous aurez éliminé une partie d’un ciel qui prend trop de place. Vous pouvez donc aussi utiliser cet outil pour résoudre des soucis très simples 🙂

Formats d’image courts : 4/3 et carré pour des compositions centrées

À l’inverse, le format carré et dans une moindre mesure le format 4/3 favorisent plutôt des compositions plus statiques et centrées. C’est pour ça que je trouve parfois le format 4/3 un peu « mou » à l’horizontale.

Un bon exemple de composition centrée.
Sur un portrait très serré, ça fonctionne aussi !

Notez que j’ai fait toute une série de photos au format carré, et que j’en ai fait une vidéo, à voir ici :

Ici, avec un ratio de 4/5 (obtenu sur un appareil argentique), on a une composition assez “classique”, si on peut dire, sans vraiment emmener le regard quelque part.

Format d’image vertical : optimiser le ratio d’aspect en orientation portrait

Quand vous placez votre appareil à la verticale (parfois appelé « en portrait »), les choses changent beaucoup. En effet, notre œil est plutôt habitué à voir « à l’horizontale » (puisque nos yeux ne sont pas placés l’un au-dessus de l’autre :D), et donc l’orientation verticale est un peu plus délicate.

Le 16/9 est trop long pour être utilisé à la verticale, et à part un cas particulier extrême (par exemple pour insister sur la hauteur d’un élément de l’image), il est donc déconseillé de l’utiliser à la verticale dans la plupart des cas.

Evidemment, j’ai comme toujours un contre-exemple 🙂 J’ai tenté deux photos très verticales en dyptique pour ma mini-série “Solitudes Kenyanes”, que je présente notamment dans la vidéo ci-dessous :

Le 3/2 est déjà beaucoup plus polyvalent. Il est utilisable dans pas mal de situations à la verticale, notamment le portrait, mais parfois il sera quand même trop long. C’est notamment souvent le cas en paysage : ce format va souvent donner trop de place au ciel (ou au sol, ou à l’eau, selon la direction de votre cadrage). J’ai remarqué que la plupart du temps il n’était pas très équilibré dans ces conditions.

D’où l’intérêt d’utiliser un format plus « court » à la verticale, à savoir le format 4/3. Je vous encourage à essayer si vous trouvez votre composition pas tout à fait équilibrée : parfois le simple fait de recadrer en 4/3 va énormément améliorer votre image, notamment pour cette histoire de ciel trop haut (c’est un peu le même principe que recadrer en 16/9 à l’horizontale).

4/3 vertical photo ville paysage ceil mer
Un cas typique où le format 4/3 fonctionne mieux en orientation verticale !

Astuce format d’image vertical : En photographie de portrait, le ratio d’aspect 4/3 vertical offre souvent un meilleur équilibre que le 3/2, en évitant de donner trop d’espace au ciel ou au sol dans vos compositions.

Formats d’image atypiques : quand sortir des ratios d’aspect classiques

Je sais que je vais avoir la question, je prends donc le temps d’écrire quelques lignes à ce sujet. En effet, on m’a déjà demandé s’il était possible de sortir des formats habituels, « classiques », comme ceux que je viens de vous citer, c’est-à-dire de recadrer librement sans suivre des proportions fixes.

Je le déconseille en général, pour plusieurs raisons :

  • Les formats classiques le sont pour une raison : ils ont des proportions harmonieuses. Rien ne dit que celui que vous avez inventé le soit.
  • Recadrer librement va rendre l’impression plus difficile, puisque les papiers sont prévus pour des formats bien déterminés.
  • Vous avez déjà des tonnes de possibilités avec les formats existants.
  • Si vous recadrez librement, c’est sans doute que vous n’avez pas été suffisamment rigoureux dans votre composition à la prise de vue. Veillez surtout à ne jamais utiliser le post-traitement par paresse, mais seulement pour sublimer une photo qui est déjà bonne à la base.

Après, vous faites ce que vous voulez bien sûr, mais essayez de rester dans les formats classiques la majorité du temps, ça vous fera du bien, promis 😉

Guide pratique : comment choisir le meilleur format d’image pour vos photos

J’espère que vous avez un peu compris l’effet du ratio d’aspect sur vos images, mais avec des principes très souples et des contre-exemples convaincants, j’ai bien conscience que vous êtes peut-être toujours en train de vous demander : « mais comment diable choisir mon format à la prise de vue quand rien n’est clair ? » (oui, je viens d’utiliser « comment diable », bienvenue en 1882 :D)

Et bien c’est toute la beauté et la complexité de la composition : il n’y a pas de réponse simple.

En fait, le seul moyen que j’ai de vous répondre, c’est par une question. En effet, la seule chose que vous devez vous demander, c’est si tel ou tel ratio améliore votre image ou non, et surtout fait mieux passer le message ou l’impression que vous souhaitez rendre. Pour vous aider à apprendre ce langage photographique, j’ai édité en français la formation Composition Captivante de David duChemin, une des références mondiales sur le sujet (eh, rien que ça ^^)

Méthodologie pour choisir votre format d’image :
1. Analysez votre sujet principal et sa forme
2. Identifiez les lignes directrices de votre composition
3. Déterminez l’émotion que vous souhaitez transmettre
4. Testez différents ratios d’aspect en post-traitement
5. Comparez l’impact visuel de chaque format d’image

Si vous voulez photographier des motifs très graphiques dans une vue complètement de face et rentre-dedans, demandez-vous si le format carré ne pourrait pas vous aider à renforcer ce graphisme justement. (Comme par exemple sur cette photo de Sebastian Erras ci-dessous.)

Au contraire, si vous utilisez de fortes lignes diagonales dans votre image, demandez-vous si utiliser un format plus en longueur ne pourrait pas accentuer cet effet visuellement.

L’important est surtout de comprendre l’effet de ce choix sur votre image, et sur l’impression qu’elle va dégager. Le choix en lui-même viendra instinctivement avec la pratique et l’affûtage de votre œil de photographe.

Exercice pratique : maîtriser tous les ratios d’aspect

Mais pour finir, je vais quand même vous donner un exercice pour ne pas vous laisser là comme ça :

Prenez 5 de vos meilleures images dans Lightroom ou votre logiciel favori (si possible des verticales et des horizontales). Créez des copies virtuelles pour chacune d’entre elles, dans votre logiciel de post-traitement préféré.

Dans Lightroom, faites clic droit sur une image et “Créer une copie virtuelle” pour tester différents cadrages

Essayez tous les ratios : 4/3, 3/2, 16/9, 1/1. Pour ça, créez d’abord plusieurs copies virtuelles de votre image (voir l’image ci-dessus), puis outil Recadrer (raccourci clavier R dans le module Développement), menu « aspect ».

Pour afficher les différents cadrages côte à côte, sélectionnez les images et appuyez sur N.

formats d'image sur Lightroom
Il est plus facile de voir quel format fonctionne le mieux pour votre image en les affichant côte à côte. Là je me rends compte que préfère la première en format 4/3 !

Regardez lesquelles fonctionnent le mieux avec quel format, et surtout demandez-vous pourquoi.

Demandez-vous s’il y a un ratio qui vous plaît ou vous déplaît particulièrement.

Si l’un d’entre eux vous étonne ou vous séduit, pensez-y à votre prochaine prise de vue !

Cet exercice vous permettra non seulement d’améliorer votre maîtrise du format d’image, mais aussi de créer plusieurs versions de vos photos optimisées pour différents usages (tirage, Instagram, etc).

Au-delà du format d’image : la composition photographique globale

Pour finir cet élargir en élargissant la réflexion, ayez en tête que le cadrage et le choix du ratio d’aspect n’est qu’une INFINE partie de la composition en photographie. Pour survoler ce vaste sujet passionnant, voici une vidéo pour vous.

https://www.youtube.com/watch?v=xDU_LVnQzMQ&ab_channel=Apprendre%C2%B7Photo

J’espère que cet article vous aura aidé ! Et vous, c’est quoi votre format préféré ? Pour ma part, c’est le format 4/3 en vertical, mais pour vous c’est peut être le 3/2 en horizontal !

Avez-vous tout compris ? Testez-vous avec le quizz :


Laurent Breillat
J'ai créé Apprendre.Photo en 2010 pour aider les débutants en photo, en créant ce que je n'avais pas trouvé : des articles, vidéos et formations pédagogiques, qui se concentrent sur l'essentiel, battent en brêche les idées reçues, tout ça avec humour et personnalité. Depuis, j'ai formé plus de 14 000 photographes avec mes formations disponibles sur Formations.Photo, sorti deux livres aux éditions Eyrolles, et édité en français des masterclass avec les plus grands photographes du monde comme Steve McCurry.
Télécharger l'article en PDF
Votre guide gratuit

Recevez mon guide pour éviter les 5 erreurs des débutants, ainsi que les nouveaux articles du blog.

  • En vous inscrivant à cette newsletter, vous acceptez également de recevoir des conseils pour vous aider à vous améliorer en photographie et des offres promotionnelles sur mes livres et formations.

    Votre email ne sera jamais revendu. Vous pouvez vous désabonner à tout instant.
    (Voir mentions légales complètes en bas de page.)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

82 commentaires
  1. Bonjour Laurent, merci pour votre article.
    Je publie des photos paysages à la verticale sur un groupe Facebook. Un photographe y publie aussi. Les siennes apparaissent à la consultation plus hautes que les miennes. J’ai modifié le format en prenant le même que lui, cela n’a rien changé…Quelle est l’astuce ?

    Sur mon Android, j’ai le choix entre 3:4, 9:16 et full, je ne parle pas du 1:1, que me conseillez vous pour des photos paysages en vertical à publier sur Facebook ?

    Merci pour votre aide, belle journée, Patricia

  2. Merci pour ton travail, car je me sens tout, mais tout petit devant le monde immense de la photo.
    Je me sens comme parachuté en pleine foret amazonienne, de nuit, sans carte et boussole !
    C’est pas évident à 63 ans de s’y mettre, mais vaut tard que jamais !
    Pour l’instant j’utilise mon cellulaire pour prendre des photos et j’ai téléchargé ”Darktable” pour classer mes photos, plus tard je verrai au post-traitement.
    Encore merci pour ton aide à démystifier cet univers.

  3. Très bon article
    je commence à comprendre
    Merci
    merci également a jean Dominique pour son partage de recherches que j’ai aussi conservé

  4. Bonjour,
    Félicitation pour ce superbe article.
    Je pense que c’est un sujet très important et trop rarement traité. J’ai fais quelques recherches dernièrement. J’ai trouvé 3 format “classiques” qu’on retrouve en peinture : le format “P” pour Paysage ou autrement appelé Porte d’Harmonie et qui correspond à notre fameux A4 (et ses multiples ou sous-multiples) ; le format “M” pour Marine qui est basé sur le nombre d’or et qui correspond approximativement au 3:2 ; et le format “F” pour Figure qui correspond à 2 format “M” juxtaposés par leur grand côté et qui correspond au 4:3… Ces formats ont fait leurs preuves (c’est le mois qu’on puisse dire) et le conseil de s’y tenir est plus que raisonnable à moins d’avoir une intention clairement définie pour sa composition.
    Je n’ai pas trouvé de références claires pour le format carré. Je suis preneur si quelqu’un en a.
    Par contre je peux témoigné qu’après avoir pratiqué la photo argentiques 24×36 (donc en 3:2) à mes débuts, j’ai eu la joie de pratiquer le 6×6 pendant très longtemps (avec image inversée gauche – droite) et c’est un exercice fantastique. Cela vous met dans un inconfort permanent qui impose de travailler la composition.
    Je pense qu’il est conseillé de changer souvent de format de prise de vue pour stimuler et casser les habitudes. Mais pour être honnête, je ne le fait pas (ou plus) car j’ai peur de manquer de cohérence dans mes images (séries). Je me contente de recadré en carré de temps en temps en post production.

Voir plus de commentaires

URL : https://fr.wikipedia.org/wiki/Image

Image — Wikipédia
Aller au contenu

Image

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Une image est une représentation visuelle, voire mentale, de quelque chose (objet, être vivant ou concept).

Elle peut être naturelle (ombre, reflet) ou artificielle (sculpture, peinture, photographie), visuelle ou non, tangible ou conceptuelle (métaphore), elle peut entretenir un rapport de ressemblance directe avec son modèle ou au contraire y être liée par un rapport plus symbolique.

Pour la sémiologie ou sémiotique, qui a développé tout un secteur de sémiotique visuelle, l'image est conçue comme produite par un langage spécifique.

Platon donne une des plus anciennes définitions de l'image : « J'appelle image d'abord les ombres ensuite les reflets qu'on voit dans les eaux, ou à la surface des corps opaques, polis et brillants et toutes les représentations de ce genre[1]. »

Le mot image en français vient du latin imago, qui désignait autrefois les masques mortuaires.

Qu'est ce qu'une image ?

[modifier | modifier le code]
Métaphoriquement utilisée par Platon dans son « mythe de la caverne », l'ombre portée, une image naturelle, est différente de l'original (ici, on supposera un bouquet en un vase posé sur un meuble).

« Image : nom féminin. Représentation d’un être ou d’une chose par les arts graphiques ou plastiques, la photographie, le film, etc.[2] ».

L’image se définirait comme une représentation ou une reproduction de quelque chose. Elle vient du latin « imago » qui désignait une sorte de masque moulé, à partir de cire d'abeille, sur le visage d’une personne morte afin d'en conserver les traits, comme d'un portrait, et d'en produire éventuellement un moulage.

Selon l'essayiste Olivier Boulnois[3] :

« Qu'entend-on par image ? Dans le monde romain, l'imago désignait un portrait de l'ancêtre en cire, placé dans l'atrium et porté aux funérailles. Le droit d'images, réservé aux personnes nobles, leur permettait d'établir et de conserver leur lignage. Étymologiquement, l'image figure donc le portrait d'un mort. L'image est le langage commun de l'humanité. Elle apparaît sur les voûtes des grottes préhistoriques bien avant que l'homme songe à édifier des temples et des tombeaux. Des millénaires la séparent de l'écriture, projection abstraite de la pensée. L'image abolit le temps et l'espace. Elle est lecture instantanée et présence immédiate du monde. À travers elle l'homme se reconnaît ; pourtant sa richesse est ambiguë et son pouvoir d'aliénation extrême. L'image sert de vérité. Elle s'offre à tous et se refuse à chacun. La mythologie moderne consacre le règne de l'image. Pour mieux imposer ses fables et ses slogans, elle révoque l'esprit qui anime la lettre (la publicité, aujourd'hui, fait de la lettre une image) »

On peut distinguer deux types d’images :

  • les images fixes : photographies, bandes dessinées, affiches, panneaux publicitaires…
  • les images animées ou mouvantes : films, émissions, reportages…

Il convient tout d'abord de distinguer les images mentales des images perceptives.

Les images dites « mentales »

[modifier | modifier le code]

Elles correspondent à des représentations de nature consciente ou inconsciente, résultant du phénomène subjectif de perception, selon une dimension individuelle ou collective :

  • l'image naturelle, qui selon Platon était la seule à avoir un intérêt philosophique : ombre, reflet.
  • l'image psychique correspond à une métaphore, une représentation mentale, un rêve, une imagination, etc.
  • l'image sociale résulte d'une impression forgée par l'opinion d'un groupe restreint ou d'une foule.
  • l'image historique ou liée à la mémoire est la trace laissée aux générations suivantes d'un personnage ou d'un évènement.

Les images dites « artificielles »

[modifier | modifier le code]

L'image artificielle peut être :

On peut distinguer sept types d'images[4] :

  • la vision naturelle : image unique + vision unique ;
  • peinture-dessin : image unique (non reproductible) + vision multiple ;
  • affiche-photographie : reproductibilité + vision multiple ;
  • cinéma-vidéo : reproductibilité + vision multiple + mouvement ;
  • télévision : reproductibilité + vision multiple + mouvement + transmission instantanée ;
  • image numérique internet : reproductibilité + vision multiple + mouvement + transmission instantanée + interactivité.

Les types de représentation

[modifier | modifier le code]

Certaines images entretiennent un rapport analogique avec ce qu'elles représentent. C'est le cas d'un dessin ou d'une photographie qui ressemble (par exemple visuellement) à leur sujet.
Certaines représentations entretiennent un rapport direct avec leur objet, mais sans ressemblance physique, comme un organigramme d'entreprise ou le schéma d'un montage électronique.
Les images métaphoriques procèdent par comparaison : lorsque l'on dit « cette femme est une vipère » ou « cet homme est un chacal », les affirmations ne sont pas entendues de manière littérale mais impliquent une comparaison entre des personnes et, dans ce cas, des animaux, suivant les qualités que l'on prête de manière conventionnelle à ces animaux.
D'autres images forcent le trait de certaines caractéristiques : il peut s'agir de caricature, de représentations arrangées (Imagerie d'Épinal).

En optique géométrique, une image d'un objet est le lieu de convergence des rayons issus d'un même point (image réelle) ou le lieu d'où semblent provenir les rayons après la traversée d'un système optique (image virtuelle). La projection sur un écran est un cas de visualisation d'une image réelle, l'observation d'un texte à travers une loupe est l'exemple de visualisation d'une image virtuelle. La notion d'image optique est liée à la propriété de stigmatisme.

En marketing, l'image de marque est la représentation favorable que se donne, vis-à-vis du public, une firme, une institution, une personnalité.

Culture de l'image / Culture de la parole

[modifier | modifier le code]

En raison de l'influence remarquable de l'audio-visuel dans la vie moderne, les sociétés et en particulier les sociétés occidentales ont tendance à accorder une primauté de l'image dans le domaine de la communication.
C'est ce qui a fait dire à Régis Debray ("Manifestes médiologiques") qu'Hollywood est né à Byzance, parce que la civilisation de l'image ainsi instaurée aboutit à notre « médiacratie » moderne.

Le phénomène de la prolifération exponentielle des images et de leur accumulation dans une culture du tout-écran a conduit depuis les années 1980 les historiens et historiens d'art à réfléchir à la question des sources et des limites de leurs disciplines, les pédagogues au besoin de repères[5]. Ainsi s'est créée, sous l'impulsion de Laurent Gervereau, fondateur en 1992 du groupe pluridisciplinaire L'Image, l'Histoire du visuel (concernant la production visuelle humaine de la Préhistoire à aujourd'hui), incluant l'histoire de l'art et ses spécificités[6].

  • La locution une image vaut mille mots illustre la dimension positive du phénomène de l'image. Spontanément, l'image véhicule un caractère d'objectivité : «On croit davantage à ce que l'on voit».
  • Mais que voit-on ? L'instantanéité de la perception n'épuise pas la totalité de ce que l'on peut percevoir du passé et surtout du futur.
    L'image n'est qu'un reflet, qui peut être un reflet construit, un décor de théâtre, une mise en scène.
  • Combien d'images valent un mot ? Dans les sociétés plus anciennes, tenir parole est important car la parole relie les êtres humains entre eux à travers les serments, les principes, les obligations, les contrats et les devoirs conjugaux.

Dans l'histoire et en religion

[modifier | modifier le code]
Plusieurs périodes d'iconoclasme religieux ou politique ont marqué l'histoire de l'art et de la pensée. Aujourd'hui, l'image en tant qu'œuvre de création est aussi protégée par le droit (via la Convention de Berne pour la protection des œuvres littéraires et artistiques en Europe), à des fins notamment commerciales, y compris post-mortem[7].

Les premières images

[modifier | modifier le code]

Partout à travers le monde l'homme a laissé les traces de ses facultés imaginatives sous forme de dessins sur les rochers, qui vont des temps les plus anciens du paléolithique à l'époque moderne. Ces dessins étaient destinés à communiquer des messages. Ces figures, dessinées, peintes, gravées ou taillées représentent les premiers moyens de la communication humaine. On les considèrent comme des images dans la mesure où elles imitent, en les schématisant visuellement, les personnes et les objets du monde réel. On pense que ces premières images pouvaient avoir aussi des relations avec la magie et la religion.

Quels sont les liens entre Dieu et l'image ?

[modifier | modifier le code]

L'interdiction faite dans la Bible ou le Coran de fabriquer des images et de se prosterner devant elle (troisième commandement) renvoie l'image au statut de la personne et particulièrement à celui de la Divinité. La querelle des images a secoué l'Occident du IVe au VIIe siècle de notre ère, en opposant «iconophiles» et «iconoclastes». Elle renvoie au questionnement sur la nature divine ou non de l'image.

- pour les uns, la religion monothéiste doit combattre les images des autres dieux.
- pour les autres, Dieu est celui qui - par excellence- ne se représente pas et ne peut être limité dans le cadre d'une quelconque représentation, même symbolique, car Dieu ne peut être qu'un mystère à contempler et à découvrir sans cesse.
  • Dans la religion chrétienne, dans ses branches catholiques et orthodoxes, l'image tient une place importante  : en effet, après quelques périodes d'iconoclasme virulent, l'image est définitivement autorisée par le concile de Nicée. La raison en est simple : si Dieu s'est incarné, alors rien ne s'oppose à ce qu'on représente ce qu'il a lui-même voulu rendre visible.

 « Nous rappelons que dans la religion chrétienne "Dieu créa l'homme à son image". Ce terme d'image, fondateur ici, n'évoque plus une représentation visuelle, mais une ressemblance. L'homme-image d'une perfection absolue, pour la culture judéo-chrétienne, rejoint le monde visible de Platon, ombre, « image » du monde idéal et intelligible au fondement de la philosophie occidentale. Du mythe de la caverne à la bible, nous avons appris que nous sommes nous même des images, des êtres ressemblant au beau, au bien et au sacré.  »

  • La religion protestante dans sa relation avec la divinité, préfère la lecture des textes sacrés à celle de l'image (Ajouter qu'il y a eu un iconoclasme protestant, spéc. calviniste[8].
  • L'Islam, s'appuie sur l'interdiction de l'idolâtrie par le Coran et promeut un aniconisme plus ou moins sévère.

Les « images et sources anciennes »

[modifier | modifier le code]

Parmi les sources indispensables aux restaurateurs, il faut inclure les traités de techniques architecturales des hommes de l’art. Les inventaires technologiques comme ceux de Végèce et Marcus Vitruvius Pollio, connu sous le nom de Vitruve sont certes indispensables. Les recherches architectoniques d’un Villard de Honnecourt au XIIIe siècle nous amènent ailleurs, dans la connaissance spécifique de l’architecture médiévale. La série est longue, depuis l’invention de l’imprimerie au XVe siècle, du fonds documentaire disponible. De nombreux ingénieurs se sont illustrés par leur apport technologique, leurs innovations et leur savoir-faire en laissant des ouvrages richement illustrés de leurs expériences et de leurs réflexions. Des publications en fac-similé et des expositions récentes ont mieux fait connaître les travaux des ingénieurs. Ils gagneraient à être mieux diffusés. La bibliographie est immense, disparate, partielle. On ne dispose pas encore d’une vraie synthèse globale et critique.

Quand on pense aux sources graphiques anciennes, on se remémore surtout les grandes séries romantiques comme celle de Geoffroy Engelmann (1788-1839). Après avoir appris la lithographie en 1813 chez Senefelder à Munich, il l’introduit en France en 1814. Il lance en 1820 la collection Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France sous la direction du baron Isidore Taylor, puis de Taylor et Charles Nodier (environ 70 volumes) illustré par J. Vernet et Alexandre-Évariste Fragonard, et d’autres artistes comme Ciceri, Isabey, Horace Vernet… L’élan était donné à de nombreuses autres séries comme « Le Moyen Âge monumental et Archéologique » de Hauser, aux éditions Lemercier à Paris 1841-1847, « Les Sites les plus renommés de France » par Jeannin, en 1840-42 et les nombreux guides itinéraires et géographies pittoresques, par exemple ceux d’Eusèbe Girault de Saint-Fargeau (chez Firmin-Didot, 100 livraisons de 1835 à 1838), Abel Hugo (« France pittoresque par département », 1830-35), Hippolyte-Jules Demolière, sous le pseudonyme "Moleri" (« Guide itinéraire » chez Hachette, 1855), Jules Verne (« Géographie illustrée » chez Hetzel, 1868)… qui ont suivi et qui sont de valeur inégale.

La revue L’Illustration (hebdomadaire illustré (1843-1944), créé sous la parenthèse « libérale » de la monarchie de Juillet, par le saint – simonien Édouard Charton) fournit une étonnante moisson d’aquarelles et de dessins. Tous ces guides récents font suite à des séries commencées dès la fin du XVIe siècle, notamment par Munster et Hogenberg, puis au XVIIe siècle entre autres par Merian et ses fils qui ont largement puisé dans tous les fonds documentaires européens de l’époque ; nous y reviendrons plus loin. Il est hors de propos de citer ici tous les inventaires des dessinateurs romantiques. Les inventaires régionaux notamment sont innombrables. Une place à part doit être faite cependant à Arcisse de Caumont. Les gravures sur bois et sur métal qu’il a réunies dans ses divers cours d’archéologie, dans le « Bulletin Monumental » de la Société française d'archéologie et dans les Congrès Archéologiques, ne sont pas de simples illustrations (ces collections se perpétuent avec le même sérieux de nos jours). Elles s’écartent délibérément de la déformation romantique et illustrent directement le propos du chercheur et du pédagogue. C’est le début de la modernité dans l’histoire de l’art architectural.

Lithographes et photographes ne sont pas des pionniers. Des époques antérieures, il subsiste autre chose que des archives éparses. Pour les monuments militaires, on connaît bien sûr les riches fonds des Archives de la guerre et leurs relevés remontant parfois au XVIe, en tout cas au XVIIe siècle. Pour les monuments religieux, on peut citer des ouvrages comme celui du père bénédictin Gabriel Bucelin. Durant ses voyages, il a réalisé un journal agrémenté de dessins d’abbayes[9]. Les nombreuses aquarelles conservées généralement dans les musées nous donnent aussi un précieux état des lieux. L’imprimerie ne s’est pas contentée de reproduire les cartes des géographes. Elle s’est emparée tôt de longues séries de gravures présentant des villes, des monuments, mais aussi des événements, particulièrement les guerres qui agitaient l’Europe, et les ouvrages militaires qui en servaient d’épicentre. Parmi les ouvrages les plus précoces et les plus remarquables, on peut citer la Cosmographie de Sébastien Munster.

Dès le XVIe siècle, ces ouvrages se multiplient et bénéficient parfois du concours d’artistes renommés. Au XVIIe siècle, des éditeurs comme Merian lancent sur le marché de véritables guides des voyageurs, avec cartes et plans topographiques insistant sur le pittoresque et la beauté des monuments ; les images y prennent une place prépondérante et le texte n’est plus que commentaire. Les fortifications et les champs de bataille sont illustrés de façon précise en donnant des renseignements essentiels sur bien des monuments. Les représentations de châteaux princiers se retrouvent dès la fin du Moyen Âge dans certaines miniatures, comme dans Les Très Riches Heures du duc de Berry. L’imprimerie trouve un débouché privilégié par la publication de ces « Très excellentes demeures »[10].

Des initiatives sont prises aujourd'hui pour fournir une liste, la plus exhaustive possible, des Imagiers[11],[12],[13].

Les « nouvelles images »

[modifier | modifier le code]

Les « nouvelles images »: c'est ainsi qu'on appelle les images de synthèse, produites sur ordinateur, et qui sont passées ces dernières années, de la représentation en trois dimensions à un standard de cinéma, le 35 mm, et que l'on peut maintenant voir sur les grands écrans haute définition. Des logiciels de plus en plus puissants et sophistiqués permettent de créer des univers virtuels et qui peuvent se donner comme tels, mais aussi truquer n'importe quelle image apparemment « réelle ». Toute image est désormais manipulable et peut perturber la distinction entre « réel » et visuel. Par exemple les jeux vidéo ou les simulateurs de vol.

La recherche porte ainsi sur la production d'images de synthèse restituant des bâtiments aujourd'hui disparus ainsi que les ensembles monumentaux, dans les différentes étapes de leur construction et restauration. Des images en 3 dimensions, destinées à être intégrées sous formes fixe et animée, dans les sites Internet produits par la Mission de la recherche et de la technologie ont été réalisées[14] : Oppidum d'Entremont celto-ligure, sur la commune d'Aix-en-Provence ; il s'agissait de restituer une rue, une salle hypostyle ainsi qu'un bâtiment industriel. Ces documents compléteraient la documentation réunie pour le site Internet dans la collection « Grands sites archéologiques ». Cité de Carcassonne : une visite virtuelle de la cité actuelle, images illustrant la manière dont la restauration s'est faite, ainsi que les différentes étapes de la restauration conduite par Eugène Viollet-le-Duc et ses successeurs au XIXe siècle. Ce site fera partie du réseau européen de sites Internet « Moyen Âge réel, Moyen Âge imaginaire » développés dans le cadre d'un projet européen Raphaël.

Si la grande église abbatiale de Cluny existait aujourd’hui dans son intégrité, les élèves de l’École nationale supérieure d’arts et métiers n’auraient pu, en 1988, former le projet de sa reconstruction dans cette version informatique qui allait aboutir, un peu plus tard en 1990, à un film d’images de synthèse connu et diffusé sous le titre « Cluny III, images de pierres ». Plus de neuf cents ans après la pose de la première pierre, nous pouvons la redécouvrir, en mesurer l’ampleur et l’harmonie, permettre aux historiens, aux archéologues ou aux architectes de conduire et de vérifier leurs hypothèses et leurs travaux et à un vaste public, éclairé ou initié, d’en appréhender le pourquoi et le comment : mouvement perpétuel et indissociable de l’histoire et de la technique liées l’une à l’autre, indifféremment au gré de l’opportunité et des moyens du moment. Ce type de réalisation avait déjà montré les possibilités de la modélisation avec les temples de Karnak et de Louxor, les ponts de Paris, la Bastille ou la cathédrale de Westminster. Ce procédé est devenu un formidable vecteur de découverte, d’évolution de la connaissance et de communication » (Père Christian, « L’abbaye de Cluny », Cluny, École nationale supérieure d’Arts et Métiers, 1996).

Plus illusoires encore, la mise en place d'images interactives permet d'immerger totalement le spectateur dans un univers virtuel, avec une vision en relief à 360 degrés. La publicité et les clips ont inauguré des procédés de trucages et d'effets spéciaux que l'on trouve désormais dans les films de fiction. La « trucanumérique » est un ordinateur qui permet des effets spéciaux repérables et d'autres imperceptibles.

Certains procédés synthétiques permettent aussi la multiplication des interfaces entre différents types d'images, comme l'introduction d'images de synthèses dans les décors « réels » et vice- versa. L'hologramme, cette image laser en trois dimensions, fait aussi partie de ces nouvelles images déconcertantes par son aspect réaliste d'une part mais aussi, en même temps, par son aspect fantomatique de double parfait, flottant, comme en suspension. Ces « nouvelles images » sont appelées aussi des images « virtuelles » dans la mesure où elles proposent des mondes simulés, imaginaires, illusoires. Or cette expression d'image « virtuelle » n'est pas neuve et désigne en optique, une image produite par la prolongation des rayons lumineux : l'image dans la source ou dans le miroir par exemple. Seuls Narcisse, Alice ou Orphée, jusqu'à présent étaient passés de l'autre côté du miroir.

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Platon, La République, Livre VI, (484a - 511e).
  2. Larousse illustré
  3. Au-delà de l'image. Une archéologie du visuel au Moyen Âge, Ve – XVIe siècle, Paris, Seuil, 2008, p. 13.
  4. Qu'est-ce qu'une image
  5. Décryptimages, portail d’éducation culturelle
  6. Laurent Gervereau (dir.), "Dictionnaire mondial des images", Paris, Nouveau monde, 2006 ; Laurent Gervereau, "Images, une histoire mondiale", Paris, Nouveau monde, 2008 ; Laurent Gervereau, "Les images mentent ? Manipuler les images ou manipuler le public", Paris, www.gervereau.com, 2012
  7. EQM Bidet-Emeriau, [L'exercice post mortem du droit moral] Université de Paris 2, 11 pages
  8. Voir, par exemple, Une révolution symbolique. L’iconoclasme huguenot et la reconstruction catholique. Olivier Christin, éditions de Minuit, 1991.
  9. Œuvres du Père bénédictin Gabriel Bucelin (1599-1681) conservées à la bibliothèque du Land de Bade-Wurtemberg à Stuttgart (mss HB V 15 a). Il fut prieur de Saint-Jean à Feldkirch (province du Vorarlberg, Autriche), qui dépendait de l’abbaye de Weingarten.
  10. René Dinkel, L'Encyclopédie du patrimoine (Monuments historiques, Patrimoine bâti et naturel : Protection, restauration, réglementation. Doctrines : Techniques : Pratiques), Paris, éditions Les Encyclopédies du patrimoine, , 1512 p. (ISBN 2-911200-00-4)
    Chapitre V La pédagogie et la recherche par l’illustration et la documentation pp. 132158 ; Notices ''Image ancienne, Image de synthèse pp. 827-828
  11. Charles-Laurent Salch, Imagiers des châteaux et remparts d’Alsace, vol. 1, Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe-Castrum Europe, , 160 p. (ISSN 1253-6008)
    N°53/54/55 2010. TOME 1 : A - F
  12. Charles-Laurent Salch, Imagiers des châteaux et remparts d’Alsace, 1370-1970, vol. 2, Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe-Castrum Europe, , 362 p. (ISSN 1253-6008)
    N°56/57/58/59 2011. Tome 2 : G à
  13. Charles-Laurent Salch, Imagiers des châteaux et remparts d’Alsace, 1370-1970, vol. 2, Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe-Castrum Europe, , 581 p. (ISSN 1253-6008)
    N°63/64/65/66 2013. Tome 3 : P à Z
  14. Sur le portail du ministère de la culture et de la communication, l’histoire de l’art en 3 millions d’images. Sur un guichet unique, intitulé « collections », qui donne accès à 14 bases documentaires. Grâce à « Collections » et à son moteur de recherche, vous pouvez ainsi consulter un nombre incalculable de données (images parmi lesquelles des photographies, tableaux, mais aussi des visites guidées, des bibliographies…) qui couvrent tous les domaines artistiques : Architecture, archéologie, objets mobiliers, peinture, sculpture, gravure, dessin, enluminures, arts du spectacles, ethnologie, plans, cartes, archives, généalogie, photographie, événements …
Une catégorie est consacrée à ce sujet : Image.

Bibliographie

[modifier | modifier le code]

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]

URL : https://www.cnrtl.fr/definition/image

IMAGE : Définition de IMAGE
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
IMAGE, subst. fém.
I. − Représentation (ou réplique) perceptible d'un être ou d'une chose.
A. − [La relation entre l'objet et son image est de nature physique − plus précisément optique − ou physico-chimique, notamment dans les techn. de phot.]
1. Reproduction inversée d'un objet renvoyée par une surface réfléchissante. Image reflétée; refléter, renvoyer une image. L'eau agitée, dans son miroir brisé en mille morceaux, lui montrait son image confuse et tremblante, qui lui souriait comme à travers une gaze verte (Gautier, Rom. momie,1858, p. 250).L'ingénieur put voir son image tremblotante se refléter un instant sur une surface liquide (Verne, Île myst.,1874, p. 91).Par-dessus les bronzes qui encombraient la cheminée, il chercha son image dans la glace. Ses traits avaient perdu cette assurance satisfaite qui avait peu à peu modelé son visage (Martin du G., Thib., Pénitenc., 1922, p. 733) :
1. Ils franchirent le pont sur le canal, une large allée d'eau blême, une tranchée sans fond béante aux entrailles de la terre, où bougeaient des reflets, où les images des bouleaux plongeaient de longs rayons tremblants, plus pâles que les rayons de lune. Genevoix, Raboliot,1925, p. 65.
P. métaph. L'existence n'échappe tout d'abord à la servitude de la nudité qu'en projetant dans le ciel une image inversée de son dénuement (G. Bataille, Exp. int.,1943, p. 123).
2. Spécialement
a) PHYSIOL. Image rétinienne. Image qui se forme sur la rétine de l'œil. L'objet forme sur les rétines une image, et l'image rétinienne se redouble au centre optique d'une autre image (Merleau-Ponty, Phénoménol. perception,1945, p. 274).
b) OPT. Ensemble des points où viennent converger (ou semblent venir converger), après passage dans un système optique, les rayons lumineux provenant des points d'un objet donné (d'apr. Uv.-Chapman 1956 et Sc. 1962). Formation des images dans la chambre noire; image déformée; image de réfraction; projeter des images. Obtenir une image d'excellente qualité optique en réglant l'éclairage du microscope (Husson, Graf, Biol. gén.,1965, p. 19).Les « pièces optiques » (lentilles et parfois miroirs) (...) permettent d'obtenir d'un objet, lumineux par lui-même ou parce qu'il est convenablement éclairé, une image destinée à agir sur un récepteur tel que l'émulsion photographique ou, le plus souvent, l'œil (Encyclop. univ.,t. 12, 1972, p. 121) :
2. ... c'est la sensibilité rétinienne qui faiblit. Tu comprends qu'il y a deux choses très différentes : d'une part une défectueuse accommodation du cristallin, à quoi les verres remédient. Mais, même après qu'ils ont écarté ou rapproché l'image visuelle, celle-ci peut impressionner insuffisamment la rétine et cette image n'être plus transmise que confusément au cerveau. Gide, Faux-monn.,1925, p. 1161.
En partic.
Image réelle. Image pouvant être reçue sur un écran, formée par l'ensemble des points où convergent réellement les rayons lumineux provenant d'un objet donné. L'image que l'œil aperçoit est dite réelle chaque fois qu'elle peut être reçue sur un écran placé au point même où cette image se forme (Lar. encyclop.).
Image virtuelle. Image ne pouvant être reçue par un écran, formée en des points où semblent converger les rayons lumineux provenant d'un objet donné. Le point lumineux L envoie un faisceau sur le miroir plan M et ces rayons se réfléchissent comme s'ils provenaient du point L' symétrique de L par rapport au miroir. L' est l'image de L et c'est une image virtuelle (Lar. encyclop.).
Image au miroir. ,,Image d'un objet telle qu'elle est vue dans un miroir plan`` (Uv.-Chapman 1956).
c) PHOT. Image brouillée, floue; netteté de l'image. Il [Niepce] réussit, en recevant sur une surface sensible à la lumière l'image formée dans une chambre noire, à fixer d'une façon durable l'aspect des objets extérieurs (Civilis. écr.,1939, p. 10-02).
En partic.
Image négative. Image inversée, enregistrée, après exposition, par la couche sensible du support. L'amateur (...), s'il « opère » lui-même, confie l'exécution des travaux au spécialiste. Ce dernier ne peut faire subir un traitement séparé à chacune des images négatives (Arts et litt.,1935, p. 30-13).Image positive. Image obtenue après copie du négatif et restituant l'aspect de l'objet tel qu'il a été enregistré.
Image latente. Image invisible (rendue visible par le développement du négatif) enregistrée sur une émulsion photographique à la suite d'une transformation chimique provoquée par l'exposition à un rayonnement lumineux. Pour développer une plaque, c'est-à-dire pour révéler l'image latente, on l'immerge dans un bain chimique qui a la propriété de réduire à l'état d'argent métallique opaque les grains de bromure d'argent qui ont été frappés par la lumière (Prinet, Phot.,1945, p. 38).
RADIOL. Image radiologique, radioscopique. Photographie ou image, formée sur un écran fluorescent, de la structure interne d'un corps traversé par les rayons X. Des lombalgies sévères et interminables sont volontiers conditionnées par des images radiologiques à peine perceptibles (Ravault, Vignon, Rhumatol.,1956, p. 20).Les amplificateurs de brillance sont (...) utilisés, depuis 1950, pour l'examen des images radioscopiques (Hist. gén. sc.,t. 3, vol. 2, 1964, p. 284).
d) CIN. Malgré le succès de l'image animée, des millions de gens ne vont pas au cinéma (Arts et litt.,1936, p. 34-03).Pour le « tournage », la règle s'établit d'enregistrer son et images sur des pellicules distinctes (Sadoul, Cin.,1949, p. 227).
Image par image. ,,Technique mécanique qui consiste à impressionner le film, image par image, à des fins d'animation d'objets, dessins, etc.`` (Cham. 1969) :
3. En 1907, dans les ateliers de la Vitagraph, à New-York, un technicien inconnu créa le procédé du Tour de Manivelle, grâce auquel la caméra put prendre ses vues image par image. Stuart Blackton utilisa ce procédé dans L'Hôtel hanté (...). Pour qu'un couteau parût découper un saucisson tout seul, on lui avait imprimé des déplacements successifs dans l'intervalle des prises grâce aux vues image par image. Sadoul, Hist. du cin. mondial des orig. à nos jours, Paris, Flammarion, 1966, p. 407.
Arrêt sur l'image. Le projecteur : qualités essentielles : la robustesse et la stabilité. Les dispositifs de « arrêt sur l'image », « retour arrière », « changement de vitesse » dont certains sont équipés, s'avèrent souvent utiles (Elle,14 avr. 1966, p. 89, col. 4).
e) TÉLÉV. Image télévisée. Ensemble des lignes horizontales décrites par l'analyse d'une image optique aboutissant à sa transformation en signal électronique. L'engouement produit par la retransmission d'images télévisées entre les États-Unis et la France par l'intermédiaire d'un satellite (Admin. P. et T.,1964, p. 44).
Image magnétique. Image enregistrée sur support magnétique à l'aide de signaux électroniques. Le magnétoscope a ses inconvénients : pour l'instant, l'image magnétique est d'une qualité nettement inférieure à celle de l'image photographique (Le Nouvel Observateur,1 sept. 1969, p. 23, col. 4).
Image-vidéo. Image produite et transmise à l'aide de signaux électroniques. Avec le nouveau magnétoscope (...), on passe d'une image vidéo à une autre image vidéo sans plus de problème qu'au cinéma (Le Nouvel Observateur,23 sept. 1974, p. 109, col. 2).
3. P. ext. Forme sous laquelle un objet est perçu, aspect nouveau ou particulier sous lequel un être ou une chose apparaît. Il sourit, de sorte que la dernière image que j'eus de lui fut une image souriante (Vercors, Silence mer,1942, p. 79).Il [le bourg de Mittelsinn] n'avait rien vu de la guerre, et la première image vivante que nous en apportions dans ses ruelles était peinte aux couleurs de la défaite (Ambrière, Gdes vac.,1946, p. 364).Le peintre qui mettrait tous ses soins à calquer les images fournies par la réalité mériterait ce genre d'intérêt qui nous rend attentifs au perroquet (Huyghe, Dialog. avec visible,1955, p. 100) :
4. On voyait remuer, entre les lattes grises, son visage peint, verni de la pointe affaissée du menton jusqu'à ses hauts sourcils châtains − cette image violente, inexplicable, à cette heure, en ce lieu, parmi ces choses paisibles, aussi lugubre qu'une tête coupée. Bernanos, M. Ouine,1943, p. 1390.
En partic. Scène, tableau réel. Charme poétique et mystérieux d'un certain Paris bohème, plein d'images saisissantes (Blanche, Modèles,1928, p. 148).
P. métaph. Graver une image dans le cœur de qqn. Au moment de la quitter pour longtemps peut-être, on eût dit qu'il voulait graver plus avant son image dans son souvenir, puiser dans ce baiser d'adieu l'énergie et le courage dont il avait besoin (Sandeau, Sacs,1851, p. 63).
Loc., vx. Une belle image. ,,Se dit d'une femme qui est belle mais froide et sans physionomie`` (Ac.).
B. − [La relation entre l'objet et son image est de nature iconique]
1. Représentation de la forme ou de l'aspect d'un être ou d'une chose
a) par le dessin, la peinture [gén. avec un compl. déterminatif désignant l'objet représenté]. Que l'écriture ait consisté d'abord en une suite d'images simplifiées des choses, c'est ce que la langue chinoise, par exemple, fait voir encore; car on y écrit non la parole mais les choses (Alain, Beaux-arts,1920, p. 274).Cent images d'elle-même, cent images brillantes, riches de verve et de mouvement, les unes esquissées au fusain, d'autres teintées d'aquarelle, d'autres encore peintes à l'huile, en pleine pâte (Duhamel, Suzanne,1941, p. 136) :
5. ... quelque chose intriguait son hôte dont l'œil semblait posé sur une miniature, qu'en réalité il ne voyait pas. − Vous regardez ce portrait? (...) − Il ne ressemble guère aux images habituelles de l'impératrice Joséphine. Pourtant c'est elle, à quinze ans. Il fut exécuté par un Français de la Martinique et envoyé à Beauharnais pour lui faire connaître sa fiancée. Radiguet, Bal,1923, p. 100.
[Le compl. déterminatif désigne celui qui dessine ou peint] Manière de représenter, façon de dessiner. Raison de plus pour que, venant d'un peintre dont Baudelaire (...) aurait passionnément aimé l'irrationnel échiquier de couleurs et la bouleversante simplicité de lignes, l'image d'Henri-Matisse nous paraisse naturelle et nouvelle (Éluard, Donner,1939, p. 111).
b) par des procédés d'enregistrement photographique. Image nette, floue. Chacun connaît, quand ce ne serait que par des images photographiques, cet Adam de Michel-Ange déjà séparé du créateur, et tendant vainement la main (Alain, Propos,1921, p. 244).Rapprocher l'image neutre que l'objectif photographique fournit d'un paysage et la vision (car voici le terme propre) qu'en donne le peintre (Huyghe, Dialog. avec visible,1955, p. 90).
Chasseur d'images V. chasseur II B 1 a.
c) par la reproduction au moyen de procédés d'impression de tels dessins, peintures ou photographies. Au mur du lit (...) sa puérile fantaisie de malade avait collé à l'aide de pains à cacheter des images soit découpées dans des journaux illustrés, soit arrachées de livres (Verlaine, Œuvres compl., t. 4, Mém. veuf, 1886, p. 278).Picart tenait sous ses coudes les gravures du Supplément illustré du petit journal. Posier les regardait par-dessus son épaule. Ces vives images les passionnaient (Hamp, Champagne,1909, p. 119) :
6. ... Anne-Marie s'arrêta (...) devant le kiosque (...) : je vis des images merveilleuses, leurs couleurs criardes me fascinèrent, je les réclamai, je les obtins; (...) je voulus avoir toutes les semaines Cri-Cri, L'épatant, Les Vacances, Les Trois Boy-scouts de Jean de La Hire et Le Tour du Monde en Aéroplane, d'Arnould Galopin qui paraissaient en fascicules le jeudi. Sartre, Mots,1964, p. 57.
Livre d'images. Livre composé essentiellement de dessins, de gravures. Mon futur élève regardait un livre d'images, debout contre le piano ouvert avec sa musique (Bourget, Disciple,1889, p. 107).On peut prolonger les spectacles de la mémoire volontaire qui n'engage pas plus des forces de nous-même que feuilleter un livre d'images (Proust, Temps retr.,1922, p. 873).La cathédrale [de Rouen] sans vitraux est un livre d'images dont on a découpé toutes les images; restent les marges, le haut et le bas des pages, et cela est beau et froid, et nu (Green, Journal,1956, p. 217).
Loc. fam. [En parlant d'un enfant] Sage comme une image. Calme, posé, silencieux. Elle a été sage ce soir [la petite]? − Oh! madame... comme une image! (Labiche, Fille bien gardée,1850, 9, p. 305).[P. plaisant. En parlant d'un adulte] − Écoute, dit Christiane, M. Paul et moi nous voulons te faire de la morale. − De la morale!... Mais à propos de quoi? Je suis sage comme une image, faute d'occasions (Maupass., Mt-Oriol,1887, p. 196).
d) par les arts plastiques. Elle ressemblait à ces grêles statues que les tailleurs d'images du Moyen Âge ont assises sur des tombeaux (Balzac, Cous. Bette,1846, p. 119).Le Frère Marbode était vraisemblablement un des plus tendres enfants de Marie. Il taillait sans cesse des images de pierre (A. France, Étui nacre, Jongleur, 1892, p. 100).Marc hissa sur ses épaules, tout le long de l'escalier, une énorme bûche de chêne et se prit à la dégrossir, puis à sculpter une image de la jeune femme (Duhamel, Suzanne,1941, p. 229).
ANTIQ. ROMAINE. Droit d'images. Droit accordé d'abord aux nobles, puis aux plébéiens, d'exposer dans leur atrium les bustes (en pierre ou en cire peinte) de leurs ancêtres ayant exercé une magistrature curule.
RELIG. Représentation d'êtres ou de choses qui sont l'objet d'un culte ou d'une vénération. Image d'une divinité, d'une déesse. Le sanctuaire a la forme d'un petit temple carré, voûté, couvert en tuiles, et présente trois niches destinées aux images de la trinité égyptienne (Nerval, Filles feu,1854, p. 654).Ahmosis était charmant : son profil ressemblait aux images des dieux taillées par les plus habiles sculpteurs (Gautier, Rom. momie,1858, p. 204).
En partic., RELIG CHRÉT. Image du Christ, d'une madone, d'un saint. Il a été donné à la maigre image du crucifié de fasciner la conscience humaine (Renan, Avenir sc.,1890, p. 482).Elle communiait presque chaque jour et passait de longues heures devant son image du mariage mystique de sainte Catherine (Jouve, Paulina,1925, p. 114).Absol., gén. au plur. Les images; cultes, querelle des images; abattre, briser les images. L'empereur Léon l'Isaurien (...) lança ses édits iconoclastes sous le prétexte que les images détournaient de leur véritable voie les hommages dus au Créateur (Lenoir, Archit. monast.,1852, p. 111).Le protestantisme a détruit les images et proscrit l'art religieux des temples (Mâle, Art relig.1932, p. 22).
SYNT. Image dessinée, gravée, moulée, peinte; image approximative, embellie, exacte, fidèle, grossière, parfaite, précise, ressemblante; image funéraire, mortuaire; image de marbre, en pierre; scène, personnage popularisé(e) par l'image.
2. En partic. Petite estampe (qui n'a pas un caractère d'œuvre originale) représentant des sujets divers. Des gravures fines, des chromolithographies violentes, que noyait un pullulement de petites images coloriées, dorées, vernies, fleuries de bouquets, ornées de dentelles (Zola, Lourdes,1894, p. 205).Une image de Jésus enfant dans les bras de sa mère : un Jésus aux immenses yeux bleus dans une figure rose, étendant des mains potelées; une autre image représentant quelque sainte femme inconnue regardant le ciel d'un air d'extase (Hémon, M. Chapdelaine,1916, p. 32).Dans son missel, quelques images saintes marquaient des places (Guèvremont, Survenant,1945, p. 58) :
7. ... des libraires, venus de divers points de l'Allemagne, et dont la vente la plus productive paraissait être celle des almanachs, des images peintes et des lithographies : le Volks-Kalender (almanach du peuple), avec ses gravures sur bois, − les chansons politiques, les lithographies de Robert Blum et des héros de la guerre de Hongrie, voilà ce qui attirait les yeux et les kreutzers de la foule. Nerval, Filles feu, Angélique, 1854, p. 505.
SYNT. Image pieuse, populaire, en couleurs, porte-bonheur; album d'images; collection, commerce, marchand d'images; colorier, contempler, découper, regarder des images; accrocher, coller, épingler des images au mur; récompenser un enfant d'une image.
Loc. fam. Sage comme une image. Supra I B 1 c.
En partic. Image d'Épinal. Image populaire, fabriquée à Épinal (représentant généralement une scène d'une chanson, d'une légende, un événement historique, un homme célèbre). Tel brandissait une image d'Épinal barbouillée d'indigo et de garance : − Achetez le nouveau Robespierre à cheval, lequel massacra plus d'honnêtes gens que l'autre par la guillotine! (Adam, Enf. Aust.,1902, p. 151).Il y avait sur les murs quatre images en couleurs d'Épinal et de Metz représentant les scènes du premier empire (Barrès, Cahiers, t. 5, 1907, p. 311).
Au fig. ou p. compar. [En parlant de qqc. d'emphatique, de traditionnel, qui ne montre que le beau ou le bon côté des choses] La guerre était encore pour moi, à cette époque, une image d'Épinal (Vialar, Pt jour,1947, p. 382).Des enfants qui doivent emporter de vous dans la vie le souvenir ineffaçable d'une agonie en forme d'image d'Épinal (H. Bazin, Vipère,1948, p. 28).Si l'homme est à l'image de Dieu, ce doit être une image d'Épinal, bien sommaire, bien naïve et de couleurs bien enfantines (Cocteau, Poés. crit. II,1960, p. 152).Les passions d'un peuple cristallisent autour d'une image d'Épinal qu'elles inventent. Qu'y a-t-il derrière l'image? C'est quelquefois Bonaparte et quelquefois Boulanger : quelqu'un ou personne (Mauriac, Nouv. Bloc-notes,1961, p. 157).
Péj. Tableau peint avec des couleurs criardes. (Dict. xixeet xxes.). Image à un ou deux sous. Mauvaise peinture. On irait droit (...) aux toiles d'allures libres et étranges (...). On passerait dédaigneusement devant les copies, devant les balbutiements des fausses personnalités, devant toutes ces images à un et deux sous, qui ne sont que des habiletés de la main. [Édouard Manet] (Zola, Mes haines,1866, p. 277).
3. P. anal. Représentation par la parole ou l'écriture, description. Il ne me faudrait que quelques lignes pour donner une image exacte de cette joie que j'ai éprouvée (Bousquet, Trad. du silence,1935-36, p. 105) :
8. Le comportement d'un écrivain à l'égard de son œuvre, le soin qu'il a de l'administrer (...) mais surtout l'espèce d'image qu'il prétend laisser de lui en livrant ses carnets intimes à un monde contre lequel il ne se lasse pas de déchaîner une puissance inégalable de mépris, nous pourrions partir de là pour nous efforcer de découvrir l'homme [Montherlant] à travers cette œuvre qui n'est qu'un masque mal attaché. Mauriac, Mém. intér.,1959, p. 192.
C. − [La relation entre l'objet et son image est de nature purement analogique]
1. Portrait, réplique, reflet (d'un être ou d'une réalité concrète). Image complète, frappante, parfaite de qqn/qqc. Cet enfant est l'image de son père, sa véritable, vraie image (Ac.). Cette jeune Hélène que Madame de Vaubert ne se lassait pas de lui représenter comme la vivante image de sa mère. C'était la même grâce, le même charme et la même bonté (Sandeau, Mlle de La Seiglière,1848, p. 63).La peinture hollandaise (...) ne fut et ne pouvait être que le portrait de la Hollande, son image extérieure, fidèle, exacte, complète, ressemblante, sans nul embellissement (Fromentin, Maîtres autrefois,1876, p. 162).
À l'image de. Sur le modèle de, à la ressemblance de, en conformité avec. Être (fait) à l'image de. Toute fonction qui dure se fait un organe à son image (Durkheim, Divis. trav.,1893, p. 145).Une grande femme très belle, à peu près à l'image conventionnelle de Marianne (Éluard, Donner,1939, p. 25).Le fils (...) façonné à l'image de son père (Aymé, Uranus,1948, p. 272) :
9. On m'a fait remarquer (...) que les personnages de mes pièces et de mes romans prennent leurs décisions brusquement et par crise, qu'il suffit d'un instant, par exemple, pour que l'Oreste des Mouches accomplisse sa conversion. Parbleu : c'est que je les fais à mon image; non point tels que je suis, sans doute, mais tels que j'ai voulu être. Sartre, Mots,1964, p. 198.
En partic. À l'image de Dieu. Toutes les religions n'ont-elles pas enseigné que Dieu créa l'homme à son image? (P. Leroux, Humanité, t. 1, 1840, p. 248).Obéir au meilleur instinct d'une nature créée à l'image de Dieu, et invinciblement portée à tout ce qui peut la rapprocher de cette divine ressemblance (Bremond, Hist. sent. relig., t. 4, 1920, p. 513).
Rem. On relève l'expr. image divine (en parlant de l'homme). L'homme a failli à sa pureté d'image divine : sa chute a entraîné celle de la nature entière, qui, pour son regard troublé, n'est plus le clair discours symbolique des origines (Béguin, Âme romant., 1939, p. 72).
P. ext. Réplique d'un être ou d'une chose, mais qui n'en reproduit pas réellement, formellement l'aspect. L'hélianthe tord sa tige pour suivre le soleil dont il est l'image (Colette, Belles sais.,1945, p. 21) :
10. Écoute, Phèdre (me disait-il encore), ce petit temple que j'ai bâti pour Hermès (...) O douce métamorphose! Ce temple délicat, nul ne le sait, est l'image mathématique d'une fille de Corinthe, que j'ai heureusement aimée. Il en reproduit fidèlement les proportions particulières. Valéry, Eupalinos,1923, p. 67.
2. Manifestation, expression sensible de l'invisible ou de l'abstrait [Constr. avec un compl. déterminatif introd. par de].
[Désignant un état ou une qualité] Image de la candeur, du désespoir, de la douceur, de la gaieté, du génie, de l'innocence, de la solitude. Le notaire de Paris était toujours un être vénérable, une image vivante de la probité (Balzac, C. Birotteau,1837, p. 129).L'esclavage est une image de l'obéissance à Dieu (S. Weil, Pesanteur,1943, p. 43) :
11. ... un Lombard, grand, svelte, élancé, à la large poitrine, à la taille serrée, belle figure, dents d'ivoire, cheveux bouclés, ondoyants, magnifiques, un Bacchus, un Apollon, un Mercure. Il était campé fièrement sur une hanche, une jambe en avant, image parfaite de la grâce virile. Gobineau, Pléiades,1874, p. 7.
[Désignant un affect] Image de la haine, de la passion. Une jeune femme turque pleurait son mari (...) : elle paraissait à peine avoir dix-huit ou vingt ans, et je ne vis jamais une si ravissante image de la douleur (Lamart., Voy. Orient, t. 2, 1835, p. 50).Aux yeux de Platon, l'amour charnel est une image dégradée du véritable amour. L'amour humain chaste (fidélité conjugale) en est une image moins dégradée (S. Weil, Pesanteur,1943p. 69) :
12. Dans un enclos communicant, des veaux, des vachettes se réfugiaient. (...) une vache se tenait tête baissée, et fonçait sur quiconque se hasardait à portée de ses cornes : elle faisait le vide par tout son coin, où elle restait ensuite en arrêt, sans bouger, le front bas, incapable de tirer parti de cette solitude qu'elle se créait, vivante image de la méchanceté bornée et stérile. Montherl., Bestiaires,1926, p. 488.
[Désignant un être imaginaire] Image du diable. Cet animal [une chatte] est l'image du démon qui s'est introduit dans ce saint asile (Boylesve, Leçon d'amour,1902, p. 236).
[Désignant un principe ou une abstraction] Image de la démocratie, de la royauté. On cherche la royauté dans Londres; on ne la trouve. Nulle grande image de centralisation, comme le Louvre (Michelet, Journal,1834, p. 160).La ligne des rochers en approchant d'Arbois (...) fut pour moi une image sensible et évidente de l'âme de Métilde (Stendhal, H. Brulard, t. 1, 1836, p. 25).Enlevant à la royauté son caractère moderne, il [le plan de gouvernement conçu par Fénelon] en faisait, non plus l'image vivante, la personnification active de l'État, mais un privilège inerte, servant de couronnement à une hiérarchie de privilèges et s'appuyant sur elle en la protégeant (Thierry, Tiers État,1853, p. 26).La houppelande du cocher (...) ondulait par grands plis au trot du cheval, comme une image du destin (Aragon, Beaux quart.,1936, p. 308).
[Désignant une action] Les flatteurs des princes ont dit que la chasse était une image de la guerre (Chamfort, Max. et pens.,1794, p. 78) :
13. ... un ravin large et profond, qui paroissoit servir d'écoulement aux torrens occasionnés par la fonte des neiges. Dans tous nos voyages, nous n'avions point vu un spectacle aussi frappant; c'étoit l'image de la destruction et du ravage. Crèvecœur, Voyage, t. 2, 1801, p. 46.
En partic.
Représentation concrète servant à rendre sensible une idée abstraite. Image d'un cercle. À la nécessité de donner un corps à l'idée, par l'emploi d'images sensibles, tient la nécessité des signes d'institution, qui jouent un si grand rôle dans le développement de l'esprit humain (Cournot, Fond. connaiss.,1851, p. 170).Ce que nous nous représentons sous le nom de droite est une image grossière qui ressemble aussi mal à la droite géométrique qu'au temps lui-même (H. Poincaré, Valeur sc.,1905, p. 130).
Symbole. L'étoile à cinq pointes, image de l'univers créateur et de l'homme qui s'unit à la création (Adam, Enf. Aust.,1902, p. 27).
3. Dans le domaine de la littérature.Figure (au sens le plus large du terme) fondée sur la similitude (notamment allégorie). − J'aime les images de Shakespeare, dit-il. − Moi, elles ne m'amusent pas. D'ailleurs, j'aime moins l'image que par le passé. Elle ajoute ou retranche à la vérité, que je préfère toute nue : le sujet, le verbe et l'attribut (Renard, Journal,1901, p. 707).Vous êtes dupe d'une image : quand on dit que la pensée évoque, écarte, que la conscience sélectionne, on parle au figuré (Sartre, Imagination,1936, p. 125) :
14. L'armoire est pleine de linge Il y a même des rayons de lune que je peux déplier. Avec les vers d'André Breton, voilà l'image conduite au point d'excès que ne veut point atteindre un esprit raisonnable. Mais un excès est toujours au sommet d'une image vivante. Ajouter un linge de fée, n'est-ce pas dessiner, en une volupté parlée, tous les biens surabondants, pliés, empilés, amassés entre les flancs de l'armoire d'un autre temps (...). En rêvant un peu on trouve l'image de Breton toute naturelle. Bachelard, Poét. espace,1957, pp. 84-85.
SYNT. Image banale, éculée, forcée, hardie, neuve, usée; image colorée, descriptive, évocatrice, forte, frappante, juste, puissante; image biblique, évangélique, impressionniste, rhétorique, romantique, surréaliste; poète qui s'exprime par images.
En partic. [Par une restriction jugée parfois abusive] Métaphore (ou, plus rarement, comparaison). L'image, les classiques en sont pleins! La tragédie n'est qu'images. Jamais Pétrus Borel n'aurait osé cette image insensée : Brûlé de plus de feux que je n'en allumai (Goncourt, Journal,1860, p. 686) :
15. Tel auteur est si complètement métaphorique qu'il est impossible de discerner ce qu'il veut dire de l'expression qu'il en donne. Son idée est une image et il y juxtapose une image de cette image si régulièrement que la symétrie est absolue, le sens indiscernable du signe. On ne sait de quel côté est le sens, duquel, le signe... Valéry, Mauv. pens.,1942, p. 33.
Rem. Mounin 1974 note, à propos de cet emploi de image : ,,Terme générique assez vague utilisé depuis le xixesiècle pour désigner surtout les tropes fondés sur le rapport d'analogie (...), mais aussi les autres tropes, certaines figures, et de nombreuses anomalies sémantiques (...). L'image est envisagée comme un moyen de connaissance (...), ou d'expression de soi, non comme un ornement esthétique. Sous l'influence de la psychanalyse, on a souvent tendance à considérer dans le terme image à la fois son expression linguistique et sa source inconsciente individuelle ou collective``.
4. MATH. Image d'un ensemble. ,,Partie d'un ensemble B déduite d'un ensemble A par une correspondance associant à chaque élément de A un élément de B`` (Uv.-Chapman 1956).
II. − Représentation mentale.
A. − PSYCHOL. Représentation, reproduction mentale d'une perception, d'une sensation précédemment éprouvée. Image mentale, psychique :
16. On pourra employer divers termes pour l'exprimer, dire qu'elle est un arrière-goût, un écho, un simulacre, un fantôme, une image [it. ds le texte] de la sensation primitive; peu importe : toutes ces comparaisons signifient qu'après une sensation provoquée par le dehors et non spontanée, nous trouvons en nous un second événement correspondant, non provoqué par le dehors, spontané, semblable à cette même sensation, quoique moins fort, accompagné des mêmes émotions, agréable ou déplaisant à un degré moindre, suivi des mêmes jugements, et non de tous. La sensation se répète, quoique moins distincte, moins énergique et privée de plusieurs de ses alentours. Taine, De l'Intelligence, livre II, ch. 1, § 1 ds Lal. 1968.
[Construit avec un adj. spécifiant la nature de l'image] Image auditive, gustative, olfactive, tactile, visuelle; rémanence des images visuelles; image rémanente. Chaque espèce de sensation laisse dans la mémoire une espèce d'idée ou d'image correspondante... J'ai perçu tout à l'heure un son : j'en entends une sorte d'écho dans ma mémoire. Cet écho mental, où se reproduit le son avec ses caractères, peut être appelé par figure une image sonore ou auditive, etc. (Pillon, Critique philosophique,18 août 1883, ibid.:
17. Les premières acquisitions de l'enfant sont des images sensorielles (auditives, visuelles, tactiles, etc.) adaptées aux impressions reçues par les organes des sens. Fixées par la mémoire, et mises en branle simultanément par les excitations extérieures, les images sensorielles engendrent les idées des choses, la connaissance des choses. Macaigne, Précis hyg.,1911, p. 276.
LING. [Dans la théorie de F. de Saussure] Image acoustique, graphique. Face matérielle, sensible d'un signe linguistique (signifiant) lié au signifié. On peut la localiser [la langue] dans la portion déterminée du circuit où une image auditive vient s'associer à un concept (Saussure, Ling. gén.,1916, p. 31).V. concept ex. 2 et 3 :
18. ... dans la conscience du sujet parlant français, le signifiant bœuf (c'est-à-dire l'image acoustique du groupe böf) évoque nécessairement le concept de bœuf et le concept déclenche nécessairement l'image acoustique böf. « Le signifiant est la traduction phonique du concept; le signifié est la contrepartie mentale du signifiant » (E. Benveniste). Perrot, Ling.,1953, p. 112.
B. − P. ext.
1. Vision intérieure, conception (plus ou moins exacte) d'un être ou d'une chose. Image adorée, charmante, embellie, idéale, ineffaçable, obsédante; image qui s'efface, s'estompe; évoquer une image.
[En parlant d'une chose concr.] Elle se faisait une image parfaitement ennuyeuse de la vie qu'elle allait reprendre à Paris (Stendhal, Rouge et Noir,1830, p. 281).Un enfant heureux se laisse vivre (...) un enfant élevé au bruit des querelles juge ses parents et construit lui-même une image du monde, souvent dure (Maurois, Byron, t. 1, 1930, p. 60).
[En parlant d'une pers.] Il tâcha de se répéter des vers, de calculer n'importe quoi, d'inventer une histoire. Impossible! L'image de MmeArnoux l'obsédait. Il avait envie de courir à sa rencontre (Flaub., Éduc. sent., t. 2, 1869, p. 99).Comme si quelque chose au monde importait hors Mademoiselle Isabelle Constant, sa gloire et sa beauté. Contemplant l'image adorable imprimée dans mon cœur (A. France, Vie fleur,1922, p. 387) :
19. Il recommença donc son histoire, avec des détails. Edmond s'assombrissait de plus en plus. Il ne suivait guère son cadet, tout occupé qu'il était de ses propres pensées. Étrange enivrement qu'il subissait. L'image de Carlotta flottait entre lui et le monde. Elle ne pourrait s'asseoir là, sur la chaise, comme n'importe qui. Il fallait encore faire violence à ce fantôme pour le plier à des poses qu'on ne lui connaissait pas. Aragon, Beaux quart.,1936, p. 313.
PSYCHOL., PSYCHANAL. Image parentale, maternelle, paternelle; image de soi. À partir de la deuxième année l'image du père commence à jouer un rôle important dans la formation psychique de l'enfant (Choisy, Psychanal.,1950, p. 66) :
20. Père des dieux et des hommes, Jupiter, dont le nom est l'équivalent de dieu-père, correspond à toutes les grandes divinités des mythologies, représentations sublimées de l'image paternelle. En psychologie, on peut donc le considérer comme porteur de cette signification : il résume les notions de « sur-moi », d'autorité, d'idéal, de contrainte et de pouvoir social, les attitudes de l'individu à l'égard de ces notions et de leur manifestation. Divin.1964, p. 220.
[En parlant d'une chose abstr.] Pendant des années de misère, ils [les forçats] se sont fait de la liberté une image violente qui ne s'effacera pas en un jour (Aymé, Vogue,1944, p. 94).
Rem. L'image s'oppose au concept, à l'idée abstraite. Longtemps les objets dont s'occupent les mathématiciens étaient pour la plupart mal définis; on croyait les connaître, parce qu'on se les représentait avec les sens ou l'imagination; mais on n'en avait qu'une image grossière et non une idée précise sur laquelle le raisonnement pût avoir prise (H. Poincaré, Valeur sc., 1905, p. 19). L'image ne peut pas être l'idée, mais elle peut jouer le rôle de signe, ou plus exactement, cohabiter avec l'idée dans un signe; et, si l'idée n'est pas encore là, respecter sa place future et en faire apparaître les contours (Lévi-Strauss, La Pensée sauvage, p. 30 ds Foulq. Sc. Soc. 1978).
Image de marque. ,,Ensemble des représentations, à la fois affectives et rationnelles, d'un consommateur concernant un produit, une marque ou une entreprise`` (cida 1973). Il est bon de noter que les facteurs psychologiques jouent un rôle très important dans la détermination de l'image de marque, c'est-à-dire dans la valeur qu'attache un consommateur à un produit donné (Olmi-July1970).
P. ext. Impression globale (positive ou négative) que le public peut avoir d'un personnage marquant, d'un homme politique, d'une institution. Aux États-Unis l'Université est payante et concurrentielle; c'est pourquoi chaque Université est conduite à soigner son image de marque et ses relations publiques (J. Antoine, Le Pouvoir et l'opinion,1972, pp. 106-107 ds Foulq. Sc. soc. 1978).Un homme politique répond à la télévision à son interviewer de manière à donner une image de marque de son parti (A. Brimos, Méth. des sc. soc.,1972, p. 214, ds Foulq. Sc. soc. 1978).
2. Représentation mentale produite par l'imagination. Image érotique, fantastique, libidineuse, onirique; images du délire, du rêve. Une angoisse abominable le saisit à l'idée d'avoir peur sur le terrain. − « Si j'étais tué, cependant? Mon père est mort de la même façon. Oui, je serai tué! » Et, tout à coup, il aperçut sa mère, en robe noire; des images incohérentes se déroulèrent dans sa tête (Flaub., Éduc. sent., t. 2, 1869, p. 32).Le système d'images demi-délirantes que la fureur et la déception avaient formé un moment plus tôt restait trop cohérent pour ne pas l'emporter, une fraction de seconde du moins, sur le témoignage même des sens (Bernanos, Joie,1929, p. 647).Pour nous, l'image perçue et l'image créée sont deux instances psychiques très différentes et il faudrait un mot spécial pour désigner l'image imaginée (Bachelard, La Terre et les rêveries du repos, Paris, J. Corti, 1948, p. 3).Peut-être pensait[-elle] à on ne sait quoi d'inexprimable, d'impensable pour l'autre sexe, souriait-elle à ces images sans forme, à ces montées d'hallucinations vagues qui peuplent le néant féminin (Arnoux, Roy. ombres,1954, p. 188) :
21. (... La production des images de rêve dépendant toujours au moins de ce double jeu de glaces, il y a là l'indication du rôle très spécial, sans doute éminemment révélateur, au plus haut degré « surdéterminant » au sens freudien, que sont appelées à jouer certaines impressions très fortes, nullement contaminables de moralité, vraiment ressenties « par-delà le bien et le mal » dans le rêve et, par suite, dans ce qu'on lui oppose très sommairement sous le nom de réalité). Breton, Nadja,1928, p. 47.
PSYCHOL. Image hallucinatoire. Afin de faciliter l'exercice de sa « vue interne » MmeDenton réclamait une obscurité aussi complète que possible. Des images hallucinatoires auditives se présentaient aussi souvent à elle (Amadou, Parapsychol.,1954, p. 107).
REM. 1.
Imagette, subst. fém.,hapax. De telles imagettes [d'Aloysius Bertrand] sont comme le produit du daguerréotype en littérature, avec la couleur en sus (Sainte-Beuve, Portr. littér., t. 2, 1844-64, p. 355).
2.
Imagographe, subst. masc.,hapax. Nous manquons aussi d'appareils capables d'enregistrer les images (...), en un mot d'imagographes (L. Daudet, Monde images,1919, p. 248).
Prononc. et Orth. : [ima:ʒ]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. I. Apparence visible d'un objet, imitée par le dessin, la peinture, la sculpture 1. ca 1050 « statue, figure moulée ou sculptée » imagine (Alexis, éd. Chr. Storey, 175); ca 1160 image (Eneas, 1089 ds T.-L.); 2. 1176 « toute représentation graphique d'un sujet quelconque » (Chr. de Troyes, Cligès, éd. A. Micha, 5492 : qui estoient point a ymages Beles et bien anluminees); 1873 image d'Épinal (Lar. 19e) [1866 l'imagerie d'Épinal : v. imagerie]); 3. ca 1180 « ce qui reproduit ou imite quelqu'un, quelque chose » à l'image de « à la ressemblance de, en conformité avec » (Jeu Adam, éd. W. Noomen, 5). II. Apparence visible d'un objet conçue par l'esprit 1. a) ca 1160 « représentation mentale produite par la mémoire, vision intérieure » ici en part. « apparition, vision au cours d'un rêve » (Eneas, 2871 ds T.-L.); b) 1647 « représentation mentale produite par l'imagination » (Descartes, Rép. aux secondes objections, Pléiade, p. 374 : les images des choses matérielles dépeintes en la fantaisie), cf. 1793 (La Martelière, Robert, p. 7 : cette image, et l'idée des tourmens...); c) 1883, 18 août psychol. image sonore ou auditive (M. Pillon, loc. cit.); 2. ca 1265 litt. « comparaison imagée » par ymage u par comparison (Brunet Latin, Trésor, éd. Fr. J. Carmody, livre III, chap. 56, p. 368); 1673 (Boileau, Traité du sublime, XIII ds Rob.). III. Apparence visible d'un être ou d'une chose. 1. a) 1180 « reproduction inversée qu'une surface polie donne d'un objet qui s'y réfléchit » (M. de France, Fables, 44, 22 ds T.-L.); b) 1843 « reproduction photographique » images daguerriennes (...) image négative (...) image positive (Annales chim. et phys., t. 7, p. 229); 1850 « reproduction d'objets au moyen de diverses techniques (ici photographie) » (Delacroix, Journal, p. 411 : Je lis (...) dans le journal, qu'on a fait à Cambridge des expériences photographiques pour fixer (...) des images d'étoiles); cf. 1867 images photographiques (Baudel., Poèmes prose, 486); 2. 1550 « ce qui nous apparaît comme la représentation visible, le symbole de l'invisible ou de l'abstrait » (Meigret ds Livet, p. 118); 3. 1795 « aspect particulier sous lequel une chose apparaît » (Genlis, Chev. Cygne, t. 3, p. 45 : Rien en lui n'offre l'image du repos). Empr. au lat.imaginem, acc. de imago, « représentation, imitation, portrait (sous forme de statue, de peinture...); représentation par la pensée, évocation; vision, songe ». Fréq. abs. littér. : 13 449. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 15 348, b) 9 470; xxes. : a) 17 797, b) 28 325. Bbg. Grize (J.B.). Schématisation, représentations et images. Colloque du Centre de Rech. Ling. et Sémiologiques de Lyon. 1977. Lyon, 1978, pp. 45-52. - Malkiel (Y.). Pre-Classical French une (~ un) image « likeness, statue »... Rom. Philol. 1974, t. 28, no1, pp. 20-27. - Migne (J.). L'Image de marque, en public, et ds les relations publ. Thèse, Nancy II, 1976, 181 f. - Ouston (Ph.). The Imagination of Maurice Barrès. Toronto, 1974, 307 p. - Quem. DDL t. 6, 8, 14, 15. - Schmidt (H.). Fr. vivant. Praxis. 1972, t. 19, p. 198. - Uren (O.). Le Vocab. du cin. fr. Fr. mod. 1952, t. 20, p. 211.

URL : https://www.emerald.com/jcm/article-abstract/2/1/75/201003/What-s-In-An-Image?redirectedFrom=fulltext

Just a moment...

URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/image/

[G&,H{H kA5ER5>-6OM"3J@3*9fж3ffd~~yA@Ru)q[{ޓqnz>j峚f>Wjƣlרl?xyh'?  ',Ln퉂rVux2iݖ͗< j;9=? ihXƣ4Ukj}tX*KVѻXyzS`7*1Nd̒1~t l, zeiT m |.ha!kQ7\w,3טiqk;\0E 4ZJ3qJɄM5I4E:'apVK=jMȋfM4W#?8jGSs+m69p|gJqnRo~8UIVgZ4gтmS"ud ,3Ï֠^ Hi2 >,gka0LfncjM`>5xW/{**e`n?$@OKD, 6Zw 5!>)[x*2M^) 91U+  ~%uQzE]C;_4%V_%wxl Ĭ4$m~z 3C: 1ͣ CCҷIzN0x.r }Hsc@6v >+ɽPnۯ9#!Vc-<ﭶMw7 I&y~2{C0~J؜r=Io.t) e)Y3]ۉ;gg_L9yV5Y[x@H XՙŠzcAWE8{*)4#`8EIswۏڇF]+F4$LZи~f!U zIzqV}5Vu($xwqyqQ_V<6◫ȱW z6EvV8-/CEv:7_&_l.WLhƆ:18>燋1LO 8[q@zJA$Jȷܻ06k^?ׇ_%/T`7Kz%+ ڷ_ϼoÃO9l|E2|x/N0_}{/,h'f2L3axagDef6K|U|7_M~S 0`ug%L4Hgv-ۼ3f[7,<9=0SdVoL7`*Oz0zA= h'N@KOdu42zX_>)xBYwBq0aN8z^'zFk:+wHY ,qѪ +X @࠱ކhMAzF&ØFf eTXfV|y[F+I/ ch?d9hrQw=XF1x˕y:50?ioWgEW37z U+ pt;;VO`A鏒6%7ŷc5ͨݬn&ih.fJL2֘~T||V {-bF/ׯڬci܋@Xҋ&Fʹc ?M~~fqA;(X-ej?X̛x=t7ԩ P mCfSOk)< FJAS2rˡ8N 0c:W ڟ܌kSpT}/9&k}fY,l+pfK|־DxT Χ ){/=$JNhhP:>F~:XѬ6trݰh.r*:Ko$G> n;KL< fb@ D/JT~`~co(4\.FU0F9F :{M@!j&_h unlc/fmHm G:Mt{XQyC4R4?S90K A㦅h4.pBA? tu0-TSHFyJ5JܐvmkGN($>Nȯ m :D׉,gs9YDáV]0_%:lz#z~D<*kaiplN$pJ ehXwJC<;ǽ:.)qL8!IρZqH"i}Qp_& P{hN@Ar#֝6 Jj55I*n3< ^ݙ)t5X5!5etcꐊ\蛓!ix߱4~ 6d?6ҤX,KGkrAyo@ +>P*8[B&#TԜuI!fBeOkp=5AU 8rѝ8vXd#h$$EtəG͘8Mi; < ޴}E}hV+>^?f?V-𺻥u'F^څĹijT PĤ )ivBr!c+8+ծ8owr)ښw/{z/tOKug`tZW yɋMx0أvlg;|&Et8F99'8^ŽL1űpIe̊a]7Kvh7YtZo$!t:;ԷGlZ\gzo+ۭ'sOywKڽ7|SZSD{oTk`gHZ+PZ/[[8D"czDľ1p:7ܛfuHOāì^8첱ÉxC/lTc|Gf=#lwߪ$k[ƉGepͶ-V'\Ž ':h;rmst\ժn٢^!ڛXSlԡ\;!Nx5-խeڛ7" k K c6ࡽ\*ֳ=R9z3Bgaf}=GW k(Dr:z[y俺mv[OuW?{t&: ,{+3HA[;#zcpU\k)0+Da&JC%38V& FD7p]>s~g/)?,ۄ]k\g>}#6 uWG2ct# w8J`\!x/'ݧU2 ~ߊ<3f}~=:i`W\|U{4}_%8@l]D &05uQuвSH^ޕ-._в:̖M:MG#;#m̕iUv2t~y劬JWWed| qER W7߫1w"Ձ8TQ;ӣ+;ap_%߼?Ⱦ̥^1COr2yg}=$1ׯ_z7#m+duGr/m{.nR`d< I{ﴺ^ j4p0m# @ c8>6B6ݞL"]*0Hur 0'o)8'OڦQpk9biu.(( iA N, r@p8Ƒ6EO 1-/]Es8y|EoT:Y%d> 0(ʪxt@>YN̑eߎ)0jkO-LQU~@~NPVCѱӘ\k.oCs Rw aE$ϣ߳CT]V_Pnk P,cn6CssJH:k{Aϳp3MkW BB]}7Y8')E1l,Ð>h_\RaEUկ9c x~^\<4;h_RI9ΡM*Q2H3֚Dl*fQ6EBmrV[0R5[k;^Vk$.3hfso1wMuc }܂n$F2p @/߯grvq!yp1AFiX]ݒRJ[hk(A~LH΁C4cDfZDB_"j=Y[]dzy9!5A{TPARTU)ocJms*B홤'udw'ia-E#PfmA) md,Fxӟ0nr0|ܠ#Sn6n4>GeaqFڮƖHSCX@ =#O ‰Q~Q֛Zh1YIuDF5 t4gt.b0Q  D˗unj@xZ:@Ҭa)WH"ʒh nԩHCv3j?Ԍ#˕B/,(S+Ҽ~NBB^+CM1mDhx6e?=0H4 ^q?fRRk).o3b񒳱7#PNch[x{NVH!Ti۬# LD:<mz%3m{<_)_ ^dwj?-\!$r ]`-z0l!.AJ#E$djՅ 2CJUrD)LOW۾$m1q"Z- §sXV3Ѡľ;!Ja0HOqvħk]/}ZKRZdX&M7hd3; ްO_@ >#_z /Ea9o?hd%lҿm0HWgY`Um4QuPa$JN'4MV n,试>3!1$G.u8z0°5kȴr: 1{66h? 8Qڼ xYCSYWaUEnR9FvpdNEW$U,kâ1`"7-#C3X0*@ D}A l9Lp5V!. y/sIzfCi\di(! Dp#ZPXcܽQF1b?d%ZhE by"C %E%R "yY<7,h-50”J}ܯBe KňmV -28xEض }sDTqT <FAj+Ex o^^dz)I:+K%t@Nabj1T[4>5VŒ6Hj@9FlDhӨHj_QYw{%ȵJnP:` )t!;W&tRoDQ\h#l\\j2Pʰ،Δr28 :|T3=QR SiNLD" Rr2'o"EHppM,i67).="( -g:bWԌp/gz[-q0r*sjt'ݳHȓd4W6.ig H? „1giӬL;DFGH7Aۚ1C8hC.;גo[?ZV0g-k؆T?\"_2mj CߑβdS5=Sg?qܫMҲO IT9ght~ʦ+̽rP 0j < - j  h"  ,`X`Ҝ٦/:) b`䒳2I;eew`k*Sz!_56UQ^74SR8CsHdqlm%u]/(K ] &Éтa%danWzAyi ji+:mi\Yf4!JaHO.˅E;w*cݽ!'U/8A[nWo*H= rktrYMVxjd*='\Lege/DE# t!mfi*Yk0o{82~9ݳ>v)rc:M`OosyC2ΠSN熂JőCUnzl6ز%5[in?im=ߺw)&(BǜUɰ> Tt孾73h%͘^9_W o| VC`d~sWU}vA4o3_ `s+Yiͦjޯ+ WT~!Z)Q&0z3U}~Ex_1]/ WH" kGm0lST)Amf 5 z+Pc%J\U=M/^Sfke Ao ͱ]vP6e_:eԿ Z@mƞ~|4YP}gr?5SĎ/jaG0=_|"qXg{p-\VT@)V+Ir*@ZA߯XDaiH@Eo҆!mBgap1RuVEwkdҙxՕw3cP dyOxAzoVma ;Z98.nߋ rKBpе\Ǫ'+q@3ަ|U]'9wnЭLw27xV{wp bA0OxXRf%#.ùY-o -4N5#P={ɞONeP*UT>BF㼟3ǾU蝟f6Ѽu7+%F^݈GSs%e./Qx aH8d'v8 vŝd#c7 8&p ~0_ Atu_/c@:h@DYq&vkf_[jhbL𜝑j1EUju2,CVl<]7kExkVPK! G%mؾ)>s.f KǛ/Yxuqץ?B(!2Eb\L\,ʷThE.hג4X:gj|` :X:i]E,hpPC؃|AC-`bu,FR&a^)TA,%hK(XJH&%ilЦHrPQ$ _f5!̢D%B$r,V 8~RڴYn}ebM]+kY2u=7lڒzNɆm:iYVֳGSz( 1k$2A6$qպ ?l;ܩ]Mp.r. q%NQ%/ P˄ʑ^@"-PJ.MXSmQН:((_4mOW]𲿘,o6x+T-|cZϑ2e07z Q(UX\AryexF'Άq۾H.AH(*B2e"նeJF iBr ShFts PixR͎v \אlX9BE^ermؑ/h`j91pv%s-$`$ݜ4k4 jgY:d5oqGҔ: Am I$Iv72?QMR~px6G@Ջ^+ee.a%l$̲5]6K$pd?P˼M;b*R-l ꅌreq)g&vYo)o 8ttL$PeMdL zտm\xMq7E.ByDl.>>:cN9Kr*]88Tr7W!35K^z"EMpM9G.7ŏ)qdчo *棼69SE#(l೩g?p5*[Zvwger%ۧH8Hr[PR8eAIYvO؃i}~IeJ*8K}ѓbZHl'ʢMB%)[DjOqqj5ރ-N-@XR)\U$6}NGMu!z('{UbRЁS}%ܯT7_{~k`k1;]w2ߩRiyY5MU!hfdT*PObB3| \a-[Nl7ȼd=1F ﶇ"`64,GuH3M %kD=;_*v(dQ.YR+ʟ`M5Rfw94Mku"~ҞpIo/gVPtn"H!6G`唈3|UmjR2o>=-t84OKмϏv7+̨0+hjUxCY#ՠjs!$ ;J~3LZ.D~+X[2oSqcxвS +nrze ;G FRf%y$+pVe&Ξp`C y5)P×S0Bɉʂ:ۗ({6nh 2D(G^LxJx ^am~yG㕗Wnj'+w+e[J0=㕠I,é)^/áU8B+)vry-g+/? 4 ^9elWCWn*LƬԹξئ#~~r6݁W }xe ef 2ޮނ[nZ>bfE~ŴSZ2ދeEg~iE4 L3_4Jk0_nR5don1$b^ps9΍.}UT_ \ZFCWWaU؁|NKK4;Z[ ( e%pۊ ߬ԫWڸodA{WTM$ V8mWMxvp]̂R@B!&&ęo9Jx Y4 V{yq++U]:IXUF4h EJB|MDYB |5; ׳W~@wU5.r\.kDRlS ʥ77ɽ[_N<i.ަn)q_֙Fs أZδm_[ @"O cp4=;J'>^їpy_SﱣS[ a):*p2QY#FKBM*c&]7CvI˲IU(n}d}ˏ=.MtT&&CO1s֏=ܸ^#K(?f%[Qf*!bsvY"GC\n!Or8H1GnCŴc+m])sD14F'_eY=wqot\bev'dTqjQ2m"^k^8abVw@+ 2%-U<.4m \Ȱn ufs4nR[1 2lf [Ҙ]R \U/ tIDC)\F!sz㵘Ċb e@AL%c/c;fTMUhdkci4KCnU&),Qkrʫ.Bt< M2.̐ 97xZ%TZb ` !Rwrk|K'e7 TUb MNéYJ CI$.hf-yQI$N=Y8_F]җ2mkm8-(љF µמan“pR^os%L$t"ʦ3ٿ&}reQIrѢս<NWs]$N 4-~ ONf޵mA3-:ځ\Nlp`53 pO:JsPS^oLTm.|MEےܫmΚ/էsj,4IBV]"w[}0e/wviG⭼YOh'UZz֧ rb_̍T^ZEi7\o }uRdHSȼEk_qnO82'oiT ,/}[gjZp w;r֫V_ &K(dfX9dUu[Tt-yUˮ(/jW ;>reKT@P>|Z=S#/-88g,EST =k恣e]?Fr-}YXȊ!2}wajsW%P $TqbT^zr)͇Y?ᕇŅlr~_*;U3t~a~xNt U.Q̝/Cg-6Q5Z$ dZ7 Ɇ;+ "Pқq(9E (jHYPiQ [BL~TXՃ]T 5o*J*E! ȏ\r '9:\Ի0 /ۗ^d:$\?ќ܄mee!١i%? Vh.EyIp(e/*h&]@4|B]?S W6Yz^Yjq4]W!Px ڰQ/|qOHT*e8} v]* H2~~.&p6:Xzh_2YYx.Fț+' wڱm.HX̽̀pջ [wY2FX)b"O q+@&H BEJ x=XQG\݇»/c/lT!6MI5Ch&7EK7]{>+J3Yug (K\2X?Z}%\#@,;jlکBʋ}BʳR|KrB$@n@{=dxh)9kroPE7e)|.X-ra]VymqPQd5B?SQdx&|gRZB+*J1r@v tjvHq\8I]sN92/t`PFq\U0ob mӖnVX:p-1x9^Eh0[עHy^u>>ut-G'c+ႃ*8}:u,{ f^yݮՓ0tGadn2[CzDΩ.?^*1OrTk;i]LaبXArܤcyU $I!ܪs淕G]Ý'zpnnjpEwR$bPq4!ƃ샅G.&ql_b)Fz$+.C9iPINYmޙLBKC0Ԛfx"mS*#zÍӻpE';.'A#Pcקۯ #/Nf*Qk`q] hoocP}i4NaV5"Α?8,ŐCpI!gɭ=v} greP˨F7Ri (ڛ7OEyy߬jFxZ&{{ VxZkj%U*`|sJ ɏx\`aqu֐K_䱬::==mDo4A[wvSs|5nS視b+FK nql;FxQKp(pCZܜJݟEzޏ]r^5w73ީ3suR0oI;na$ ]#fdT qx' $A"U3n'˦Ћ ݾ5AFkt4'NO^K' W*]ʼnkL1T-p^x۸yEJmjoY{qD_K"z.ơMD5ԧ.ez0. .P͢idǖQYOxcYÿ~t?[&'wڋi_q_DoF5[N4v|7kQi,PBϩ[S(!@i)Z`@@kwF5^>#Q0[+p4h*5|{ᝇokAx{4(>xq84^5z۹|N=\opZeM\y6hTiz9*u͛atWǛM?nk;i)ߣA2=۞ZٴNItnW&?k--7-*AiGsm9͞j(zj:YmEI am56=֧ [ږO+|vmsQ}Ӷ5@7]~us7l1l͢q'Vk ڃF,mv<&(62]4lwQvDak0V @?VQVڵ`Hu pZmZ_cࢅES=5.=:{?aE cy0U gPŦ ,='C E.֊ڲx<iC i4I|5F\B`,$FXk4rܲP-mXQ4VdO$HP [Ю>t̫bmYsܠ h} ; =Qk,$90Jrc(k(z̄[7oL!K%"VUe׹gq!OV!)Ö F@FVxܾg}煱g{:ڼw ) z&6KK"ONm1(auP4F/dܢO!VdE_!qZq^ 1 "Z^YfT!Z4)rI)p2΂A{_MY6xp |q\QHہ#Y߲v;tqװwl˅v׉R?93ҼhYjJ] zz<_#$q1U/ϝ^`)gYvZno`9V.Oelzifx;϶ё6l{$C ih`{2U6;Ϟ?jY;S^R @#?@ҩv8wxJ(d SA5JB(O"i3l@?A79OS]*?љ >W rev Xp^$LָWL(ն郊7]nzgR r/LIsml)S&QyI6SQx~H`ȖX=+ W&ݚ@Lg4UzQAUT4*l20ǔvEsׇ: hMa,"gNZGa܋YZ,ZCc9nuF|4d7=P/}JRO#K."ו,XZKu)L-ܶމ8eS|JʣԎѝ7h6bC| ;frzO{p bvξ?oFXp6!lZ}@g$PK:!SHj+S P4hQ Lμc612}eCX $,YDR5JЕOqowM=4 Flcpf"YC?;(6 %9`K$:,! ~`Æmcp(H!$⊜j.62ӪdWd4,W>x0Iޒ0O"!5Q 1#9IvR0=p@, WH+؛JI![3|Y{<黟":ntUH@@gq )JL4'x ˜<I˫D dǜrKFV&Jp q6)*7`X3Iڷf:(XY rD?c FQ'_>7ՄORv ԗ>~S@}l^d*I )x') Hh Y`W$a0H)NFvz7dÄbz biF34ЙƼ\CZ`H1wEH Q _ c]T? "X Sޞͧc}[j:`MDvxNqQo*^*ʡYi?be=bQ0EeNEgpdTz$;ql<a KDNV`G}/=QcȩLʽ:)}8!Rã"HYO@zUɿ3q^ `,5 䬶L ʨ T*5 Y² v@ztOc(@, $ Ks'6ӫ?!f ėP 7BD)tudw?!.RdrD`L`c: @`$sVFi!lyPc\c2(18$z姮jYTTň*C*<98 ad_02qAht0$֔3)2 i(xC s*!+h"lZT-0^,}>W1r *vc+oNH9]. YxFmֆ\`8jބ@]4 ʹuImi^Vh!ul阵ؖ?&Јf} mxDr GwtEoH"RC=DKfvd+ ` \Z"A>g" HX 0p 5{I?IJ !d5 :.%bu4&UXS=ܦ &~b>):~Wj CG=PI6Vf4.h6p*Qь j @߄鉚^~rɡH q|H^d|13͠Bb)-$%ց!߸g\$S $~|3ne7T&Ki$=CĽ$vN$wÈ 3J2eZaSGj<"Rgޤ:ٲȄ{zctKƓkRBPh8'v)X` 8" =BI+ l *ڜ[$H! w+ ƸAx'O~ ',̥͎Dy6hc͘PR̡u,otX؋G 7P.Plv 7B74L cGJϒp$.C:1="]B Bl6EAXj)ܧ ,UQQ 0m!D [ r:u&JܤRx-)i &Ѹ=o7kVnȂ12ec|1yh"H('Rz4\oQL!Nve8;}utf$? M >_}),~yK{G ,<;c@W`kYI *e ijv1vN E4lu.]mcSJɚvGU/#U8;Һ#`/TgC-0T qM1t(vsL69 \`:XB_2cp|ues _l])?k X &0FM-s:L 4"i$} yR-4 6szQ>֒8r){>q. e[ sIHL 1*LǐxqDm),dijvng+ ^I9]pX(,(~XbEx|1/g;/8pիV'!Dd)lAG͗deX vyk*,.ͳ!BEuZu7WƝϿ~PY2 8ąWwF'UF:o(n{AӸ3]@b4eㅟ1_; "*?0wۏڇF]S^M'y{r0*t GBP^5aMd䒦jq݊*(b\ntTлAL%X8v$J~)oSb%Xآ7h2jHגh靄U0E9OHBek?w'74OOH/Ner$ާ1Y?EU,:n|Nd6Ԏ a8-O jQ)QV93'O=|$Yd5M(.zPf>aVMT]Fi,1{1ҚUK䡟˱KYS5mh/#JO3[D"oN6O?#w;}{)ư:3AJu^J7itCǛ WA`ee*v0־ïnc[4W*2Pϲ-9b^"Vf"@IO p )d)@tر<*%[ʭMmN!n`Oi(Um@x#J: ye< og|@%Kz̄gNDH1wf {gaA.Z1\I,Sqn';nzĬf {U99ծ6L&=Ő_賜n0{B[jLtuѤ ]3+ېbE-d`[/__n͏=G^rr!ȅvne^E-!ԧDNG6fb0wɿK> S3;h GUGZcQ!Si@t@ $掺nwp w IYq4qmd!^C;>mݐkv .e7)pl`{t1o2HwL* 4 t/ۂ禄,*ӺJaYu]:Tgo([- v /q3Uh7:m=}9$R uR&^th# v%gxת{ҽT$5+V>io9FCsAK@J1"vZ 1 U "dM>LMǙTjaX#:a-`qra'#Y)~)՞0F \(9<` #7@Q,R"Ĉ]x.ZOsp++c+SpNIgY(|8kCASp'hܡ%M:k0NUKKn!<69?X;U"n $B _/°Pa[e@7qxkiZ8r$gp[&(O88,8QK-$y/gc>peQ-SSIN9/.tXvBev8{9f%0E1Zdîq9W\v]ٙ*%9ґCpLW;gNhod(pQ_Nl)TwkBh653nX, qp,?kl܏a%Z !EX=|)aTLW\YI-=/8p|@s圆pN尠.#z/ѮrIܹ9 %s8-#coÇ@2&Ad9 CL_Rn ^9<&|ɎŽ~^Vj}уwJ_DrWv~EC2w1"ۛ6Y?C3iOD+u&Q>rٶӝ>yqFыCz%c| _CI\Wzj߲#D `y*%1:,%=<|"L!}n^DV>ێVG{]JT7d:gn/S]/E ʫYl!әCՅÅs 0:U$ d HAz8I) GT(Jq2|cEȾDDԞsPXi Ɓr ljA֐D "-,2/ 6%yR#嶽1':~Ӆ}:CaC-z~}V;6oy\o׭[Z~ fc,٣'/<|xR_*2y 28TxWΊ'Ţ],("xG?vHB1Be'KJap7iԭ^zؠ)"DxLJd.LcxEB0Η|%Pf"q(7!SN7u)Ԝr` H~*֑*Oi8q&PjLr.C4,S gj Cт&; 86.ӈTg'^)U$""8]AaJB9Nq ;}9﷍_|i?<8|xxxƽƷ}?6F'ULR'u(d1 amQl|1Q#-! b9DRYJ'4)ǘ#[ecA Ad%Ra"e!JQ4RF XpK^: ӋDu()_' n9g3VlfY b Uk/0Ϣb=zz| i5q"2=>( lQ"`'. ¡b;b\14i_3p Jhܗ)&GŔs'BD)ǨQ8?SګW.7},zv(LʐYLeG~v##~|C;?RKb7| PUy=rQO$NEo/_Hoϩ>[^2cg[rr@~M zR/, G1ϡӹKa7ɦDNLad"FaB9k>M2:k. {yl:; r\4K@o).-Ţn+^qT]]9Jw-S s.6̈́ijݰoƳOCދJ/a@%as@'"ٝr/> ET4'YhS8U9}p'_=KA(gvtix ~z5y8LJ 0!WV:Զ,DQ @0ە6oיsx՝W5vSڎt%n/S v`YJK,t36^e _%EYtU\&1o'/>NkOw)_KC/x \,4mK?zXɆ,]#u!iC{-)`?S{J)n)/.mc$hZ JmU'{~*hTYLbH9Xk˛\銇yIs1R,ORruZ9~#Cm HkO\usn Vw~j").ap?d+{PThS ve.Q>HCngIr$>eNӉL-]de{-5ٽ&]-1.e7AE[m!bM?NJDH]\Ha8E>Yh{nBNw5kw*Hm`^/e4hh/r;rKE-ΒIˊZ^*3Ұ5tqCƝ rIꢀI&|[b: Qu~i`edy]fwzzV.'!Br UK~y3(1iXD8L.*tGtInIDG6d 4)y"zD|!Ma*8Gn.IK3n { GDHYǪ?a>D(TT"l Nty ܙ}=`,yWeI.ELgБ6T!,o=#: 56v nCy#%{V= =oz^W\CE9wi"~{O0hh~<]FXZ ]w˳|vc@g٘- 0Q2\udi !> ӃO) \} R#مg$A€aEm"fcU麍x"1NJ=L ]þj nw}Zi0yn5Ы-Sr,W/nB0bytpㄼrZhZ/e^^" &X sEu`Ekj~sʁ,CNd|twqC;b mŽ8rJԤXd7S5|=H.( Aԇ<#6%@*}ܺFYY=R~.t72_ݱ1r("dnJ_>DLh-tU1!,-/6ұ/Ӂs\2IsRтX)㞫p"5sWòN  *ǎbtL;AIwm|2k{9HF9mr nCIYa"W$tWB@\YȗlSjCQ|c~6c}N¿D*A߼JN-PW4AI!lfG˥ww0K TEseu ,/8b|16#m2܃gRLMِ6i *Vře5繯UE>J.Up=Gb؝ABW!q&ʑ:ׯbb%W749\3ȰZ.VE7EqaB7$cu V)ejbk1B"ɽ-8V#IG!_BOY0@N#c\- D_9 /2ğh4ނ#~$O݁@HᄐA rDdݐ?(V%1x,G{zj8/mLƱq 8%."SX 1TqA .lL`D947 $OX 4Wq42qᔪȿe*]| Jm535EZRCoI+ nkͣx Y9:aж4qptT\/Wᤎ}l4r|#x a%GoC?h me3)=??( d=Ɩ}N=gYhܬz(~=h#B͂ NA&o_jUMuh:MF3h&n-y?~'|e A%O)&^!"ڊ}Q= }UO-"Ц]ΒzUI i:`tWSښ}Sf] k?l &Z5t pOƝ^iۨ5X3;:8NZcfq{`l&a«Nܠ;v&Ái{LL0|s8ñ]saw, cL|o \^o2#:] u it۵^w0 /p\^ k`x܁ḱ t\$fW؝Mp8 N+j~҃y5t;mv-# ڸkv^" y5]k0؛Xw$ -vQϱ;`vw;]񮃡`.N-G}Pix^y;V [~zxGk9u'KvQϵNg}&hǻmo`cy~6f6Bl!4Dk˟`1~tl\cf1jq9:C'Xv;A=`|{=`s/tvLNsBp ӣ6Nx'N0 }wlIcb[y9^oh.C=7z,Bhw1w!tc9obO3C{»hſXݱ7M5=m#fivinβ i9S8c}`n?w=ϷD"=x.`iudwuLo`&F1Gg]y@ oA\2!0"cyV6f&ud0`x@}"ÿ7DzŻ~L;(wul PlלX^Mu }zC= yΙ ץ?0`D{C1vYqtM#i;;57HI B;q,8^A`YWNx7M/7N <vwk3:dcq.uY@: >Qt~_þkړ^ &q0p_һ!FøP l1֡ku1?micA'jM{s0Ǝ;Ʋ=1p wk \}ХC0.>hEhӳ?p;!n5 |H]t:tq|bm= c\vЧ}Ձ&};=n\=8ibLE.`Ly@Q[! 왂80}C@ZgЮR=,6ڴoVa phzGf ]vA{v@4{o86>1{^iٓU|V+Gx_J^^94cR::ȣSՉu~^֗"bJ5ұG4<9](Qh٬=Gx6Q]Z HŘ(s eq̒~s57ሽ HS|qܝ>0UpdVY›7 b1Z &p#B{h7(TĽyxtGs4溟8tCh:'t#z5iVm2FhŦ]QG-[ FsShHPa2~ņhq 0 FPcZ2^y#FM`yA}FF&`gXǰф_Ip76uXzQkt:eatV]! cS-~MBQyaidSAPFs9+öp/T>lgƯ}p~]|W! b+l6+fkEخj&Q-3qTM֡ܧ8| Xa6Lմi9=qɭ@S+6>*y]k([ $_ ֌H ҧuW{}LDVb= 4/KU'L6hiFҠ&:FSQ˛GD XT ` $YIGoI77rRJmG>wg}ӷ߲q6KWA|d n >H(hF[(iiX9˨LȖ\^np'TښO&c

URL : https://surlimage.info/ecrits/image.html

Qu'est ce qu'une image ?
Qu'est ce qu'une image ?

Qu'est ce qu'une image ?

Voilà une interrogation qui peut sembler saugrenue, tant elle semble évidente, mais qui en fait recouvre des domaines différents, dont il nous semble utile de comprendre ce qu'ils ont en commun et ce qui les différencie. On distinguera pour cela deux grandes familles d'images :

La première concerne les images mentales (ou images psychiques), la seconde se rapporte aux images perceptives, qui contrairement aux premières sont produites par une vision "réelle".

Chacune de ces familles pouvant être à son tour décomposée en deux parties.

Les images mentales

Par images mentales (ou images psychiques) il faut entendre les représentations cérébrales mémorisées ou imaginées qui sont construites en dehors de toute stimulation visuelle directe. Si cette imagerie mentale n'est pas le résultat direct de la perception elle se fonde en revanche sur toute notre activité visuelle passée et se combine avec notre propre faculté d’imagination pour produire des images mentales nouvelles. Par image mentale il faut alors entendre tout aussi bien les représentations des objets, que celle des idées, des concepts, etc.

Dans le champ de la recherche le retour de l’image mentale est dû pour l’essentiel au développement de la neurologie à partir des années 50 et s’est amplifié à partir des années 60 sous l’impulsion des cognitivistes (Piaget et Inhelder, Bruner, Paivo...).

La double nature des images mentales :

• Les images mentales conscientes

Images de mémoire, image d’imagination... ce sont des images que nous convoquons consciemment à notre “regard intérieur”. Images souvenir d’une vision passée déconstruites et reconfigurées selon les attentes et les désirs du moment.

C’est toute notre culture générale et visuelle qui se retrouve d’une certaine façon dans cette activité psychique complexe. Le regard artistique n’est donc pas, là encore, une forme de sensibilité innée que les individus posséderaient ou non dans leurs bagages héréditaires. Le regard artistique s’alimente des milliers de regards portés sur d’autres objets dont les autres objets artistiques qui eux-mêmes résultent d'un cheminement complexe des images mentales dans la pensée de leurs créateurs.

• Les images mentales inconscientes

Rêves, fantasmes, hallucinations, délires... ce sont des images mentales dont nous ne contrôlons pas directement la venue ou la disparition, mais qui, elles aussi, trouvent leurs origines dans tout ce que notre activité cérébrale a emmagasiné comme imagerie perceptive et reconstruite, consciente ou inconsciente.

Les images perceptives

Par image perceptive il faut entendre, par opposition aux images mentales, les images qui sont produites sous l’action directe de stimuli visuels. On distinguera alors dans cette famille d’images deux autres catégories : les images correspondantes à la vision naturelle et les reproductions (images reproduites par le biais d'un support intermédiaire).

• La vision naturelle

C’est la source première de toute notre activité imageante. Les mécanisme de la vision sont complexes et font intervenir différentes zones de notre cerveau. La vision n’est pas un phénomène inné, ni préétabli par notre héritage génétique. C’est le résultat d’une autoconstruction neuronale commencée avec notre premier regard de bébé et qui continue sans cesse de se transformer avec notre activité visuelle quotidienne.

• Les images matérielles (ou représentations)

Lorsqu'on parle en général d’images c’est la plupart du temps à cette dernière catégorie que l’on fait référence. Depuis le dessin rupestre de nos lointains ancêtres, jusqu’aux images numériques d’aujourd’hui en passant par la peinture, la photographie, le cinéma, la télévision, l’histoire de la représentation par l'image est déjà longue et ses usages multiples. Nous ne traiterons évidemment pas ici de tous ces aspects, mais nous allons situer les fonctionnalités de l’image selon la chronologie d’apparition des techniques de reproduction.

Caractéristiques des différents types d'images


   Images mentales  (conscientes - inconscientes)
   Vision naturelle
Image unique + Vision unique

R

e

p

r

é

s

e

n

t

a

t

i

o

n

s
Peinture - Dessin Image unique (non reproductible) + Vision multiple
Affiche
Photographie
Reproductibilité + Vision multiple
Cinéma
Vidéo
Reproductibilité + Vision multiple + Mouvement
Télévision
Reproductibilité + Vision multiple + Mouvement
+ Transmission instantanée
Image numérique
Internet
Reproductibilité + Vision multiple + Mouvement
+ Transmission instantanée + Interactivité


Chaque nouvelle technique de reproduction, n'invalide pas les précédentes. La télévision n'a pas remplacé le cinéma, pas plus que internet ne remplace la vision naturelle. Cette évolution s'apparente plutôt à des strates géologiques où chacune d'entre elle contribue, selon les circonstances et l'histoire, à modeler le relief d'un paysage.

L'activité imageante

Les opérations psychiques propres aux images mentales mettent en jeu les mêmes structures neuronales que celles utilisées dans la perception visuelle directe et inversement toute activité perceptive mobilise toute l’imagerie mentale accumulée dans les différentes strates de notre mémoire.

cgl On estime par exemple, que 80 % de tout ce qu'une cellule du corps genouillé latéral (CGL) voit passer vient du dense réseau qui la relie aux autres régions du cerveau plutôt que de la rétine. (Varela Francisco - 1989)

Les différents types d'images ne fonctionnent donc pas isolément selon leurs caractéristiques mais bien au contraire ils sont en interférence constante les uns avec les autres.

Si on limite la question de l’image aux seules images reproduites matériellement sur un support, on oublie ainsi que notre activité imageante c’est tout autant les images perçues par la vision directe, mais également les multiples images mentales conscientes et inconscientes qui se produisent en dehors de tout stimulus.

Imagerie mentale consciente, imagerie mentale inconsciente, vision naturelle, vision de représentations, quatre domaines qui interfèrent en permanence et qui sont déterminés par toute l’histoire de nos regards, à la fois dans leurs dimensions culturelle collective (histoire de la représentation, de l'art...) et individuelle (expérience singulière, parcours personnel de notre regard, pulsions scopiques...)

Image et langage

Lecture de l'image

L'utilisation de l'expression "lecture de l'image" est chargée de malentendus. Si par "lecture" on entend l'opération qui consiste à s'approprier le contenu d'un objet présenté à notre entendement, alors il existe effectivement des similarités cognitives entre les différentes formes de lecture. En revanche, si par "lecture" on entend que l'image pourrait se lire comme un texte, alors l'ambiguïté est totale.

La lecture d'un texte suppose en effet l'existence d'une langue constituée d'un ensemble de signes arbitraires et de règles de construction partagés par une même communauté linguistique. Par ailleurs, dans un texte écrit le parcours de lecture est porté par le texte lui-même car le cheminement est guidé par la syntaxe proposée par l'auteur, même si chaque lecteur conserve toujours la possibilité de "sauter" des mots, des phrases ou des chapitres.

En revanche, le cheminement du regard à la “lecture“ d'une image appartient pour l'essentiel au sujet "regardant", même si les éléments contenus dans l'image vont conditionner ce cheminement. Il en va bien sûr tout autrement avec une suite d'images en séquence ou en contiguïté, qui implique un autre type de langage (on parlera alors de "langage du cinéma", de récit visuel, etc.).

Ce qui nous semble le plus dommageable dans l'utilisation du mot "lecture" est que ce terme sous-entend que seules les analyses de type linguistique seraient en mesure d'être appliquées à l'image. Ce qui a fait dire à certains que "l'impérialisme linguistique" non seulement a contribué au rejet de la confrontation entre langue et communication visuelle mais qu'il a également privé la théorie de l'image d'autres savoirs comme l'optique, la physiologie de la vision, la psychologie de la perception (Edeline Francis et al -1992).

“Lecture de l'image“ et perception visuelle

Ce que l'on appelle "lecture de l'image" c'est le cheminement conscient, intentionnel du regard sur l'image. Si la perception est globale et quasi instantanée, le regard est l'acte volontaire par lequel on cherche à extraire du sens de l'information visuelle perçue. Le regard est une phase de construction postérieure à la perception qui suppose et nécessite du temps.

Mais on ne peut chercher du sens sur l'absence. Si ce n'était pas le cas, il faudrait supposer que notre regard "balaye" l'image comme le fait le faisceau électronique d'un tube cathodique. Or si notre regard se porte sur tel ou tel élément particulier d'une image, c'est bien parce que nous avons déjà une connaissance globale de l'image et que les recentrements du regard concernent l'affinement, la confirmation, la poursuite consciente de la perception première.

Les études sur les mouvements oculaires et le cheminement du regard devant une photographie, nous montrent que le sujet “accroche“ son regard sur certains points qui lui paraissent particulièrement importants (visage, yeux, couleurs,..) sautant ainsi d'un détail à un autre.

S'il n'y avait pas, au préalable, une première connaissance de ces points, il n'y aurait, pour le sujet regardant, aucune possibilité de hiérarchiser et d'organiser ce cheminement. C'est bien parce qu'il y a antériorité d'une perception globale que le travail d'approfondissement peut se poursuivre.

Les approches qui assimilent la "lecture de l'image" à celle d'un texte écrit, nous apparaissent donc incomplètes dans la mesure ou elles ne considèrent le phénomène de l'image qu'au-delà de sa perception, sautant ainsi l'étape première, celle qui conduit au regard, et que par ailleurs, elles s'attachent à rechercher le sens uniquement dans la temporalité de ce regard, alors qu'il nous semble au contraire que l'essentiel de l'information visuelle est déjà contenu dans la perception. Ce qui ne signifie nullement qu'il n'existe pas dans l'image des parcours de lecture aménagés par son auteur dans cette intention.
(voir chapitre sur la sémiologie)

La question de l'analogie

L'analogie est la ressemblance plus ou moins grande que l'image manifeste avec les choses qu'elle représente.

L’analogie est ce qui fonde le caractère iconique de l’image. Mais c'est aussi sur ce point que repose toute l'ambiguité du rapport que l'image entretient avec le réel.

L'analogie est un concept flou qui a toujours suscité beaucoup de méfiance, et qui a valu à l'image son éviction du champ universitaire jusqu'aux années 60.

Cette méfiance repose sur le fait que l'on peut toujours trouver une ressemblance, même infime, entre deux choses et par là même invalider toute utilité de la comparaison.

L'expérience nous montre pourtant que cette relation de comparaison peut se révéler être, dans certaines conditions, infiniment supérieure à un processus analytique ou discursif. Certes on peut toujours trouver un élément d'analogie entre presque n’importe quoi, mais dans les faits on ne cherche jamais à établir une ressemblance si l'on ne présuppose pas qu'un tel rapprochement puisse nous être utile.

Prenons l'exemple de la reconnaissance de visages. Qu'est-ce qui fait que l'on puisse reconnaître une personne que l'on pas revue depuis fort longtemps ? Ce sont d'infimes traits de visage, à peine perceptibles, que l'on reconnaît spontanément (un regard prolongé et attentif peut même atténuer l'impression première de la perception).

Si l'on utilisait un langage descriptif, (en faisant bien sûr abstraction de toute référence analogique) les mots ne suffiraient pas pour établir ces menues distinctions.

"L'analogie apparaît ainsi comme un trait distinctif des images, par quoi elles se distinguent radicalement des autres sortes d'objets signifiants et, en particulier, des symboles verbaux. Qu'elle soit peinte, dessinée, photographiée ou générée par ordinateur, l'image d'un chat ressemble à la vision construite qu'on a de cet animal, alors que le mot "chat" ne lui ressemble pas. On exprime parfois cette différence en disant que les signes linguistiques sont arbitraires tandis que les signes iconiques sont motivés. Notons également que le mot "analogie" est souvent employé comme synonyme d'"iconicité".
Lorsqu'on parle d'analogie, c'est presque toujours à la seule analogie visuelle qu'on se réfère. Or, les images peuvent être aussi sonores. L'analogie concerne en fait l'ensemble des icones : l'enregistrement d'un bruit, d'une musique ou d'une voix est aussi analogique de ce bruit, de cette musique ou de cette voix qu'une photographie peut l'être de l'objet qu'elle représente. Outre l'iconicité visuelle, il faut donc admettre une iconicité sonore. "

GARDIES (André), BESSALEL (Jean), 200 mots-clés de la théorie du cinéma, Paris, 1992

Il importe donc peu que la ressemblance soit ténue, ce qui compte c'est qu'elle soit pertinente, efficace, c'est à dire qu'elle nous permette soit d'imaginer, d'inférer de nouvelles représentations,.. soit de passer à l'action, de décider...


Pour Charles S. Peirce, l'analogie entre dans la troisième catégorie de sa sémiotique des signes. Rappelons qu'elle comprend 3 types de signes, succintement résumés ci-après :

Les signes indiciels : qui sont des traces sensibles d’un phénomène, une expression directe de la chose manifestée. L’indice est lié (prélevé) sur la chose elle-même (la fumée pour le feu).

Les signes iconiques : qui sont des représentations analogiques détachées des objets ou phénomènes représentés. (l’image en particulier)

Les signes symboliques : qui rompent toute ressemblance et toute contiguïté avec la chose exprimée. Ils concernent tous les signes arbitraires (la langue, le calcul..)

Analogons

Au delà de ce premier degré d’analogie que nous percevons spontanément, l’image peut, à un degré second, ressembler à d’autres représentations antérieures. L’analogie ne porte plus alors seulement entre une chose et sa représentation, mais également entre les représentations elles-mêmes. L'image ressemble à une autre image.

Ces analogons peuvent être saillants ou ténus, délibérément construits (citations visuelles, parodies, détournements...), ou être le résultat plus ou moins conscient de notre culture visuelle (modes, clichés...). Parmi ceux-ci, certaines représentations traversent l’histoire et constituent ce que Frédéric Lambert a appelé des “mythographies”.

Le diaporama ci-après montre quelques exemples de ces figures qui, ayant profondément marqué notre culture visuelle, ont servi l'imaginaire pour d'autres représentations.

(Cliquer sur les petites flèches pour naviguer ou sur l'image pour avancer. )



Représenté et représentation

L'image est toujours une représentation qui se distingue des choses qu'elle représente, le représenté (ou le référent).

Le fonctionnement analogique de l'image ("je suis en mesure de reconnaître moi-même le référent") a beaucoup joué sur la confusion entre le représenté et représentation. L'utilisation des "appareils de prise de vue" que sont la photographie et le cinéma, a fortement contribué à construire cette confusion. pipe magritte

En fait ce n'est pas tant l'analogie en elle-même qui est le facteur de cette confusion mais plutôt la non-intervention (supposée) du "preneur de vue" rendue possible par l'automaticité de l'appareil. On peut alors parler de lien "'indiciel" qui relie l'image à son référent. (la trace, le "ça a été" de R.Barthes - voir chapitre sur la sémiologie)

Il faut donc casser la croyance en une vérité apportée ou révélée par l’image (la preuve par l'image). L’image comme le mot n’a pas de vérité en soi. Elle ne prouve rien. C’est le contexte, le support, son usage... qui en font un témoignage sur le réel. De même que ce n’est pas le mot ou la phrase qui peuvent mentir mais celui qui les professe.

Machines à représenter

Sous une lumière incidente chaque point d'un objet renvoie, dans toutes les directions, une partie de la lumière qu'il reçoit après avoir absorbé l'autre partie (voir schéma ci-après).

Un simple trou dans un volume fermé permet alors de "désembrouiller" le foisonnement entrecroisé des rayons lumineux réfléchis par les objets environnants. Ce qui signifie, entre autre, qu'en tout point de l'espace passent les informations lumineuses susceptibles de produire une représentation des objets qui l'entourent et qui constitue un “point de vue“.

chambre noire Si l'origine et les usages de la chambre noire remontent à des temps lointains et étaient utilisés dans une vision naturelle (les chambres pouvaient contenir des personnes), les "machine à représenter" se sont développées dès lors que l'on a cherché à "enregistrer" l'image produite.

Ce fut le cas pour le dessin à partir de la Renaissance (voir chapitre perspective), puis ce sera l'invention de la photographie dans les années 1830. Invention qui porte non pas sur le principe du boitier, mais sur la fixation de l'image produite sur la surface sensible disposée au fond du boitier.

Une dialectique lumière/temps fondamentale

Machine à représenter, sténopé, caméra ou appareil photo, le dispositif de "prise de vue" permet de comprendre la contradiction fondamentale qu'il existe entre le temps d'exposition et la surface d'ouverture par laquelle pénètrent les rayons lumineux.




(passer le curseur sur l'image )

• Plus l’ouverture est petite : plus la netteté est grande, mais plus la quantité de lumière qui arrive sur la surface sensible est faible et nécessite donc un temps de pose plus long.

• Et inversement, plus l’ouverture est grande plus le temps de pose est court, mais plus l’image est floue.

Toute l’évolution de la photographie (et de l’enregistrement des images en général), aura été d'essayer de résoudre cette contradiction première en intervenant sur ces deux dimensions :

• Amplification de la lumière qui pénètre dans l'appareil. C'est le rôle des objectifs qui concentrent une plus grande quantité de rayons en un même point focal (équivalent alors au trou original). C'est aussi le rôle dévolu aux éclairages des scènes photographiées ou filmées.

• Augmentation de la sensibilité de la surface de captation. Ce fut, par le passé, les progrès continus faits sur les pellicules argentiques, c'est aujourd'hui l'accroissement de la sensibilité des capteurs numériques.

Retouche de l'image

Par le passé les interventions sur les images photographiques ou cinématographiques étaient toujours possibles, mais difficile et donc réservées à des spécialistes. Aujourd'hui la numérisation de l'image rend infiniment plus facile les interventions sur son contenu. Peut-on alors parler de manipulation ?

Parler de manipulation supposerait que l'image, par son caractère analogique, serait une preuve que ce qui est montré existe et que toute intervention sur l'image serait une falsification d'une vérité immanente à la représentation. Ce serait oublier la distinction que nous faisons entre ce que nous voyons dans l'image et la chose réelle représentée qui préexiste à sa représentation.

Paradoxalement même, cette distinction entre représenté et représentation se trouve renforcée par la multiplication des possibilités d'intervention sur les images.

Si l'image numérique transformée garde son caractère analogique, ce qui disparaît en revanche, c'est sa dimension indicielle, le lien qui la reliait à la chose représentée, nous situant ainsi dans un registre semblable à celui de l'écrit (c'est-à-dire face à des signes symboliques de nature arbitraire). Qu'est-ce qui me prouve que le texte de tel article de tel journal dit "vrai" ? Ce n'est pas le texte lui-même mais le contexte, c'est-à-dire la signature de l'auteur, l'existence et la place de ce journal en tant qu'objet social institué, la notoriété plus ou moins grande qu'il s'est construite, etc. les fesses à Simone

Avec les nouvelles possibilités de transformation de l'image par des outils numériques, tout devient possible et l'analogie n'est donc plus la (fausse) "preuve" qu'elle était de l'existence du réel. La notion de vérité est alors de même nature que pour n'importe quel texte proposé ici ou là.
On pourra dès lors, tout autant que pour l'écrit, parler de manipulation lorsqu'il y a une volonté délibérée de tromper le lecteur/spectateur. Mais ce n'est plus alors une question d'analogie, mais d'éthique.

Ci-contre “Les fesses de Simone de Beauvoir“. Détail de la photo originale réalisée en 1952 par Art Shay (à gauche) et qui a été retouchée pour la une du Nouvel observateur du 3 janvier 2008 (à droite).

Voir sur le site du LIVHIC, l'analyse faite par André Gunthert


Court reportage de Arte-vidéo sur la question de la retouche (décembre 2009),
faisant suite au projet de loi voulant imposer la mention "photo retouchée" sur toutes les photos représentants des corps et des visages retravaillés numériquement

Les points de vue d'un retoucheur et d'un historien de l'image : durée 4mn 40''


Oublier Photoshop ? Le World Press Photo fait avancer le débat

Un article d'André Gunthert qui fait suite au débat provoqué par l'attribution du World Press Photo à Paul Hansen en février 2013 sur le site de Culture Visuelle
prix World Press Photo - fevrier 2013

Ainsi que cet article "La retouche et le photojournalisme imaginaire“, de mars 2015, à propos de la disqualification de 20% des photographes par le dernier jury du World Press Photo. -> sur le site : Image sociale

Voir aussi le mémoire de Master II de Valentina Grossi "Pratiques de la retouche numérique. Enquête sur les usages médiatiques de la photographie" - 137p, 2011 -> ici

L'image entre art,
langage et communication

Il est difficile d'aborder l'image "en général" tant les conditions techniques de production et d'usage sont différentes. Et en même temps, l'image renvoie toujours à d'autres images provenant d'autre sources, d'autres temps, d'autres cultures, d'autres techniques de représentation. De l'image rupestre de la préhistoire à l'image numérique d'aujourd'hui, la constitution de notre regard est le résultat complexe de la confrontation de notre perception avec la longue histoire des représentations.

On l'a vu précédemment, chaque nouvelle technique de représentation ne vient pas supplanter la précédente, mais au contraire, à la manière des strates géologiques, elle contribue à modeler d'une façon nouvelle le relief d'un notre paysage visuel.

Selon les lieux, les circonstances, l'histoire.. c'est telle particularité qui prédomine ici, telle autre ailleurs, sans perdre de vue toutefois que d'autres strates, moins apparentes peut-être, structurent à leurs façons notre champ visuel.

L'image est un objet transdisciplinaire dont l'étude peut être abordée de multiples façons. Cette diversité d'approches est à la fois une richesse et en même temps source de malentendus et de réductionnisme. Trois grands secteurs peuvent néanmoins être évoqués lorsqu'on cherche à produire un savoir sur l'image :

• c'est le domaine de l'esthétique si l'on considèe l'image comme un art visuel ;

• c'est le domaine de la sémiologie, la sémio-pragmatique,.. si l'on considère l'image comme un langage ;

• ce sont les sciences de la communication et en particulier le fonctionnalisme et ses variantes si l'on considère l'image comme un objet de communication.

D'autres secteurs scientifiques peuvent, à un niveau second ou transversal être invoqués : ce sont l'histoire, la sociologie, l'économie, la psychanalyse, etc.

Nous nous situons dans une "multiréférentialisation" de l'image, car nous considérons que dans chaque image ces trois dimensions : esthétique, langagière et communicationnelle sont toujours présentes à des niveaux plus ou moins saillaints et qu’elles peuvent elles-mêmes être croisées par d'autres savoirs ou champs théoriques selon la situation, le contenu, l'histoire particulière de tel ou tel objet audiovisuel...

La dérive principale que nous avons pu observer, et pas seulement en milieu éducatif, c'est de voir la réflexion sur l'image réduite à un seul aspect théorique, bien souvent en vogue à un moment donné, et délibérément fermée à d'autres considérations, d'autres savoirs, d'autres théories. Le pire étant lorsque cette univocité se double d'un réductionnisme simplificateur. C'est, par exemple, l'image enseignée comme un "message entre un émetteur et un récepteur" ou le plan filmique considéré comme un mot dans une séquence qui serait la phrase, ou encore l'empirisme de la composition qui voudrait qu'une image soit harmonieuse si elle satisfait à la règle arbitraire dite “des 2/3".








UP
 

URL : https://apprendre-la-photo.fr/limportance-du-format-de-limage-ou-ratio-daspect-en-composition/

Format d'image photo : ratio d'aspect 16/9, 4/3, 4/5, 3/2, carré

L’importance du format de l’image (ou ratio d’aspect) en composition : 16/9, 4/3, 3/2, carré, …

Laurent Breillat
Dernière mise à jour le: 02-06-2025
82 commentaires
Ratio d'aspect 3/2. Illustration du format d'image pour la composition photo et vidéo.

En termes de composition, vous avez sans doute déjà entendu parler de règle des tiers, de place donnée au sujet, et peut-être même des concepts de masse visuelle et d’équilibre des éléments. Mais une composante dont on parle moins souvent, c’est le format de l’image, ce qu’on appelle aussi le ratio d’aspect (c’est un peu un anglicisme – aspect ratio – mais c’est assez courant).

Et pourtant, ce format est très important et influence de manière majeure votre composition. Il est donc important de ne pas le choisir au hasard, et de comprendre à quel type de composition il est adapté, et comment l’utiliser dans vos images.

Si vous préférez la vidéo, j’ai traité le sujet sous ce format ici 😉

https://www.youtube.com/watch?v=sPql5wMSTck

Format d’image et ratio d’aspect : définition et importance en photographie

Le format d’image d’une photo est son rapport hauteur/longueur. Un format 3/2 par exemple, est un format qui ferait 30cm sur 20cm ou bien 60cm sur 40cm par exemple, donc avec un côté long qui fait 1,5 fois la taille du côté court.

format d'image ratio d'aspect photographie photo 3/2

(Si ça vous donne déjà mal à la tête, rassurez-vous, pas besoin d’aimer la géométrie pour continuer.)

Le format ou ratio d’aspect original de vos photos est déterminé par la taille de votre capteur :

  • Les capteurs Full Frame et APS-C qui équipent la plupart des hybrides sont de format 3/2.
  • Les capteurs micro 4/3 des hybrides Panasonic et Olympus sont de format… 4/3, comme leur nom l’indique.
  • Les petits capteurs des bridges et compacts sont en général des capteurs 4/3 également.

Pourquoi maîtriser le format d’image est-il essentiel ? Le choix du ratio d’aspect influence directement l’impact visuel de vos photos, leur composition et l’émotion qu’elles transmettent. Chaque format d’image possède ses propres caractéristiques esthétiques qui peuvent renforcer ou affaiblir votre message photographique.

Seulement voilà, il existe aussi d’autres formats classiques en photographie, parfois liés au ratio d’aspect de pellicules argentiques peu usitées de nos jours, comme par exemple le format carré (1/1) ou le 4/5, ou encore le 16/9, dont l’usage s’est répandu plus récemment car il correspond mieux à celui de nos écrans.

format d'image ratio d'aspect photographie photo 16/9 3/2 4/3 1/1

Vous allez me dire : « mais puisque c’est déterminé par mon capteur, on ne peut rien y faire, non ? » Et bien, pas tout à fait…

En effet, il est possible de recadrer à la prise de vue sur pas mal d’appareils, notamment les hybrides, mais pas seulement (et parfois seulement en visée par écran sur les reflex).

C’était plutôt rare il y a quelques années, mais recadrer à la prise de vue est devenue une possibilité assez courante aujourd’hui, et tant mieux, car ça multiplie nos possibilités créatives !

Ici sur un Fujifilm GFX (moyen format), vous avez l’embarras du choix des ratios d’aspects, mais ce n’est pas le cas sur tous les appareils.

De plus, il est également possible de recadrer vos photos au post-traitement sans problème, en quelques clics dans Lightroom ou logiciel équivalent. Aucun souci avec ça, ce n’est pas « le mal ». Il n’y a aucune raison de vous priver de recadrer au post-traitement si vous pensez que ça va rendre votre photo meilleure. Tout ce qui compte, c’est de vous laisser guider par votre intention, et c’est le fil rouge de ma méthode de post-traitement que j’enseigne dans Sublimez vos Photos.

D’ailleurs, si vous ne les avez pas déjà vu, je fais de temps en temps des vidéos “Donne-moi ton RAW”, où je retouche sur Lightroom les photos des abonnés. L’idée est de vous montrer le champ des possibles en post-traitement photo, et de vous donner envie de vous y mettre 🙂

Justement dans cet épisode, vous verrez que je recadre assez franchement une photo de papillon pour lui donner plus d’impact.

https://youtu.be/ZlRrdSDeApI

Cela dit, si votre appareil le permet, je vous conseille de faire ce choix à la prise de vue autant que possible (sachant que vous pourrez toujours changer d’avis au post-traitement bien sûr). En effet, le cadre a une très grande influence sur la composition de votre image, et il est très difficile de composer pour le format carré (par exemple) sans avoir d’aperçu de ce que ça pourrait donner.

Ceci étant dit, dans certaines situations où la rapidité est de mise (photo d’action ou sur le vif), il peut être difficile de saisir le moment ET de choisir le bon format d’image. Dans ce cas, mieux vaut privilégier le moment, quitte à cadrer un peu large pour recadrer plus tard, bien sûr !

Mais alors concrètement, quelle influence ont les différents formats d’image sur vos photos ? Gardez en tête que comme toujours en composition, il n’y a pas de règle magique et absolue, mais pour commencer il y a quelques principes qui vous seront utiles pour mieux prendre en compte cet aspect.

Comment utiliser efficacement les différents ratios d’aspect en photographie

Format d’image horizontal : choisir le bon ratio d’aspect

Quand vous cadrez à l’horizontale (ce qu’on appelle improprement « au format paysage »), tous les formats peuvent fonctionner, mais ils vont transmettre des impressions différentes.

Formats d’image allongés : 16/9 et 3/2 pour des compositions dynamiques

Le format 16/9, de par sa forme très allongée, va favoriser des compositions plus dynamiques, où on va laisser la place au mouvement par exemple : vous vous doutez bien que pour un sujet qui se déplace par exemple de gauche à droite du cadre, il aura plus de « place » devant lui sur un format plus allongé. Il est également plus facile et plus intuitif d’utiliser des lignes diagonales, qui ont pour effet de dynamiser l’image (contrairement aux horizontales et verticales, qui la stabilisent).

Munkbroleden, Stockholm photo 16/9

Le format 3/2 est également relativement allongé et donne cette même impression tout en étant peut-être moins caricatural.

Fisherman in Marsaxlokk photo 3/2

Évidemment, ce serait trop simple si c’était toujours le cas, ce n’est pas une recette de cuisine. En effet, il existe des contre-exemples. Par exemple sur cette première photo ci-dessous, j’ai utilisé le format 16/9 pour souligner l’horizontalité en apportant plus de longueur, et surtout l’alignement des 3 sièges, mais pourtant la composition est très centrée et statique : aucune ligne ne vient mener le regard dans l’image.

format de l'image ratio d'aspect composition tabourets photo

Sur cette autre photo au format 3/2, vous voyez que même si le sujet est décentré pour équilibrer l’image, la composition est très statique : en effet, il n’y a que des lignes horizontales et verticales, je suis placé parfaitement face au sujet (sinon, le rendu aurait été complètement gâché), et en plus j’ai opté pour un cadrage assez rentre-dedans et une composition épurée avec cette couleur de fond unie.

Abblue Road photo exposition 3/2 bleu jaune

Tout ça contribue à donner un rendu statique à l’image, même si elle est en 3/2. Le ratio d’aspect est donc UN aspect parmi d’autres de la composition, mais ne fait pas tout à lui tout seul, évidemment.

Vous pouvez également utiliser ces formats pour couper astucieusement certaines parties de l’image. Par exemple si vous êtes en 4/3 et que vous avez trop de ciel, passer en 3/2 ou en 16/9 va couper 2 « bandes » en haut et en bas de l’image, et en cadrant correctement vous aurez éliminé une partie d’un ciel qui prend trop de place. Vous pouvez donc aussi utiliser cet outil pour résoudre des soucis très simples 🙂

Formats d’image courts : 4/3 et carré pour des compositions centrées

À l’inverse, le format carré et dans une moindre mesure le format 4/3 favorisent plutôt des compositions plus statiques et centrées. C’est pour ça que je trouve parfois le format 4/3 un peu « mou » à l’horizontale.

Un bon exemple de composition centrée.
Sur un portrait très serré, ça fonctionne aussi !

Notez que j’ai fait toute une série de photos au format carré, et que j’en ai fait une vidéo, à voir ici :

Ici, avec un ratio de 4/5 (obtenu sur un appareil argentique), on a une composition assez “classique”, si on peut dire, sans vraiment emmener le regard quelque part.

Format d’image vertical : optimiser le ratio d’aspect en orientation portrait

Quand vous placez votre appareil à la verticale (parfois appelé « en portrait »), les choses changent beaucoup. En effet, notre œil est plutôt habitué à voir « à l’horizontale » (puisque nos yeux ne sont pas placés l’un au-dessus de l’autre :D), et donc l’orientation verticale est un peu plus délicate.

Le 16/9 est trop long pour être utilisé à la verticale, et à part un cas particulier extrême (par exemple pour insister sur la hauteur d’un élément de l’image), il est donc déconseillé de l’utiliser à la verticale dans la plupart des cas.

Evidemment, j’ai comme toujours un contre-exemple 🙂 J’ai tenté deux photos très verticales en dyptique pour ma mini-série “Solitudes Kenyanes”, que je présente notamment dans la vidéo ci-dessous :

Le 3/2 est déjà beaucoup plus polyvalent. Il est utilisable dans pas mal de situations à la verticale, notamment le portrait, mais parfois il sera quand même trop long. C’est notamment souvent le cas en paysage : ce format va souvent donner trop de place au ciel (ou au sol, ou à l’eau, selon la direction de votre cadrage). J’ai remarqué que la plupart du temps il n’était pas très équilibré dans ces conditions.

D’où l’intérêt d’utiliser un format plus « court » à la verticale, à savoir le format 4/3. Je vous encourage à essayer si vous trouvez votre composition pas tout à fait équilibrée : parfois le simple fait de recadrer en 4/3 va énormément améliorer votre image, notamment pour cette histoire de ciel trop haut (c’est un peu le même principe que recadrer en 16/9 à l’horizontale).

4/3 vertical photo ville paysage ceil mer
Un cas typique où le format 4/3 fonctionne mieux en orientation verticale !

Astuce format d’image vertical : En photographie de portrait, le ratio d’aspect 4/3 vertical offre souvent un meilleur équilibre que le 3/2, en évitant de donner trop d’espace au ciel ou au sol dans vos compositions.

Formats d’image atypiques : quand sortir des ratios d’aspect classiques

Je sais que je vais avoir la question, je prends donc le temps d’écrire quelques lignes à ce sujet. En effet, on m’a déjà demandé s’il était possible de sortir des formats habituels, « classiques », comme ceux que je viens de vous citer, c’est-à-dire de recadrer librement sans suivre des proportions fixes.

Je le déconseille en général, pour plusieurs raisons :

  • Les formats classiques le sont pour une raison : ils ont des proportions harmonieuses. Rien ne dit que celui que vous avez inventé le soit.
  • Recadrer librement va rendre l’impression plus difficile, puisque les papiers sont prévus pour des formats bien déterminés.
  • Vous avez déjà des tonnes de possibilités avec les formats existants.
  • Si vous recadrez librement, c’est sans doute que vous n’avez pas été suffisamment rigoureux dans votre composition à la prise de vue. Veillez surtout à ne jamais utiliser le post-traitement par paresse, mais seulement pour sublimer une photo qui est déjà bonne à la base.

Après, vous faites ce que vous voulez bien sûr, mais essayez de rester dans les formats classiques la majorité du temps, ça vous fera du bien, promis 😉

Guide pratique : comment choisir le meilleur format d’image pour vos photos

J’espère que vous avez un peu compris l’effet du ratio d’aspect sur vos images, mais avec des principes très souples et des contre-exemples convaincants, j’ai bien conscience que vous êtes peut-être toujours en train de vous demander : « mais comment diable choisir mon format à la prise de vue quand rien n’est clair ? » (oui, je viens d’utiliser « comment diable », bienvenue en 1882 :D)

Et bien c’est toute la beauté et la complexité de la composition : il n’y a pas de réponse simple.

En fait, le seul moyen que j’ai de vous répondre, c’est par une question. En effet, la seule chose que vous devez vous demander, c’est si tel ou tel ratio améliore votre image ou non, et surtout fait mieux passer le message ou l’impression que vous souhaitez rendre. Pour vous aider à apprendre ce langage photographique, j’ai édité en français la formation Composition Captivante de David duChemin, une des références mondiales sur le sujet (eh, rien que ça ^^)

Méthodologie pour choisir votre format d’image :
1. Analysez votre sujet principal et sa forme
2. Identifiez les lignes directrices de votre composition
3. Déterminez l’émotion que vous souhaitez transmettre
4. Testez différents ratios d’aspect en post-traitement
5. Comparez l’impact visuel de chaque format d’image

Si vous voulez photographier des motifs très graphiques dans une vue complètement de face et rentre-dedans, demandez-vous si le format carré ne pourrait pas vous aider à renforcer ce graphisme justement. (Comme par exemple sur cette photo de Sebastian Erras ci-dessous.)

Au contraire, si vous utilisez de fortes lignes diagonales dans votre image, demandez-vous si utiliser un format plus en longueur ne pourrait pas accentuer cet effet visuellement.

L’important est surtout de comprendre l’effet de ce choix sur votre image, et sur l’impression qu’elle va dégager. Le choix en lui-même viendra instinctivement avec la pratique et l’affûtage de votre œil de photographe.

Exercice pratique : maîtriser tous les ratios d’aspect

Mais pour finir, je vais quand même vous donner un exercice pour ne pas vous laisser là comme ça :

Prenez 5 de vos meilleures images dans Lightroom ou votre logiciel favori (si possible des verticales et des horizontales). Créez des copies virtuelles pour chacune d’entre elles, dans votre logiciel de post-traitement préféré.

Dans Lightroom, faites clic droit sur une image et “Créer une copie virtuelle” pour tester différents cadrages

Essayez tous les ratios : 4/3, 3/2, 16/9, 1/1. Pour ça, créez d’abord plusieurs copies virtuelles de votre image (voir l’image ci-dessus), puis outil Recadrer (raccourci clavier R dans le module Développement), menu « aspect ».

Pour afficher les différents cadrages côte à côte, sélectionnez les images et appuyez sur N.

formats d'image sur Lightroom
Il est plus facile de voir quel format fonctionne le mieux pour votre image en les affichant côte à côte. Là je me rends compte que préfère la première en format 4/3 !

Regardez lesquelles fonctionnent le mieux avec quel format, et surtout demandez-vous pourquoi.

Demandez-vous s’il y a un ratio qui vous plaît ou vous déplaît particulièrement.

Si l’un d’entre eux vous étonne ou vous séduit, pensez-y à votre prochaine prise de vue !

Cet exercice vous permettra non seulement d’améliorer votre maîtrise du format d’image, mais aussi de créer plusieurs versions de vos photos optimisées pour différents usages (tirage, Instagram, etc).

Au-delà du format d’image : la composition photographique globale

Pour finir cet élargir en élargissant la réflexion, ayez en tête que le cadrage et le choix du ratio d’aspect n’est qu’une INFINE partie de la composition en photographie. Pour survoler ce vaste sujet passionnant, voici une vidéo pour vous.

https://www.youtube.com/watch?v=xDU_LVnQzMQ&ab_channel=Apprendre%C2%B7Photo

J’espère que cet article vous aura aidé ! Et vous, c’est quoi votre format préféré ? Pour ma part, c’est le format 4/3 en vertical, mais pour vous c’est peut être le 3/2 en horizontal !

Avez-vous tout compris ? Testez-vous avec le quizz :


Laurent Breillat
J'ai créé Apprendre.Photo en 2010 pour aider les débutants en photo, en créant ce que je n'avais pas trouvé : des articles, vidéos et formations pédagogiques, qui se concentrent sur l'essentiel, battent en brêche les idées reçues, tout ça avec humour et personnalité. Depuis, j'ai formé plus de 14 000 photographes avec mes formations disponibles sur Formations.Photo, sorti deux livres aux éditions Eyrolles, et édité en français des masterclass avec les plus grands photographes du monde comme Steve McCurry.
Télécharger l'article en PDF
Votre guide gratuit

Recevez mon guide pour éviter les 5 erreurs des débutants, ainsi que les nouveaux articles du blog.

  • En vous inscrivant à cette newsletter, vous acceptez également de recevoir des conseils pour vous aider à vous améliorer en photographie et des offres promotionnelles sur mes livres et formations.

    Votre email ne sera jamais revendu. Vous pouvez vous désabonner à tout instant.
    (Voir mentions légales complètes en bas de page.)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

82 commentaires
  1. Bonjour Laurent, merci pour votre article.
    Je publie des photos paysages à la verticale sur un groupe Facebook. Un photographe y publie aussi. Les siennes apparaissent à la consultation plus hautes que les miennes. J’ai modifié le format en prenant le même que lui, cela n’a rien changé…Quelle est l’astuce ?

    Sur mon Android, j’ai le choix entre 3:4, 9:16 et full, je ne parle pas du 1:1, que me conseillez vous pour des photos paysages en vertical à publier sur Facebook ?

    Merci pour votre aide, belle journée, Patricia

  2. Merci pour ton travail, car je me sens tout, mais tout petit devant le monde immense de la photo.
    Je me sens comme parachuté en pleine foret amazonienne, de nuit, sans carte et boussole !
    C’est pas évident à 63 ans de s’y mettre, mais vaut tard que jamais !
    Pour l’instant j’utilise mon cellulaire pour prendre des photos et j’ai téléchargé ”Darktable” pour classer mes photos, plus tard je verrai au post-traitement.
    Encore merci pour ton aide à démystifier cet univers.

  3. Très bon article
    je commence à comprendre
    Merci
    merci également a jean Dominique pour son partage de recherches que j’ai aussi conservé

  4. Bonjour,
    Félicitation pour ce superbe article.
    Je pense que c’est un sujet très important et trop rarement traité. J’ai fais quelques recherches dernièrement. J’ai trouvé 3 format “classiques” qu’on retrouve en peinture : le format “P” pour Paysage ou autrement appelé Porte d’Harmonie et qui correspond à notre fameux A4 (et ses multiples ou sous-multiples) ; le format “M” pour Marine qui est basé sur le nombre d’or et qui correspond approximativement au 3:2 ; et le format “F” pour Figure qui correspond à 2 format “M” juxtaposés par leur grand côté et qui correspond au 4:3… Ces formats ont fait leurs preuves (c’est le mois qu’on puisse dire) et le conseil de s’y tenir est plus que raisonnable à moins d’avoir une intention clairement définie pour sa composition.
    Je n’ai pas trouvé de références claires pour le format carré. Je suis preneur si quelqu’un en a.
    Par contre je peux témoigné qu’après avoir pratiqué la photo argentiques 24×36 (donc en 3:2) à mes débuts, j’ai eu la joie de pratiquer le 6×6 pendant très longtemps (avec image inversée gauche – droite) et c’est un exercice fantastique. Cela vous met dans un inconfort permanent qui impose de travailler la composition.
    Je pense qu’il est conseillé de changer souvent de format de prise de vue pour stimuler et casser les habitudes. Mais pour être honnête, je ne le fait pas (ou plus) car j’ai peur de manquer de cohérence dans mes images (séries). Je me contente de recadré en carré de temps en temps en post production.

Voir plus de commentaires

URL : https://postmypost.io/fr/glossary/image-advertising/

Qu'est-ce que c'est? Publicité d'image en marketing — Postmypost

Publicité d'image

Dos

Contenu

Qu'est-ce que la publicité d'image ?

La publicité d'image représente une stratégie visant à former une certaine image d'un produit ou d'une marque dans l'esprit des consommateurs. Au lieu de mettre l'accent sur les caractéristiques techniques des produits, elle se concentre sur la création d'associations mentales permettant de susciter une réponse émotionnelle. Par exemple, la société Nike souligne avec succès l'accessibilité du sport pour tous, en utilisant une variété d'images d'athlètes et de personnes ordinaires, ce qui a rendu leur slogan "Just Do It" l'un des plus mémorables au monde.

Objectifs de la publicité d'image

La tâche principale de la publicité d'image n'est pas la vente directe, mais la création d'une image positive du produit et la formation des valeurs qu'il représente. Par exemple, la publicité Mac utilise activement des termes tels que "cool" pour mettre en avant ses produits par rapport à la concurrence. Des marques telles que Mercedes-Benz et Rolex établissent des associations avec la fiabilité et le succès, ce qui est le résultat d'un travail habile sur l'image. La publicité Raffaello, quant à elle, associe son produit à des moments romantiques et à l'art de donner.

Avantages de la publicité d'image

  • Large portée d'audience : L'utilisation de divers canaux permet d'atteindre différents segments de consommateurs.
  • Augmentation de la notoriété de la marque : Une publicité d'image efficace aide à mémoriser la marque et ses produits.
  • Démarcation par rapport à la concurrence : La création d'une image unique du produit à travers des émotions le distingue des produits similaires.
  • Minimisation de la résistance : La publicité d'image ne force pas le produit, mais transmet l'essence du message, offrant un plaisir visuel.

Le principal avantage réside dans l'universalité : cette publicité peut promouvoir n'importe quels produits et services, et avec une approche créative, il est possible de transmettre une idée sans utiliser de mots.

Qui a besoin de publicité d'image ?

La publicité d'image nécessite des investissements significatifs et est le plus souvent utilisée par de grandes marques prêtes à investir dans des résultats à long terme. Cependant, même les petites entreprises peuvent tirer parti de cette méthode si elles choisissent les bons canaux et formats. Par exemple, les projets sociaux sur les réseaux sociaux peuvent être un moyen efficace de promotion.

Qui utilise la publicité d'image ?

  • Des entreprises avec une forte concurrence pour mettre en avant des caractéristiques uniques.
  • Des fabricants de produits premium, où l'exclusivité est importante.
  • Des monopolistes cherchant à maintenir leur position de leader sur le marché.
  • Des développeurs de nouveaux produits ayant besoin de créer de la demande.
  • Des entreprises planifiant un rebranding pour préparer le public à une nouvelle image.
  • Des marques avec une faible fidélité qui souhaitent renforcer la confiance via la démonstration de valeurs.

Formats et canaux de la publicité d'image

Pour créer une image frappante du produit, divers formats publicitaires sont utilisés :

  • Images : La tâche principale est de transmettre le message à travers du contenu visuel.
  • Vidéos : Permet de montrer non seulement les caractéristiques, mais aussi les émotions liées à l'utilisation du produit.
  • Articles dans les médias : Aident à transmettre des informations sur l'entreprise à l'audience cible.
  • Placement de produit : Utilisé dans des films et des émissions de télévision pour accroître la notoriété.
  • Projets sociaux et caritatifs : Révèlent la mission et les valeurs de la marque.

Pour maximiser la portée de l'audience cible, les marketeurs utilisent divers canaux tels que la radio, la télévision, les médias imprimés et en ligne, la publicité extérieure, les réseaux sociaux et les événements publics. Des campagnes d'image efficaces impliquent des stratégies multicanaux, où la marque doit être visible sur différentes plateformes.

Comment créer une publicité d'image ?

L'essence de la publicité d'image réside dans la formation de la représentation souhaitée d'un produit dans l'esprit des consommateurs. Pour cela, diverses techniques sont appliquées :

  • Mise en avant des caractéristiques irrationnelles : La publicité peut affirmer que le produit est prestigieux et à la mode.
  • Démonstration de la situation de consommation : Il est important de montrer comment le produit est utilisé dans la vie réelle.
  • Présentation d'un représentant typique de l'audience cible : Cela aide les consommateurs à s'associer au produit.
  • Accent sur la réputation : En parlant de l'histoire longue et de la fiabilité de l'entreprise, la publicité crée de la confiance.

Comment évaluer l'efficacité de la publicité d'image ?

Une publicité d'image efficace doit conduire aux résultats suivants :

  • Les consommateurs perçoivent l'entreprise comme elle se positionne.
  • Les caractéristiques de valeur données du produit sont mises en avant.
  • Les consommateurs sont prêts à payer pour une marque spécifique et la préfèrent à ses concurrents.
  • Une attitude positive envers d'autres produits de la marque.

Étant donné que les résultats de la publicité d'image ne sont pas toujours visibles immédiatement, il est important de procéder à une analyse après la fin de la campagne à travers des sondages, le suivi des réseaux sociaux et l'étude des avis sur l'entreprise. Les résultats à long terme peuvent prendre plusieurs années, il est donc important de se rappeler qu'une publicité d'image réussie nécessite du temps et de la cohérence.

Postmypost — Le premier service de gestion de projets SMM avec intelligence artificielle!
Créez un plan de contenu avec l'aide de l'IA, planifiez des publications un mois à l'avance — essayez 7 jours de liberté gratuitement!
Essayez gratuitement

URL : https://www.format.com/fr/magazine/resources/photographie/3d-photos

Un guide pratique pour naviguer dans les dimensions passionnantes de la photographie 3D

Un guide pratique : Naviguer dans les dimensions passionnantes de la photographie 3D

Les images 3D peuvent donner une nouvelle dimension à vos photographies et à vos œuvres artistiques. Il existe de nombreuses façons de créer des images 3D : ce guide photo 3D vous apprendra tout ce que vous devez savoir pour vous lancer !

gros plan d'une caméra 3D noire avec de l'eau et la ville au loin

L'imagerie 3D peut transformer profondément votre travail artistique, en ajoutant une profondeur et une interactivité captivantes qui changent l'expérience visuelle. La maîtrise des techniques 3D offre une puissante voie d'innovation pour les photographes, les artistes et les créatifs. Ce guide mis à jour vous apprendra tout ce que vous devez savoir, des principes fondamentaux aux technologies de pointe qui permettent une expression artistique unique !

La technologie a radicalement transformé le paysage créatif ces dernières années. Dans le marché visuel concurrentiel actuel, les photographes professionnels, les artistes et les créatifs doivent continuellement faire évoluer leur art pour attirer les clients et le public. Alors que les nouveaux équipements, les logiciels sophistiqués et l'intelligence artificielle ont démocratisé la création d'images, la photographie 3D se distingue comme un moyen unique de différencier votre portfolio en ligne et de repousser les limites de votre pratique artistique. Il est essentiel de présenter un large éventail de techniques de narration visuelle, et l'imagerie 3D, en particulier, offre la possibilité d'attirer l'attention et d'immerger les spectateurs. Plongeons-nous dans les fondamentaux de l'imagerie spatiale !

Les bases de la photo 3D

La création d'images 3D captivantes nécessite divers réglages de caméra et logiciels, chacun offrant des possibilités créatives distinctes. Bien qu'une image 3D puisse être synthétisée à partir d'une seule image 2D en post-production, de nombreux artistes trouvent que le processus délibéré de la méthode traditionnelle stéréoscopique capturer de manière plus satisfaisante et plus fidèle à leur niveau de compétence.

Pour ceux qui privilégient les techniques classiques, mettre en avant votre approche apporte une valeur ajoutée considérable. Lorsque vous présentez une image 3D dans votre portfolio, le fait de préciser qu'elle a été soigneusement créée à partir de deux captures distinctes met en valeur l'intention artistique et les compétences techniques impliquées, ce qui est souvent plus impressionnant que les solutions automatisées.

Création de profondeur moderne : photographie computationnelle et IA

Au-delà des méthodes traditionnelles, le domaine a connu des progrès rapides en matière de photographie computationnelle et d'IA. De nombreux outils modernes peuvent générer intelligemment un “carte de profondeur“ — une représentation numérique de la distance des objets dans une scène — à partir d'images 2D standard. Cela permet aux créatifs d'ajouter une impression de profondeur aux photographies existantes ou d'utiliser ces cartes générées par l'IA pour créer des effets de post-traitement innovants, estompant ainsi les frontières entre la photographie traditionnelle et l'art numérique.

Capture d'images en 3D

La méthode fondamentale pour créer une image 3D consiste à prendre deux photos à partir de points de vue légèrement différents, reflétant ainsi la façon dont nos yeux perçoivent la profondeur. Pour les sujets immobiles, cela peut être réalisé en déplaçant latéralement l'appareil photo de manière précise entre les prises de vue. Il peut être utile de mesurer et de marquer votre espace à l'avance. Pour capturer des scènes ou des actions dynamiques, une configuration à deux appareils photo permet une capture simultanée sous les deux angles, garantissant une synchronisation parfaite. Ces techniques permettent aux artistes de contrôler directement l'effet de parallaxe, qui est essentiel pour définir la profondeur perçue.

Nouveaux horizons dans la capture : LiDAR, temps de vol (ToF) et plateformes volumétriques

Depuis 2018, l'intégration de LiDAR (détection et télémétrie par la lumière) et Temps de vol (ToF) L'intégration de capteurs dans de nombreux smartphones haut de gamme (par exemple, les modèles Apple iPhone Pro, certains appareils Android) a révolutionné la capture de profondeur. Ces capteurs actifs mesurent avec précision les distances en émettant de la lumière et en calculant son temps de retour, générant ainsi des cartes de profondeur très précises à la volée. Pour les artistes, cela signifie :

  • Données de profondeur sans effort : Capture fluide d'informations spatiales précises à partir d'une seule photo ou d'un court clip vidéo, simplifiant la création d'images en profondeur ou même de “ vidéos spatiales ”.”
  • Contrôle créatif amélioré : Utilisation de ces cartes de profondeur comme base pour la manipulation numérique avancée, la mise au point sélective ou l'intégration dans des expériences de réalité augmentée.

Pour les projets ambitieux dans le domaine du cinéma, des jeux vidéo ou des installations artistiques immersives, les studios de capture volumétrique représentent le summum de cette modélisation. Ces installations sophistiquées utilisent des dizaines, voire des centaines de caméras synchronisées pour capturer un sujet sous tous les angles simultanément, produisant ainsi des modèles 3D entièrement navigables et animés de personnes ou d'objets. Cela ouvre des possibilités créatives révolutionnaires pour les humains numériques et la reconstruction dynamique de scènes.

Femme portant des lunettes de réalité virtuelle dans une pièce avec une projection de vagues.

Affichage d'images 3D

Historiquement, l'affichage d'images en 3D impliquait souvent l'utilisation de lunettes anaglyphes (rouge-cyan), une méthode simple qui, bien qu'efficace, compromet souvent la fidélité des couleurs et l'impact de la profondeur. Il s'agit d'une technologie relativement ancienne. Bien qu'elle reste valable pour certains effets artistiques spécifiques (en particulier pour les œuvres à contraste élevé ou monochromes), les techniques modernes offrent des possibilités bien plus immersives et polyvalentes pour présenter vos œuvres en 3D.

Technologies d'affichage de pointe pour les créatifs :

  • Casques VR/AR : L'évolution la plus marquante dans le domaine de l'affichage 3D est l'adoption généralisée de Réalité virtuelle (RV) et Réalité augmentée (RA) casques (par exemple, la série Meta Quest, Apple Vision Pro, Valve Index, casques Pico). Ces appareils offrent une véritable 3D stéréoscopique, procurant une sensation inégalée de profondeur, de présence et d'immersion. Pour les artistes, il ne s'agit pas seulement d'appareils de visualisation, mais de nouvelles toiles pour des installations interactives, des galeries virtuelles et des récits immersifs. Certains, comme l'Apple Vision Pro, capturent même directement des “ vidéos spatiales ”, transformant les souvenirs personnels en expériences profondément immersives.
  • Affichages holographiques : Des technologies telles que le Portrait dans le miroir/Go offrent un aperçu de la visualisation 3D sans lunettes pour des expériences individuelles ou en petits groupes. Ces écrans à champ lumineux créent une image véritablement tridimensionnelle qui change de perspective lorsque le spectateur se déplace, offrant une “ fenêtre ” unique sur vos créations 3D, parfaite pour expositions ou des éléments de portfolio interactifs.
  • WebGL et visionneuses Web 3D interactives : Les navigateurs Web modernes, alimentés par des technologies telles que WebGL et WebXR, peut désormais rendre directement et de manière native des modèles et des environnements 3D complexes et interactifs. Cela représente une véritable révolution pour les portfolios en ligne. Des services tels que Sketchfab permet aux artistes d'héberger et d'intégrer des modèles 3D interactifs sur leurs sites web. Les visiteurs peuvent alors librement faire pivoter, zoomer et explorer vos sculptures, scènes ou artefacts reconstruits en 3D directement dans leur navigateur, sans avoir besoin d'un logiciel ou d'un plugin spécialisé.
  • Wiggle 3D La création d'un GIF qui alterne rapidement entre des images légèrement décalées reste une technique fascinante. Cette “ stéréoscopie ondulatoire ” offre une simulation dynamique de la profondeur qui attire instantanément l'attention sur les écrans plats et les flux des réseaux sociaux, ce qui en fait un excellent outil pour des aperçus rapides et percutants de portfolios. Voici quelques exemples remarquables d'images 3D ondulatoires utilisant cette technique, ainsi que quelques tutoriels simples expliquant comment les réaliser.

Conseils pour prendre des photos 3D à effet artistique

Quelle que soit la méthode d'affichage choisie, les principes fondamentaux pour capturer des images 3D percutantes restent essentiels pour réussir artistiquement.

  • Mettez l'accent sur la profondeur dans votre composition : Pour obtenir un effet 3D maximal, composez vos scènes avec des éléments clairs au premier plan, au second plan et à l'arrière-plan. Un sujet à plat contre un mur diminue l'impact. Pensez à utiliser des lignes directrices et des cadrages qui attirent naturellement le regard vers la profondeur perçue.
  • Maîtrisez le point central : En gardant votre sujet principal centré, vous garantissez un alignement cohérent entre vos deux captures, ce qui assure un effet 3D homogène plutôt qu'un flou. Cela permet également de stabiliser le regard du spectateur.
  • Capturez plus de deux : Prendre une série d'images légèrement décalées (plus de deux) offre une plus grande flexibilité en post-production. Vous pouvez ensuite sélectionner la paire la plus percutante pour une sortie stéréoscopique, ou utiliser la séquence pour des techniques avancées telles que le rendu plénoptique ou même la génération de courtes vidéos “ wiggle ”.
  • Séparation optimale pour la perspective : La distance idéale entre vos deux positions de caméra (ligne de base) dépend de la proximité du sujet et de l'exagération de profondeur souhaitée. Pour les gros plans, une séparation similaire à la distance interpupillaire moyenne chez l'être humain (environ 6,35 cm) est un bon point de départ. Pour les paysages éloignés, une ligne de base beaucoup plus large peut être nécessaire pour introduire une profondeur perceptible. L'expérimentation est essentielle pour trouver le bon équilibre artistique.
  • Il est essentiel d'utiliser des réglages constants pour l'appareil photo : Conservez les mêmes réglages pour l'appareil photo (ouverture, vitesse d'obturation, ISO, balance des blancs) entre vos deux (ou plusieurs) prises de vue. Toute différence entraînera des artefacts visuels gênants, perturbant l'illusion immersive en 3D.
  • Standardisez votre ordre de capture : Le fait de photographier systématiquement de gauche à droite simplifie votre flux de travail en post-production, vous permettant ainsi de toujours savoir quelle image correspond à l'œil gauche et à l'œil droit, ce qui évite les erreurs et accélère votre processus créatif.

Applications d'images 3D et applications d'appareils photo 3D pour les créatifs

Si les logiciels traditionnels tels qu'Adobe Photoshop restent extrêmement puissants pour peaufiner les images 3D, l'écosystème des applications mobiles a explosé avec des outils dédiés qui rationalisent la création 3D pour les artistes.

Outils de création 3D modernes pour votre flux de travail :

  • Fonctionnalités natives de profondeur pour smartphones : Grâce aux capteurs LiDAR/ToF intégrés, les applications modernes pour appareils photo de smartphones et les solutions tierces génèrent automatiquement des cartes de profondeur, idéales pour créer des effets de portrait dynamiques ou servir de base à d'autres manipulations artistiques dans d'autres applications.
  • Génération de profondeur basée sur l'IA : Une nouvelle vague d'applications utilise l'IA avancée pour déduire la profondeur à partir de tous Image 2D, permettant aux artistes d'ajouter une impression convaincante de tridimensionnalité à leurs archives photographiques plates existantes, ouvrant ainsi de nouvelles voies pour l'exploration stylistique.
  • Applications mobiles de photogrammétrie : C'est une véritable révolution pour les artistes intéressés par la modélisation 3D. Des applications telles que Polycam, Kiri Engine, Metascan et RealityScan vous permettent d'utiliser l'appareil photo de votre smartphone pour capturer une série de photos superposées d'un objet ou d'un environnement. L'application traite ensuite automatiquement ces images (souvent via le cloud computing) pour générer un modèle 3D très détaillé et texturé. Cela démocratise la numérisation 3D, en faisant un outil accessible aux artistes pour créer des jumeaux numériques de sculptures, d'accessoires ou même d'environnements entiers pour des projets artistiques virtuels.
  • Applications dédiées à l'édition et à la visualisation 3D : Au-delà de la capture, un écosystème croissant d'applications se concentre sur la manipulation, l'optimisation et la visualisation d'actifs 3D directement sur les appareils mobiles, prenant en charge des formats populaires tels que GLB et USDZ, qui sont idéaux pour l'intégration Web et RA.

Images 3D sur les réseaux sociaux : élargissez votre audience

Les plateformes de réseaux sociaux adoptent de plus en plus des contenus interactifs et riches en profondeur, allant au-delà des images statiques pour offrir un engagement dynamique aux artistes.

  • L'évolution de la profondeur sociale : Si Facebook a été le pionnier des fonctionnalités dédiées aux photos 3D, le concept de profondeur interactive s'est répandu sur d'autres plateformes. La vision plus large du “ métaverse ” de Meta, par exemple, met l'accent sur la création et le partage de contenus 3D riches pour des expériences virtuelles immersives.
  • Vidéos et photos spatiales: Une avancée révolutionnaire est l'introduction de Vidéos spatiales (et bientôt, les photos spatiales) capturées par des appareils avancés tels que l'iPhone 15 Pro et les modèles ultérieurs. Il s'agit de véritables captures stéréoscopiques, conçues pour être visionnées sur des casques immersifs tels que l'Apple Vision Pro, offrant une profonde sensation de présence et permettant aux artistes de partager des scènes d'une profondeur sans précédent. Ce format est un nouveau support puissant pour l'art expérientiel.
  • TikTok et Snapchat : Ces plateformes sont à l'avant-garde de la popularisation des contenus sensibles à la profondeur grâce à leur utilisation intensive de filtres RA et d'outils créatifs. Les artistes peuvent exploiter ces fonctionnalités pour créer des visuels interactifs captivants qui réagissent aux mouvements de l'utilisateur ou à l'inclinaison du téléphone, présentant ainsi leurs œuvres de manière dynamique qui trouve un écho auprès du public contemporain.

Pour les créatifs, ces intégrations de plateformes offrent des opportunités inestimables pour présenter leurs travaux interactifs, susciter l'engouement et attirer le public vers leurs portfolios en ligne plus complets.

Appareils photo 3D pour les créatifs exigeants

Lorsque l'on envisage d'acheter un appareil photo pour la photographie 3D, les choix se sont élargis, allant des smartphones avancés aux systèmes de capture spécialisés, chacun répondant à des besoins créatifs différents.

  • Smartphones équipés d'un LiDAR/ToF : Ces appareils sont désormais des outils indispensables pour de nombreux créatifs. Leurs capteurs de profondeur intégrés et leurs puissantes capacités de photographie computationnelle permettent une capture rapide et de haute qualité de la profondeur. Pour les artistes qui travaillent sur place ou qui ont besoin d'itérations rapides, un smartphone haut de gamme devient un appareil de capture 3D polyvalent.
  • Appareils photo 3D dédiés aux consommateurs et prosommateurs : Au-delà des smartphones, certains appareils photo sont spécialement conçus pour les formats 3D immersifs :
    • Caméras stéréoscopiques à 360° : Les caméras qui capturent à la fois un panorama à 360 degrés et une profondeur stéréoscopique (par exemple, certains modèles Insta360) permettent aux artistes de créer des environnements 3D totalement immersifs et navigables que les spectateurs peuvent explorer à l'aide de casques VR.
    • Caméras VR180 : Ils permettent de créer des vidéos stéréoscopiques immersives à 180 degrés, offrant une expérience ciblée mais profondément dimensionnelle, idéale pour les courts métrages artistiques ou les visites virtuelles.
  • La puissance de n'importe quel appareil photo (doté d'une vision) : Fondamentalement, tout appareil photo de haute qualité peut encore être au cœur d'un flux de travail de photographie 3D, que ce soit pour les paires stéréoscopiques traditionnelles ou pour la photogrammétrie. La clé réside dans la vision de l'artiste et sa compréhension des principes de profondeur. Privilégiez les appareils photo dotés d'excellents capteurs et d'une plage dynamique élevée afin de garantir des images sources détaillées et haute fidélité pour votre travail en 3D.
Lunettes VR utilisées pour créer une expérience 3D

Autres équipements indispensables pour la photographie 3D

  • Trépied de précision : Un trépied robuste et fiable est indispensable pour la capture stéréoscopique traditionnelle. Il garantit un alignement précis et une hauteur de caméra constante entre vos multiples prises de vue, évitant ainsi les divergences visuelles qui peuvent ruiner l'effet 3D.
  • Supports pour deux caméras / Objectifs stéréo : Pour capturer des sujets dynamiques ou en mouvement en véritable stéréo, il est indispensable d'utiliser un support double caméra (permettant de fixer deux caméras sur un seul trépied) ou un objectif stéréo spécialisé (qui divise la vue d'une seule caméra en deux perspectives). Ces outils garantissent une capture simultanée pour une synchronisation parfaite.
  • Scanners LiDAR dédiés : Pour les applications professionnelles dans les domaines de l'architecture, de la préservation du patrimoine culturel ou de la création de jumeaux numériques très précis de grands espaces, les scanners LiDAR portatifs ou montés sur trépied spécialisés (par exemple, ceux de Faro ou Leica) offrent une précision de niveau industriel pour générer des nuages de points 3D denses.
  • Équipements de photogrammétrie : Pour les artistes qui se concentrent sur la modélisation 3D détaillée, les configurations photogrammétriques avancées peuvent inclure des plateaux tournants motorisés, des environnements d'éclairage contrôlés et même des réseaux de plusieurs caméras afin d'automatiser le processus de capture et de garantir des données optimales pour la reconstruction 3D.

Pour en savoir plus, consultez notre guide du débutant à l'achat du matériel photographique adapté, en mettant l'accent sur la manière dont les différents équipements vous aident à atteindre vos objectifs artistiques spécifiques en matière de 3D.

Modélisation 3D : photogrammétrie, NeRF, splatting gaussien et IA générative

La modélisation 3D, une forme spécialisée de photographie 3D, est devenue un domaine incroyablement dynamique, offrant aux artistes des outils puissants pour traduire le monde physique en ressources numériques ou créer des formes 3D entièrement nouvelles. C'est un ajout exceptionnel au portfolio en ligne de tout créatif.

Techniques fondamentales :

  • Photogrammétrie : Cette technique bien établie consiste à prendre de nombreuses photos superposées d'un objet ou d'une scène sous différents angles. Un logiciel sophistiqué analyse ensuite ces images pour reconstruire un maillage 3D très détaillé, appliquer des textures et créer un modèle numérique réaliste. Parmi les logiciels les plus populaires, on peut citer RealityCapture, Agisoft Metashape, Meshroom (open source), et des applications mobiles accessibles telles que Polycam. Les artistes utilisent la photogrammétrie pour :
    • Préserver le patrimoine culturel : Création d'archives numériques d'artefacts, de sculptures et de sites historiques.
    • Développer des ressources pour les jeux et les effets visuels : Génération de modèles réalistes pour les environnements virtuels et les effets visuels.
    • Jumeaux numériques sculpturaux : Reproduction de sculptures ou d'accessoires physiques à des fins d'affichage numérique ou de manipulation artistique ultérieure.

IA générative pour la création 3D : 

La pointe de la technologie en matière d'art 3D repose sur l'intelligence artificielle qui génère du contenu 3D à partir d'entrées simples, repoussant ainsi les limites des possibilités créatives. Bien sûr, il existe quelques considérations relatives à l'utilisation de l'IA générative, et nous abordons ces questions dans notre série.

  • Texte vers 3D : Les nouveaux modèles d'IA peuvent générer des modèles ou des scènes 3D fondamentaux à partir d'invites textuelles basiques (par exemple, “ une scène forestière fantaisiste avec des champignons lumineux ”). Bien qu'encore à ses débuts, cette technologie réduit considérablement les obstacles auxquels sont confrontés les artistes pour conceptualiser et prototyper rapidement des idées en 3D.
  • Image vers 3D : Certains outils d'IA peuvent extrapoler la géométrie et les textures 3D à partir d'une seule image 2D, ou “ coloriser ” et texturer intelligemment des modèles 3D existants en fonction d'apports créatifs.

Applications créatives de la modélisation 3D :

Les applications artistiques et professionnelles de ces modèles 3D sont vastes :

  • Les jumeaux numériques au service de l'art : Création de répliques numériques précises de vos œuvres d'art physiques pour les galeries en ligne, à des fins d'archivage ou pour des expositions interactives.
  • Commerce électronique et visualisation des produits : Présentation de produits (par exemple, articles artisanaux, accessoires de mode) sous forme de modèles 3D interactifs sur des sites Web, permettant aux clients potentiels de les explorer de manière dynamique.
  • Galeries et expositions virtuelles : Concevez des espaces 3D immersifs pour mettre en valeur vos photographies ou vos œuvres numériques, permettant aux spectateurs de “ se promener ” et de découvrir votre travail d'une manière nouvelle et captivante.
  • Expériences de réalité augmentée : Développement de filtres RA ou d'installations interactives où vos créations 3D sont superposées au monde réel via des smartphones ou des casques RA.
  • Jeux vidéo et médias immersifs : Contribution à la création d'éléments 3D pour les jeux vidéo, les expériences de réalité virtuelle ou les récits interactifs.

Lorsque vous constituez votre portfolio, il est essentiel de choisir une plateforme qui intègre facilement du contenu 3D interactif. Des services tels que Sketchfab proposent des outils d'intégration qui vous permettent d'afficher directement vos modèles 3D sur votre Format site web portfolio, permettant aux visiteurs de faire pivoter, zoomer et explorer votre travail.

Visionneuse 3D vintage en bois et métal contenant une image double

L'avenir de la photographie 3D : les frontières artistiques de l'informatique spatiale

L'évolution de la photographie 3D est étroitement liée au domaine en plein essor de l'informatique spatiale, un écosystème émergent où le contenu numérique interagit de manière transparente avec le monde physique, principalement grâce à des casques AR/VR/XR avancés. Pour les photographes, les artistes et les créatifs, cela représente une frontière passionnante pour l'innovation.

  • Récits immersifs : Les photos 3D, les vidéos spatiales et les captures volumétriques deviennent des supports fondamentaux pour une narration véritablement immersive, permettant aux artistes de créer des expériences qui transportent les spectateurs dans un souvenir, un paysage onirique ou une scène méticuleusement élaborée.
  • Espaces artistiques virtuels : La demande en contenu 3D de haute qualité stimulera la création de galeries virtuelles, d'installations numériques et d'expériences artistiques interactives de plus en plus sophistiquées au sein du métaverse et d'autres plateformes spatiales. Alors que les galeries commerciales réfléchissent à leurs espaces physiques, ces technologies peuvent offrir bien plus qu'une simple image fixe en 2D. 
  • L'IA en tant que partenaire créatif : L'intelligence artificielle continuera à démocratiser et à accélérer la création 3D, transformant des processus complexes en outils intuitifs. On peut s'attendre à ce que l'IA automatise non seulement la génération de profondeur, mais devienne également un partenaire collaboratif dans la conceptualisation, générant des formes 3D initiales, des textures, voire des scènes entières à partir de suggestions artistiques, libérant ainsi les artistes qui pourront se concentrer sur la conceptualisation et le raffinement. 

Alors que la considérations éthiques relatives au contenu généré par l'IA Si la confidentialité et la protection de la vie privée dans le domaine de la numérisation 3D sont des aspects importants à prendre en compte, le potentiel créatif pour les artistes qui souhaitent repousser les limites et définir de nouvelles formes d'expression visuelle est immense.

Mettez en valeur votre vision artistique en 3D !

Maintenant que vous disposez des connaissances nécessaires pour capturer et créer des images 3D, la prochaine étape consiste à les intégrer judicieusement à votre portfolio en ligne.

Si vous ne disposez pas encore d'un portfolio en ligne adapté aux professionnels de la création, c'est le moment de vous en créer un ! Recherchez des créateurs de sites web qui proposent des modèles hautement personnalisables, des mises en page flexibles pour présenter divers médias et une prise en charge robuste pour l'intégration de modèles 3D interactifs (par exemple, Sketchfab embeds) et de vidéos spatiales. Votre portfolio ne doit pas seulement présenter votre travail final, mais aussi donner un aperçu des processus innovants qui le sous-tendent. Format La plateforme de portfolio offre une personnalisation améliorée, l'intégration de médias et plus de 90 thèmes parmi lesquels choisir pour mettre en valeur votre travail.

Envisagez d'inclure une section intégrée dédiée à un blog ou à des études de cas. Cela vous permettra d'exprimer clairement votre processus créatif et de partager vos choix techniques. Personnalisez et racontez le parcours artistique qui se cache derrière votre travail en 3D. Vous offrirez ainsi à vos spectateurs un aperçu incroyable qui les aidera à se connecter à votre processus.

Nous sommes impatients de voir comment vous allez exploiter ces nouvelles dimensions pour créer des œuvres d'art inédites et passionnantes.

Connectez-vous avec votre communauté

Améliorez votre image de marque grâce à un site web professionnel.

Contributeur

  • icône noir

    Chez Format, nous sommes un groupe de passionnés à l'intersection de la technologie et de la créativité, unis par un seul objectif : aider les professionnels de la création à réussir. Notre équipe se consacre à fournir aux photographes, aux artistes et aux designers les outils et les ressources dont ils ont besoin pour partager leur travail et développer leur entreprise.

A4 1 4

Un guide pour améliorer vos compétences en photographie

Améliorez votre photographie grâce à notre guide de ressources gratuit. Bénéficiez d'un accès exclusif à des conseils, des astuces et des outils pour perfectionner votre art, construire votre portfolio en ligne et développer votre activité.

Nom(Obligatoire)
S'abonner à la lettre d'information Field Label

URL : https://www.cineclubdecaen.com/peinture/analyse/imagetheorie.htm

Image et symbole
Accueil Partie beaux-arts Histoire de l'art Les peintres Les musées Les expositions Thèmes picturaux

Le rôle de l'image Le dictionnaire des symboles de Jean Chevalier, ed Bouquins, 1982,(DS) L'imagination créatrice dans le soufisme d'Ibn' Arabie de Henri Corbin, 1958, (IC) L'homme à la découverte de son âme; structure et fonctionnement de l'inconscient, 2ème édition de C.G. Jung, Genève 1946, (HA) Traité d'histoire des religions de Mircea Eliade, Paris 1949, n.e. 1964, (TH) Les trois fonctions chez Lacan L'entre-Image de Raymond Bellour Les structures anthropologiques de l'imaginaire de Gilbert Durand, 1963, (SA) L'image-mouvement et l'image temps de Gilles Deleuze Les iconoclastes de Jean-Joseph Goux Vocabulaire de la psychanalyse de j Laplanche, 1967, (VP) L'exposition : passage de l'image L'exposition: les vanités

On sait qu'il existe des choses et que pour désigner ces choses les êtres vivants utilisent un langage. Ce langage peut être une langue (l'anglais, le français, le latin etc., qui possèdent un lexique et une syntaxe...) ou un système de signes ( le langage des sourds-muets, le dessin, la peinture, le cinéma...).

La sémantique est l'étude du sens du langage, la sémiologie l'étude des signes qui servent à produire le sens. Si l'image n'est qu'un système de signes alors elle relève du domaine de la science (sciences du langage, rhétorique, communication..). Mais l'image est-elle réductible à un système de signes ? L'image n'est-elle pas aussi un lieu favorable au développement de l'imaginaire, le lieu où l'artiste revitalise une symbolique qu'il appartient au spectateur d'interpréter.

Approche terminologique (DS)

L'Imaginaire et le Symbolique : essai de définition

Le champ sémantique des divers vocables dérivés en français du terme d'image risquerait d'être singulièrement appauvri si l'interprétation en était faite sur le seul fondement étymologique du latin imago. Dans son acceptation originaire ce terme vise en effet le trait de ressemblance dont se trouve marquée une représentation quelle soit une fable ou un objet plastique. Aussi bien imago a-t-il même racine qu'imitor. S'agit-il au contraire de donner un équivalent à notre imaginaire, c'est à dire à ce genre de représentation dont c'est l'essence de nous soustraire au déjà vu, et d'ériger un monde dont on entend souligner qu'il est sans modèle, c'est à d'autres racines qu'il sera fait appel. Les écrivains latins ont bien marqué d'ailleurs par leurs emprunts terminologiques l'obligation où ils étaient de renouveler leur lexique de l'imaginaire, et c'est vers le grec qu'ils se sont tout naturellement tournés par une série d'emprunts dont l'usage français a lui-même bénéficié. De l'équivalent grec de l'imago latine c'est à dire de l'icône on dissociera le fantasme, c'est à dire l'objet de la fantaisie auquel le phantastikon correspond en des acceptations qui sont l'anticipation du "fantastique" français. La représentation "fantastique" ne se connaît pas d'originale, elle est sans modèle dans le réel, mais elle soutient ce paradoxe de prêter à un contenu irréaliste (la fantaisie), ou pour le moins tenu pour irréel, l'apparence d'une réalité (le fantasme). Mais de ce déplacement surgit précisément le problème de l'imaginaire : comment l'image en tant qu'image, peut-elle parodier le réel? Comment l'image destinée à reproduire les traits caractéristiques d'un objet se trouve-t-elle revendiquer dans l'imaginaire les traits d'une quasi-réalité? La relation de l'image à l'imaginaire n'est pas un aspect particulier du problème, c'est le problème même de l'imaginaire.

L'emploi du mot symbole révèle des variations de sens considérables. Pour préciser la terminologie en usage, il importe de bien distinguer l'image symbolique de toutes les autres avec lesquelles elle est trop souvent confondue. De ces confusions résultent un affadissement du symbole, qui se dégrade en rhétorique, en académisme ou en banalité. Si les frontières ne sont pas toujours évidentes, en pratique, entre les valeurs de ces images, c'est une raison supplémentaire pour les marquer avec force en théorie

  • L'emblème est une figure visible adoptée conventionnellement pour représenter une idée, un être physique ou moral : le drapeau est l'emblème de la patrie, le laurier, celui de la gloire.
  • L'attribut est une réalité ou une image, servant de signe distinctif à une personnalité, à une collectivité ou à un être moral : les ailes sont l'attribut d'une société de navigation aérienne, la roue d'une compagnie ferroviaire, la massue d'Hercule, la balance de la justice. Un accessoire caractéristique est ainsi choisi pour désigner le tout.
  • L'allégorie est une figuration sous une forme le plus souvent humaine, mais parfois animale ou végétale, d'un exploit, d'une situation, d'une vertu d'un être abstrait, comme la femme ailée est l'allégorie de la victoire, une corne d'abondance l'allégorie de la prospérité. Henry Corbin précise cette différence fondamentale: l'allégorie est une opération rationnelle, n'impliquant de passage ni à un nouveau plan de l'être, ni à une nouvelle profondeur de la conscience ; c'est la figuration, à un même niveau de conscience de ce qui peut être déjà connu d'une autre manière.
  • Le symbole annonce un autre plan de conscience que l'évidence rationnelle; il est le chiffre d'un mystère, le seul moyen de dire ce qui ne peut être appréhender autrement; il n'est jamais expliqué une fois pour toutes, mais toujours à déchiffrer de nouveau, de même qu'une partition musicale n'est jamais déchiffrée une fois pour toutes, mais appelle une exécution toujours nouvelle (IC, 13)
  • La métaphore développe une comparaison entre deux êtres ou deux situations: l'éloquence de tel orateur est un déluge verbal.
  • L'analogie est un rapport entre des êtres ou des notions essentiellement différentes, mais semblables sous un certain aspect ; la colère de Dieu par exemple n'a qu'un rapport d'analogie avec la colère de l'homme. Le raisonnement par analogie est une source d'innombrables méprises.
  • Le symptôme est une modification dans les apparences ou dans un fonctionnement habituel qui peut révéler une certaine perturbation ou un conflit ; le syndrome est l'ensemble de symptômes qui caractérisent une situation évolutive et présagent un avenir plus ou moins déterminé.
  • La parabole est un récit possédant un sens en lui-même, mais destiné à suggérer, au-delà de ce sens immédiat, une leçon morale, comme la parabole du bon grain tombant sur des terrains différents.
  • L'apologue est une fable didactique, une fiction de moraliste, destinée, à travers une situation imaginaire, à faire passer un enseignement.

 

Toutes ces formes imagées de l'expression ont en commun d'être des signes et de ne pas dépasser le niveau de signification. Ce sont des moyens de communication, sur le plan de la connaissance imaginative ou intellectuelle, qui jouent un rôle de miroir, mais ne sortent pas du cadre de la représentation. Symbole refroidi, dira Hegel de l'allégorie; sémantique desséchée en sémiologie, précisera Gilbert Durand. Le symbole se distingue essentiellement du signe, en ce que celui-ci est une convention arbitraire qui laisse étrangers l'un à l'autre le signifiant et le signifié, tandis que le symbole présuppose homogénéité du signifiant et du signifié au sens d'un dynamisme organisateur (SA, 20).

S'appuyant sur les travaux de Jung, de Piaget, de Bachelard, Gilbert Durand fonde sur les structures même de l'imagination ce dynamisme organisateur... facteur d'homogénéité dans la représentation. Bien loin d'être faculté de former des images, l'imagination est puissance dynamique qui déforme les copies pragmatiques fournies par la perception et ce dynamisme réformateur des sensations devient le fondement de la vie psychique tout entière. On peut dire que le symbole... possède plus qu'un sens artificiellement donné, mais détient un essentiel et spontané pouvoir de retentissement (SA, 20-21).

Dans la Poétique de l'espace, G. Bachelard précise ce point : le retentissement nous appelle à un approfondissement de notre propre existence... Il opère un virement d'être. Le symbole est véritablement novateur. Il ne se contente pas de provoquer des résonances, il appelle une transformation en profondeur. On voit dès lors que les symboles algébriques, mathématiques, scientifiques ne sont, eux aussi, que des signes dont la portée conventionnelle est soigneusement définie par les instituts de normalisation. Il ne saurait exister de science exacte s'exprimant en symboles, au sens précis de ce terme. La connaissance objective dont parle Jacques Monod, tend à éliminer ce qui reste de symbolique dans le langage pour ne retenir que la mesure exacte. Ce n'est qu'un abus de langage, bien compréhensible d'ailleurs, d'appeler symboles ces signes qui visent à indiquer des nombres imaginaires, des quantités négatives, etc. Mais ce serait une erreur de croire que l'abstraction croissante du langage scientifique conduit au symbole ; le symbole est lourd de réalités concrètes.

L'abstraction vide le symbole et engendre le signe ; l'art, au contraire, fuit le signe et nourrit le symbole Le symbole est donc beaucoup plus qu'un simple signe : il porte au-delà de la signification, il relève de l'interprétation et celle-ci d'une certaine prédisposition. Il est chargé d'affectivité et de dynamisme. Il joue sur des structures mentales. C'est pourquoi il est comparé à des schèmes affectifs, fonctionnels, moteurs pour bien montrer qu'il mobilise en quelque sorte la totalité du psychisme. Pour marquer son double aspect représentatif et efficace, on le qualifierait volontiers d'eidolo-moteur. Le terme eidolon le maintient, pour ce qui est de la représentation au niveau de l'image et de l'imaginaire, au lieu de le situer au niveau intellectuel de l'idée (eidos).

Ce n'est pas à dire que l'image symbolique ne déclenche aucune activité intellectuelle. Elle reste cependant comme un centre autour duquel tout le psychisme qu'elle met en mouvement. Quant une roue sur une casquette indique un employé de chemin de fer, elle n'est qu'un signe; quand elle est mise en relation avec le soleil, avec les cycles cosmiques, avec les enchaînements des destinées, avec les demeures du Zodiaque, avec le mythe de l'éternel retour, c'est tout autre chose, elle prend valeur de symbole. Mais en s'éloignant de la signification conventionnelle, elle fraie la voie à l'interprétation subjective. Avec le signe on demeure sur un chemin continu et assuré ; le symbole suppose une rupture de plan, une discontinuité, un passage à un autre ordre ; il introduit dans un ordre nouveau aux multiples dimensions. Complexes, indéterminés mais dirigés dans un certain sens, les symboles sont encore appelés des synthèmes ou des images axiomatiques.

Les exemples les plus prégnants de ces schèmes eiolo-moteurs sont ce que C.G. Jung a nommé les archétypes. On peut rappeler ici une conception de S. Freud, sans doute plus restrictive que celle de Jung, sur les fantasmes originaires, qui seraient des structures fantasmatiques typiques (vie intra-utérine, scène originaire, castration, séduction) que la psychanalyse retrouve comme organisant la vie fantasmatique, quelles que soient les expériences personnelles des sujets; l'universalité des fantasmes s'explique selon Freud, parle fait qu'ils constitueraient un patrimoine transmis phylogénétiquement (VP, 157)

Les archétypes seraient, pour C.G. Jung, comme des prototypes d'ensembles symboliques, si profondément inscrits dans l'inconscient qu'ils en constitueraient comme une structure, des engrammes, selon le terme de l'analyste zurichois. Ils sont dans l'âme comme des modèles préformés, ordonnés (taxinomiques) et ordonnateurs (téléonomiques), c'est à dire des ensembles représentatifs et émotifs structurés, doués d'un dynamisme formateur. Les archétypes se manifestent comme des structures psychiques quasi-universelles, innées ou héritées, une sorte de conscience collective; ils s'expriment à travers des symboles particuliers chargés d'une grande puissance énergétique. Ils jouent un rôle moteur et unificateur considérable dans l'évolution de la personnalité.

C.G. Jung considère l'archétype comme une possibilité formelle de reproduire des idées semblables ou du moins analogues... ou une condition structurale inhérente à la psyché, qui a elle-même, en quelque manière, partie liée avec le cerveau (HA, 196). Mais ce qui est commun à l'humanité, ce sont ces structures, qui sont constantes et non pas ces images apparentes, qui peuvent varier selon les époques, les ethnies et les individus. Sous la diversité des images, des récits des mimes, un même ensemble de relations peut se déceler, une même structure peut fonctionner.

Mais si des images multiples sont susceptibles d'être réduites à des archétypes, il ne faut pas perdre de vue pour autant leur conditionnement individuel, ni, pour accéder au type, négliger la réalité complexe de cet homme tel qu'il existe. La réduction, qui atteint par l'analyse le fondamental et qui est de tendance universalisante, doit s'accompagner d'une intégration, qui est d'ordre synthétique et de tendance individualisante. Le symbole archétypique relie l'universel et l'individuel. Les mythes se présentent comme des transpositions dramaturgiques de ces archétypes, schèmes et symboles ou des compositions d'ensemble, épopées, récits, genèses, cosmogonie qui trahissent déjà un processus de rationalisation.

Mircea Eliade voit dans le mythe le modèle archétypal pour toutes les créations sur quelque plan qu'elles se déroulent: biologique, psychologique, spirituel. La fonction maîtresse du mythe est de fixer les modèles exemplaires de toutes les actions humaines significatives (TH, 345). Le mythe apparaîtra comme un théâtre symbolique des luttes intérieures et extérieures que livre l'homme sur la voie de son évolution, à la conquête de sa personnalité. Le mythe condense en une seule histoire une multitude de situation analogues ; au-delà des images mouvementées et colorées, il permet de découvrir des types de relations constants, c'est à dire des structures.

Mais ces structures, animées de symboles, ne restent pas statiques. Leur dynamisme peut prendre deux directions opposées. La voie de l'identification aux dieux et aux héros imaginaires conduit à une sorte d'aliénation; les structures sont alors qualifiées de schizomorphes (G.Durand); elles tendent en effet à rendre le sujet semblable à l'autre, à l'objet de l'image, à l'identifier à ce monde imaginaire et à le séparer du monde réel. Au contraire la voie d'intégration des valeurs symboliques, exprimées par les structures de l'imaginaire, favorise l'individuation ou le développement harmonieux de la personne; ces structures sont alors dites isomorphes, homogénéisantes, comme des incitations pour le sujet à devenir lui-même, au lieu de s'aliéner en un héros mythique. Si l'on considère l'aspect synthétique de cette intégration, qui est une assimilation intérieure à soi-même des valeurs, au lieu d'être une assimilation de soi à des valeurs extérieures, on qualifiera ces structures d'équilibrantes

. On désignera sous le nom de symbolique, d'une part l'ensemble des relations et des interprétations afférent à un symbole, la symbolique du feu par exemple; d'autre part, l'ensemble des symboles caractéristiques d'une tradition, la symbolique des Mayas de l'art roman, etc.; enfin l'art d'interpréter les symboles.

Le symbolique selon J.Lacan est un des trois registres essentiels qu'il distingue dans le champ de la psychanalyse, avec l'imaginaire et le réel: Le symbolique désigne l'ordre des phénomènes auxquels la psychanalyse a affaire et tant qu'ils sont structurés comme un langage (VP, 474) Les trois ordres chez Lacan Pour Lacan les signifiants sont premiers par rapport aux signifiés. Les signifiants forment la langue dans laquelle le sujet puise pour émettre une parole. Cette parole rétroagit sur la langue et la modifie si assez de gens pendant un temps assez long font rentrer certaines paroles dans la langue. Le sujet n'est donc pas libre de dire tout ce qu'il peut, il doit s'exprimer dans la langue.

Les règles de la langue sont extrêmement complexes et doivent répondre à la seconde loi de la linguistique de Saussure : la linéarité du signifiant

Conférence Le stade du miroir, à Marienbad le 31 juillet 1936 lors du XIV Congrès international de psychanalyse. Trois étapes de maturation de l'enfant vis à vis de l'image entre 6 et 8 mois:

  • 1) Tout d'abord l'enfant réagit comme si l'image présentée par un miroir, était une réalité ou du mois comme l'image d'un autre.
  • 2)Par la suite l'enfant cessera de traiter cette image comme un objet réel, il ne cherchera pas à s'emparer de l'autre qui se cache derrière le miroir. Jusqu'à présent, les réactions du petit enfant ne diffèrent pas de celle du singe, sinon par plus de... lenteur
  • 3)Mais voici qu'en troisième étape, l'enfant humain va reconnaître cet autre comme sa propre image. C'est bien ce processus d'identification, une conquête progressive de l'identité du sujet. Cette identification primaire de l'enfant à son image

 

L'image reproduit la densité du réel, elle est l'amorce toujours possible d'une rêverie, elle ne dit rien, elle propose un déchiffrement qui dépend du spectateur. Ce n'est que de manière anecdotique qu'elle propose parfois un discours. L'image est déjà là; psychanalitiquement J-J Goux affirme même qu'elle est liée au besoin de la mère; alors que le sens est une construction, un idéal à construire qui est dicté par le désir de ressembler au père. Les images n'ont pas à faire sens, leur seule présence est signe d'une réalité. Au contraire le discours, l'élaboration d'un sens par la parole ou l'écriture, nécessite une construction qui doit avoir recours à de multiples règles plus ou moins admises, plus ou moins changeantes - règles linguistiques et sémiologiques-. Le discours est toujours critiquable. L'image aussi est critiquable mais de manière moins immédiate. Et entre le temps où on l'a reçu et celui où on la critique, elle s'est déjà imposée à nous: d'où sa puissance et son danger.

L'image moderne (photographique, vidéo ou cinématographique) de part sa fabrication même, a un rapport étroit avec la vérité. Elle capte de manière mécanique les rayons de lumière qui ont été détournés par les objets. Les images modernes sont la trace, l'empreinte du réel. Elles semblent ainsi avoir acquis le droit de s'établir pour l'équivalent le réel. Pourtant notre société à force de consommer de l'image a fini par ce méfier de celle-ci et l'on assiste à une séparation assez nette entre deux types d'image: celles qui se donnent pour pur fantasmagorie et celles qui se veulent l'empreinte du réel.

URL : https://www.bnf.fr/fr/banque-dimages

Banque d’images | BnF - Site institutionnel
 

Banque d’images

Outil d’exploration des collections iconographiques numérisées de la bibliothèque, la banque d’images permet, notamment au public professionnel, d’acheter les images en haute définition et de payer la redevance pour leur utilisation commerciale.  

 

Une source d’images d’une extraordinaire richesse

Elle a ainsi pour vocation de rassembler l’ensemble des collections iconographiques de la bibliothèque qui comptent parmi les plus importantes au monde : estampes, photographies, manuscrits enluminés ou autographes, dessins et gravures,  Unes de presse, cartes et globes, objets d’art et monnaies entre autres.


Au sein de cette considérable variété d’œuvres et de supports, issus du patrimoine mondial de toutes les époques, la Banque d’images rend également visible de nombreuses œuvres sous droits des plus grands artistes et écrivains du XXe siècle qui n’étaient accessibles auparavant que dans les salles de lecture de la bibliothèque.


Aux centaines de milliers d’images déjà disponibles, viennent s’ajouter chaque jour de nouvelles numérisations issues des différents départements de collections. La grande majorité des documents conservés à la BnF n’étant pas encore numérisés, un service de numérisation à la demande permet d’élargir le choix à des images rares ou inédites.

 

Un service  pensé pour les usages professionnels

Afin d’explorer ces collections, la banque d’images offre des fonctionnalités de recherche et de commande adaptées aux pratiques des professionnels de l’image.
Des portfolios et une newsletter leur permettent également de préparer leurs projets éditoriaux autour des grandes expositions, de dates anniversaires, d’événements historiques mais aussi de découvrir les collections de la BnF, d’être informés des nouvelles images ou des artistes récemment intégrés.


La qualité de la description et de l’indexation des images est garantie par les référentiels de la BnF et l’expertise scientifique des conservateurs de la bibliothèque et des iconographes de la Banque d’images. La qualité et la résolution des images proposées couvrent la grande majorité des utilisations éditoriales ; les normes adoptées dans les ateliers de numérisation garantissent des reproductions les plus fidèles à l’original.


Autour de ce service, la BnF propose enfin un accompagnement personnalisé aux professionnels qui le souhaitent, éditeur, iconographe, professionnel de l’audiovisuel, de la communication et du multimédia etc. : suggestion d’images complémentaires, modalités et suivi de commande, devis de numérisation, négociation tarifaire.
 

URL : https://rotary-bretagne-mayenne.org/fr/content/news/show/14437?ce=1

Focus sur la Commission "Image Publique"

Focus sur la Commission "Image Publique"

mardi 22 février 2022

Qu'est-ce que l'image publique du Rotary ?

L'image publique du Rotary ne correspond pas seulement à ce que nous pensons de nous-mêmes, mais aussi à la perception que les non-Rotariens ont de nous. 

Faire en sorte que le grand public connaisse le nom du Rotary est un bon début, mais notre travail doit être plus profond. Il est essentiel de parler du Rotary en des termes qui expliquent ce que nous réalisons et l'impact de nos actions afin que le public comprenne mieux qui nous sommes et ait envie de s'impliquer.

Le Rotary réunit des décideurs de tous les continents, toutes les cultures et toutes les professions pour échanger des idées et passer à l’action aux niveaux local et international. 

Cette déclaration exprime l'image que nous avons du Rotary. Mais comment les personnes qui ne sont pas impliquées dans le Rotary nous perçoivent-elles, nous et nos clubs ? Notre image publique est façonnée par ce que chacun a entendu dire ou non au sujet du Rotary, ce qui peut donner lieu à des idées fausses.

Image par Joseph Mucira de Pixabay

Notre image publique est influencée par la façon dont nous parlons du Rotary et par la fréquence avec laquelle nous le faisons. La perception que le grand public a de nous risque bien souvent de reposer sur des demi-vérités si nous ne parlons pas du Rotary. Cela peut nuire à notre image publique et affaiblir notre marque.


Pourquoi est-il important de renforcer l'image publique du Rotary ?

Car avoir entendu parler du Rotary ne suffit souvent pas pour que l'intérêt des gens soit éveillé et qu'ils aient envie de s'impliquer.

C'est lorsqu'ils comprennent ce que fait votre club pour rendre le monde meilleur que les gens sont motivés pour soutenir vos efforts et s'impliquer. Renforcer l'image publique du Rotary dans votre communauté vous aidera à attirer des membres, des bénévoles, des partenaires et des donateurs.

Pour vous aider dans cette tâche, la Commission "Image Publique" de notre District est composée cette année de :

  • deux conseillers : Caroline BEAUJARD, RC Vannes Atlantique et Lionel RIEULIER, RC La Guerche de Bretagne
  • une graphiste : Élodie FOURNIER, RAC Malouin
  • une correspondante Rotary Info : Catherine LE FRANC, RC Laval
  • un responsable de la diffusion du Rotary Info : Ivan TRAVAIS, RC Vannes Port du Golfe
  • un responsable Régie - Évènement : Rachid EL BOURSSARGHINI, RC E-club satellite Saint-Malo Jacques Cartier de Bretagne D1650
  • deux Content Manager / Responsables Réseaux sociaux : Valérie RIEULIER, RC La Guerche de Bretagne pour Facebook et Christelle GRALL CABIOCH', RC Dinard Côte d'Émeraude pour Instagram et Linkedin
  • un responsable des sites internet Clubs & District : Pierre JOUADÉ, RC Bain de Bretagne

Les différents moyens de communication pour vos actions

Les Réseaux sociaux du District
Pensez à vous y abonner...

Les Réseaux sociaux des clubs
Vos pages Facebook et Instagram de club, qui pourront être relayées sur celles du District.

Le Rotary Info :
Newsletter du District 1650, envoyé chaque 1er samedi du mois à tous les membres du District. Retrouvez ici les précédentes éditions

Les Sites thématiques du District :
Les programmes Nouvelles Générations
Le programme des Échanges de jeunes
La Fondation
La Formation

Les Sites des clubs :
Retrouvez ici tous les sites des clubs ou via Navigation > Le District > Organisation Rotary

Le RotaryMag
Le Magazine francophone du Rotary International. Vous pouvez y faire paraître des articles sur les actions de votre club (dans Espace Rotarien).

Les Kits de Comm'
Ils ont été fournis par le District aux clubs ces dernières années et comportent Roll-ups, Kakémonos, panneaux de directions, gilets...
Vous pouvez en commander d'autres si besoin via la boutique du RotaryMag.

Quelques outils pour vous accompagner...

Brand Center : https://brandcenter.rotary.org/fr-FR
Le  vous aide à donner à vos communications un ton et un look nouveaux et homogènes. Téléchargez nos logos ou créez celui de votre club, découvrez des maquettes personnalisables de brochures, de newsletters, de présentations PowerPoint, de dépliants et bien plus encore (connexion à rotary.org requise)

L'Université du Rotary 2020 de notre District sur la communication des clubs :
Retrouvez ici les ateliers sur les photos / vidéos, articles de presse, réseaux sociaux, actions duplicables...

La Charte graphique du Rotary : lien
C'est le guide comprenant les recommandations d'utilisation et les caractéristiques des différents éléments graphiques (logos, couleurs, polices, typographies, symboles, calques..) qui peuvent être utilisés sur les différents supports de communication.  La charte graphique permet de garantir l'homogénéité et la cohérence de la communication visuelle au sein et en dehors du Rotary.

La Campagne "Place à l'action"
Bien que de nombreuses personnes connaissent le nom du Rotary, encore trop de membres potentiels et de sympathisants ne comprennent pas totalement qui nous sommes et ce que nous faisons. Les messages que nous diffusons à travers Place à l'action reflètent l'essence de ce que nous sommes. Ils sont un moyen de nous faire connaître afin que le public comprennent mieux ce qui nous lie en tant que bénévoles utilisant leurs compétences et expertise pour résoudre des problèmes dans nos collectivités et dans le monde. 
Le message que véhicule Place à l’action fournit une réponse claire et unifiée à la question « Qu'est-ce que le Rotary ? » et rassemble autour d'un même objectif : raconter — et montrer — au monde que nous faisons place à l'action. 

Le Guide pratique  : lien

Sa Charte graphique : lien


Un Guide de planification évènementielle : lien
Ce guide est un outil pour vous aider à promouvoir le Rotary au travers de vos événements. Il propose des idées et une liste de contrôle pour commencer votre planification. Il identifie également des ressources utiles.

URL : https://www.qualtrics.com/fr/gestion-de-l-experience/brand/image-marque/

Image de marque : définition et gestion | Qualtrics Passer au contenu principal

Essayez Qualtrics
gratuitement

Compte gratuit

Image de marque : définition et conception

10 minutes de lecture
Bénéficier d’une bonne image de marque est essentiel pour toute entreprise. En effet, elle engendre une notoriété positive et donc une valorisation des produits et services proposés. Mais qu’est-ce qu’est concrètement l’image de marque ? Comment la construire et l’entretenir ? Et comment réagir en cas de bad buzz ?

Qu’est-ce que l’image de marque ?

Malgré ce que l’on pourrait penser, l’image de marque n’est pas la représentation que veut se donner une société. Il s’agit plutôt de la manière dont elle est perçue par les personnes extérieures comme les consommateurs par exemple.

Aujourd’hui, disposer d’une bonne image est primordial pour toute entreprise car face à deux produits semblables, un consommateur choisira le produit qui a la plus grande notoriété, celui qui lui fera la meilleure impression (qualité, prix, design) mais surtout celui qui aura mené le meilleur branding (stratégie publicitaire et commerciale). D’ailleurs, une bonne image de marque confère beaucoup de conséquences positives :

  • La valorisation des produits et services
  • La hausse des ventes et donc du chiffre d’affaires
  • L’augmentation des parts de marché

L’objectif pour toute entreprise est alors de comprendre la façon dont elle est perçue par ses prospects afin de faire correspondre la perception du public à l’image qu’elle souhaite se donner. Pour cela, il est nécessaire de mener une stratégie de construction d’identité à travers le marketing et la communication de l’entreprise.

Comment construire son image de marque ?

L’image de marque est la fusion des trois éléments suivants :

  • L’identité
  • L’offre : le produit et/ou le service
  • La communication

C’est donc sur ces trois axes qu’une société va pourvoir jouer afin de construire une représentation de sa marque qui lui corresponde.

Avant de passer à la phase concrète de construction d’identité, il est nécessaire de se poser un certain nombre de questions relatives à l’essence même de l’entreprise afin de garantir une cohérence.

Commencer par étudier son identité pour une image cohérente

Une société doit bien évidemment mettre en place une stratégie de qualité qui soit cohérente et pertinente avec son secteur d’activité et son positionnement stratégique. En effet, la représentation mentale du public doit refléter l’identité de la structure et faire ressortir le positionnement différenciant par rapport à la concurrence. Les entreprises doivent alors s’interroger sur les points suivants :

  • Quelle est mon offre et quelles sont ses particularités de mon produit ou de mon service ?
  • Qui est ma cible ?
  • Comment se distinguer sur un marché concurrentiel ?
  • Quelles sont mes valeurs ?

Bien connaître sa structure, ses atouts et ses cibles permet de dégager la quintessence de l’entreprise afin de véhiculer des messages pertinents et se démarquer. Les valeurs sont également à mettre en avant par une stratégie marketing mais aussi à travers une communication externe et interne. Les salariés et les personnes appartenant à l’organisation doivent elles aussi ressentir ces valeurs et les véhiculer hors les murs.

Par exemple, une enseigne qui vend des produits écoresponsables a tout intérêt à mettre en œuvre des actions écoresponsables en interne (achat de papier recyclé, suppression des gobelets en plastique, …) .

Si le message transmis au client n’est pas en adéquation avec les pratiques internes, la marque risque de rendre ses actions peu crédibles et détériorer sa représentation extérieure et sa réputation.

L’identité visuelle, premier outil de diffusion de l’image de marque

Après avoir réalisé l’étude identitaire, il faut rassembler les informations recueillies et les transformer en visuels. La communication visuelle d’une marque permet de transmettre un nombre incalculable de messages subtilement.

L’identité visuelle est d’abord transmise par :

  • une charte graphique : choix des couleurs et des typographies
  • un style visuel : choix du ton véhiculé (décontracté, luxueux, sportif, sérieux) et des codes graphiques correspondants (arrondi, géométrique, déstructuré)

Ces deux paramètres vont permettre de créer un logo et un slogan ou de modifier l’existant. En effet, il est parfois nécessaire de changer de logo, de charte et/ou de ligne graphique pour améliorer la cohérence et la pertinence.

Ces constituantes de l’identité visuelle doivent être présentes dans chaque support diffusé par l’enseigne comme les publicités télévisées, le site Internet, les publications sur les réseaux sociaux, les bons de commande ou encore les signatures en fin de mail.

Les campagnes marketing et communication pour véhiculer l’image et augmenter la notoriété

Une fois la charte visuelle définie et l’image construite, elles doivent ensuite être diffusées de manière stratégique. C’est pourquoi, il est essentiel d’établir un plan marketing et une stratégie de communication qui vont permettre d’atteindre les individus ciblés.

Le plan de communication va permettre de déterminer les moyens par lesquels atteindre les différents segments de marché (réseaux sociaux, campagnes d’affichage, spots radio, …), la fréquence des actions à mener, le ton à employer etc.

Cette communication doit s’accompagner d’une stratégie de brand marketing pour appuyer le message à véhiculer et augmenter davantage la notoriété de l’entreprise.

La perception qu’on les consommateurs des marques peuvent évoluer dans le temps de façon positive ou négative. Des actions réussies accompagnées d’une augmentation de la satisfaction du client vont favoriser une représentation mentale positive de l’enseigne. Au contraire, celle-ci peut être mise à mal par un phénomène de bouche à oreille négatif appelé aussi bad buzz.

Le bad buzz, danger absolu pour une image de marque

Même en possédant une image très forte, un bad buzz peut avoir un impact désastreux pour la réputation d’une société et donc être préjudiciable pour sa santé. Il peut entraîner une baisse de la satisfaction et de la confiance des consommateurs, freiner les ventes et de ce fait faire reculer le chiffre d’affaires.

De nos jours, une mauvaise expérience avec une marque ou une annonce négative peut se propager très vite sur Internet, notamment sur les réseaux sociaux. Les marques victimes d’un bouche-à-oreille négatif doivent à tout prix réagir très vite.

Par exemple, en 2016, Samsung a subi un bad buzz très important. La marque de téléphones a tardé à prendre en compte les plaintes de ses clients au sujet des surchauffes d’un modèle de smartphone et les à minimiser. Les consommateurs ont alors partagé les photos de leurs appareils endommagés sur les réseaux sociaux ce qui a amplifié le phénomène. Résultat, Samsung a perdu la confiance de certains clients qui se sont totalement détournés d’elle et sont allés chez la concurrence. De plus, le cours de ses actions en Bourse a sensiblement diminué et sa perte de chiffre d’affaires a été colossale. Sans sa forte notoriété et sa puissance internationale, Samsung aurait pu être en très grand danger.

Des études démontrent que 91 % des marques qui réagissent rapidement par des excuses ou une annonce adaptée après avoir subi ce genre de phénomène ont réussi à apaiser le mécontentement et atténuer les effets négatifs.

Les réseaux sociaux et le partage instantané des avis des consommateurs influencent grandement la réputation et l’e-réputation des marques et entreprises. Il est donc primordial de contrôler la perception de sa marque sur Internet et les médias sociaux pour toujours être au fait d’un pic de satisfaction ou d’insatisfaction.

Surveiller son image de marque et la cultiver

L’image d’une enseigne est à entretenir en permanence. Pour mener des actions toujours plus pertinentes, il est essentiel de savoir mesurer son image de marque et évaluer sa notoriété. C’est au regard de ces évaluations qu’une entreprise pourra ajuster sa stratégie et conduire des actions de brand marketing et de communication efficaces et de qualité afin de disposer d’une représentation externe qui corresponde à son identité et ses valeurs.

Commencez avec notre logiciel d'enquête gratuit

URL : https://www.plus-que-pro-solution.fr/en-savoir-plus/ereputation/defendre-image-de-marque-faire-face-pratiques-nuisibles/

Risques e-réputation : Éviter les mauvaises pratiques

Défendre son image de marque : comment faire face aux pratiques nuisibles ?

E-réputation

23 février 2024

Depuis quelques décennies maintenant, Internet s’est invité dans nos quotidiens, bouleversant au passage nos usages, privés comme professionnels. En quelques années, il est notamment devenu l’un des outils de communication privilégiés pour façonner l’image des marques. Encore faut-il pour ce faire, savoir bien mener sa stratégie de marketing digital. Si aujourd’hui, construire son image requiert efforts et patience, la réduire à néant est en effet beaucoup plus rapide. Voyons comment une entreprise peut et doit défendre son image de marque pour préserver son e-réputation !

défendre son image de marque protéger e-réputation de l'entreprise

E-réputation : c’est quoi déjà ?

Également appelée réputation numérique, l’e-réputation d’une entreprise n’est autre que la perception, favorable ou défavorable, qu’ont l’ensemble des internautes à son sujet. Elle est la somme de toutes les informations circulant sur Internet, susceptibles d’influencer sa crédibilité et sa notoriété.

Autrefois pour bâtir sa réputation, il suffisait à une entreprise de travailler son image elle-même, au moyen par exemple d’un storytelling et de campagnes de communication léchées. L’avènement des réseaux sociaux et avis clients notamment, ont quelque peu chamboulé ce fonctionnement. Désormais, l’e-réputation d’une entreprise est en effet davantage liée aux diverses interactions prenant place sur le web :

  • Sur les moteurs de recherche (Google, Bing, Yahoo…) ;
  • Sur les médias sociaux (Facebook, X, LinkedIn…) ;
  • Sur les plateformes d’avis clients ;
  • Sur les blogs et forums ;
  • Sur les plateformes de vidéos ;
  • etc.

E-réputation de l’entreprise : les pratiques qui peuvent la ruiner

Aujourd’hui avant tout acte d’achat, le réflexe premier des consommateurs est de se renseigner sur l’entreprise qu’ils envisagent de solliciter. Ils veulent avoir une photographie de la fiabilité et crédibilité de la marque à un instant précis. Cette image perçue passe notamment par les avis, notes et commentaires publiés, mais aussi par l’attention que porte le professionnel à l’expérience client et sa façon de développer l’image de son entreprise.

Il semble évident que face à une réputation entachée, un prospect préférera éviter l’écueil d’une relation commerciale vouée à l’échec. Construire une image de marque forte ne doit donc pas être pris à la légère, d’autant que les propos permettant de se forger une opinion ne sont pas toujours fondés. Retour sur ces pratiques qui peuvent justement être lourdes de conséquences pour l’e-réputation de toute entreprise :

  • Faux avis de consommateurs : de fausses notes et commentaires négatifs peuvent être publiés par des concurrents malhonnêtes ou des personnes malintentionnées ;
  • Violation de la vie privée : lorsque certains propos mettent en lumière des informations personnelles sur le gérant, son entreprise, ses proches… ;
  • Campagnes de désinformation : que ce soit fait sciemment ou sans vérifier l’authenticité des contenus diffusés ;
  • Trolling délibéré : cibler et harceler volontairement le gérant, ses employés, sa famille, ses prospects et clients ou toutes autres parties prenantes ;
  • Commentaires haineux : publication de messages offensants, discours discriminatoires… ;
  • etc.

Bien qu’ils soient répréhensibles, ces actes sont susceptibles d’influencer négativement les cibles et clients d’une entreprise. Perte de confiance, baisse de la clientèle et du chiffre d’affaires, départ d’employés et difficulté de recrutement, poursuites judiciaires… mieux vaut ne pas les laisser atteindre son image de marque !

Atteinte à l’e-réputation : la nécessité de toujours bien anticiper

Sur le web, le bouche-à-oreille se propage beaucoup plus vite et surtout, beaucoup plus loin. En matière d’e-réputation, la meilleure arme pour lutter contre ces pratiques nuisibles reste de loin la proactivité. Pour développer son image, et plus encore pour s’assurer qu’elle n’est pas compromise, il convient donc d’être attentif à toutes les mentions émises à son sujet. Pour effectuer cette surveillance, il existe plusieurs méthodes qui ont fait leurs preuves :

  • Création d’alertes, pour être informé de toute nouvelle mention de son entreprise ;
  • Outils de veille, pour suivre les références liées à la marque ;
  • Suivi des mentions sur les réseaux sociaux ;
  • Surveillance régulière des avis en ligne et publication de réponses adaptées, pour montrer son engagement envers la satisfaction client ;
  • Analyse des sentiments, pour savoir si ce qui est publié autour de la marque génère dans l’esprit du consommateur une image positive, neutre ou négative ;
  • Modération des commentaires, pour filtrer les propos inappropriés et limiter leur visibilité sur chaque social media ;
  • Analyse de trafic, pour en vérifier la stabilité et connaître la provenance des visiteurs ;
  • Identification des influenceurs, pour obtenir des collaborations susceptibles de générer une bonne image ;
  • Identification des ambassadeurs, pour savoir qui contribue activement à valoriser sa marque et en asseoir la notoriété ;
  • etc.

Maintenir une image de marque positive en ligne implique une vigilance permanente. Certes les efforts requis sont importants, mais c’est ce qui permettra d’identifier rapidement de potentiels problèmes avant qu’ils ne prennent trop d’ampleur.

pouce vers le bas mauvaise e-réputation entreprise internet bad buzz

Concrètement, comment défendre son image de marque ?

Dans le contexte commercial qui est le nôtre, véhiculer une image positive est, pour toute entreprise, un avantage concurrentiel certain. Exprimer sa personnalité ne lui permettra de valoriser sa marque et de se différencier que si l’ensemble des renseignements disponibles sur le web sont cohérents avec son discours.

Ses faiblesses, une entreprise doit les assumer et les prendre à bras le corps. C’est ce qui lui permettra de défendre son image de marque. Face à un bad buzz, elle doit ainsi être en mesure de réagir promptement, en mettant en place une stratégie de gestion de crise réfléchie :

  • Évaluation de la situation, pour comprendre les tenants et les aboutissants ;
  • Stratégie de communication et relations publiques transparente, pour estomper le plus vite possible l’impact négatif ;
  • Analyse juridique, pour déterminer l’approche légale la plus adéquate ;
  • Engagement des parties prenantes, pour que chaque personne impliquée soit informée des mesures prises ;
  • etc.

À présent, le seul discours de marque ne suffit plus à une entreprise pour renforcer son image auprès de sa clientèle cible. Pour asseoir sa réussite et défendre son image de marque, il va lui falloir être constamment vigilante. Il en ira du succès de la marque !

Envisagez votre avenir digital avec Plus que pro

Vous avez envie de prendre le contrôle de votre réputation en ligne, défendre efficacement votre image de marque et contrer les pratiques nuisibles qui peuvent ternir votre réputation ? Faire atteindre à votre structure de nouveaux sommets grâce au pouvoir du web ?

Et si vous envisagiez la solution Plus que pro pour propulser la visibilité de votre entreprise en ligne ? Avec Plus que pro, vous bénéficiez d’une plateforme robuste reconnue pour la collecte et l’affichage d’avis clients contrôlés et sécurisés via la technologie blockchain, renforçant ainsi la confiance et l’engagement de vos visiteurs sur votre site. Aujourd’hui, la présence d’avis authentiques est un gage de qualité et de transparence qui ne doit pas être négligé.

Grâce à des outils SEO avancés, votre visibilité en ligne est optimisée, vous assurant une présence marquée et différenciée sur les moteurs de recherche grâce aux Rich Snippets. Chaque interaction avec un client potentiel est une opportunité de prouver votre engagement envers la qualité.

Mais Plus que pro ne s’arrête pas là. En complément, des outils marketing personnalisés tels que des QR codes ou l’intégration de widgets sur vos plateformes numériques enrichissent votre communication et attirent l’attention sur vos résultats excellents.

Grâce à des fonctionnalités robustes pour améliorer votre réputation en ligne, vous pouvez ajuster votre offre en fonction des retours clients, un atout majeur pour maintenir une présence en ligne forte et compétitive. Explorez ce que Plus que pro peut apporter à votre entreprise dès aujourd’hui !

 

Si vous avez apprécié notre article sur « les pratiques pouvant mettre à mal l’e-réputation d’une entreprise », sachez qu’il fait partie de notre série de guides sur la e-réputation. Il est crucial pour les artisans, TPE et PME de maintenir une e-réputation positive, un facteur clé de succès pour toute entreprise. L’e-réputation, soit l’image que vous projetez en ligne, est façonnée par les avis clients, les commentaires sur les réseaux sociaux et la qualité de votre site web. D’après une enquête IFOP de 2021, 87% des consommateurs consultent les avis en ligne avant d’acheter, et 88% des internautes se renseignent sur le web. Près de trois Français sur quatre ont même renoncé à un achat à la suite d’un avis négatif (YouGov, 2022). Il est donc vital de surveiller et de gérer activement votre réputation en ligne. Répondez aux commentaires, résolvez les problèmes signalés et interagissez positivement avec vos clients. Pour réussir, adoptez une stratégie proactive incluant la gestion des contenus sur les réseaux sociaux et l’encouragement des avis positifs. Prenez enfin la main sur l’image de votre entreprise auprès de vos clients, grâce à tous nos articles conseils crées spécialement pour vous et votre activité. Découvrez l’ensemble de nos articles sur cette thématique en cliquant ici.

Foire aux questions (FAQ)

Qu'est-ce que l'e-réputation ?

L’e-réputation, ou réputation numérique, est la perception qu’ont les internautes d’une entreprise, basée sur les informations disponibles sur Internet. Elle influence la crédibilité et la notoriété de l’entreprise.

Les éléments nuisibles incluent les faux avis de consommateurs, la violation de la vie privée, les campagnes de désinformation, le trolling délibéré, et les commentaires haineux.

Elle peut créer des alertes pour les nouvelles mentions, utiliser des outils de veille, suivre les mentions sur les réseaux sociaux, surveiller et répondre aux avis en ligne, analyser les sentiments, modérer les commentaires, analyser le trafic web, et identifier les influenceurs et ambassadeurs.

L’entreprise doit évaluer la situation en cas de bad buzz, adopter une stratégie de communication transparente, procéder à une analyse juridique, et engager les parties prenantes pour informer sur les mesures prises.

La proactivité permet d’identifier et de résoudre les problèmes potentiels avant qu’ils ne s’amplifient, préservant ainsi la confiance des clients et la stabilité du chiffre d’affaires.

Une mauvaise e-réputation peut entraîner une perte de confiance, une baisse de la clientèle et du chiffre d’affaires, des difficultés de recrutement, et même des poursuites judiciaires.

Les avis clients fournissent une photographie instantanée de la fiabilité et de la crédibilité d’une entreprise, influençant directement les décisions d’achat des prospects.

Les réseaux sociaux sont des plateformes clés où les interactions, les partages et les avis peuvent se propager rapidement et influencer largement l’image de marque.

Bien que certains avis négatifs puissent être contestés ou supprimés si jugés inappropriés, il est souvent plus efficace de répondre de manière professionnelle pour montrer l’engagement envers la satisfaction client.

Il faut réagir rapidement avec une stratégie de gestion de crise réfléchie, incluant une évaluation de la situation, une communication transparente, une analyse juridique et l’engagement des parties prenantes.

E-réputation
e-réputation réputation en ligne présence vecteurs

Quels sont les vecteurs de la e-réputation ?

La transition du marché traditionnel vers l'espace en ligne a redéfini la manière dont les artisans et chefs d'entreprise interagissent...

Lire la suite

09/01/2024


E-réputation
gérer contrôler e-réputation réputation en ligne image de marque entreprise

Stratégies et astuces pour une E-réputation irréprochable

L’identité numérique à présent est aussi cruciale que l’identité réelle. Comprendre et gérer son e-réputation est devenu une nécessité absolue....

Lire la suite

16/04/2024


E-réputation
Les différences entre la réputation physique et numérique : quelles stratégies adopter ?

Les différences entre la réputation physique et numérique : quelles stratégies adopter ?

Dans un monde où le digital et le physique se croisent quotidiennement, la réputation d'une entreprise ne se construit plus...

Lire la suite

22/12/2025


E-réputation
Comment protéger et valoriser l’image de marque de votre entreprise en ligne ?

Comment protéger et valoriser l'image de marque de votre entreprise en ligne ?

Dans un monde où 9 Français sur 10 consultent les avis clients avant de prendre une décision d'achat, votre image...

Lire la suite

24/11/2025


Prenez le contrôle de votre e-réputation dès aujourd’hui !

L’image de votre entreprise sur internet influence directement la décision de vos potentiels clients. Ne laissez plus votre e-réputation aux mains du hasard. Plus de 80% des consommateurs consultent les avis en ligne avant de s’engager : assurez-vous qu’ils trouvent de vous le meilleur reflet possible.

Vous êtes une entreprise du bâtiment, de l’artisanat ou une société de services ?

Soyez accompagné par une équipe experte pour maîtriser votre e-réputation. Ne laissez pas des commentaires négatifs ou frauduleux freiner vos ventes. Au contraire, faites de votre image en ligne un puissant levier pour atteindre vos objectifs.

Découvrez comment d’autres entreprises ont réussi à améliorer leur image de marque. Bénéficiez de la protection de votre bouche à oreille, de l’accompagnement personnalisé de nos experts et de la fiabilité de nos avis clients.

Cliquez sur notre bouton pour vous laisser convaincre par le témoignage de milliers d’adhérents satisfaits. Assurez votre présence en ligne et faites d’internet un canal sûr pour l’acquisition de vos clients. Remplissez le formulaire et nous vous rappellerons.

Ne laissez pas votre e-réputation à la merci de vos concurrents. Agissez maintenant !

URL : https://www.associations.gouv.fr/le-droit-limage#:~:text=Toute%20personne%2C%20quel%20que%20soit,l'utilisation%20de%20son%20image.

Le droit à l'image | Associations.gouv.fr

Le droit à l'image

Droits d'auteur, presse associative et déclarations nécessaires

Les associations, dans leur communication, sont amenées à utiliser l’image de leurs bénévoles, de leurs salariés, des bénéficiaires de leurs actions.

Les associations qui utilisent des images dans leurs supports de communication doivent s’assurer que ces images ont été captées et exploitées dans le respect de certaines règles.

Toute personne, quel que soit sa notoriété, dispose d’un droit exclusif sur son image qui est un attribut de sa personnalité. Ce droit à l’image permet à toute personne de s’opposer à la captation, la conservation, la reproduction ou l’utilisation de son image.

À titre exceptionnel, la liberté de la presse et le droit à l’information permettent par ailleurs, dans certains cas, de limiter le caractère exclusif du droit à l’image. Les personnages publics ou célèbres peuvent ainsi voir leur image utilisée à des fins d’actualité ou de travail historique, dans l’exercice de leur activité professionnelle sous réserve que l’image ne porte pas atteinte à la dignité humaine.

Pour diffuser sur votre site des photos, vidéos il est dès lors nécessaire de respecter certaines règles. Il est nécessaire d’obtenir, avant toute captation, l’autorisation écrite de la personne représentée.

Le contenu de cette autorisation est librement fixé par les parties cependant, cette autorisation doit permettre de s’assurer que le consentement est libre, spécifique et éclairé. À défaut, la personne peut  s’opposer à la mise en ligne de son image.

Ainsi cette autorisation doit spécifier clairement : 

- les catégories de captation autorisées (photos, vidéos, etc.) ;

- les typologies de supports utilisés ;

- les finalités de la captation (communication externe, interne, etc.) ;

- la durée de l’autorisation ;

- la zone géographique de diffusion (France, étranger) ;

- les mentions d’information relatives à la protection des données personnelles : droit d’accès aux données, droit de rectification, droit de retrait et coordonnées de la personne auprès de laquelle ces droits peuvent s’exercer. 

D'autres articles en rapport

Droit d’auteur et droit à l’image

Les droits d’auteur et le droit à l’image sont essentiels à respecter par une association organisant une manifestation ou diffusant des informations via des supports de communication.

La propriété littéraire et artistique : le principe

Les associations, dans le cadre de leurs activités, sont amenées à utiliser ou a créer des œuvres. Il s’agit de faire attention aux droits y étant liés.

La presse associative

Les associations peuvent éditer des journaux. Ces publications sont soumises aux règles du droit commun de la presse. Ces publications peuvent être publiées sans déclaration ou autorisation préalable. Les associations doivent cependant désigner un directeur de publication.

Je souhaite être accompagné

Ma boîte à outils

URL : https://www.onisep.fr/ressources/univers-metier/metiers/iconographe

Attention Required! | Cloudflare

Sorry, you have been blocked

You are unable to access onisep.fr

Why have I been blocked?

This website is using a security service to protect itself from online attacks. The action you just performed triggered the security solution. There are several actions that could trigger this block including submitting a certain word or phrase, a SQL command or malformed data.

What can I do to resolve this?

You can email the site owner to let them know you were blocked. Please include what you were doing when this page came up and the Cloudflare Ray ID found at the bottom of this page.

URL : https://blog.groover.co/fr/conseil/image-de-marque-artiste-fr/

Comment travailler votre image de marque en tant qu'artiste ?

Comment travailler votre image de marque en tant qu’artiste ?

par Simon Haven
Comment travailler votre image de marque en tant qu'artiste ?

En tant qu’artiste, votre image de marque est essentielle si vous voulez qu’on se souvienne de vous et de votre musique. Bien sûr, tout commence par faire de la bonne musique. Mais comme l’a dit Steve Jobs, « l’emballage peut créer une histoire ».

Et lorsqu’il s’agit de l’image de marque d’un artiste, « l’emballage » fait référence à toutes les façons dont vous vous présentez à votre public. Logo, couleurs, style de communication… Tous ces éléments contribueront à créer une histoire autour de votre musique.

Dans cet article, nous allons aborder tout ce que vous devez savoir sur l’image de marque d’un artiste ! Vous êtes prêt ? C’est parti 👇

1. Qu’est-ce que l’image de marque ?

Avant de creuser, explorons ce qu’est vraiment l’image de marque. Nous avons tous une intuition de ce que sont les marques. Mais donner une définition précise est un peu plus difficile.

Une marque est définie comme « un nom, un terme, un dessin, un symbole ou toute autre caractéristique qui distingue le bien ou le service d’un vendeur de ceux d’autres vendeurs ».

Wikipédia

Par extension, les composantes d’une stratégie de « marque » comprennent la conception du produit, l’identité de la marque, le style de communication et « toute autre technique visant à créer une impression durable dans l’esprit des clients ».

Quels sont les points clés d'une bonne image de marque

Si l’on pense souvent à l’image de marque dans le contexte des entreprises, tous ces concepts peuvent en réalité s’appliquer à un projet musical. Le logo d’un groupe, la façon dont il communique avec ses fans, le type de photos qu’il publie sur Instagram… Tous ces éléments contribuent à l’image de marque d’un artiste.

Votre musique est prête à être diffusée ? Alors il est alors temps de préparer votre stratégie de promotion ! La meilleure façon de le faire est de contacter les playlists, radios, médias, labels…

Avec Groover, vous pouvez contacter des curateurs et des professionnels de la musique qui correspondent précisément à votre style de musique👇

Essayer Groover

2. Définissez ce que représente votre marque

Dans l’introduction, nous avons mentionné que votre image de marque en tant qu’artiste véhiculera une histoire autour de votre musique. Posez-vous donc la question suivante : quelle est l’histoire que vous voulez raconter ?

Que représente votre projet musical ? Voulez-vous apporter de la joie et de l’amour à vos auditeurs ? Ou bien votre musique est-elle sombre et introspective ? Ou peut-être est-elle légère et ne doit-elle pas être prise trop au sérieux ?

Dans tous les cas, vous devez définir quelques mots-clés qui caractérisent votre projet musical. Bien entendu, cela ne se fait pas isolément. Votre marque est étroitement liée à la musique que vous produisez. Si vous ne savez pas comment positionner votre marque, demandez à des amis comment ils décriraient votre musique. Servez-vous de ces mots comme d’un tremplin pour développer votre image de marque. Vous pouvez aussi contacter des experts en image de marque, comme sur Fiverr, pour vous aider à définir clairement votre projet !

Une fois que vous aurez trouvé quelques mots pour décrire votre musique, il sera temps de passer à l’image de marque proprement dite.

3. Construisez votre identité visuelle

La partie la plus évidente d’une marque est son logo. McDonalds, Coca-Cola, Apple… Lorsque vous pensez à ces marques, une image vous vient immédiatement à l’esprit.

Il doit en être de même pour votre musique. Lorsque les gens entendent votre nom de groupe ou d’artiste, ils doivent immédiatement avoir une image en tête.

En tant qu’artiste, vous pouvez soit créer votre propre logo, ou soit utiliser une photo de vous ou de votre groupe. Dans les deux cas, votre identité visuelle doit communiquer les mots que vous avez identifiés à l’étape 1.

Prenons deux exemples. Lorsque Skrillex a fait son apparition sur la scène musicale en 2010, sa musique pouvait être qualifiée d' »extrême », de « chaotique » et même de « futuriste ». À l’époque, voici le logo qu’il utilisait :

Exemple d'image de marque d'artiste avec le logo choisi par Skrillex en 2010

On voit bien que ce logo résume parfaitement sa musique.

Un autre exemple est celui du groupe The National. The National est connu pour son style de rock indépendant, élégant et sérieux. Lorsque l’on regarde les photos de leur groupe, on les voit tout de noir vêtus et rarement souriants :

Exemple d'une identité visuelle forte en harmonie avec la musique : The National

Une fois que vous aurez choisi un logo ou une image, veillez à l’utiliser de manière systématique sur tous vos réseaux sociaux. Cela inclut Facebook et Instagram, mais aussi des plateformes comme Spotify, Soundcloud et Apple Music. L’objectif est de devenir immédiatement reconnaissable.

Cependant, votre identité visuelle ne se limite pas à votre logo. Jetez un coup d’œil au compte Instagram du producteur de House, Oliver Schories :

Compte Instagram du producteur de House Music Oliver Schories - votre identité visuelle va au-delà de votre logo.

Avec le filtre noir et blanc, il y a ici un choix délibéré de véhiculer une image sobre et sérieuse. Lorsque vous définissez votre identité visuelle, pensez aux couleurs que vous utilisez, ainsi qu’à la typographie. Tous ces choix doivent renforcer les mots que vous avez définis à l’étape 1.

4. Choisissez votre façon de communiquer

Le « ton de voix » est un terme marketing qui définit le langage dans lequel une entreprise s’exprime. Cela inclut non seulement les mots qu’elle utilise, mais aussi la façon dont elle s’adresse à ses clients.

Dans le contexte de l’image de marque d’un artiste, votre ton de voix couvre également la manière dont vous communiquez avec vos auditeurs. Comment vous exprimez-vous sur vos réseaux sociaux ? Est-ce drôle et blagueur ? Ou sérieux et mystérieux ?

Si nous prenons l’exemple de Fred Again, l’un des artistes électroniques les plus populaires actuellement, son style de communication est très particulier :

Exemple de style de communication avec le célèbre artiste Fred Again

Ce style de communication pourrait être qualifié « d’excité », de « brut » et de « non filtré ». Ce ton de voix contribue à faire de Fred Again un artiste très attachant, auquel les gens peuvent s’identifier.

Lorsque vous réfléchissez au ton de votre voix, pensez à la façon dont vous communiquez naturellement.

Par exemple, Billie Eilish écrit rarement des descriptions sur ses posts Instagram. En revanche, elle poste beaucoup de photos qui illustrent son univers.

Préférez-vous poster des photos et de courtes légendes sur Instagram ? Ou préférez-vous les longs débats sur Twitter ? Plus votre ton de voix sera naturel, plus il sera facile de le maintenir. Ne choisissez pas n’importe quel ton de voix juste parce que vous pensez qu’il est cool. Choisissez un ton qui correspond à votre personnalité. Il sera ainsi plus facile d’y rester fidèle.

En conclusion

La réalité, c’est que les gens veulent pouvoir connecter avec une personne, pas seulement à un artiste. Et plus ils en savent sur vous, plus ils s’attacheront à vous. Toutefois, cela ne signifie pas que vous devez partager tous les aspects de votre vie personnelle sur les réseaux sociaux. Mais plus vous communiquez avec votre public, plus il s’attachera à vous et à votre musique.

Un excellent concept popularisé par Gary Vee est « Documenter vs. Créer ». L’idée est de consacrer plus de temps à la documentation de votre parcours qu’à la phase de création.

Documentez votre vie d'artiste

Au lieu de poster une seule fois sur Instagram lorsque votre chanson est sortie, documentez le parcours de création de la chanson. Postez des photos « behind-the-scenes », des vidéos des sessions d’enregistrement, des extraits de la chanson au fur et à mesure de son évolution, etc. Cela aidera votre public à se connecter avec vous à un niveau plus personnel.

C’est tout pour ce guide sur l’image de marque des artistes !

Voilà qui conclut notre guide sur l’image de marque d’un artiste ! Nous espérons que nous avons pu vous donner quelques lignes directrices pour commencer à réfléchir à votre propre image de marque.

Prêt à partager votre musique avec des playlists, des radios et des personnes de l’industrie musicale ? C’est parti 👇

Footer Header Bandeau Groover FR

Selon vous, quels sont les éléments les plus importants de la marque d’un artiste ? Faites-le nous savoir dans les commentaires ci-dessous 👇

You may also like

blank

FAITES CONNAÎTRE VOTRE MUSIQUE

10% de réduction

🔸 Entrez en contact avec des médias & pros

🔸 Intégrez des playlists, médias, radios

🔸 Recevez des retours honnêtes et bienveillants

🔸 Boostez votre visibilité

Faites vos premiers pas sur Groover et bénéficiez de 10% de réduction !

URL : https://www.20minutes.fr/high-tech/by-the-web/4189713-20251205-quand-ia-savent-reconnaitre-image-generee-ia-google

Quand même les IA ne savent pas reconnaître une image générée par l’IA de Google
Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Quand les IA ne savent pas reconnaître une image générée par IA de Google

Quand même les IA ne savent pas reconnaître une image générée par l’IA de Google

le vrai du fauxLes IA ont fait d’énormes progrès en très peu de temps dans la génération de photos ou de vidéos, au point qu’elles-mêmes ne sont plus en mesure de distinguer le vrai du faux
Pourra t-on encore longtemps repérer une image générée par une IA ?
Mikaël Libert

Mikaël Libert

L'essentiel

  • L’efficacité des différents grands modèles d’IA générative pour créer des photos ou des vidéos réalistes a fait des progrès fulgurants ces derniers mois.
  • Les images générées par intelligence artificielle étaient encore assez facilement détectables il y a peu de temps, notamment en raison de défauts récurrents et propres aux IA.
  • Désormais, il est devenu impossible de faire la différence à l’œil nu entre une image AI et une vraie photo. Des outils existent, mais ils ne sont pas infaillibles et nécessitent d’être couplés pour obtenir un haut degré de certitude.

La génération de photos par une intelligence artificielle (IA) et de vidéos, a évolué de manière fulgurante en à peine quelques mois. Si les résultats étaient déjà bluffants à l’époque, ils atteignent aujourd’hui un niveau de perfection flippant. Au point que les méthodes utilisées jusqu’alors pour démasquer une photo générée par IA ne sont quasiment plus efficaces. Et les IA elles-mêmes ne savent plus démêler le vrai du faux.

Il n’y a encore pas si longtemps, on avait beau être un as dans la rédaction de prompts pour générer une image, le résultat livré par l’IA comportait toujours des défauts. Lorsqu’il s’agissait de créer des personnages par exemple, les grands modèles d’IA avaient la fâcheuse tendance à faire n’importe quoi avec leurs membres : en fusionner certains, en ajouter où il ne faut pas, les mettre dans des positions impossibles… De base, les IA avaient aussi l’habitude de lisser la peau à l’extrême, livrant des visages trop parfaits pour être honnêtes.

Des images pleines de défauts ou trop parfaites

Les textures compliquées avaient un rendu assez médiocre, avec peu de détails, voire des à-plats horribles, surtout lorsqu’il fallait intégrer du texte dans les images. Et, au contraire, le rendu photo était bien souvent trop soigné, notamment l’éclairage des scènes, avec par exemple des contre-jours maîtrisés comme il est difficile de le faire en vrai. En vidéo, les mouvements manquaient de cohérence, notamment dans des scènes rapides où l’IA se mélangeait les pinceaux et, du coup, les pinceaux des personnages aussi. Bref, un œil pas forcément aguerri pouvait trouver facilement une faille.

Tous ces tips ne valent plus grand-chose aujourd’hui. Les IA comme Veo 3 et Nano Banana de Google, Sora 2 et Dall-E 3 d’OpenAI, pour ne citer qu’elles, rivalisent dans la création d’images hyperréalistes sans avoir besoin d’être guidées par des prompts à rallonge. Pour vous donner une idée, la photo en illustration de cet article a été générée par Nano Banana Pro avec cette simple requête : « Génère une photo de femme. Peu importe sa tenue ou ce qu’elle fait. La seule chose que je te demande, c’est que l’image ait l’air d’être une vraie photo, impossible à identifier comme ayant été générée par une IA ».

Pris à son propre jeu, l'IA de Google, Gemini, n'a pas reconnu cette photo de Nano Banana, son propre générateur d'images.
Pris à son propre jeu, l'IA de Google, Gemini, n'a pas reconnu cette photo de Nano Banana, son propre générateur d'images. - M.Libert / Nano Banana

Même les IA se font avoir

Avouez que le résultat est incroyable et bien malin celui qui trouvera le défaut trahissant l’intervention de l’IA. Donc, puisque l’on ne peut plus se fier à nos yeux pour trouver la faille, pourquoi ne pas demander tout simplement aux IA de la trouver pour nous ? Google Deep Mind a d’ailleurs mis au point une sorte de filigrane invisible, incorporé aux pixels des images générées par IA, devant permettre de les identifier à coup sûr. Il appelle ça le SynthID, une solution en open source qu’il teste avec Nano Banana et d’autres acteurs de l’IA générative. Selon Ninon IA, une spécialiste de l’IA aux 200.000 followers sur TikTok, Google, via Gemini, « arrive à détecter les images de Nano Banana en deux secondes, même si l’image a été retouchée, compressée, screenshotée ».

Alors 20 Minutes a tenté le coup en soumettant la photo ci-dessus à plusieurs IA avec cette question : « Peux-tu me dire s’il s’agit d’une vraie photo ou si elle a été générée par une IA ? » Nous avons simplement recadré l’image créée par Nano Banana pour retirer le petit signe en bas à droite, puis enregistré en « jpg » cette version sous le nom « image2 ». Perplexity est tombé dans le panneau, estimant que « la probabilité qu’il s’agisse d’une vraie photo prise dans un café est très élevée ». De son côté, Grok affirme que « cette photo est une vraie photographie, pas une image générée par IA ». Le Gemini de Google est plus nuancé, reconnaissant qu’il « est très probable que cette image ait été générée par une intelligence artificielle ». Sauf qu’il n’en est pas certain, d’autant qu’il n’a « pas détecté de filigrane SynthID ». Pire, faute de filigrane, Gemini ne reconnaît même pas sa propre création et suppose qu’elle serait le travail d’une autre IA, citant DALL-E 3 ou Midjourney v6.

Notre dossier sur l'intelligence artificielle

A ce stade, donc, cette histoire de filigrane est à perfectionner. D’autant que Gemini affirme lui-même que le marqueur SynthID « peut être endommagé ou perdu » sur une image qui a été « compressée, recadrée, ou si c’est une capture d’écran ». Néanmoins, il existe d’autres outils dont la combinaison peut apporter un degré de certitude acceptable, comme fotoforensics, AI Light, Undetectable.ai. Ce dernier outil a d’ailleurs estimé à 99 % que notre photo était une création IA. Il y a aussi une part de bon sens à avoir, et se demander si, dans la vraie vie, une dizaine de lapins s’amuseraient à faire du trampoline en pleine nuit.

URL : https://www.ipsos.com/fr-fr/les-francais-et-laudiovisuel-public

69% des Français déclarent avoir une bonne image de l'audiovisuel public | Ipsos
Opinion | Audiovisuel public | Réforme | Médias
Opinion | Audiovisuel public | Réforme | Médias

69% des Français déclarent avoir une bonne image de l'audiovisuel public

Une enquête Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs pour La Tribune Dimanche révèle que l’audiovisuel public bénéficie d’une image globalement positive auprès des Français, toutes sensibilités politiques confondues. Apprécié pour son accessibilité, sa capacité à promouvoir la création originale et la diversité des publics, il suscite néanmoins des débats sur son coût, son indépendance éditoriale et ses missions futures. Si une réforme est jugée souhaitable par près d’un Français sur deux, celle-ci devrait rester ciblée. La perspective d’une privatisation, quant à elle, suscite peu d’adhésion.

Une grande majorité de Français (69%) déclare avoir une bonne image de l’audiovisuel public

Une perception partagée par les différentes catégories de la population et les sympathisants des différentes forces politiques. Si les sympathisants RN sont les moins positifs, ils sont tout de même une majorité (59%) à déclarer avoir une bonne image de l’audiovisuel public.

Dans le détail, on observe que les Français reconnaissent de nombreuses qualités à l’audiovisuel public, et notamment de s’adresser à toutes les catégories de la population (71%) ou encore de permettre à des œuvres originales et novatrices de voir le jour (69%). Une majorité de Français (59%) déclare par ailleurs que l’audiovisuel public diffuse des programmes et des émissions de qualité.

Les Français sont plus partagés sur l’aspect fiable et indépendante de l’information diffusée par l’audiovisuel public (52% sont d’accord avec cette idée, 40% ne sont pas d’accord) et surtout sur le coût trop important pour les Français de l’audiovisuel public (49% estiment que l’audiovisuel public coute trop cher aux Français tandis que 35% estiment l’inverse).

Les Français sont attachés avant tout aux chaines de télévision de l’audiovisuel public 

Interrogés sur leur attachement pour les différentes chaines ou stations de l’audiovisuel public, c’est France 2 qui suscite le plus d’attachement (57%), devant Arte (55%) et France 3 (55%). Les stations de radio suscitent moins d’attachement, notamment France Inter (seuls 26% des Français y sont attachés).

Parmi les différentes personnalités incarnant le mieux le service public aux yeux des Français, ce sont notamment Laurent Delahousse (29%) et Stéphane Bern (27%) qui sont les plus citées, devant Elise Lucet (22%) et Nagui (20%). Là encore, ce sont des personnalités des chaînes de télévision qui sont les plus mises en avant.

Des attentes variées vis-à-vis de l’audiovisuel public

Les Français mettent en avant différentes priorités pour l’audiovisuel public : l’information sur l’actualité (citée par 36%), la promotion de la culture française (32%), le fait de proposer des programmes de divertissement de qualité (29%) ou encore le fait de faire vivre l’information au niveau local et régional (28%).

Les Français ayant globalement une bonne image de l’audiovisuel public, ils appellent à sa réforme, mais sur quelques aspects seulement (48%). Seuls 31% souhaitent une réforme en profondeur quand 21% estiment qu’il n’est pas nécessaire de le réformer.

Les Français ne perçoivent pas la privatisation comme permettant une amélioration de l’audiovisuel public sur les différents aspects. Ainsi, sur la qualité des programmes de fiction et de divertissement, seuls 30% des Français estiment que la privatisation améliorerait cet aspect, contre 31% qui estiment que cela ne changerait pas grand-chose et 23% que cela dégraderait. Les Français sont encore moins convaincus des bienfaits de la privatisation sur les autres aspects, comme par exemple l’ancrage local et régional : 26% seulement estiment que la privatisation améliorerait cet aspect quand 26% estiment que cela ne changerait pas grand-chose et 33% que cela entrainerait une détérioration.

Rapport complet


À propos de cette enquête

Enquête Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs pour La Tribune Dimanche, menée les 3 et 4 décembre 2025 auprès de 1 027 personnes constituant un
échantillon national représentatif de la population française, âgée de 18 ans et plus. Méthodologie complète disponible dans le rapport d'étude.

Auteur(s)

Articles liés

  • Ipsos Predictions

    Rapport Predictions : les pronostics des Français pour 2026

    En 2025, 85% des Français pensent que l'année a été mauvaise pour leur pays, illustrant un pessimisme élevé, à égalité de la Corée du Sud. Sur le plan personnel, 55% des Français considèrent que 2025 n’a pas été une mauvaise année pour eux ou pour leur famille, une amélioration par rapport aux années précédentes. Pour 2026, seuls 41% des Français se déclarent optimistes, bien en dessous de la moyenne mondiale. Une large majorité de Français (73%) souhaitent renforcer leurs liens avec leur famille et leurs amis, ainsi que faire plus d’exercice physique pour 57% d’entre-deux, tandis que des préoccupations sécuritaires et climatiques prédominent. En ce qui concerne le football, 49% des Français prévoient de suivre la Coupe du Monde 2026 en Amérique du Nord, un intérêt timide comparé à d'autres nations comme l’Argentine avec 89% des Argentins. Pour plus de 6 Français sur 10 (65%), il est improbable que la guerre en Ukraine prenne fin en 2026.
  • Feu d'artifice
    Société Enquête

    Palmarès des personnalités de 2025

    À l'occasion de la fin d'année 2025, les Français ont été interrogés sur les personnalités qui les ont le plus marqués, positivement ou négativement, dans cinq grandes catégories : la diplomatie internationale, le sport, la culture, la politique française et la société civile.
    Pour chaque catégorie, les répondants devaient désigner deux personnalités parmi une liste proposée. Cinq figures se distinguent nettement en arrivant en tête de leur catégorie respective : Donald Trump pour la diplomatie internationale, Léon Marchand pour le sport, Aya Nakamura pour la culture, Jordan Bardella pour la politique française et Michel-Édouard Leclerc pour la société civile
  • Société | France
    Société Enquête

    Économie et citoyens : repenser le lien

    Ipsos bva dévoile les résultats de l’enquête « Économie et citoyens : repenser le lien », réalisée pour l’association « Lire la société », qui révèle un fossé entre les Français, l’économie et la politique. Si 60 % s’intéressent aux questions économiques, notamment à l’inflation et aux prix (90 %), seuls 54 % se disent à l’aise avec les grands concepts. Cette faible littératie s’accompagne d’un blocage politique : 50 % jugent crucial de respecter les promesses électorales, même au détriment du vote du budget, une position marquée chez les sympathisants de LFI (75 %) et du RN (63 %). Très sensibles au pouvoir d’achat, les Français restent divisés sur la culture du compromis, tandis que 94 % estiment prioritaire de renforcer l’enseignement des enjeux économiques à l’école.

URL : https://www.zdnet.fr/pratique/image-fabriquee-avec-de-lia-ou-pas-6-signes-revelateurs-dun-faux-et-mes-detecteurs-gratuits-preferes-486082.htm

Image fabriquée avec de l'IA ou pas ? 6 signes révélateurs d'un f ...

Image fabriquée avec de l'IA ou pas ? 6 signes révélateurs d'un faux - et mes détecteurs gratuits préférés

L'IA est omniprésente et il est de plus en plus difficile de savoir ce qui est vrai. Mais ces conseils et outils peuvent vous aider.

Par Elyse Betters Picaro

  • 8 min

46

A retenir sur les signes pour détecter les contenus d'IA et les outils pour le faire

  • Les images d'IA présentent des défauts subtils qui révèlent qu'elles sont fausses.
  • Vérifiez les visages, les mains et les textures pour détecter les erreurs courantes de l'IA.
  • Des outils gratuits comme Circle to Search aident à détecter les images d'IA.

Les images générées par l'IA sont désormais omniprésentes. Je les vois dans mes fils d'actualité, dans Google Images, dans les épingles Pinterest et même dans certaines publicités. C'est devenu tellement envahissant que les gens ont inventé le terme "AI slop" pour décrire cela. Désolé d'être le porteur de mauvaises nouvelles. Mais ce flot de contenu généré par l'IA sur vos plateformes préférées ne va pas s'arrêter. Et il va devenir de plus en plus difficile de distinguer ce qui est réel.

Les modèles d'IA générative s'améliorent de jour en jour. Le mois dernier, Google a lancé Gemini 3 avec son dernier générateur d'images Nano Banana Pro. J'ai été stupéfait par la facilité avec laquelle il crée des images photoréalistes. Et par sa capacité à conserver la ressemblance intacte. En quelques secondes, je peux modifier et itérer sur n'importe quelle photo jusqu'à ce qu'elle soit parfaite. Mais c'est là que le bât blesse. Il est plus difficile que jamais de faire confiance à ce que l'on voit en ligne.

Alors, comment repérer une image artificielle ? Voici six signes pour repérer les fausses images, ainsi que mon détecteur d'images d'IA gratuit préféré.

1. Du texte brouillé

C'est le signe le plus ancien de contenu graphique généré par IA. Lorsque les générateurs d'images par IA sont devenus populaires, ils étaient notoirement mauvais pour rendre un texte correct. Et c'est toujours l'un des moyens les plus faciles de repérer un faux. Si vous voyez l'image d'une affiche, d'une couverture de livre, d'un T-shirt ou de toute autre chose qui vous semble un peu bizarre, mon premier conseil est de zoomer sur le texte. Si les lettres ont l'air déformées, déformées ou si elles ne sont que du charabia, il est presque certain qu'il s'agit d'un faux.

Pour être honnête, les modèles d'image de l'IA se sont améliorés, en particulier celui de Google Gemini. Mais il y a encore des erreurs. Dans l'exemple ci-dessous, j'ai téléchargé une capture d'écran de ChatGPT vers Gemini, ironiquement, et je lui ai donné une instruction détaillée pour la placer sur une tablette et la superposer à un fond vert et à un logo. J'ai même spécifié "conserver le texte sur l'image" dans mon prompt. Le résultat ? À première vue, c'était plutôt bien.

Mais j'ai ensuite remarqué que le texte de la rubrique "Ask Anything" était légèrement de travers. Soupir. Presque, Gemini. Presque.

Et ChatGPT ? En faisant le même exercice, j'ai obtenu une image chaotique et si manifestement fausse qu'elle ne vaut même pas la peine d'être partagée.

Garbled text

Généré avec Nano Banano Pro / Elyse Betters Picaro / ZDNET

2. Est-ce un doigt supplémentaire ?

Si le texte illisible n'était pas assez évident, pourquoi pas des parties du corps supplémentaires ?

Pour une raison étrange, les modèles d'IA ont longtemps eu du mal à générer des personnes avec 10 doigts ou des doigts qui ne se fondent pas les uns dans les autres. Il leur manque peut-être des articulations ou même des ongles. Si les doigts ont l'air en bon état, vérifiez s'il n'y a pas d'autres irrégularités anatomiques, comme des membres supplémentaires ou des cous et des torses trop longs (ou trop courts). Examinez attentivement les poignets, les coudes et, enfin, les visages. N'y a-t-il qu'une seule narine ?

Prenez les exemples ci-dessous, générés par Midjourney et partagés par un utilisateur sur X. Sur l'une des photos, une femme tient un appareil photo avec ce qui semble être neuf doigts. L'image semble par ailleurs assez réelle, bien que les sujets aient une peau impeccable et éclatante. Sur l'autre photo, les articulations du sujet sont trop éloignées de ses doigts.

Il s'agit là d'accidents d'IA qui, même s'ils sont de moins en moins fréquents, n'en restent pas moins des signes révélateurs.

Is that an extra finger?

Généré par @mileszim à l'aide de Midjourney / Elyse Betters Picaro / ZDNET

3. Apparence étrange et hyperréaliste

J'ai mentionné plus haut le fait de regarder attentivement les visages. Mais nous allons nous pencher un peu plus sur la question ici.

Lorsque vous examinez une image photoréaliste générée par l'IA, vous pouvez remarquer qu'elle ne semble pas réelle, bien qu'elle contienne tous les détails du monde. Le sujet peut avoir un regard mort ou vide, avec des yeux vitreux ou brillants, ou des pupilles qui ne s'alignent pas. La peau peut également sembler trop lisse, presque plastique. Les dents peuvent se chevaucher et les cheveux peuvent sembler un peu trop flous.

Sans vouloir critiquer Gemini, j'ai utilisé Nano Banana (avant le lancement de Pro) pour retoucher les photos de mon beau-frère. Il voulait essayer différentes coiffures, et bien que je me sois un peu laissé emporter en lui donnant des coiffures comme un mulet blond à la Kiefer Sutherland dans "Génération perdue", j'ai remarqué qu'à chaque génération, il devenait de plus en plus étrange. Sa peau est devenue sans pores, ses cheveux impeccables et ses yeux semblables à des yeux de biche.

Si vous remarquez que quelqu'un a l'air d'avoir été photoshopé, ou si vous avez l'impression que quelque chose ne va pas, il pourrait s'agir de l'IA.

Uncanny, hyper-realistic appearance

Généré avec Nano Banana / Elyse Betters Picaro / ZDNET

4. Soudain, tout le monde est designer

Je dois me moquer un instant TPE. J'ai remarqué ces deux dernières années que tous les restaurants près de chez moi utilisent l'IA pour leurs logos, leurs menus et même leurs photos de plats. Sérieusement. Comment puis-je savoir que ces images sont générées par l'IA ? Je peux vous dire que ces établissements n'ont pas soudainement embauché une équipe de graphistes, d'illustrateurs et de photographes pour créer leurs messages sociaux.

Si c'était le cas, les résultats seraient probablement meilleurs.

Voyez l'exemple ci-dessous. La nourriture représentée est parfaite, presque trop parfaite. Il a même un aspect légèrement graphique ou illustré. La viande brille, les burritos sont parfaitement roulés, sans gouttes, et les emballages ne présentent aucune tache d'huile.

Cette image a été partagée sur la page Facebook de l'entreprise et présentée comme la nourriture qu'elle fabrique et vend. Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous. Mais je préfère voir de vraies photos de la nourriture, même si l'éclairage ou la configuration ne sont pas parfaits. Quoi qu'il en soit, cela ne me convainc pas d'acheter leurs produits. Cela me dit simplement que quelqu'un doit arracher ChatGPT des mains de la personne qui poste sur sa page.

Un autre exemple qui m'a vraiment fait rigoler. Un restaurant mexicain a ouvert ses portes dans ma ville l'été dernier. Savez-vous quel est leur logo, affiché partout sur leurs menus et leurs pages de réseaux sociaux ? Une illustration d'une lunette sur un burrito. Mais WTF !

Suddenly everyone is a designer

Généré par Eastside Market et Sanchos / Elyse Betters Picaro / ZDNET

5. Beaucoup trop de choses se passent (chaos total)

Avez-vous déjà vu une image où il se passe beaucoup trop de choses à la fois ?

Je parle de textures étranges et répétitives, d'arrière-plans trop intenses ou hyper-détaillés, d'ombres qui tombent à des angles impossibles, de reflets et de lueurs qui défient les lois de la physique, et de tout un tas de bruits visuels superposés sans raison. L'ensemble de la scène semble avoir été poussé à l'extrême, comme si l'on avait laissé un moteur de jeu vidéo reproduire un rêve fiévreux.

Ces images tentent souvent tellement de paraître dramatiques ou impressionnantes qu'elles finissent par avoir l'air générées par ordinateur de la pire façon qui soit. À mon avis, ces types de photos d'IA font partie des contrefaçons les plus évidentes. Mais je tenais à les mentionner au cas où certains d'entre vous les verraient et penseraient qu'elles sont l'œuvre d'un illustrateur qui n'a aucun sens de l'espace blanc.

Si vous voyez une image chaotique qui semble attaquer vos globes oculaires, il s'agit probablement d'une IA.

Way too much going on (total chaos)

Généré avec Nano Banana Pro / Elyse Betters Picaro / ZDNET

6. Manque de détails / trop lisse

Trop de détails hyperréalistes peuvent être un signe d'alarme. Mais l'inverse peut aussi être vrai.

J'ai récemment remarqué qu'un groupe d'amateur d'histoire locale partageait des photos "colorisées" et "restaurées" sur sa page Facebook. Sans révéler qu'ils utilisaient l'IA. Il m'est rapidement apparu que presque tout ce qu'ils partageaient était retouché par l'IA. J'avais déjà remarqué que la page utilisait l'IA dans certains de ses messages promotionnels, notamment celui annonçant une visite guidée. Mais l'utiliser sur de vieilles photos me paraissait peu sincère.

Dans l'autre exemple ci-dessous, où un bâtiment centenaire a été colorisé par le groupe, on remarque que la structure en briques a perdu tout signe d'être... en briques. Elle a simplement l'air d'un rouge lisse comme du plâtre. Les feuilles des arbres se confondent également. Et les personnes sous le porche semblent être des personnages peints. L'image semble en fait être une illustration. Il s'agit pourtant d'une véritable photographie. Mais tous les détails ont été perdus.

Voilà, mes amis, ce qu'est l'IA.

Lack of detail/too smooth

Généré par Greater Adirodack Ghost and Tour Company / Elyse Betters Picaro / ZDNET

7. Utiliser des détecteurs d'images AI gratuits

Assez de conseils qui font appel à vos yeux et à votre bon sens. Voyons maintenant comment vous pouvez utiliser la technologie pour détecter les images d'IA.

Google a mis en place des outils de vérification d'images gratuits que j'adore utiliser. Sur les téléphones Android, par exemple, vous pouvez utiliser Circle to Search (appui long sur le bouton d'accueil) pour demander directement si une photo est de l'IA. La fonction "À propos de cette image" de Google Lens vous permet également de connaître le contexte d'une photo, et notamment de savoir si elle est générée par l'IA. Si une image est marquée avec le filigrane de Google (SynthID), ces outils le signaleront.

De même, l'application Gemini de Google vous permet désormais de télécharger une photo et de demander littéralement "Cette image a-t-elle été créée avec l'IA de Google ?" Gemini vérifiera la présence du filigrane SynthID et vous le signalera. Même sans filigrane, Gemini peut utiliser son raisonnement pour deviner.

Ces outils ne sont pas parfaits à 100 %. Mais ils sont gratuits et faciles à essayer. Il existe également d'autres détecteurs de contenu à base d'IA. Mais beaucoup d'entre eux sont payants et, comme aucun n'est totalement précis, il vaut mieux s'en tenir aux outils gratuits.

Use free AI image detectors

Google / Elyse Betters Picaro / ZDNET

Les détecteurs d'images de l'IA sont-ils précis ?

Pas toujours. Dans mes tests, ils peuvent faire des erreurs. Le New York Times a également testé cinq des meilleurs outils conçus pour détecter les images générées par l'IA.

Ces outils ont analysé les pixels des images et ont cherché des indices permettant de déterminer s'il s'agit de vraies ou de fausses images.

Deux des outils ont estimé qu'une photo d'Elon Musk embrassant un robot était réelle.

Source : "ZDNet.com"

Connexion

Vous n’avez pas encore de compte ?

AUTOUR DE ZDNET
SERVICES
À PROPOS
Accessibilité : non conforme

URL : https://www.inrae.fr/actualites/suivi-du-bien-etre-truies-groupe-arret-image

Le suivi du bien-être des truies en groupe : arrêt sur image | INRAE

Le suivi du bien-être des truies en groupe : arrêt sur image

Des chercheurs français testent un système d’analyse d’images permettant de reconnaître automatiquement la nature des interactions entre les animaux, qu’elles soient positives ou négatives. Ce système a été testé sur des groupes de truies, avec l’objectif de mieux assurer le bien-être de chaque individu au sein du groupe.

Publié le 03 décembre 2025

© Charlotte Gaillard

Depuis 2013, il est obligatoire d’élever les truies gestantes en groupe, et non plus isolées dans des cages. Cette mesure vise à améliorer leur confort et à favoriser l’expression de leur comportement naturel : elles peuvent bouger, explorer, interagir avec leurs congénères. Mais cette cohabitation n’est pas toujours paisible. Les truies établissent une hiérarchie sociale, parfois à coups de groin ou de morsures, qui peuvent nécessiter l’intervention de l’éleveur pour des mesures correctives.

Or, surveiller en permanence ces interactions pour détecter les problèmes demande du temps, du personnel et un œil expert. La solution testée par les chercheurs consiste à utiliser la vidéo et l’analyse d’image : un logiciel analyserait automatiquement les images filmées pour repérer les comportements sociaux de façon non intrusive et continue dans le temps.

Souriez, vous êtes filmées !

L’équipe du projet, regroupant INRAE, l’Ifip, l’Inria, et la société Dilepix, a filmé jour et nuit deux enclos de 19 et 20 truies gestantes dans des salles équipées de caméras. 
Le logiciel d’analyse des images permettait de caractériser la posture de chaque animal (couchée, assise, debout), ainsi que la position de trois points clés du corps : le groin, le cou et la queue.

Les analyses ont porté sur les stades 30 et 103 jours de deux gestations consécutives, au moment où l’activité était la plus grande, à savoir entre minuit et deux heures du matin (la ration quotidienne était mise à disposition à minuit). Les images ont été analysées manuellement à l'aide du système d’annotation du logiciel en cours de développement.
Au total, 360 situations ont été décrites à partir des images : i/ 120 correspondant à des moments d’interactions positives et 120 à des moments d’interactions négatives, incluant des images avant, pendant et après l’interaction entre deux individus ; ii/  120 moments sans interaction (deux truies sans contact). La valence de l’interaction (positive ou négative), ainsi que la posture et les coordonnées des trois points clés de chaque truie ont été identifiées. En suivant la position et les mouvements de ces points clés sur les images, les chercheurs ont pu calculer les valeurs de 3 variables : les distances relatives entre les truies, les vitesses de déplacement et les distances individuelles parcourues.
Des arbres de décision ont été utilisés pour évaluer la pertinence de ces variables dans la détection d’une interaction.

Lorsque deux points d’intérêt de deux truies se rapprochent rapidement, une interaction commence ; lorsqu’ils s’éloignent, elle se termine. Si les deux truies sont debout, l’une avançant vite vers l’autre, cela peut signaler une interaction négative (agression). Si elles se reniflent tranquillement, il s’agit d’une interaction positive.

Sur la base de ces données, les chercheurs ont appris au logiciel (machine learning) non seulement à être capable de détecter automatiquement l’occurrence d’une interaction, mais aussi à en identifier :

•          la nature positive (par exemple quand deux truies se touchent le groin) ou négative (comme les coups de tête ou morsures),

•          l’orientation de l’interaction (contact groin-groin, groin-cou ou groin-queue)

Des résultats prometteurs

Les algorithmes ainsi « entrainés » ont permis de détecter le début et la fin d’une interaction avec 88 % de précision et de différencier dans 80 % des cas les interactions positives des interactions négatives.

Les interactions négatives se distinguent par des mouvements plus rapides, avec une truie qui semble fuir ou poursuivre l’autre.
Les interactions positives, au contraire, se font dans un contexte plus calme, souvent entre animaux familiers.

L’orientation du contact, utile pour identifier des comportements problématiques, a également été reconnue. L’orientation groin contre queue est typique d’interactions négatives, comme les morsures de la queue ou de la vulve, signe de stress ou de surpopulation. Cette détection groin-queue était particulièrement performante, avec 94 % de réussite.

Un pas de plus vers l’élevage de précision

Ce projet montre qu’il est possible de suivre automatiquement les relations sociales dans un groupe de truies grâce à l’analyse d’images. À terme, un tel outil pourrait alerter les éleveurs en cas de comportement anormal, par exemple une hausse d’agressions, avant que des blessures ou du stress n’apparaissent.

L’objectif n’est pas de remplacer l’œil de l’éleveur, mais de l’aider à mieux comprendre ce qu’« expriment » les animaux par leur comportement. En rendant visibles des détails imperceptibles à l’œil nu, la technologie offre un nouveau regard sur le bien-être animal : une étape vers des élevages caractérisés par davantage d’attention, de réactivité et de respect du bien-être animal.

Références :  Blanc, A.; Poissonnet, A.; Thomas, J.; Courboulay, V.; Simon, M.; Gaillard, C., 2025. Toward the automatic detection of social interactions in gestating sows using image analysis data. Journal of Animal Science, 103: 14 - https://doi.org/10.1093/jas/skaf249

 

Sylvie André

Communication département Phase

Contacts

Charlotte Gaillard

Contact scientifique

UMR "Physiologie, Environnement et Génétique pour l'Animal et les Systèmes d'Élevage" (Pegase)

Le centre

Le département

En savoir plus

Agroécologie

MOOC Bien-être des animaux d'élevage

Ce MOOC a été conçu par une équipe pédagogique regroupant des enseignants-chercheurs, des chercheurs et des vétérinaires spécialistes du bien-être des animaux d’élevage. Il est structuré en trois modules : "comprendre" qui pose les bases théoriques, "évaluer" qui propose des éléments utilisables sur le terrain, et "améliorer" qui présente quelques solutions.

01 décembre 2019

La science au service de l’amélioration génétique des ruminants

COMMUNIQUE DE PRESSE - Philippe Mauguin, Président directeur général de l’Inra et Michel Cetre, Président de l’union de Coopératives agricoles ALLICE (sélection génétique et reproduction des ruminants) et de la SAS APIS-GENE (financement et valorisation de la recherche) ont renouvelé leur engagement par la signature de deux accords-cadre le jeudi 25 juillet 2019 autour d’un objectif commun : adapter l’élevage français aux multiples défis qu’il doit relever.

Alimentation, santé globale

L'alimentation des enfants racontée aux parents

Cherchant à en savoir un peu plus sur l’alimentation du bébé à l’adolescent, l’auteur a retracé l’expérience de son enfance. Il a alors passé cette trame romancée au crible de la science en allant interroger des chercheurs de différentes disciplines. Accompagné et guidé dans sa démarche par une chercheuse, il raconte ainsi cette tranche de vie qu’il livre aux apprentis parents d’aujourd’hui et de demain.

19 février 2020

URL : https://developer.mozilla.org/fr/docs/Learn_web_development/Core/Structuring_content/HTML_images

Les images en HTML - Apprendre le développement web | MDN

Cette page a été traduite à partir de l'anglais par la communauté. Vous pouvez contribuer en rejoignant la communauté francophone sur MDN Web Docs.

View in English Always switch to English

Les images en HTML

page(Doc) not found /fr/docs/Learn/HTML/Multimedia_and_embedding

Au début, le Web n'était que du texte, ce qui était un peu ennuyeux. Heureusement, il n'a pas fallu longtemps pour que la possibilité d'intégrer des images ( et d'autres types de contenu intéressants) dans une page web soit ajoutée. Bien qu'il y ait plusieurs types de contenu multimedia, il est logique de commencer avec l'humble élément <img>, utilisé pour intégrer une image dans une page web. Dans cet article, nous approfondirons son utilisation en abordant les principes fondamentaux, l'annotation par légendes utilisant <figure>, et en analysant sa relation avec les images d'arrière-plan du CSS .

Prérequis : Notions élémentaires en informatique, installation des outils de base, bases de la manipulation des fichiers, fondamentaux du HTML (comme décrit dans Commencer avec le Web).
Objectifs : Apprendre à intégrer des images simples en HTML, à les légender d'un intitulé, et à mettre en relation ces images HTML avec les images d'arrière-plan du CSS.

Comment intégrer une image à une page web ?

Pour mettre une image simple sur une page web, nous utiliserons l'élément <img>. C'est un élément vide (ce qui signifie qu'il ne contient ni texte ni balise de fermeture) qui demande au moins un attribut pour fonctionner — src (souvent appelé par son nom entier: source). L'attribut src contient un chemin pointant vers l'image que vous voulez intégrer, qui peut être une URL absolue ou relative, de la même manière que l'élément <a> href= attribue des valeurs.

Note : Vous devriez lire Une brève présentation des URL et des chemins pour vous rafraîchir la mémoire avant de continuer.

Donc, par exemple, si votre image s'appelle dinosaur.jpg, et qu'elle est située dans le même répertoire que votre page HTML, vous pouvez intégrer cette image comme ceci (URL relative) :

html
<img src="dinosaur.jpg" />

Et si cette image se trouve dans un sous-répertoire images situé dans le même dossier que la page HTML (ce que Google recommande pour SEO/dans un but d'indexation et d'optimisation de la recherche), alors vous l'intégrerez comme ceci :

html
<img src="images/dinosaur.jpg" />

Ainsi de suite.

Note : Les moteurs de recherche lisent aussi les noms de fichiers image et s'en servent pour optimiser la recherche. Donc, donnez à vos images des noms de fichiers descritifs et qui ont du sens. dinosaur.jpg est infiniment mieux que img835.png.

Vous pouvez intégrer l'image en utilisant son URL absolue, par exemple :

html
<img src="https://www.example.com/images/dinosaur.jpg" />

Ce n'est pas trés efficace, cela fait travailler le navigateur plus qu'il ne devrait, il cherche l'adresse IP depuis le serveur DNS à chaque fois etc... Vous devriez autant que possible garder vos images du site sur le même serveur que la page HTML.

Attention : La plupart des images ont des droits d'auteur. N'affichez jamais une image sur votre site à moins que :

1) Ce soit votre image (vous en êtes le créateur), 2) vous ayez reçu une permission explicite et écrite du propriètaire de l'image ou, 3) que vous ayez une preuve indiscutable que cette image appartient au domaine public.

Les violations des lois sur les droits d'auteur sont non seulement illégales mais aussi non-éthiques. De plus, ne faites jamais pointer votre attribut src vers une image hébergée sur le site de quelqu'un d'autre sans en avoir l'autorisation. Cela s'appelle du "hotlinking". Souvenez-vous que voler de la bande passante à quelqu'un est aussi illégal. Cela ralentit aussi votre page et vous laisse sans contrôle si l'image est enlevée ou remplacée par une autre plus gênante...

Le code au-dessus vous donnera, à peu prés, le résultat suivant :

A basic image of a dinosaur, embedded in a browser, with "Images in HTML" written above it

Note : Les éléments comme <img> et <video> sont souvent désignés comme des éléments "remplacés". C'est parce que le contenu et la taille de ces éléments sont définies par une ressource externe (comme un fichier image ou video), pas par le contenu de l'élément lui-même.

Note : Vous trouverez les exemples finis de cette section sur Github (regardez aussi le code source.)

Texte alternatif

Le prochain attribut que nous allons étudier est alt. Sa valeur est supposée être un descriptif sous forme de texte de l'image, à utiliser dans les cas où l'image ne peut être affichée. Exemple : le code au-dessus pourrait être modifié de cette manière :

html
<img
  src="images/dinosaur.jpg"
  alt="The head and torso of a dinosaur skeleton;
          it has a large head with long sharp teeth" />

La manière la plus simple de tester votre texte alt est de mal épeler votre nom de fichier intentionnellement. Si dans l'exemple, la photo était épelée dinosooooor.jpg, le navigateur ne l'afficherait pas mais afficherait le texte alt à la place :

The Images in HTML title, but this time the dinosaur image is not displayed, and alt text is in its place.

Pourquoi vous verrez partout du texte alt ? Vous en aurez besoin car c'est très pratique en maintes occasions :

  • L'utilisateur est un déficient visuel qui utilise un lecteur d'écran qui s'en sert pour "lire" le web. En fait, avoir du texte alt disponible pour décrire les images est très utile à beaucoup d'utilisateurs.
  • Comme nous l'avons vu au-dessus, vous pourriez avoir mal épelé le nom ou le chemin du fichier.
  • Le navigateur ne gère pas ce type d'image. Certains utilisent encore des navigateurs en terminal, affichant seulement du texte (comme Lynx), qui affichent le texte alt des images.
  • Vous pouvez avoir envie de fournir du texte que pourraient utiliser les moteurs de recherche. Par exemple, ils mettront en relation le texte alt avec des requêtes de recherche.
  • L'utilisateur a supprimé les images pour économiser le volume du transfert de données ou pour ne pas être distrait. C'est très commun sur les téléphones mobiles et dans les pays où la bande passante est limitée ou coûte cher.

Que devriez-vous noter dans vos attributs alt ? En premier lieu, cela dépend de la raison pour laquelle cette image se trouve là. En d'autres mots, ce que vous perdriez si cette image ne s'affichait pas :

  • Decoration. Vous devriez utiliser des images d'arrière-plan CSS pour les images décoratives mais si vous devez utiliser du HTML, ajoutez un alt="" vide. Si l'image ne fait pas vraiment partie du contenu, un lecteur d'écran ne perdra pas de temps à la lire.
  • Contenu. Si votre image fournit une ou plusieurs informations supplémentaires significatives, inscrivez ces mêmes informations dans un bref alt text – ou mieux, dans le texte principal, que tout le monde puisse les voir. N'écrivez pas de alt text redondants. Imaginez combien ce serait ennuyeux pour un lecteur si tous les paragraphes étaient écrits en double... Si l'image est décrite de manière adéquate dans le corps de texte principal, vous pouvez utiliser simplement alt="".
  • Lien. Si vous mettez une image à l'intérieur d'une ancre <a> pour transformer une image en lien, vous devez quand même fournir un Lien texte accessible. Dans de tels cas, vous pouvez, soit l'inclure dans le même élément <a>, soit dans l'attribut alt de l'image – utilisez ce qui marche le mieux dans votre cas.
  • Texte. Vous ne devez pas mettre de texte dans les images. Si votre titre principal a besoin d'un peu d'ombrage par exemple, utilisez CSS pour ça, plutôt que de mettre du texte dans une image. De toutes manières, si vous ne pouvez pas éviter de faire ça, vous devez ajouter le texte dans l'attribut alt .

Le but est de livrer essentiellement une expérience de qualité, même quand les images ne peuvent être vues. Cela assure à tous les utilisateurs de ne rien manquer du contenu. Essayez de ne pas afficher les images dans votre navigateur et regardez ce qu'il se passe. Vous allez vite réaliser que le texte fourni à la place est réellement utile.

Note : Pour plus d'informations, voyez notre guide Textes Alternatifs

Largeur et hauteur (width-height)

Vous pouvez vous servir des attributs width et height pour spécifier la largeur et la hauteur de votre image. Vous pouvez trouver la largeur et la hauteur de différentes manières. Sur Mac, par exemple, vous pouvez utiliser Cmd + I pour afficher l'info relative au fichier image. Pour revenir à notre exemple, nous pourrions faire ceci :

html
<img
  src="images/dinosaur.jpg"
  alt="The head and torso of a dinosaur skeleton;
          it has a large head with long sharp teeth"
  width="400"
  height="341" />

Cela ne fait pas grande différence à l'affichage dans des circonstances normales. Mais, si l'image n'est pas affichée, disons que l'utilisateur est juste arrivé sur la page et qu'elle n'est pas encore chargée, vous remarquerez que le navigateur laisse un espace pour qu'elle y apparaisse :

The Images in HTML title, with dinosaur alt text, displayed inside a large box that results from width and height settings

C'est une bonne pratique, cela donne une page se chargeant plus rapidement et en douceur.

De toutes manières, vous ne devez pas altérer la taille de vos images avec les attributs HTML . Si vous réglez la taille de l'image trop grande, vous aurez un résultat avec beaucoup de "grain", flou ou trop petit et vous dépensez de la bande passante en téléchargeant une image qui ne convient pas aux besoins de l'utilisateur. Votre image peut aussi sortir distordue, si vous n'en maintenez pas le bon Format d'image. Vous devriez utiliser un éditeur d'images pour la mettre à la bonne taille avant de la mettre dans votre page web.

Note : Si vous devez absolument modifier une taille d' image, vous devriez vous servir de CSS .

Titre d'images

Comme décrit dans le chapitre Création d'hyperliens, vous pouvez aussi ajouter un attribut title aux images, pour fournir un supplément d'information si nécessaire. Dans notre exemple, nous pourrions faire ceci :

html
<img
  src="images/dinosaur.jpg"
  alt="The head and torso of a dinosaur skeleton;
          it has a large head with long sharp teeth"
  width="400"
  height="341"
  title="A T-Rex on display in the Manchester University Museum" />

Cela donne une info-bulle avec le texte entré dans l'attribut title :

The dinosaur image, with a tooltip title on top of it that reads A T-Rex on display at the Manchester University Museum

Il n'est pas essentiel d'inclure des informations dans les images. Il est souvent préférable d'écrire ces informations dans le texte principal plutôt qu'attaché à l'image. Ils peuvent être très utile dans d'autres circonstances, par exemple dans une galerie d'images où vous n'avez pas de place pour les légendes.

Pédagogie active : incorporer une image

À vous de jouer maintenant ! Cette section dédiée à l'apprentissage interactif va vous tenir en haleine avec un simple exercice d'intégration d'image. Vous allez un peu travailler l'anglais aussi. Il vous est fourni une étiquette basique <img> ; Il va vous falloir incorporer l'image située à l'URL suivante :

https://raw.githubusercontent.com/mdn/learning-area/master/html/multimedia-and-embedding/images-in-html/dinosaur_small.jpg

Nous avons dit plus tôt de ne jamais faire de "hotlinking" sur d'autres serveurs mais c'est ici dans un but d'apprentissage, donc on oublie ça pour cette fois.

Nous avons encore quelques petites choses pour vous :

  • Ajoutez du texte alt , et vérifiez qu'il marche en faisant une faute dans l'URL de l'image.
  • Réglez l'image à une bonne taille : width et height ( conseil : c'est 200px wide (large) and 171px high (haut)), puis expérimentez d'autres valeurs pour en appréhender les effets.
  • Mettez un title sur l'image.

Si vous faites une erreur, vous pouvez toujours remettre à zéro en utilisant le bouton Reset . Si vous êtes vraiment bloqué, regardez la réponse en cliquant le bouton Show solution :

Légender des images avec figure et figcaption

En parlant de légendes, il y a de nombreuses manières d'en ajouter qui ira avec votre image. Par exemple, rien ne vous empêche de faire ceci :

html
<div class="figure">
  <img
    src="images/dinosaur.jpg"
    alt="The head and torso of a dinosaur skeleton;
            it has a large head with long sharp teeth"
    width="400"
    height="341" />

  <p>A T-Rex on display in the Manchester University Museum.</p>
</div>

C'est bon. Ça contient ce que vous voulez et c'est aisément stylisable en CSS. Mais il y a un problème : il n'y a rien de sensé qui relie l'image à sa légende. Ce qui peut poser des problèmes à un lecteur d'écran. Par exemple, quand vous avez 50 images, quelle légende va avec quelle image ?

Une meilleure solution consiste en l'utilisation des éléments HTML5 <figure> et <figcaption> . Ils ont été conçus pour cela : fournir un conteneur sémantique aux objets et lier clairement cet objet à sa légende. Notre exemple précédent pourrait être réécrit comme ceci :

html
<figure>
  <img
    src="images/dinosaur.jpg"
    alt="The head and torso of a dinosaur skeleton;
            it has a large head with long sharp teeth"
    width="400"
    height="341" />

  <figcaption>
    A T-Rex on display in the Manchester University Museum.
  </figcaption>
</figure>

L'élément <figcaption> dit au navigateur et aux technologies d'assistance que la légende décrit le contenu de l'autre élément <figure>.

Note : D'un point de vue accessibilité, les légendes ont un rôle différent du texte alt. Le texte alt ne sert qu'en absence d'image tandis que les légendes servent en même temps aux utilisateurs qui voient l'image. Les légendes et le texte alt devraient cependant être différents car ils apparaissent tout deux quand l'image est absente. Essayez d'enlever les images dans votre navigateur et voyez à quoi ça ressemble.

Un objet <figure> n'est pas forcé de contenir une image. C'est une unité de contenu indépendante qui :

  • exprime votre désir d'accessibilité et de compréhension facilitée.
  • peut se placer en plusieurs endroits dans une page à flot linéaire.
  • Fournit une information essentielle qui supporte le texte principal.

Cet objet peut être un ensemble d'images, des bribes de code, de l'audio, de la vidéo, des équations, un tableau ou bien d'autres choses.

Pédagogie active : créer un objet figure

Dans cette section, nous allons vous demander de récupérer le code fini de la section "Pédagogie active" précédente et d'y faire ceci :

  • Encapsulez-le dans un élément <figure> .
  • Copiez le texte de l'attribut, enlevez l'attribut title et mettez le texte dans un élément <figcaption> sous l'image.

Si vous faites une erreur, vous pouvez toujours remettre à zéro en utilisant le bouton Reset . Si vous êtes vraiment bloqué, regardez la réponse en cliquant le bouton Show solution :

Images d'arrière-plan CSS

Vous pouvez également utiliser du CSS pour intégrer des images dans vos pages web (ou JavaScript, mais c'est une autre histoire). Les propriétés CSS background-image et background, sont utilisées pour contrôler le placement de l'image d'arrière-plan. Par exemple, pour placer une image d'arrière-plan sur chaque paragraphe de la page, vous pourriez faire ceci :

css
p {
  background-image: url("images/dinosaur.jpg");
}

Le résultat est probablement plus facile à positionner et contrôler qu'une image HTML. Donc, pourquoi s'ennuyer avec des images HTML ?... Comme il y est fait allusion au-dessus, les images CSS sont là seulement pour la décoration. Si vous voulez ajouter quelque chose d'agréable à votre page pour en enrichir le visuel, c'est étudié pour. Mais, ces images n'ont pas d'indication sémantique. Elles ne peuvent pas avoir d'équivalent texte, sont invisibles aux lecteurs d'écran, etc... C'est le moment, pour l'image HTML, de se mettre en valeur !

En résumé : si une image a du sens, en terme de contenu, vous devriez utiliser une image HTML. Si une image n'est que pure décoration, il vaut mieux utiliser les images d'arrière-plan CSS.

Note : Vous en apprendrez beaucoup plus sur les CSS background images dans notre topic CSS .

C'est tout pour l'instant. Nous avons découvert en détails les images et légendes. Dans le prochain article, nous monterons en régime pour aborder la manière d'utiliser HTML pour intégrer des vidéos et de l'audio dans une page web.

page(Doc) not found /fr/docs/Learn/HTML/Multimedia_and_embedding

URL : https://www.ladepeche.fr/2025/08/03/la-ville-modernise-son-image-avec-un-nouveau-site-internet-12858027.php

Graulhet. La ville modernise son image avec un nouveau site internet - ladepeche.fr

Graulhet. La ville modernise son image avec un nouveau site internet

  • La ville modernise son image avec un nouveau site internet
    La ville modernise son image avec un nouveau site internet
Publié le

La Ville de Graulhet modernise son image avec un nouveau site internet : www.ville-graulhet.fr. Entièrement repensé, ce nouvel outil numérique a été conçu pour offrir une navigation plus fluide, un accès simplifié à l’information et une meilleure lisibilité sur tous les supports utilisés par les usagers, qu’ils soient sur ordinateur, tablette ou smartphone. Le site propose : actualités, événements à venir, démarches administratives en ligne, services municipaux, équipements publics, mais aussi les grandes initiatives et projets portés par la Ville. L’interface intuitive permet aux visiteurs de trouver rapidement les informations utiles, tout en valorisant les actions menées sur le territoire. Conçu pour tous, le site renforce la proximité entre la commune et ses habitants. Il vise à accompagner chacun dans son quotidien, que ce soit pour s’informer, effectuer des formalités ou mieux connaître les services disponibles à Graulhet. La municipalité vous invite à le découvrir et à l’explorer librement. Pour tout dysfonctionnement ou suggestion, contactez-nous à : communication@mairie-graulhet.fr.

Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?

Les commentaires (2)
Lo repotegaire Il y a 4 mois Le 04/08/2025 à 08:01

Voilà qui va améliorer la voirie !

jaja810 Il y a 4 mois Le 03/08/2025 à 08:00

Il vont refaire la chaussée avenue Victor Hugo?

Lancez votre recherche

URL : https://www.culture.gouv.fr/actualites/visa-pour-l-image-un-regard-pluriel-et-engage-sur-le-monde

Visa pour l’image, un regard pluriel et engagé sur le monde | Ministère de la Culture

URL : https://www.ifop.com/article/barometre-dimage-des-agriculteurs-3/

Baromètre d'image des agriculteurs - Ifop Group

Baromètre d’image des agriculteurs

Ensemble avec

16.11.23

  • Ifop Opinion
  • FR

2 min de lecture

Alors que l’inflation touche la France de manière catastrophique, l’alimentation devient de plus en plus inabordable pour de nombreux Français, en particulier les produits issus de l’agriculture. C’est dans ce contexte que l’Ifop publie son Baromètre d’image des agriculteurs pour Ouest France.

 

Les Français ont un véritable sentiment de sympathie envers les agriculteurs et bien que deux tiers des Français (66%) pensent qu’il n’y aura pas assez d’agriculteurs en France pour assurer l’alimentation de la population dans les années à venir, plus de la moitié d’entre eux pensent qu’il faut les soutenir davantage (56%).

 

L’image des agriculteurs comprend néanmoins des dimensions parfois contrastées. Bien que les agriculteurs expriment souvent leur sentiment d’être mal aimés, la très grande majorité des Français considère qu’ils jouent un rôle majeur dans l’alimentation des Français (85%) et trois Français sur quatre font confiance aux agriculteurs (74%). L’image des agriculteurs évoqué aussi la nature, le maintien de la biodiversité, sujet qui conduit les Français à considérer que les agriculteurs ont un rôle à jouer dans le développement d’énergies alternatives (72%). Et alors que l’image de l’agriculture, et des agriculteurs, vis-à-vis du respect de l’environnement avait souffert durant plusieurs années à cause de scandales dans l’agroalimentaire, elle est en hausse depuis 2017 (44% avec affaire Monsanto) pour atteindre un haut historique (61%).

 

Concernant le positionnement des Français sur le prix des produits agricoles, la plupart des Français sont prêts à payer plus cher leurs produits alimentaires pour garantir un revenu correct aux agriculteurs (57%) ; cette sensibilité par rapport aux revenus des agriculteurs est de plus en plus présente et s’accélère depuis le début de l’épidémie de COVID-19 il y a trois ans. Néanmoins, il est nécessaire de remarquer que les classes les plus aisées sont davantage prêtes à payer plus cher (72%) que les classes plus pauvres (44% chez les catégories modestes). Le public prend conscience de l’impact de ses choix de consommation en général, phénomène moins observé parmi les jeunes consommateurs.

 

Pour l’avenir, quant à l’inquiétude au niveau de la relève agricole, peu sont les Français qui recommanderaient à leur enfant de devenir agriculteur (20%), recommandation qui est plus timorée chez les personnes âgées (12%, chez les plus de 65 ans) que chez les plus jeunes (34%, chez les 18-24 ans). Face à ce contexte, les Français demandent plus de soutien financier des pouvoirs publics (56%), mais notons tout de même une proportion élevée en faveur (25%) du maintien en l’état actuel des aides aux agriculteurs.

Partager l’article

URL : https://www.cnrs.fr/fr/presse/les-astronomes-revelent-la-premiere-image-du-trou-noir-au-coeur-de-notre-galaxie

Les astronomes révèlent la première image du trou noir au cœur de notre galaxie | CNRS

Les astronomes révèlent la première image du trou noir au cœur de notre galaxie

Univers
  • Dans le cadre de la collaboration EHT, le CNRS et l'IRAM ont participé à la création d'une première image du trou noir Sagittarius A*.
  • Il s'agit de la première preuve visuelle directe de la présence de ce trou noir au centre de notre galaxie.

Des astronomes ont dévoilé la première image du trou noir supermassif situé au centre de notre propre galaxie, la Voie lactée. Ce résultat apporte la preuve irréfutable que l'objet est bien un trou noir et fournit des indices précieux sur le fonctionnement de ces géants, dont on pense qu'ils se trouvent au centre de la plupart des galaxies. L'image a été produite par une équipe de recherche mondiale appelée Event Horizon Telescope (EHT) Collaboration, à partir des observations d'un réseau mondial de radiotélescopes. L’Institut de radioastronomie millimétrique (IRAM), fondé en 1979 par le CNRS et la Max-Planck-Gesellschaft (MPG, Allemagne)1 , a joué un rôle clé dans ce résultat via son télescope de 30 mètres, situé près de Grenade, l’antenne unique la plus sensible du réseau EHT. Les résultats sont publiés dans The Astrophysical Journal Letters.

  • 1Rejoints en 1990 par l’Instituto Geográfico Nacional (IGN, Espagne).

Cette image est un aperçu très attendu de l'objet massif qui se trouve au centre même de notre galaxie. Les scientifiques avaient déjà observé des étoiles en orbite autour d'un objet invisible, compact et très massif au centre de la Voie lactée. Cela laissait fortement penser que cet objet - connu sous le nom de Sagittarius A* (Sgr A*) - était un trou noir, et l'image d'aujourd'hui en fournit la première preuve visuelle directe.

Bien qu’il ne soit pas possible de voir le trou noir lui-même, car il est complètement sombre, le gaz incandescent qui l'entoure révèle une signature caractéristique : une région centrale sombre (appelée « ombre ») entourée d'une structure brillante en forme d'anneau. La nouvelle image capture la lumière déviée par la puissante gravité du trou noir, qui est quatre millions de fois plus massif que notre Soleil.

« Nous avons été stupéfaits de voir à quel point la taille de l'anneau correspondait aux prédictions de la théorie de la relativité générale d'Einstein », a déclaré le scientifique du projet EHT, Geoffrey Bower, de l'Institut d'astronomie et d'astrophysique de l'Academia Sinica à Taipei. « Ces observations sans précédent ont considérablement amélioré notre compréhension de ce qui se passe au centre même de notre galaxie, et offrent de nouvelles perspectives sur la façon dont ces trous noirs géants interagissent avec leur environnement. » Les résultats de l'équipe de l'EHT sont publiés aujourd'hui dans un numéro spécial de la revue The Astrophysical Journal Letters.

Le trou noir étant situé à environ 27 000 années-lumière de la Terre, il semble avoir dans le ciel une taille équivalente à un beignet sur la Lune. Pour en obtenir une image, l'équipe a créé le puissant EHT, qui a relié huit observatoires radio existants à travers la planète pour former un seul télescope virtuel « de la taille de la Terre »2 . L'EHT a observé Sgr A* pendant plusieurs nuits, recueillant des données pendant plusieurs heures d'affilée, à la manière d’une longue durée d'exposition sur un appareil photo.

Le télescope de 30 mètres de l'IRAM est le télescope à parabole unique le plus sensible au monde dans la gamme de hautes fréquences que l'EHT utilise pour ses observations. Avec le télescope du pôle Sud, il a fourni la plus longue ligne de base et, par conséquent, les images les plus nettes, contribuant ainsi de manière décisive à la haute résolution spatiale des images de Sgr A*.

Cette avancée fait suite à la publication en 2019 par la collaboration EHT de la première image d'un trou noir, appelé M87*, au centre de la galaxie plus lointaine Messier 87.

Les deux trous noirs se ressemblent remarquablement, même si celui de notre galaxie est plus de mille fois plus petit et moins massif que M87*3 . « Nous avons deux types de galaxies complètement différents et deux masses de trous noirs très différentes, mais près du bord de ces trous noirs, ils se ressemblent étonnamment », explique Sera Markoff, coprésidente du conseil scientifique de l'EHT et professeure d'astrophysique théorique à l'université d'Amsterdam, aux Pays-Bas. « Cela nous indique que la relativité générale régit ces objets de près, et que toute différence que nous voyons plus loin doit être due à des dissemblances dans la matière qui entoure les trous noirs. »

Ce résultat a été considérablement plus difficile que pour M87*, même si Sgr A* est beaucoup plus proche de nous. Le scientifique de l'EHT, Chi-kwan ("CK") Chan, de l'observatoire Steward et du département d'astronomie et de l'institut des sciences des données de l'université d'Arizona, aux États-Unis, explique : « Le gaz à proximité des trous noirs se déplace à la même vitesse - presque aussi vite que la lumière - autour de Sgr A* et de M87*. Mais alors qu’il met des jours, voire des semaines, à orbiter autour du grand M87*, il ne met que quelques minutes à le faire autour de Sgr A*, beaucoup plus petit. Cela signifie que la luminosité et la configuration du gaz autour de Sgr A* changeaient rapidement pendant que la collaboration EHT l’observait - un peu comme si l'on essayait de prendre une photo claire d'un chiot qui court après sa queue. »

Les chercheurs ont dû mettre au point de nouveaux outils sophistiqués qui tiennent compte du mouvement du gaz autour de Sgr A*. Alors que M87* était une cible plus facile et plus stable, dont les images se ressemblaient presque toutes, ce n'était pas le cas pour Sgr A*. L'image du trou noir de Sgr A* est une moyenne des différents clichés extraits par l'équipe, révélant enfin pour la première fois le géant tapi au centre de notre galaxie.

Cet effort a été rendu possible grâce à l'ingéniosité de plus de 300 chercheurs issus de 80 instituts du monde entier, qui composent la collaboration EHT. Outre la mise au point d'outils complexes pour relever les défis de l'imagerie de Sgr A*, l'équipe a travaillé de façon très rigoureuse pendant cinq ans, utilisant des superordinateurs pour réunir et analyser leurs données, tout en compilant une bibliothèque sans précédent de trous noirs simulés à comparer aux observations.

Les scientifiques sont particulièrement enthousiastes à l'idée de disposer enfin d'images de deux trous noirs de tailles très différentes, ce qui leur permet de comprendre comment ils se comparent et contrastent. Ils ont également commencé à utiliser ces nouvelles données pour tester des théories et des modèles sur le comportement du gaz autour des trous noirs supermassifs. Ce processus n'est pas encore totalement compris, mais on pense qu'il joue un rôle clé dans la formation et l'évolution des galaxies.

« Nous pouvons maintenant étudier les différences entre ces deux trous noirs supermassifs afin d'obtenir de nouveaux indices précieux sur le fonctionnement de cet important processus », a déclaré Keiichi Asada, scientifique de l'EHT, de l'Institut d'astronomie et d'astrophysique, Academia Sinica, Taipei. « Nous disposons d'images de deux trous noirs - l'un à la grosse extrémité large et l'autre à la petite extrémité des trous noirs supermassifs de l'Univers - ce qui nous permet d'aller beaucoup plus loin que jamais dans l'analyse du comportement de la gravité dans ces environnements extrêmes. »

Les progrès de l'EHT se poursuivent : une grande campagne d'observation en mars 2022 a inclus plus de télescopes que jamais auparavant. L'expansion continue du réseau EHT et les importantes mises à niveau technologiques permettront aux scientifiques de partager des images encore plus impressionnantes ainsi que des films de trous noirs dans un avenir proche.

En rejoignant le réseau EHT en 2018 et en effectuant ses premières observations en 2021, le deuxième observatoire de l'IRAM, Noema, a déjà donné à l'EHT un coup de pouce décisif en termes de sensibilité, de dynamique d'image et de résolution spatiale. Cependant, la poursuite du développement de technologies de réception de pointe pour Noema et le télescope de 30 mètres de l'IRAM permettra à la collaboration EHT de faire des timelapses avec des détails encore plus précis. Les deux installations seront déterminantes pour la collaboration EHT dans la compréhension de la physique des trous noirs massifs, et en particulier de Sgr A*.

 

Pour en savoir plus : lire cet article de CNRS Le Journal.

 

 

structure en forme de donut révélant l'ombre du trou noir au milieu. L'image est floue car elle est la moyenne de plusieurs images différentes.
Première image de Sagittarius A*, le trou noir au centre de la Voie lactée.
Bien qu’il ne soit pas possible de voir le trou noir lui-même, car il est complètement sombre, le gaz incandescent qui l'entoure révèle une signature caractéristique : une région centrale sombre (appelée « ombre ») entourée d'une structure brillante en forme d'anneau. Cette image est une moyenne des différents clichés extraits par la collaboration EHT. Chaque cliché capture la lumière déviée par la puissante gravité du trou noir, quatre millions de fois plus massif que notre Soleil.
© Collaboration EHT
telescope sur un sommet, à côté d'un bâtiment
Le télescope de 30 mètres de l'IRAM est le télescope à antenne unique le plus sensible du réseau EHT. Il se situe sur le Pico Veleta dans la Sierra Nevada espagnole à 2850 mètres au dessus du niveau de la mer.
© IRAM / DiVertiCimes

 


© H.Falcke, A.Schut, R.Fraga-Encinas, Radboud University, Fiks Films

 

  • 2Les différents télescopes impliqués dans l'EHT en avril 2017, date à laquelle les observations ont été réalisées, étaient : le Atacama Large Millimeter/submillimeter Array (ALMA), l'Atacama Pathfinder Experiment (APEX), le télescope de 30 mètres de l'IRAM, le James Clerk Maxwell Telescope (JCMT), le Large Millimeter Telescope Alfonso Serrano (LMT), le Submillimeter Array (SMA), le UArizona Submillimeter Telescope (SMT), le South Pole Telescope (SPT). Depuis, l'EHT a ajouté à son réseau le télescope du Groenland (GLT), le NOrthern Extended Millimeter Array (NOEMA) et le télescope de 12 mètres de l'UArizona sur Kitt Peak. L'ALMA est un partenariat entre l'Observatoire européen austral (ESO ; Europe, représentant ses États membres), la National Science Foundation (NSF) des États-Unis et les National Institutes of Natural Sciences (NINS) du Japon, ainsi que le Conseil national de la recherche (Canada), le ministère des Sciences et de la Technologie (MOST ; Taïwan), l'Academia Sinica Institute of Astronomy and Astrophysics (ASIAA ; Taïwan) et le Korea Astronomy and Space Science Institute (KASI ; République de Corée), en coopération avec la République du Chili. L'Observatoire conjoint ALMA est exploité par l'ESO, l'Associated Universities, Inc./National Radio Astronomy Observatory (AUI/NRAO) et le National Astronomical Observatory of Japan (NAOJ). APEX, une collaboration entre l'Institut Max Planck de radioastronomie (Allemagne), l'Observatoire spatial d'Onsala (Suède) et l'ESO, est exploité par l'ESO. Le télescope de 30 mètres est exploité par l'IRAM (les organisations fondatrices de l'IRAM sont MPG (Allemagne), CNRS (France) et IGN (Espagne)). Le TJCM est exploité par l'Observatoire d'Asie de l'Est au nom du Centre de mégascience astronomique de l'Académie chinoise des sciences, de NAOJ, d'ASIAA, de KASI, de l'Institut national de recherche astronomique de Thaïlande et d'organisations du Royaume-Uni et du Canada. Le LMT est exploité par l'INAOE et l'UMass, le SMA est exploité par le Center for Astrophysics | Harvard & Smithsonian et l'ASIAA et le UArizona SMT est exploité par l'Université d'Arizona. Le SPT est exploité par l'Université de Chicago avec des instruments EHT spécialisés fournis par l'Université d'Arizona. Le télescope du Groenland (GLT) est exploité par l'ASIAA et le Smithsonian Astrophysical Observatory (SAO). Le GLT fait partie du projet ALMA-Taiwan, et est soutenu en partie par l'Academia Sinica (AS) et MOST. Le NOEMA est exploité par l'IRAM et le télescope de 12 mètres de l'UArizona à Kitt Peak est exploité par l'Université d'Arizona.
  • 3Les trous noirs sont les seuls objets que nous connaissons dont la masse est proportionnelle à la taille. Un trou noir mille fois plus petit qu'un autre est aussi mille fois moins massif.
Bibliographie

L'ensemble des articles est accessible à partir de cette page : https://iopscience.iop.org/journal/2041-8205/page/Focus_on_First_Sgr_A_Results

First Sagittarius A* Event Horizon Telescope Results. I. The Shadow of the Supermassive Black Hole in the Center of the Milky Way. The Astrophysical Journal Letters, 12 mai 2022. DOI : 10.3847/2041-8213/ac6674          

First Sagittarius A* Event Horizon Telescope Results. II. EHT and Multi-wavelength Observations, Data Processing, and Calibration. The Astrophysical Journal Letters, 12 mai 2022. DOI : 10.3847/2041-8213/ac6675

First Sgr A Event Horizon Telescope Results. III. Imaging of the Galactic Center Supermassive Black Hole. The Astrophysical Journal Letters, 12 mai 2022.  DOI : 10.3847/2041-8213/ac6429

First Sagittarius A* Event Horizon Telescope Results. IV. Variability, Morphology, and Black Hole Mass. The Astrophysical Journal Letters, 12 mai 2022.  DOI : 10.3847/2041-8213/ac6736

First Sagittarius A* Event Horizon Telescope Results. V. Testing Astrophysical Models of the Galactic Center Black Hole. The Astrophysical Journal Letters, 12 mai 2022. DOI : 10.3847/2041-8213/ac6672.

First Sagittarius A* Event Horizon Telescope Results VI: Testing the Black Hole Metric. The Astrophysical Journal Letters, 12 mai 2022. DOI : 10.3847/2041-8213/ac6756

Contact

Frédéric Gueth
Chercheur CNRS et directeur adjoint de l’Iram
Vincent Piétu
Astronome IRAM
François Maginiot
Attaché de presse CNRS

URL : https://fr.wikipedia.org/wiki/Image

Image — Wikipédia
Aller au contenu

Image

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Une image est une représentation visuelle, voire mentale, de quelque chose (objet, être vivant ou concept).

Elle peut être naturelle (ombre, reflet) ou artificielle (sculpture, peinture, photographie), visuelle ou non, tangible ou conceptuelle (métaphore), elle peut entretenir un rapport de ressemblance directe avec son modèle ou au contraire y être liée par un rapport plus symbolique.

Pour la sémiologie ou sémiotique, qui a développé tout un secteur de sémiotique visuelle, l'image est conçue comme produite par un langage spécifique.

Platon donne une des plus anciennes définitions de l'image : « J'appelle image d'abord les ombres ensuite les reflets qu'on voit dans les eaux, ou à la surface des corps opaques, polis et brillants et toutes les représentations de ce genre[1]. »

Le mot image en français vient du latin imago, qui désignait autrefois les masques mortuaires.

Qu'est ce qu'une image ?

[modifier | modifier le code]
Métaphoriquement utilisée par Platon dans son « mythe de la caverne », l'ombre portée, une image naturelle, est différente de l'original (ici, on supposera un bouquet en un vase posé sur un meuble).

« Image : nom féminin. Représentation d’un être ou d’une chose par les arts graphiques ou plastiques, la photographie, le film, etc.[2] ».

L’image se définirait comme une représentation ou une reproduction de quelque chose. Elle vient du latin « imago » qui désignait une sorte de masque moulé, à partir de cire d'abeille, sur le visage d’une personne morte afin d'en conserver les traits, comme d'un portrait, et d'en produire éventuellement un moulage.

Selon l'essayiste Olivier Boulnois[3] :

« Qu'entend-on par image ? Dans le monde romain, l'imago désignait un portrait de l'ancêtre en cire, placé dans l'atrium et porté aux funérailles. Le droit d'images, réservé aux personnes nobles, leur permettait d'établir et de conserver leur lignage. Étymologiquement, l'image figure donc le portrait d'un mort. L'image est le langage commun de l'humanité. Elle apparaît sur les voûtes des grottes préhistoriques bien avant que l'homme songe à édifier des temples et des tombeaux. Des millénaires la séparent de l'écriture, projection abstraite de la pensée. L'image abolit le temps et l'espace. Elle est lecture instantanée et présence immédiate du monde. À travers elle l'homme se reconnaît ; pourtant sa richesse est ambiguë et son pouvoir d'aliénation extrême. L'image sert de vérité. Elle s'offre à tous et se refuse à chacun. La mythologie moderne consacre le règne de l'image. Pour mieux imposer ses fables et ses slogans, elle révoque l'esprit qui anime la lettre (la publicité, aujourd'hui, fait de la lettre une image) »

On peut distinguer deux types d’images :

  • les images fixes : photographies, bandes dessinées, affiches, panneaux publicitaires…
  • les images animées ou mouvantes : films, émissions, reportages…

Il convient tout d'abord de distinguer les images mentales des images perceptives.

Les images dites « mentales »

[modifier | modifier le code]

Elles correspondent à des représentations de nature consciente ou inconsciente, résultant du phénomène subjectif de perception, selon une dimension individuelle ou collective :

  • l'image naturelle, qui selon Platon était la seule à avoir un intérêt philosophique : ombre, reflet.
  • l'image psychique correspond à une métaphore, une représentation mentale, un rêve, une imagination, etc.
  • l'image sociale résulte d'une impression forgée par l'opinion d'un groupe restreint ou d'une foule.
  • l'image historique ou liée à la mémoire est la trace laissée aux générations suivantes d'un personnage ou d'un évènement.

Les images dites « artificielles »

[modifier | modifier le code]

L'image artificielle peut être :

On peut distinguer sept types d'images[4] :

  • la vision naturelle : image unique + vision unique ;
  • peinture-dessin : image unique (non reproductible) + vision multiple ;
  • affiche-photographie : reproductibilité + vision multiple ;
  • cinéma-vidéo : reproductibilité + vision multiple + mouvement ;
  • télévision : reproductibilité + vision multiple + mouvement + transmission instantanée ;
  • image numérique internet : reproductibilité + vision multiple + mouvement + transmission instantanée + interactivité.

Les types de représentation

[modifier | modifier le code]

Certaines images entretiennent un rapport analogique avec ce qu'elles représentent. C'est le cas d'un dessin ou d'une photographie qui ressemble (par exemple visuellement) à leur sujet.
Certaines représentations entretiennent un rapport direct avec leur objet, mais sans ressemblance physique, comme un organigramme d'entreprise ou le schéma d'un montage électronique.
Les images métaphoriques procèdent par comparaison : lorsque l'on dit « cette femme est une vipère » ou « cet homme est un chacal », les affirmations ne sont pas entendues de manière littérale mais impliquent une comparaison entre des personnes et, dans ce cas, des animaux, suivant les qualités que l'on prête de manière conventionnelle à ces animaux.
D'autres images forcent le trait de certaines caractéristiques : il peut s'agir de caricature, de représentations arrangées (Imagerie d'Épinal).

En optique géométrique, une image d'un objet est le lieu de convergence des rayons issus d'un même point (image réelle) ou le lieu d'où semblent provenir les rayons après la traversée d'un système optique (image virtuelle). La projection sur un écran est un cas de visualisation d'une image réelle, l'observation d'un texte à travers une loupe est l'exemple de visualisation d'une image virtuelle. La notion d'image optique est liée à la propriété de stigmatisme.

En marketing, l'image de marque est la représentation favorable que se donne, vis-à-vis du public, une firme, une institution, une personnalité.

Culture de l'image / Culture de la parole

[modifier | modifier le code]

En raison de l'influence remarquable de l'audio-visuel dans la vie moderne, les sociétés et en particulier les sociétés occidentales ont tendance à accorder une primauté de l'image dans le domaine de la communication.
C'est ce qui a fait dire à Régis Debray ("Manifestes médiologiques") qu'Hollywood est né à Byzance, parce que la civilisation de l'image ainsi instaurée aboutit à notre « médiacratie » moderne.

Le phénomène de la prolifération exponentielle des images et de leur accumulation dans une culture du tout-écran a conduit depuis les années 1980 les historiens et historiens d'art à réfléchir à la question des sources et des limites de leurs disciplines, les pédagogues au besoin de repères[5]. Ainsi s'est créée, sous l'impulsion de Laurent Gervereau, fondateur en 1992 du groupe pluridisciplinaire L'Image, l'Histoire du visuel (concernant la production visuelle humaine de la Préhistoire à aujourd'hui), incluant l'histoire de l'art et ses spécificités[6].

  • La locution une image vaut mille mots illustre la dimension positive du phénomène de l'image. Spontanément, l'image véhicule un caractère d'objectivité : «On croit davantage à ce que l'on voit».
  • Mais que voit-on ? L'instantanéité de la perception n'épuise pas la totalité de ce que l'on peut percevoir du passé et surtout du futur.
    L'image n'est qu'un reflet, qui peut être un reflet construit, un décor de théâtre, une mise en scène.
  • Combien d'images valent un mot ? Dans les sociétés plus anciennes, tenir parole est important car la parole relie les êtres humains entre eux à travers les serments, les principes, les obligations, les contrats et les devoirs conjugaux.

Dans l'histoire et en religion

[modifier | modifier le code]
Plusieurs périodes d'iconoclasme religieux ou politique ont marqué l'histoire de l'art et de la pensée. Aujourd'hui, l'image en tant qu'œuvre de création est aussi protégée par le droit (via la Convention de Berne pour la protection des œuvres littéraires et artistiques en Europe), à des fins notamment commerciales, y compris post-mortem[7].

Les premières images

[modifier | modifier le code]

Partout à travers le monde l'homme a laissé les traces de ses facultés imaginatives sous forme de dessins sur les rochers, qui vont des temps les plus anciens du paléolithique à l'époque moderne. Ces dessins étaient destinés à communiquer des messages. Ces figures, dessinées, peintes, gravées ou taillées représentent les premiers moyens de la communication humaine. On les considèrent comme des images dans la mesure où elles imitent, en les schématisant visuellement, les personnes et les objets du monde réel. On pense que ces premières images pouvaient avoir aussi des relations avec la magie et la religion.

Quels sont les liens entre Dieu et l'image ?

[modifier | modifier le code]

L'interdiction faite dans la Bible ou le Coran de fabriquer des images et de se prosterner devant elle (troisième commandement) renvoie l'image au statut de la personne et particulièrement à celui de la Divinité. La querelle des images a secoué l'Occident du IVe au VIIe siècle de notre ère, en opposant «iconophiles» et «iconoclastes». Elle renvoie au questionnement sur la nature divine ou non de l'image.

- pour les uns, la religion monothéiste doit combattre les images des autres dieux.
- pour les autres, Dieu est celui qui - par excellence- ne se représente pas et ne peut être limité dans le cadre d'une quelconque représentation, même symbolique, car Dieu ne peut être qu'un mystère à contempler et à découvrir sans cesse.
  • Dans la religion chrétienne, dans ses branches catholiques et orthodoxes, l'image tient une place importante  : en effet, après quelques périodes d'iconoclasme virulent, l'image est définitivement autorisée par le concile de Nicée. La raison en est simple : si Dieu s'est incarné, alors rien ne s'oppose à ce qu'on représente ce qu'il a lui-même voulu rendre visible.

 « Nous rappelons que dans la religion chrétienne "Dieu créa l'homme à son image". Ce terme d'image, fondateur ici, n'évoque plus une représentation visuelle, mais une ressemblance. L'homme-image d'une perfection absolue, pour la culture judéo-chrétienne, rejoint le monde visible de Platon, ombre, « image » du monde idéal et intelligible au fondement de la philosophie occidentale. Du mythe de la caverne à la bible, nous avons appris que nous sommes nous même des images, des êtres ressemblant au beau, au bien et au sacré.  »

  • La religion protestante dans sa relation avec la divinité, préfère la lecture des textes sacrés à celle de l'image (Ajouter qu'il y a eu un iconoclasme protestant, spéc. calviniste[8].
  • L'Islam, s'appuie sur l'interdiction de l'idolâtrie par le Coran et promeut un aniconisme plus ou moins sévère.

Les « images et sources anciennes »

[modifier | modifier le code]

Parmi les sources indispensables aux restaurateurs, il faut inclure les traités de techniques architecturales des hommes de l’art. Les inventaires technologiques comme ceux de Végèce et Marcus Vitruvius Pollio, connu sous le nom de Vitruve sont certes indispensables. Les recherches architectoniques d’un Villard de Honnecourt au XIIIe siècle nous amènent ailleurs, dans la connaissance spécifique de l’architecture médiévale. La série est longue, depuis l’invention de l’imprimerie au XVe siècle, du fonds documentaire disponible. De nombreux ingénieurs se sont illustrés par leur apport technologique, leurs innovations et leur savoir-faire en laissant des ouvrages richement illustrés de leurs expériences et de leurs réflexions. Des publications en fac-similé et des expositions récentes ont mieux fait connaître les travaux des ingénieurs. Ils gagneraient à être mieux diffusés. La bibliographie est immense, disparate, partielle. On ne dispose pas encore d’une vraie synthèse globale et critique.

Quand on pense aux sources graphiques anciennes, on se remémore surtout les grandes séries romantiques comme celle de Geoffroy Engelmann (1788-1839). Après avoir appris la lithographie en 1813 chez Senefelder à Munich, il l’introduit en France en 1814. Il lance en 1820 la collection Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France sous la direction du baron Isidore Taylor, puis de Taylor et Charles Nodier (environ 70 volumes) illustré par J. Vernet et Alexandre-Évariste Fragonard, et d’autres artistes comme Ciceri, Isabey, Horace Vernet… L’élan était donné à de nombreuses autres séries comme « Le Moyen Âge monumental et Archéologique » de Hauser, aux éditions Lemercier à Paris 1841-1847, « Les Sites les plus renommés de France » par Jeannin, en 1840-42 et les nombreux guides itinéraires et géographies pittoresques, par exemple ceux d’Eusèbe Girault de Saint-Fargeau (chez Firmin-Didot, 100 livraisons de 1835 à 1838), Abel Hugo (« France pittoresque par département », 1830-35), Hippolyte-Jules Demolière, sous le pseudonyme "Moleri" (« Guide itinéraire » chez Hachette, 1855), Jules Verne (« Géographie illustrée » chez Hetzel, 1868)… qui ont suivi et qui sont de valeur inégale.

La revue L’Illustration (hebdomadaire illustré (1843-1944), créé sous la parenthèse « libérale » de la monarchie de Juillet, par le saint – simonien Édouard Charton) fournit une étonnante moisson d’aquarelles et de dessins. Tous ces guides récents font suite à des séries commencées dès la fin du XVIe siècle, notamment par Munster et Hogenberg, puis au XVIIe siècle entre autres par Merian et ses fils qui ont largement puisé dans tous les fonds documentaires européens de l’époque ; nous y reviendrons plus loin. Il est hors de propos de citer ici tous les inventaires des dessinateurs romantiques. Les inventaires régionaux notamment sont innombrables. Une place à part doit être faite cependant à Arcisse de Caumont. Les gravures sur bois et sur métal qu’il a réunies dans ses divers cours d’archéologie, dans le « Bulletin Monumental » de la Société française d'archéologie et dans les Congrès Archéologiques, ne sont pas de simples illustrations (ces collections se perpétuent avec le même sérieux de nos jours). Elles s’écartent délibérément de la déformation romantique et illustrent directement le propos du chercheur et du pédagogue. C’est le début de la modernité dans l’histoire de l’art architectural.

Lithographes et photographes ne sont pas des pionniers. Des époques antérieures, il subsiste autre chose que des archives éparses. Pour les monuments militaires, on connaît bien sûr les riches fonds des Archives de la guerre et leurs relevés remontant parfois au XVIe, en tout cas au XVIIe siècle. Pour les monuments religieux, on peut citer des ouvrages comme celui du père bénédictin Gabriel Bucelin. Durant ses voyages, il a réalisé un journal agrémenté de dessins d’abbayes[9]. Les nombreuses aquarelles conservées généralement dans les musées nous donnent aussi un précieux état des lieux. L’imprimerie ne s’est pas contentée de reproduire les cartes des géographes. Elle s’est emparée tôt de longues séries de gravures présentant des villes, des monuments, mais aussi des événements, particulièrement les guerres qui agitaient l’Europe, et les ouvrages militaires qui en servaient d’épicentre. Parmi les ouvrages les plus précoces et les plus remarquables, on peut citer la Cosmographie de Sébastien Munster.

Dès le XVIe siècle, ces ouvrages se multiplient et bénéficient parfois du concours d’artistes renommés. Au XVIIe siècle, des éditeurs comme Merian lancent sur le marché de véritables guides des voyageurs, avec cartes et plans topographiques insistant sur le pittoresque et la beauté des monuments ; les images y prennent une place prépondérante et le texte n’est plus que commentaire. Les fortifications et les champs de bataille sont illustrés de façon précise en donnant des renseignements essentiels sur bien des monuments. Les représentations de châteaux princiers se retrouvent dès la fin du Moyen Âge dans certaines miniatures, comme dans Les Très Riches Heures du duc de Berry. L’imprimerie trouve un débouché privilégié par la publication de ces « Très excellentes demeures »[10].

Des initiatives sont prises aujourd'hui pour fournir une liste, la plus exhaustive possible, des Imagiers[11],[12],[13].

Les « nouvelles images »

[modifier | modifier le code]

Les « nouvelles images »: c'est ainsi qu'on appelle les images de synthèse, produites sur ordinateur, et qui sont passées ces dernières années, de la représentation en trois dimensions à un standard de cinéma, le 35 mm, et que l'on peut maintenant voir sur les grands écrans haute définition. Des logiciels de plus en plus puissants et sophistiqués permettent de créer des univers virtuels et qui peuvent se donner comme tels, mais aussi truquer n'importe quelle image apparemment « réelle ». Toute image est désormais manipulable et peut perturber la distinction entre « réel » et visuel. Par exemple les jeux vidéo ou les simulateurs de vol.

La recherche porte ainsi sur la production d'images de synthèse restituant des bâtiments aujourd'hui disparus ainsi que les ensembles monumentaux, dans les différentes étapes de leur construction et restauration. Des images en 3 dimensions, destinées à être intégrées sous formes fixe et animée, dans les sites Internet produits par la Mission de la recherche et de la technologie ont été réalisées[14] : Oppidum d'Entremont celto-ligure, sur la commune d'Aix-en-Provence ; il s'agissait de restituer une rue, une salle hypostyle ainsi qu'un bâtiment industriel. Ces documents compléteraient la documentation réunie pour le site Internet dans la collection « Grands sites archéologiques ». Cité de Carcassonne : une visite virtuelle de la cité actuelle, images illustrant la manière dont la restauration s'est faite, ainsi que les différentes étapes de la restauration conduite par Eugène Viollet-le-Duc et ses successeurs au XIXe siècle. Ce site fera partie du réseau européen de sites Internet « Moyen Âge réel, Moyen Âge imaginaire » développés dans le cadre d'un projet européen Raphaël.

Si la grande église abbatiale de Cluny existait aujourd’hui dans son intégrité, les élèves de l’École nationale supérieure d’arts et métiers n’auraient pu, en 1988, former le projet de sa reconstruction dans cette version informatique qui allait aboutir, un peu plus tard en 1990, à un film d’images de synthèse connu et diffusé sous le titre « Cluny III, images de pierres ». Plus de neuf cents ans après la pose de la première pierre, nous pouvons la redécouvrir, en mesurer l’ampleur et l’harmonie, permettre aux historiens, aux archéologues ou aux architectes de conduire et de vérifier leurs hypothèses et leurs travaux et à un vaste public, éclairé ou initié, d’en appréhender le pourquoi et le comment : mouvement perpétuel et indissociable de l’histoire et de la technique liées l’une à l’autre, indifféremment au gré de l’opportunité et des moyens du moment. Ce type de réalisation avait déjà montré les possibilités de la modélisation avec les temples de Karnak et de Louxor, les ponts de Paris, la Bastille ou la cathédrale de Westminster. Ce procédé est devenu un formidable vecteur de découverte, d’évolution de la connaissance et de communication » (Père Christian, « L’abbaye de Cluny », Cluny, École nationale supérieure d’Arts et Métiers, 1996).

Plus illusoires encore, la mise en place d'images interactives permet d'immerger totalement le spectateur dans un univers virtuel, avec une vision en relief à 360 degrés. La publicité et les clips ont inauguré des procédés de trucages et d'effets spéciaux que l'on trouve désormais dans les films de fiction. La « trucanumérique » est un ordinateur qui permet des effets spéciaux repérables et d'autres imperceptibles.

Certains procédés synthétiques permettent aussi la multiplication des interfaces entre différents types d'images, comme l'introduction d'images de synthèses dans les décors « réels » et vice- versa. L'hologramme, cette image laser en trois dimensions, fait aussi partie de ces nouvelles images déconcertantes par son aspect réaliste d'une part mais aussi, en même temps, par son aspect fantomatique de double parfait, flottant, comme en suspension. Ces « nouvelles images » sont appelées aussi des images « virtuelles » dans la mesure où elles proposent des mondes simulés, imaginaires, illusoires. Or cette expression d'image « virtuelle » n'est pas neuve et désigne en optique, une image produite par la prolongation des rayons lumineux : l'image dans la source ou dans le miroir par exemple. Seuls Narcisse, Alice ou Orphée, jusqu'à présent étaient passés de l'autre côté du miroir.

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Platon, La République, Livre VI, (484a - 511e).
  2. Larousse illustré
  3. Au-delà de l'image. Une archéologie du visuel au Moyen Âge, Ve – XVIe siècle, Paris, Seuil, 2008, p. 13.
  4. Qu'est-ce qu'une image
  5. Décryptimages, portail d’éducation culturelle
  6. Laurent Gervereau (dir.), "Dictionnaire mondial des images", Paris, Nouveau monde, 2006 ; Laurent Gervereau, "Images, une histoire mondiale", Paris, Nouveau monde, 2008 ; Laurent Gervereau, "Les images mentent ? Manipuler les images ou manipuler le public", Paris, www.gervereau.com, 2012
  7. EQM Bidet-Emeriau, [L'exercice post mortem du droit moral] Université de Paris 2, 11 pages
  8. Voir, par exemple, Une révolution symbolique. L’iconoclasme huguenot et la reconstruction catholique. Olivier Christin, éditions de Minuit, 1991.
  9. Œuvres du Père bénédictin Gabriel Bucelin (1599-1681) conservées à la bibliothèque du Land de Bade-Wurtemberg à Stuttgart (mss HB V 15 a). Il fut prieur de Saint-Jean à Feldkirch (province du Vorarlberg, Autriche), qui dépendait de l’abbaye de Weingarten.
  10. René Dinkel, L'Encyclopédie du patrimoine (Monuments historiques, Patrimoine bâti et naturel : Protection, restauration, réglementation. Doctrines : Techniques : Pratiques), Paris, éditions Les Encyclopédies du patrimoine, , 1512 p. (ISBN 2-911200-00-4)
    Chapitre V La pédagogie et la recherche par l’illustration et la documentation pp. 132158 ; Notices ''Image ancienne, Image de synthèse pp. 827-828
  11. Charles-Laurent Salch, Imagiers des châteaux et remparts d’Alsace, vol. 1, Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe-Castrum Europe, , 160 p. (ISSN 1253-6008)
    N°53/54/55 2010. TOME 1 : A - F
  12. Charles-Laurent Salch, Imagiers des châteaux et remparts d’Alsace, 1370-1970, vol. 2, Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe-Castrum Europe, , 362 p. (ISSN 1253-6008)
    N°56/57/58/59 2011. Tome 2 : G à
  13. Charles-Laurent Salch, Imagiers des châteaux et remparts d’Alsace, 1370-1970, vol. 2, Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe-Castrum Europe, , 581 p. (ISSN 1253-6008)
    N°63/64/65/66 2013. Tome 3 : P à Z
  14. Sur le portail du ministère de la culture et de la communication, l’histoire de l’art en 3 millions d’images. Sur un guichet unique, intitulé « collections », qui donne accès à 14 bases documentaires. Grâce à « Collections » et à son moteur de recherche, vous pouvez ainsi consulter un nombre incalculable de données (images parmi lesquelles des photographies, tableaux, mais aussi des visites guidées, des bibliographies…) qui couvrent tous les domaines artistiques : Architecture, archéologie, objets mobiliers, peinture, sculpture, gravure, dessin, enluminures, arts du spectacles, ethnologie, plans, cartes, archives, généalogie, photographie, événements …
Une catégorie est consacrée à ce sujet : Image.

Bibliographie

[modifier | modifier le code]

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]

URL : https://www.cnrtl.fr/definition/image

IMAGE : Définition de IMAGE
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
IMAGE, subst. fém.
I. − Représentation (ou réplique) perceptible d'un être ou d'une chose.
A. − [La relation entre l'objet et son image est de nature physique − plus précisément optique − ou physico-chimique, notamment dans les techn. de phot.]
1. Reproduction inversée d'un objet renvoyée par une surface réfléchissante. Image reflétée; refléter, renvoyer une image. L'eau agitée, dans son miroir brisé en mille morceaux, lui montrait son image confuse et tremblante, qui lui souriait comme à travers une gaze verte (Gautier, Rom. momie,1858, p. 250).L'ingénieur put voir son image tremblotante se refléter un instant sur une surface liquide (Verne, Île myst.,1874, p. 91).Par-dessus les bronzes qui encombraient la cheminée, il chercha son image dans la glace. Ses traits avaient perdu cette assurance satisfaite qui avait peu à peu modelé son visage (Martin du G., Thib., Pénitenc., 1922, p. 733) :
1. Ils franchirent le pont sur le canal, une large allée d'eau blême, une tranchée sans fond béante aux entrailles de la terre, où bougeaient des reflets, où les images des bouleaux plongeaient de longs rayons tremblants, plus pâles que les rayons de lune. Genevoix, Raboliot,1925, p. 65.
P. métaph. L'existence n'échappe tout d'abord à la servitude de la nudité qu'en projetant dans le ciel une image inversée de son dénuement (G. Bataille, Exp. int.,1943, p. 123).
2. Spécialement
a) PHYSIOL. Image rétinienne. Image qui se forme sur la rétine de l'œil. L'objet forme sur les rétines une image, et l'image rétinienne se redouble au centre optique d'une autre image (Merleau-Ponty, Phénoménol. perception,1945, p. 274).
b) OPT. Ensemble des points où viennent converger (ou semblent venir converger), après passage dans un système optique, les rayons lumineux provenant des points d'un objet donné (d'apr. Uv.-Chapman 1956 et Sc. 1962). Formation des images dans la chambre noire; image déformée; image de réfraction; projeter des images. Obtenir une image d'excellente qualité optique en réglant l'éclairage du microscope (Husson, Graf, Biol. gén.,1965, p. 19).Les « pièces optiques » (lentilles et parfois miroirs) (...) permettent d'obtenir d'un objet, lumineux par lui-même ou parce qu'il est convenablement éclairé, une image destinée à agir sur un récepteur tel que l'émulsion photographique ou, le plus souvent, l'œil (Encyclop. univ.,t. 12, 1972, p. 121) :
2. ... c'est la sensibilité rétinienne qui faiblit. Tu comprends qu'il y a deux choses très différentes : d'une part une défectueuse accommodation du cristallin, à quoi les verres remédient. Mais, même après qu'ils ont écarté ou rapproché l'image visuelle, celle-ci peut impressionner insuffisamment la rétine et cette image n'être plus transmise que confusément au cerveau. Gide, Faux-monn.,1925, p. 1161.
En partic.
Image réelle. Image pouvant être reçue sur un écran, formée par l'ensemble des points où convergent réellement les rayons lumineux provenant d'un objet donné. L'image que l'œil aperçoit est dite réelle chaque fois qu'elle peut être reçue sur un écran placé au point même où cette image se forme (Lar. encyclop.).
Image virtuelle. Image ne pouvant être reçue par un écran, formée en des points où semblent converger les rayons lumineux provenant d'un objet donné. Le point lumineux L envoie un faisceau sur le miroir plan M et ces rayons se réfléchissent comme s'ils provenaient du point L' symétrique de L par rapport au miroir. L' est l'image de L et c'est une image virtuelle (Lar. encyclop.).
Image au miroir. ,,Image d'un objet telle qu'elle est vue dans un miroir plan`` (Uv.-Chapman 1956).
c) PHOT. Image brouillée, floue; netteté de l'image. Il [Niepce] réussit, en recevant sur une surface sensible à la lumière l'image formée dans une chambre noire, à fixer d'une façon durable l'aspect des objets extérieurs (Civilis. écr.,1939, p. 10-02).
En partic.
Image négative. Image inversée, enregistrée, après exposition, par la couche sensible du support. L'amateur (...), s'il « opère » lui-même, confie l'exécution des travaux au spécialiste. Ce dernier ne peut faire subir un traitement séparé à chacune des images négatives (Arts et litt.,1935, p. 30-13).Image positive. Image obtenue après copie du négatif et restituant l'aspect de l'objet tel qu'il a été enregistré.
Image latente. Image invisible (rendue visible par le développement du négatif) enregistrée sur une émulsion photographique à la suite d'une transformation chimique provoquée par l'exposition à un rayonnement lumineux. Pour développer une plaque, c'est-à-dire pour révéler l'image latente, on l'immerge dans un bain chimique qui a la propriété de réduire à l'état d'argent métallique opaque les grains de bromure d'argent qui ont été frappés par la lumière (Prinet, Phot.,1945, p. 38).
RADIOL. Image radiologique, radioscopique. Photographie ou image, formée sur un écran fluorescent, de la structure interne d'un corps traversé par les rayons X. Des lombalgies sévères et interminables sont volontiers conditionnées par des images radiologiques à peine perceptibles (Ravault, Vignon, Rhumatol.,1956, p. 20).Les amplificateurs de brillance sont (...) utilisés, depuis 1950, pour l'examen des images radioscopiques (Hist. gén. sc.,t. 3, vol. 2, 1964, p. 284).
d) CIN. Malgré le succès de l'image animée, des millions de gens ne vont pas au cinéma (Arts et litt.,1936, p. 34-03).Pour le « tournage », la règle s'établit d'enregistrer son et images sur des pellicules distinctes (Sadoul, Cin.,1949, p. 227).
Image par image. ,,Technique mécanique qui consiste à impressionner le film, image par image, à des fins d'animation d'objets, dessins, etc.`` (Cham. 1969) :
3. En 1907, dans les ateliers de la Vitagraph, à New-York, un technicien inconnu créa le procédé du Tour de Manivelle, grâce auquel la caméra put prendre ses vues image par image. Stuart Blackton utilisa ce procédé dans L'Hôtel hanté (...). Pour qu'un couteau parût découper un saucisson tout seul, on lui avait imprimé des déplacements successifs dans l'intervalle des prises grâce aux vues image par image. Sadoul, Hist. du cin. mondial des orig. à nos jours, Paris, Flammarion, 1966, p. 407.
Arrêt sur l'image. Le projecteur : qualités essentielles : la robustesse et la stabilité. Les dispositifs de « arrêt sur l'image », « retour arrière », « changement de vitesse » dont certains sont équipés, s'avèrent souvent utiles (Elle,14 avr. 1966, p. 89, col. 4).
e) TÉLÉV. Image télévisée. Ensemble des lignes horizontales décrites par l'analyse d'une image optique aboutissant à sa transformation en signal électronique. L'engouement produit par la retransmission d'images télévisées entre les États-Unis et la France par l'intermédiaire d'un satellite (Admin. P. et T.,1964, p. 44).
Image magnétique. Image enregistrée sur support magnétique à l'aide de signaux électroniques. Le magnétoscope a ses inconvénients : pour l'instant, l'image magnétique est d'une qualité nettement inférieure à celle de l'image photographique (Le Nouvel Observateur,1 sept. 1969, p. 23, col. 4).
Image-vidéo. Image produite et transmise à l'aide de signaux électroniques. Avec le nouveau magnétoscope (...), on passe d'une image vidéo à une autre image vidéo sans plus de problème qu'au cinéma (Le Nouvel Observateur,23 sept. 1974, p. 109, col. 2).
3. P. ext. Forme sous laquelle un objet est perçu, aspect nouveau ou particulier sous lequel un être ou une chose apparaît. Il sourit, de sorte que la dernière image que j'eus de lui fut une image souriante (Vercors, Silence mer,1942, p. 79).Il [le bourg de Mittelsinn] n'avait rien vu de la guerre, et la première image vivante que nous en apportions dans ses ruelles était peinte aux couleurs de la défaite (Ambrière, Gdes vac.,1946, p. 364).Le peintre qui mettrait tous ses soins à calquer les images fournies par la réalité mériterait ce genre d'intérêt qui nous rend attentifs au perroquet (Huyghe, Dialog. avec visible,1955, p. 100) :
4. On voyait remuer, entre les lattes grises, son visage peint, verni de la pointe affaissée du menton jusqu'à ses hauts sourcils châtains − cette image violente, inexplicable, à cette heure, en ce lieu, parmi ces choses paisibles, aussi lugubre qu'une tête coupée. Bernanos, M. Ouine,1943, p. 1390.
En partic. Scène, tableau réel. Charme poétique et mystérieux d'un certain Paris bohème, plein d'images saisissantes (Blanche, Modèles,1928, p. 148).
P. métaph. Graver une image dans le cœur de qqn. Au moment de la quitter pour longtemps peut-être, on eût dit qu'il voulait graver plus avant son image dans son souvenir, puiser dans ce baiser d'adieu l'énergie et le courage dont il avait besoin (Sandeau, Sacs,1851, p. 63).
Loc., vx. Une belle image. ,,Se dit d'une femme qui est belle mais froide et sans physionomie`` (Ac.).
B. − [La relation entre l'objet et son image est de nature iconique]
1. Représentation de la forme ou de l'aspect d'un être ou d'une chose
a) par le dessin, la peinture [gén. avec un compl. déterminatif désignant l'objet représenté]. Que l'écriture ait consisté d'abord en une suite d'images simplifiées des choses, c'est ce que la langue chinoise, par exemple, fait voir encore; car on y écrit non la parole mais les choses (Alain, Beaux-arts,1920, p. 274).Cent images d'elle-même, cent images brillantes, riches de verve et de mouvement, les unes esquissées au fusain, d'autres teintées d'aquarelle, d'autres encore peintes à l'huile, en pleine pâte (Duhamel, Suzanne,1941, p. 136) :
5. ... quelque chose intriguait son hôte dont l'œil semblait posé sur une miniature, qu'en réalité il ne voyait pas. − Vous regardez ce portrait? (...) − Il ne ressemble guère aux images habituelles de l'impératrice Joséphine. Pourtant c'est elle, à quinze ans. Il fut exécuté par un Français de la Martinique et envoyé à Beauharnais pour lui faire connaître sa fiancée. Radiguet, Bal,1923, p. 100.
[Le compl. déterminatif désigne celui qui dessine ou peint] Manière de représenter, façon de dessiner. Raison de plus pour que, venant d'un peintre dont Baudelaire (...) aurait passionnément aimé l'irrationnel échiquier de couleurs et la bouleversante simplicité de lignes, l'image d'Henri-Matisse nous paraisse naturelle et nouvelle (Éluard, Donner,1939, p. 111).
b) par des procédés d'enregistrement photographique. Image nette, floue. Chacun connaît, quand ce ne serait que par des images photographiques, cet Adam de Michel-Ange déjà séparé du créateur, et tendant vainement la main (Alain, Propos,1921, p. 244).Rapprocher l'image neutre que l'objectif photographique fournit d'un paysage et la vision (car voici le terme propre) qu'en donne le peintre (Huyghe, Dialog. avec visible,1955, p. 90).
Chasseur d'images V. chasseur II B 1 a.
c) par la reproduction au moyen de procédés d'impression de tels dessins, peintures ou photographies. Au mur du lit (...) sa puérile fantaisie de malade avait collé à l'aide de pains à cacheter des images soit découpées dans des journaux illustrés, soit arrachées de livres (Verlaine, Œuvres compl., t. 4, Mém. veuf, 1886, p. 278).Picart tenait sous ses coudes les gravures du Supplément illustré du petit journal. Posier les regardait par-dessus son épaule. Ces vives images les passionnaient (Hamp, Champagne,1909, p. 119) :
6. ... Anne-Marie s'arrêta (...) devant le kiosque (...) : je vis des images merveilleuses, leurs couleurs criardes me fascinèrent, je les réclamai, je les obtins; (...) je voulus avoir toutes les semaines Cri-Cri, L'épatant, Les Vacances, Les Trois Boy-scouts de Jean de La Hire et Le Tour du Monde en Aéroplane, d'Arnould Galopin qui paraissaient en fascicules le jeudi. Sartre, Mots,1964, p. 57.
Livre d'images. Livre composé essentiellement de dessins, de gravures. Mon futur élève regardait un livre d'images, debout contre le piano ouvert avec sa musique (Bourget, Disciple,1889, p. 107).On peut prolonger les spectacles de la mémoire volontaire qui n'engage pas plus des forces de nous-même que feuilleter un livre d'images (Proust, Temps retr.,1922, p. 873).La cathédrale [de Rouen] sans vitraux est un livre d'images dont on a découpé toutes les images; restent les marges, le haut et le bas des pages, et cela est beau et froid, et nu (Green, Journal,1956, p. 217).
Loc. fam. [En parlant d'un enfant] Sage comme une image. Calme, posé, silencieux. Elle a été sage ce soir [la petite]? − Oh! madame... comme une image! (Labiche, Fille bien gardée,1850, 9, p. 305).[P. plaisant. En parlant d'un adulte] − Écoute, dit Christiane, M. Paul et moi nous voulons te faire de la morale. − De la morale!... Mais à propos de quoi? Je suis sage comme une image, faute d'occasions (Maupass., Mt-Oriol,1887, p. 196).
d) par les arts plastiques. Elle ressemblait à ces grêles statues que les tailleurs d'images du Moyen Âge ont assises sur des tombeaux (Balzac, Cous. Bette,1846, p. 119).Le Frère Marbode était vraisemblablement un des plus tendres enfants de Marie. Il taillait sans cesse des images de pierre (A. France, Étui nacre, Jongleur, 1892, p. 100).Marc hissa sur ses épaules, tout le long de l'escalier, une énorme bûche de chêne et se prit à la dégrossir, puis à sculpter une image de la jeune femme (Duhamel, Suzanne,1941, p. 229).
ANTIQ. ROMAINE. Droit d'images. Droit accordé d'abord aux nobles, puis aux plébéiens, d'exposer dans leur atrium les bustes (en pierre ou en cire peinte) de leurs ancêtres ayant exercé une magistrature curule.
RELIG. Représentation d'êtres ou de choses qui sont l'objet d'un culte ou d'une vénération. Image d'une divinité, d'une déesse. Le sanctuaire a la forme d'un petit temple carré, voûté, couvert en tuiles, et présente trois niches destinées aux images de la trinité égyptienne (Nerval, Filles feu,1854, p. 654).Ahmosis était charmant : son profil ressemblait aux images des dieux taillées par les plus habiles sculpteurs (Gautier, Rom. momie,1858, p. 204).
En partic., RELIG CHRÉT. Image du Christ, d'une madone, d'un saint. Il a été donné à la maigre image du crucifié de fasciner la conscience humaine (Renan, Avenir sc.,1890, p. 482).Elle communiait presque chaque jour et passait de longues heures devant son image du mariage mystique de sainte Catherine (Jouve, Paulina,1925, p. 114).Absol., gén. au plur. Les images; cultes, querelle des images; abattre, briser les images. L'empereur Léon l'Isaurien (...) lança ses édits iconoclastes sous le prétexte que les images détournaient de leur véritable voie les hommages dus au Créateur (Lenoir, Archit. monast.,1852, p. 111).Le protestantisme a détruit les images et proscrit l'art religieux des temples (Mâle, Art relig.1932, p. 22).
SYNT. Image dessinée, gravée, moulée, peinte; image approximative, embellie, exacte, fidèle, grossière, parfaite, précise, ressemblante; image funéraire, mortuaire; image de marbre, en pierre; scène, personnage popularisé(e) par l'image.
2. En partic. Petite estampe (qui n'a pas un caractère d'œuvre originale) représentant des sujets divers. Des gravures fines, des chromolithographies violentes, que noyait un pullulement de petites images coloriées, dorées, vernies, fleuries de bouquets, ornées de dentelles (Zola, Lourdes,1894, p. 205).Une image de Jésus enfant dans les bras de sa mère : un Jésus aux immenses yeux bleus dans une figure rose, étendant des mains potelées; une autre image représentant quelque sainte femme inconnue regardant le ciel d'un air d'extase (Hémon, M. Chapdelaine,1916, p. 32).Dans son missel, quelques images saintes marquaient des places (Guèvremont, Survenant,1945, p. 58) :
7. ... des libraires, venus de divers points de l'Allemagne, et dont la vente la plus productive paraissait être celle des almanachs, des images peintes et des lithographies : le Volks-Kalender (almanach du peuple), avec ses gravures sur bois, − les chansons politiques, les lithographies de Robert Blum et des héros de la guerre de Hongrie, voilà ce qui attirait les yeux et les kreutzers de la foule. Nerval, Filles feu, Angélique, 1854, p. 505.
SYNT. Image pieuse, populaire, en couleurs, porte-bonheur; album d'images; collection, commerce, marchand d'images; colorier, contempler, découper, regarder des images; accrocher, coller, épingler des images au mur; récompenser un enfant d'une image.
Loc. fam. Sage comme une image. Supra I B 1 c.
En partic. Image d'Épinal. Image populaire, fabriquée à Épinal (représentant généralement une scène d'une chanson, d'une légende, un événement historique, un homme célèbre). Tel brandissait une image d'Épinal barbouillée d'indigo et de garance : − Achetez le nouveau Robespierre à cheval, lequel massacra plus d'honnêtes gens que l'autre par la guillotine! (Adam, Enf. Aust.,1902, p. 151).Il y avait sur les murs quatre images en couleurs d'Épinal et de Metz représentant les scènes du premier empire (Barrès, Cahiers, t. 5, 1907, p. 311).
Au fig. ou p. compar. [En parlant de qqc. d'emphatique, de traditionnel, qui ne montre que le beau ou le bon côté des choses] La guerre était encore pour moi, à cette époque, une image d'Épinal (Vialar, Pt jour,1947, p. 382).Des enfants qui doivent emporter de vous dans la vie le souvenir ineffaçable d'une agonie en forme d'image d'Épinal (H. Bazin, Vipère,1948, p. 28).Si l'homme est à l'image de Dieu, ce doit être une image d'Épinal, bien sommaire, bien naïve et de couleurs bien enfantines (Cocteau, Poés. crit. II,1960, p. 152).Les passions d'un peuple cristallisent autour d'une image d'Épinal qu'elles inventent. Qu'y a-t-il derrière l'image? C'est quelquefois Bonaparte et quelquefois Boulanger : quelqu'un ou personne (Mauriac, Nouv. Bloc-notes,1961, p. 157).
Péj. Tableau peint avec des couleurs criardes. (Dict. xixeet xxes.). Image à un ou deux sous. Mauvaise peinture. On irait droit (...) aux toiles d'allures libres et étranges (...). On passerait dédaigneusement devant les copies, devant les balbutiements des fausses personnalités, devant toutes ces images à un et deux sous, qui ne sont que des habiletés de la main. [Édouard Manet] (Zola, Mes haines,1866, p. 277).
3. P. anal. Représentation par la parole ou l'écriture, description. Il ne me faudrait que quelques lignes pour donner une image exacte de cette joie que j'ai éprouvée (Bousquet, Trad. du silence,1935-36, p. 105) :
8. Le comportement d'un écrivain à l'égard de son œuvre, le soin qu'il a de l'administrer (...) mais surtout l'espèce d'image qu'il prétend laisser de lui en livrant ses carnets intimes à un monde contre lequel il ne se lasse pas de déchaîner une puissance inégalable de mépris, nous pourrions partir de là pour nous efforcer de découvrir l'homme [Montherlant] à travers cette œuvre qui n'est qu'un masque mal attaché. Mauriac, Mém. intér.,1959, p. 192.
C. − [La relation entre l'objet et son image est de nature purement analogique]
1. Portrait, réplique, reflet (d'un être ou d'une réalité concrète). Image complète, frappante, parfaite de qqn/qqc. Cet enfant est l'image de son père, sa véritable, vraie image (Ac.). Cette jeune Hélène que Madame de Vaubert ne se lassait pas de lui représenter comme la vivante image de sa mère. C'était la même grâce, le même charme et la même bonté (Sandeau, Mlle de La Seiglière,1848, p. 63).La peinture hollandaise (...) ne fut et ne pouvait être que le portrait de la Hollande, son image extérieure, fidèle, exacte, complète, ressemblante, sans nul embellissement (Fromentin, Maîtres autrefois,1876, p. 162).
À l'image de. Sur le modèle de, à la ressemblance de, en conformité avec. Être (fait) à l'image de. Toute fonction qui dure se fait un organe à son image (Durkheim, Divis. trav.,1893, p. 145).Une grande femme très belle, à peu près à l'image conventionnelle de Marianne (Éluard, Donner,1939, p. 25).Le fils (...) façonné à l'image de son père (Aymé, Uranus,1948, p. 272) :
9. On m'a fait remarquer (...) que les personnages de mes pièces et de mes romans prennent leurs décisions brusquement et par crise, qu'il suffit d'un instant, par exemple, pour que l'Oreste des Mouches accomplisse sa conversion. Parbleu : c'est que je les fais à mon image; non point tels que je suis, sans doute, mais tels que j'ai voulu être. Sartre, Mots,1964, p. 198.
En partic. À l'image de Dieu. Toutes les religions n'ont-elles pas enseigné que Dieu créa l'homme à son image? (P. Leroux, Humanité, t. 1, 1840, p. 248).Obéir au meilleur instinct d'une nature créée à l'image de Dieu, et invinciblement portée à tout ce qui peut la rapprocher de cette divine ressemblance (Bremond, Hist. sent. relig., t. 4, 1920, p. 513).
Rem. On relève l'expr. image divine (en parlant de l'homme). L'homme a failli à sa pureté d'image divine : sa chute a entraîné celle de la nature entière, qui, pour son regard troublé, n'est plus le clair discours symbolique des origines (Béguin, Âme romant., 1939, p. 72).
P. ext. Réplique d'un être ou d'une chose, mais qui n'en reproduit pas réellement, formellement l'aspect. L'hélianthe tord sa tige pour suivre le soleil dont il est l'image (Colette, Belles sais.,1945, p. 21) :
10. Écoute, Phèdre (me disait-il encore), ce petit temple que j'ai bâti pour Hermès (...) O douce métamorphose! Ce temple délicat, nul ne le sait, est l'image mathématique d'une fille de Corinthe, que j'ai heureusement aimée. Il en reproduit fidèlement les proportions particulières. Valéry, Eupalinos,1923, p. 67.
2. Manifestation, expression sensible de l'invisible ou de l'abstrait [Constr. avec un compl. déterminatif introd. par de].
[Désignant un état ou une qualité] Image de la candeur, du désespoir, de la douceur, de la gaieté, du génie, de l'innocence, de la solitude. Le notaire de Paris était toujours un être vénérable, une image vivante de la probité (Balzac, C. Birotteau,1837, p. 129).L'esclavage est une image de l'obéissance à Dieu (S. Weil, Pesanteur,1943, p. 43) :
11. ... un Lombard, grand, svelte, élancé, à la large poitrine, à la taille serrée, belle figure, dents d'ivoire, cheveux bouclés, ondoyants, magnifiques, un Bacchus, un Apollon, un Mercure. Il était campé fièrement sur une hanche, une jambe en avant, image parfaite de la grâce virile. Gobineau, Pléiades,1874, p. 7.
[Désignant un affect] Image de la haine, de la passion. Une jeune femme turque pleurait son mari (...) : elle paraissait à peine avoir dix-huit ou vingt ans, et je ne vis jamais une si ravissante image de la douleur (Lamart., Voy. Orient, t. 2, 1835, p. 50).Aux yeux de Platon, l'amour charnel est une image dégradée du véritable amour. L'amour humain chaste (fidélité conjugale) en est une image moins dégradée (S. Weil, Pesanteur,1943p. 69) :
12. Dans un enclos communicant, des veaux, des vachettes se réfugiaient. (...) une vache se tenait tête baissée, et fonçait sur quiconque se hasardait à portée de ses cornes : elle faisait le vide par tout son coin, où elle restait ensuite en arrêt, sans bouger, le front bas, incapable de tirer parti de cette solitude qu'elle se créait, vivante image de la méchanceté bornée et stérile. Montherl., Bestiaires,1926, p. 488.
[Désignant un être imaginaire] Image du diable. Cet animal [une chatte] est l'image du démon qui s'est introduit dans ce saint asile (Boylesve, Leçon d'amour,1902, p. 236).
[Désignant un principe ou une abstraction] Image de la démocratie, de la royauté. On cherche la royauté dans Londres; on ne la trouve. Nulle grande image de centralisation, comme le Louvre (Michelet, Journal,1834, p. 160).La ligne des rochers en approchant d'Arbois (...) fut pour moi une image sensible et évidente de l'âme de Métilde (Stendhal, H. Brulard, t. 1, 1836, p. 25).Enlevant à la royauté son caractère moderne, il [le plan de gouvernement conçu par Fénelon] en faisait, non plus l'image vivante, la personnification active de l'État, mais un privilège inerte, servant de couronnement à une hiérarchie de privilèges et s'appuyant sur elle en la protégeant (Thierry, Tiers État,1853, p. 26).La houppelande du cocher (...) ondulait par grands plis au trot du cheval, comme une image du destin (Aragon, Beaux quart.,1936, p. 308).
[Désignant une action] Les flatteurs des princes ont dit que la chasse était une image de la guerre (Chamfort, Max. et pens.,1794, p. 78) :
13. ... un ravin large et profond, qui paroissoit servir d'écoulement aux torrens occasionnés par la fonte des neiges. Dans tous nos voyages, nous n'avions point vu un spectacle aussi frappant; c'étoit l'image de la destruction et du ravage. Crèvecœur, Voyage, t. 2, 1801, p. 46.
En partic.
Représentation concrète servant à rendre sensible une idée abstraite. Image d'un cercle. À la nécessité de donner un corps à l'idée, par l'emploi d'images sensibles, tient la nécessité des signes d'institution, qui jouent un si grand rôle dans le développement de l'esprit humain (Cournot, Fond. connaiss.,1851, p. 170).Ce que nous nous représentons sous le nom de droite est une image grossière qui ressemble aussi mal à la droite géométrique qu'au temps lui-même (H. Poincaré, Valeur sc.,1905, p. 130).
Symbole. L'étoile à cinq pointes, image de l'univers créateur et de l'homme qui s'unit à la création (Adam, Enf. Aust.,1902, p. 27).
3. Dans le domaine de la littérature.Figure (au sens le plus large du terme) fondée sur la similitude (notamment allégorie). − J'aime les images de Shakespeare, dit-il. − Moi, elles ne m'amusent pas. D'ailleurs, j'aime moins l'image que par le passé. Elle ajoute ou retranche à la vérité, que je préfère toute nue : le sujet, le verbe et l'attribut (Renard, Journal,1901, p. 707).Vous êtes dupe d'une image : quand on dit que la pensée évoque, écarte, que la conscience sélectionne, on parle au figuré (Sartre, Imagination,1936, p. 125) :
14. L'armoire est pleine de linge Il y a même des rayons de lune que je peux déplier. Avec les vers d'André Breton, voilà l'image conduite au point d'excès que ne veut point atteindre un esprit raisonnable. Mais un excès est toujours au sommet d'une image vivante. Ajouter un linge de fée, n'est-ce pas dessiner, en une volupté parlée, tous les biens surabondants, pliés, empilés, amassés entre les flancs de l'armoire d'un autre temps (...). En rêvant un peu on trouve l'image de Breton toute naturelle. Bachelard, Poét. espace,1957, pp. 84-85.
SYNT. Image banale, éculée, forcée, hardie, neuve, usée; image colorée, descriptive, évocatrice, forte, frappante, juste, puissante; image biblique, évangélique, impressionniste, rhétorique, romantique, surréaliste; poète qui s'exprime par images.
En partic. [Par une restriction jugée parfois abusive] Métaphore (ou, plus rarement, comparaison). L'image, les classiques en sont pleins! La tragédie n'est qu'images. Jamais Pétrus Borel n'aurait osé cette image insensée : Brûlé de plus de feux que je n'en allumai (Goncourt, Journal,1860, p. 686) :
15. Tel auteur est si complètement métaphorique qu'il est impossible de discerner ce qu'il veut dire de l'expression qu'il en donne. Son idée est une image et il y juxtapose une image de cette image si régulièrement que la symétrie est absolue, le sens indiscernable du signe. On ne sait de quel côté est le sens, duquel, le signe... Valéry, Mauv. pens.,1942, p. 33.
Rem. Mounin 1974 note, à propos de cet emploi de image : ,,Terme générique assez vague utilisé depuis le xixesiècle pour désigner surtout les tropes fondés sur le rapport d'analogie (...), mais aussi les autres tropes, certaines figures, et de nombreuses anomalies sémantiques (...). L'image est envisagée comme un moyen de connaissance (...), ou d'expression de soi, non comme un ornement esthétique. Sous l'influence de la psychanalyse, on a souvent tendance à considérer dans le terme image à la fois son expression linguistique et sa source inconsciente individuelle ou collective``.
4. MATH. Image d'un ensemble. ,,Partie d'un ensemble B déduite d'un ensemble A par une correspondance associant à chaque élément de A un élément de B`` (Uv.-Chapman 1956).
II. − Représentation mentale.
A. − PSYCHOL. Représentation, reproduction mentale d'une perception, d'une sensation précédemment éprouvée. Image mentale, psychique :
16. On pourra employer divers termes pour l'exprimer, dire qu'elle est un arrière-goût, un écho, un simulacre, un fantôme, une image [it. ds le texte] de la sensation primitive; peu importe : toutes ces comparaisons signifient qu'après une sensation provoquée par le dehors et non spontanée, nous trouvons en nous un second événement correspondant, non provoqué par le dehors, spontané, semblable à cette même sensation, quoique moins fort, accompagné des mêmes émotions, agréable ou déplaisant à un degré moindre, suivi des mêmes jugements, et non de tous. La sensation se répète, quoique moins distincte, moins énergique et privée de plusieurs de ses alentours. Taine, De l'Intelligence, livre II, ch. 1, § 1 ds Lal. 1968.
[Construit avec un adj. spécifiant la nature de l'image] Image auditive, gustative, olfactive, tactile, visuelle; rémanence des images visuelles; image rémanente. Chaque espèce de sensation laisse dans la mémoire une espèce d'idée ou d'image correspondante... J'ai perçu tout à l'heure un son : j'en entends une sorte d'écho dans ma mémoire. Cet écho mental, où se reproduit le son avec ses caractères, peut être appelé par figure une image sonore ou auditive, etc. (Pillon, Critique philosophique,18 août 1883, ibid.:
17. Les premières acquisitions de l'enfant sont des images sensorielles (auditives, visuelles, tactiles, etc.) adaptées aux impressions reçues par les organes des sens. Fixées par la mémoire, et mises en branle simultanément par les excitations extérieures, les images sensorielles engendrent les idées des choses, la connaissance des choses. Macaigne, Précis hyg.,1911, p. 276.
LING. [Dans la théorie de F. de Saussure] Image acoustique, graphique. Face matérielle, sensible d'un signe linguistique (signifiant) lié au signifié. On peut la localiser [la langue] dans la portion déterminée du circuit où une image auditive vient s'associer à un concept (Saussure, Ling. gén.,1916, p. 31).V. concept ex. 2 et 3 :
18. ... dans la conscience du sujet parlant français, le signifiant bœuf (c'est-à-dire l'image acoustique du groupe böf) évoque nécessairement le concept de bœuf et le concept déclenche nécessairement l'image acoustique böf. « Le signifiant est la traduction phonique du concept; le signifié est la contrepartie mentale du signifiant » (E. Benveniste). Perrot, Ling.,1953, p. 112.
B. − P. ext.
1. Vision intérieure, conception (plus ou moins exacte) d'un être ou d'une chose. Image adorée, charmante, embellie, idéale, ineffaçable, obsédante; image qui s'efface, s'estompe; évoquer une image.
[En parlant d'une chose concr.] Elle se faisait une image parfaitement ennuyeuse de la vie qu'elle allait reprendre à Paris (Stendhal, Rouge et Noir,1830, p. 281).Un enfant heureux se laisse vivre (...) un enfant élevé au bruit des querelles juge ses parents et construit lui-même une image du monde, souvent dure (Maurois, Byron, t. 1, 1930, p. 60).
[En parlant d'une pers.] Il tâcha de se répéter des vers, de calculer n'importe quoi, d'inventer une histoire. Impossible! L'image de MmeArnoux l'obsédait. Il avait envie de courir à sa rencontre (Flaub., Éduc. sent., t. 2, 1869, p. 99).Comme si quelque chose au monde importait hors Mademoiselle Isabelle Constant, sa gloire et sa beauté. Contemplant l'image adorable imprimée dans mon cœur (A. France, Vie fleur,1922, p. 387) :
19. Il recommença donc son histoire, avec des détails. Edmond s'assombrissait de plus en plus. Il ne suivait guère son cadet, tout occupé qu'il était de ses propres pensées. Étrange enivrement qu'il subissait. L'image de Carlotta flottait entre lui et le monde. Elle ne pourrait s'asseoir là, sur la chaise, comme n'importe qui. Il fallait encore faire violence à ce fantôme pour le plier à des poses qu'on ne lui connaissait pas. Aragon, Beaux quart.,1936, p. 313.
PSYCHOL., PSYCHANAL. Image parentale, maternelle, paternelle; image de soi. À partir de la deuxième année l'image du père commence à jouer un rôle important dans la formation psychique de l'enfant (Choisy, Psychanal.,1950, p. 66) :
20. Père des dieux et des hommes, Jupiter, dont le nom est l'équivalent de dieu-père, correspond à toutes les grandes divinités des mythologies, représentations sublimées de l'image paternelle. En psychologie, on peut donc le considérer comme porteur de cette signification : il résume les notions de « sur-moi », d'autorité, d'idéal, de contrainte et de pouvoir social, les attitudes de l'individu à l'égard de ces notions et de leur manifestation. Divin.1964, p. 220.
[En parlant d'une chose abstr.] Pendant des années de misère, ils [les forçats] se sont fait de la liberté une image violente qui ne s'effacera pas en un jour (Aymé, Vogue,1944, p. 94).
Rem. L'image s'oppose au concept, à l'idée abstraite. Longtemps les objets dont s'occupent les mathématiciens étaient pour la plupart mal définis; on croyait les connaître, parce qu'on se les représentait avec les sens ou l'imagination; mais on n'en avait qu'une image grossière et non une idée précise sur laquelle le raisonnement pût avoir prise (H. Poincaré, Valeur sc., 1905, p. 19). L'image ne peut pas être l'idée, mais elle peut jouer le rôle de signe, ou plus exactement, cohabiter avec l'idée dans un signe; et, si l'idée n'est pas encore là, respecter sa place future et en faire apparaître les contours (Lévi-Strauss, La Pensée sauvage, p. 30 ds Foulq. Sc. Soc. 1978).
Image de marque. ,,Ensemble des représentations, à la fois affectives et rationnelles, d'un consommateur concernant un produit, une marque ou une entreprise`` (cida 1973). Il est bon de noter que les facteurs psychologiques jouent un rôle très important dans la détermination de l'image de marque, c'est-à-dire dans la valeur qu'attache un consommateur à un produit donné (Olmi-July1970).
P. ext. Impression globale (positive ou négative) que le public peut avoir d'un personnage marquant, d'un homme politique, d'une institution. Aux États-Unis l'Université est payante et concurrentielle; c'est pourquoi chaque Université est conduite à soigner son image de marque et ses relations publiques (J. Antoine, Le Pouvoir et l'opinion,1972, pp. 106-107 ds Foulq. Sc. soc. 1978).Un homme politique répond à la télévision à son interviewer de manière à donner une image de marque de son parti (A. Brimos, Méth. des sc. soc.,1972, p. 214, ds Foulq. Sc. soc. 1978).
2. Représentation mentale produite par l'imagination. Image érotique, fantastique, libidineuse, onirique; images du délire, du rêve. Une angoisse abominable le saisit à l'idée d'avoir peur sur le terrain. − « Si j'étais tué, cependant? Mon père est mort de la même façon. Oui, je serai tué! » Et, tout à coup, il aperçut sa mère, en robe noire; des images incohérentes se déroulèrent dans sa tête (Flaub., Éduc. sent., t. 2, 1869, p. 32).Le système d'images demi-délirantes que la fureur et la déception avaient formé un moment plus tôt restait trop cohérent pour ne pas l'emporter, une fraction de seconde du moins, sur le témoignage même des sens (Bernanos, Joie,1929, p. 647).Pour nous, l'image perçue et l'image créée sont deux instances psychiques très différentes et il faudrait un mot spécial pour désigner l'image imaginée (Bachelard, La Terre et les rêveries du repos, Paris, J. Corti, 1948, p. 3).Peut-être pensait[-elle] à on ne sait quoi d'inexprimable, d'impensable pour l'autre sexe, souriait-elle à ces images sans forme, à ces montées d'hallucinations vagues qui peuplent le néant féminin (Arnoux, Roy. ombres,1954, p. 188) :
21. (... La production des images de rêve dépendant toujours au moins de ce double jeu de glaces, il y a là l'indication du rôle très spécial, sans doute éminemment révélateur, au plus haut degré « surdéterminant » au sens freudien, que sont appelées à jouer certaines impressions très fortes, nullement contaminables de moralité, vraiment ressenties « par-delà le bien et le mal » dans le rêve et, par suite, dans ce qu'on lui oppose très sommairement sous le nom de réalité). Breton, Nadja,1928, p. 47.
PSYCHOL. Image hallucinatoire. Afin de faciliter l'exercice de sa « vue interne » MmeDenton réclamait une obscurité aussi complète que possible. Des images hallucinatoires auditives se présentaient aussi souvent à elle (Amadou, Parapsychol.,1954, p. 107).
REM. 1.
Imagette, subst. fém.,hapax. De telles imagettes [d'Aloysius Bertrand] sont comme le produit du daguerréotype en littérature, avec la couleur en sus (Sainte-Beuve, Portr. littér., t. 2, 1844-64, p. 355).
2.
Imagographe, subst. masc.,hapax. Nous manquons aussi d'appareils capables d'enregistrer les images (...), en un mot d'imagographes (L. Daudet, Monde images,1919, p. 248).
Prononc. et Orth. : [ima:ʒ]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. I. Apparence visible d'un objet, imitée par le dessin, la peinture, la sculpture 1. ca 1050 « statue, figure moulée ou sculptée » imagine (Alexis, éd. Chr. Storey, 175); ca 1160 image (Eneas, 1089 ds T.-L.); 2. 1176 « toute représentation graphique d'un sujet quelconque » (Chr. de Troyes, Cligès, éd. A. Micha, 5492 : qui estoient point a ymages Beles et bien anluminees); 1873 image d'Épinal (Lar. 19e) [1866 l'imagerie d'Épinal : v. imagerie]); 3. ca 1180 « ce qui reproduit ou imite quelqu'un, quelque chose » à l'image de « à la ressemblance de, en conformité avec » (Jeu Adam, éd. W. Noomen, 5). II. Apparence visible d'un objet conçue par l'esprit 1. a) ca 1160 « représentation mentale produite par la mémoire, vision intérieure » ici en part. « apparition, vision au cours d'un rêve » (Eneas, 2871 ds T.-L.); b) 1647 « représentation mentale produite par l'imagination » (Descartes, Rép. aux secondes objections, Pléiade, p. 374 : les images des choses matérielles dépeintes en la fantaisie), cf. 1793 (La Martelière, Robert, p. 7 : cette image, et l'idée des tourmens...); c) 1883, 18 août psychol. image sonore ou auditive (M. Pillon, loc. cit.); 2. ca 1265 litt. « comparaison imagée » par ymage u par comparison (Brunet Latin, Trésor, éd. Fr. J. Carmody, livre III, chap. 56, p. 368); 1673 (Boileau, Traité du sublime, XIII ds Rob.). III. Apparence visible d'un être ou d'une chose. 1. a) 1180 « reproduction inversée qu'une surface polie donne d'un objet qui s'y réfléchit » (M. de France, Fables, 44, 22 ds T.-L.); b) 1843 « reproduction photographique » images daguerriennes (...) image négative (...) image positive (Annales chim. et phys., t. 7, p. 229); 1850 « reproduction d'objets au moyen de diverses techniques (ici photographie) » (Delacroix, Journal, p. 411 : Je lis (...) dans le journal, qu'on a fait à Cambridge des expériences photographiques pour fixer (...) des images d'étoiles); cf. 1867 images photographiques (Baudel., Poèmes prose, 486); 2. 1550 « ce qui nous apparaît comme la représentation visible, le symbole de l'invisible ou de l'abstrait » (Meigret ds Livet, p. 118); 3. 1795 « aspect particulier sous lequel une chose apparaît » (Genlis, Chev. Cygne, t. 3, p. 45 : Rien en lui n'offre l'image du repos). Empr. au lat.imaginem, acc. de imago, « représentation, imitation, portrait (sous forme de statue, de peinture...); représentation par la pensée, évocation; vision, songe ». Fréq. abs. littér. : 13 449. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 15 348, b) 9 470; xxes. : a) 17 797, b) 28 325. Bbg. Grize (J.B.). Schématisation, représentations et images. Colloque du Centre de Rech. Ling. et Sémiologiques de Lyon. 1977. Lyon, 1978, pp. 45-52. - Malkiel (Y.). Pre-Classical French une (~ un) image « likeness, statue »... Rom. Philol. 1974, t. 28, no1, pp. 20-27. - Migne (J.). L'Image de marque, en public, et ds les relations publ. Thèse, Nancy II, 1976, 181 f. - Ouston (Ph.). The Imagination of Maurice Barrès. Toronto, 1974, 307 p. - Quem. DDL t. 6, 8, 14, 15. - Schmidt (H.). Fr. vivant. Praxis. 1972, t. 19, p. 198. - Uren (O.). Le Vocab. du cin. fr. Fr. mod. 1952, t. 20, p. 211.

URL : https://www.emerald.com/jcm/article-abstract/2/1/75/201003/What-s-In-An-Image?redirectedFrom=fulltext

Just a moment...

URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/image/

[G&,H{H kA5ER5>-6OM"3J@3*9fж3ffd~~yA@Ru)q[{ޓqnz>j峚f>Wjƣlרl?xyh'?  ',Ln퉂rVux2iݖ͗< j;9=? ihXƣ4Ukj}tX*KVѻXyzS`7*1Nd̒1~t l, zeiT m |.ha!kQ7\w,3טiqk;\0E 4ZJ3qJɄM5I4E:'apVK=jMȋfM4W#?8jGSs+m69p|gJqnRo~8UIVgZ4gтmS"ud ,3Ï֠^ Hi2 >,gka0LfncjM`>5xW/{**e`n?$@OKD, 6Zw 5!>)[x*2M^) 91U+  ~%uQzE]C;_4%V_%wxl Ĭ4$m~z 3C: 1ͣ CCҷIzN0x.r }Hsc@6v >+ɽPnۯ9#!Vc-<ﭶMw7 I&y~2{C0~J؜r=Io.t) e)Y3]ۉ;gg_L9yV5Y[x@H XՙŠzcAWE8{*)4#`8EIswۏڇF]+F4$LZи~f!U zIzqV}5Vu($xwqyqQ_V<6◫ȱW z6EvV8-/CEv:7_&_l.WLhƆ:18>燋1LO 8[q@zJA$Jȷܻ06k^?ׇ_%/T`7Kz%+ ڷ_ϼoÃO9l|E2|x/N0_}{/,h'f2L3axagDef6K|U|7_M~S 0`ug%L4Hgv-ۼ3f[7,<9=0SdVoL7`*Oz0zA= h'N@KOdu42zX_>)xBYwBq0aN8z^'zFk:+wHY ,qѪ +X @࠱ކhMAzF&ØFf eTXfV|y[F+I/ ch?d9hrQw=XF1x˕y:50?ioWgEW37z U+ pt;;VO`A鏒6%7ŷc5ͨݬn&ih.fJL2֘~T||V {-bF/ׯڬci܋@Xҋ&Fʹc ?M~~fqA;(X-ej?X̛x=t7ԩ P mCfSOk)< FJAS2rˡ8N 0c:W ڟ܌kSpT}/9&k}fY,l+pfK|־DxT Χ ){/=$JNhhP:>F~:XѬ6trݰh.r*:Ko$G> n;KL< fb@ D/JT~`~co(4\.FU0F9F :{M@!j&_h unlc/fmHm G:Mt{XQyC4R4?S90K A㦅h4.pBA? tu0-TSHFyJ5JܐvmkGN($>Nȯ m :D׉,gs9YDáV]0_%:lz#z~D<*kaiplN$pJ ehXwJC<;ǽ:.)qL8!IρZqH"i}Qp_& P{hN@Ar#֝6 Jj55I*n3< ^ݙ)t5X5!5etcꐊ\蛓!ix߱4~ 6d?6ҤX,KGkrAyo@ +>P*8[B&#TԜuI!fBeOkp=5AU 8rѝ8vXd#h$$EtəG͘8Mi; < ޴}E}hV+>^?f?V-𺻥u'F^څĹijT PĤ )ivBr!c+8+ծ8owr)ښw/{z/tOKug`tZW yɋMx0أvlg;|&Et8F99'8^ŽL1űpIe̊a]7Kvh7YtZo$!t:;ԷGlZ\gzo+ۭ'sOywKڽ7|SZSD{oTk`gHZ+PZ/[[8D"czDľ1p:7ܛfuHOāì^8첱ÉxC/lTc|Gf=#lwߪ$k[ƉGepͶ-V'\Ž ':h;rmst\ժn٢^!ڛXSlԡ\;!Nx5-խeڛ7" k K c6ࡽ\*ֳ=R9z3Bgaf}=GW k(Dr:z[y俺mv[OuW?{t&: ,{+3HA[;#zcpU\k)0+Da&JC%38V& FD7p]>s~g/)?,ۄ]k\g>}#6 uWG2ct# w8J`\!x/'ݧU2 ~ߊ<3f}~=:i`W\|U{4}_%8@l]D &05uQuвSH^ޕ-._в:̖M:MG#;#m̕iUv2t~y劬JWWed| qER W7߫1w"Ձ8TQ;ӣ+;ap_%߼?Ⱦ̥^1COr2yg}=$1ׯ_z7#m+duGr/m{.nR`d< I{ﴺ^ j4p0m# @ c8>6B6ݞL"]*0Hur 0'o)8'OڦQpk9biu.(( iA N, r@p8Ƒ6EO 1-/]Es8y|EoT:Y%d> 0(ʪxt@>YN̑eߎ)0jkO-LQU~@~NPVCѱӘ\k.oCs Rw aE$ϣ߳CT]V_Pnk P,cn6CssJH:k{Aϳp3MkW BB]}7Y8')E1l,Ð>h_\RaEUկ9c x~^\<4;h_RI9ΡM*Q2H3֚Dl*fQ6EBmrV[0R5[k;^Vk$.3hfso1wMuc }܂n$F2p @/߯grvq!yp1AFiX]ݒRJ[hk(A~LH΁C4cDfZDB_"j=Y[]dzy9!5A{TPARTU)ocJms*B홤'udw'ia-E#PfmA) md,Fxӟ0nr0|ܠ#Sn6n4>GeaqFڮƖHSCX@ =#O ‰Q~Q֛Zh1YIuDF5 t4gt.b0Q  D˗unj@xZ:@Ҭa)WH"ʒh nԩHCv3j?Ԍ#˕B/,(S+Ҽ~NBB^+CM1mDhx6e?=0H4 ^q?fRRk).o3b񒳱7#PNch[x{NVH!Ti۬# LD:<mz%3m{<_)_ ^dwj?-\!$r ]`-z0l!.AJ#E$djՅ 2CJUrD)LOW۾$m1q"Z- §sXV3Ѡľ;!Ja0HOqvħk]/}ZKRZdX&M7hd3; ްO_@ >#_z /Ea9o?hd%lҿm0HWgY`Um4QuPa$JN'4MV n,试>3!1$G.u8z0°5kȴr: 1{66h? 8Qڼ xYCSYWaUEnR9FvpdNEW$U,kâ1`"7-#C3X0*@ D}A l9Lp5V!. y/sIzfCi\di(! Dp#ZPXcܽQF1b?d%ZhE by"C %E%R "yY<7,h-50”J}ܯBe KňmV -28xEض }sDTqT <FAj+Ex o^^dz)I:+K%t@Nabj1T[4>5VŒ6Hj@9FlDhӨHj_QYw{%ȵJnP:` )t!;W&tRoDQ\h#l\\j2Pʰ،Δr28 :|T3=QR SiNLD" Rr2'o"EHppM,i67).="( -g:bWԌp/gz[-q0r*sjt'ݳHȓd4W6.ig H? „1giӬL;DFGH7Aۚ1C8hC.;גo[?ZV0g-k؆T?\"_2mj CߑβdS5=Sg?qܫMҲO IT9ght~ʦ+̽rP 0j < - j  h"  ,`X`Ҝ٦/:) b`䒳2I;eew`k*Sz!_56UQ^74SR8CsHdqlm%u]/(K ] &Éтa%danWzAyi ji+:mi\Yf4!JaHO.˅E;w*cݽ!'U/8A[nWo*H= rktrYMVxjd*='\Lege/DE# t!mfi*Yk0o{82~9ݳ>v)rc:M`OosyC2ΠSN熂JőCUnzl6ز%5[in?im=ߺw)&(BǜUɰ> Tt孾73h%͘^9_W o| VC`d~sWU}vA4o3_ `s+Yiͦjޯ+ WT~!Z)Q&0z3U}~Ex_1]/ WH" kGm0lST)Amf 5 z+Pc%J\U=M/^Sfke Ao ͱ]vP6e_:eԿ Z@mƞ~|4YP}gr?5SĎ/jaG0=_|"qXg{p-\VT@)V+Ir*@ZA߯XDaiH@Eo҆!mBgap1RuVEwkdҙxՕw3cP dyOxAzoVma ;Z98.nߋ rKBpе\Ǫ'+q@3ަ|U]'9wnЭLw27xV{wp bA0OxXRf%#.ùY-o -4N5#P={ɞONeP*UT>BF㼟3ǾU蝟f6Ѽu7+%F^݈GSs%e./Qx aH8d'v8 vŝd#c7 8&p ~0_ Atu_/c@:h@DYq&vkf_[jhbL𜝑j1EUju2,CVl<]7kExkVPK! G%mؾ)>s.f KǛ/Yxuqץ?B(!2Eb\L\,ʷThE.hג4X:gj|` :X:i]E,hpPC؃|AC-`bu,FR&a^)TA,%hK(XJH&%ilЦHrPQ$ _f5!̢D%B$r,V 8~RڴYn}ebM]+kY2u=7lڒzNɆm:iYVֳGSz( 1k$2A6$qպ ?l;ܩ]Mp.r. q%NQ%/ P˄ʑ^@"-PJ.MXSmQН:((_4mOW]𲿘,o6x+T-|cZϑ2e07z Q(UX\AryexF'Άq۾H.AH(*B2e"նeJF iBr ShFts PixR͎v \אlX9BE^ermؑ/h`j91pv%s-$`$ݜ4k4 jgY:d5oqGҔ: Am I$Iv72?QMR~px6G@Ջ^+ee.a%l$̲5]6K$pd?P˼M;b*R-l ꅌreq)g&vYo)o 8ttL$PeMdL zտm\xMq7E.ByDl.>>:cN9Kr*]88Tr7W!35K^z"EMpM9G.7ŏ)qdчo *棼69SE#(l೩g?p5*[Zvwger%ۧH8Hr[PR8eAIYvO؃i}~IeJ*8K}ѓbZHl'ʢMB%)[DjOqqj5ރ-N-@XR)\U$6}NGMu!z('{UbRЁS}%ܯT7_{~k`k1;]w2ߩRiyY5MU!hfdT*PObB3| \a-[Nl7ȼd=1F ﶇ"`64,GuH3M %kD=;_*v(dQ.YR+ʟ`M5Rfw94Mku"~ҞpIo/gVPtn"H!6G`唈3|UmjR2o>=-t84OKмϏv7+̨0+hjUxCY#ՠjs!$ ;J~3LZ.D~+X[2oSqcxвS +nrze ;G FRf%y$+pVe&Ξp`C y5)P×S0Bɉʂ:ۗ({6nh 2D(G^LxJx ^am~yG㕗Wnj'+w+e[J0=㕠I,é)^/áU8B+)vry-g+/? 4 ^9elWCWn*LƬԹξئ#~~r6݁W }xe ef 2ޮނ[nZ>bfE~ŴSZ2ދeEg~iE4 L3_4Jk0_nR5don1$b^ps9΍.}UT_ \ZFCWWaU؁|NKK4;Z[ ( e%pۊ ߬ԫWڸodA{WTM$ V8mWMxvp]̂R@B!&&ęo9Jx Y4 V{yq++U]:IXUF4h EJB|MDYB |5; ׳W~@wU5.r\.kDRlS ʥ77ɽ[_N<i.ަn)q_֙Fs أZδm_[ @"O cp4=;J'>^їpy_SﱣS[ a):*p2QY#FKBM*c&]7CvI˲IU(n}d}ˏ=.MtT&&CO1s֏=ܸ^#K(?f%[Qf*!bsvY"GC\n!Or8H1GnCŴc+m])sD14F'_eY=wqot\bev'dTqjQ2m"^k^8abVw@+ 2%-U<.4m \Ȱn ufs4nR[1 2lf [Ҙ]R \U/ tIDC)\F!sz㵘Ċb e@AL%c/c;fTMUhdkci4KCnU&),Qkrʫ.Bt< M2.̐ 97xZ%TZb ` !Rwrk|K'e7 TUb MNéYJ CI$.hf-yQI$N=Y8_F]җ2mkm8-(љF µמan“pR^os%L$t"ʦ3ٿ&}reQIrѢս<NWs]$N 4-~ ONf޵mA3-:ځ\Nlp`53 pO:JsPS^oLTm.|MEےܫmΚ/էsj,4IBV]"w[}0e/wviG⭼YOh'UZz֧ rb_̍T^ZEi7\o }uRdHSȼEk_qnO82'oiT ,/}[gjZp w;r֫V_ &K(dfX9dUu[Tt-yUˮ(/jW ;>reKT@P>|Z=S#/-88g,EST =k恣e]?Fr-}YXȊ!2}wajsW%P $TqbT^zr)͇Y?ᕇŅlr~_*;U3t~a~xNt U.Q̝/Cg-6Q5Z$ dZ7 Ɇ;+ "Pқq(9E (jHYPiQ [BL~TXՃ]T 5o*J*E! ȏ\r '9:\Ի0 /ۗ^d:$\?ќ܄mee!١i%? Vh.EyIp(e/*h&]@4|B]?S W6Yz^Yjq4]W!Px ڰQ/|qOHT*e8} v]* H2~~.&p6:Xzh_2YYx.Fț+' wڱm.HX̽̀pջ [wY2FX)b"O q+@&H BEJ x=XQG\݇»/c/lT!6MI5Ch&7EK7]{>+J3Yug (K\2X?Z}%\#@,;jlکBʋ}BʳR|KrB$@n@{=dxh)9kroPE7e)|.X-ra]VymqPQd5B?SQdx&|gRZB+*J1r@v tjvHq\8I]sN92/t`PFq\U0ob mӖnVX:p-1x9^Eh0[עHy^u>>ut-G'c+ႃ*8}:u,{ f^yݮՓ0tGadn2[CzDΩ.?^*1OrTk;i]LaبXArܤcyU $I!ܪs淕G]Ý'zpnnjpEwR$bPq4!ƃ샅G.&ql_b)Fz$+.C9iPINYmޙLBKC0Ԛfx"mS*#zÍӻpE';.'A#Pcקۯ #/Nf*Qk`q] hoocP}i4NaV5"Α?8,ŐCpI!gɭ=v} greP˨F7Ri (ڛ7OEyy߬jFxZ&{{ VxZkj%U*`|sJ ɏx\`aqu֐K_䱬::==mDo4A[wvSs|5nS視b+FK nql;FxQKp(pCZܜJݟEzޏ]r^5w73ީ3suR0oI;na$ ]#fdT qx' $A"U3n'˦Ћ ݾ5AFkt4'NO^K' W*]ʼnkL1T-p^x۸yEJmjoY{qD_K"z.ơMD5ԧ.ez0. .P͢idǖQYOxcYÿ~t?[&'wڋi_q_DoF5[N4v|7kQi,PBϩ[S(!@i)Z`@@kwF5^>#Q0[+p4h*5|{ᝇokAx{4(>xq84^5z۹|N=\opZeM\y6hTiz9*u͛atWǛM?nk;i)ߣA2=۞ZٴNItnW&?k--7-*AiGsm9͞j(zj:YmEI am56=֧ [ږO+|vmsQ}Ӷ5@7]~us7l1l͢q'Vk ڃF,mv<&(62]4lwQvDak0V @?VQVڵ`Hu pZmZ_cࢅES=5.=:{?aE cy0U gPŦ ,='C E.֊ڲx<iC i4I|5F\B`,$FXk4rܲP-mXQ4VdO$HP [Ю>t̫bmYsܠ h} ; =Qk,$90Jrc(k(z̄[7oL!K%"VUe׹gq!OV!)Ö F@FVxܾg}煱g{:ڼw ) z&6KK"ONm1(auP4F/dܢO!VdE_!qZq^ 1 "Z^YfT!Z4)rI)p2΂A{_MY6xp |q\QHہ#Y߲v;tqװwl˅v׉R?93ҼhYjJ] zz<_#$q1U/ϝ^`)gYvZno`9V.Oelzifx;϶ё6l{$C ih`{2U6;Ϟ?jY;S^R @#?@ҩv8wxJ(d SA5JB(O"i3l@?A79OS]*?љ >W rev Xp^$LָWL(ն郊7]nzgR r/LIsml)S&QyI6SQx~H`ȖX=+ W&ݚ@Lg4UzQAUT4*l20ǔvEsׇ: hMa,"gNZGa܋YZ,ZCc9nuF|4d7=P/}JRO#K."ו,XZKu)L-ܶމ8eS|JʣԎѝ7h6bC| ;frzO{p bvξ?oFXp6!lZ}@g$PK:!SHj+S P4hQ Lμc612}eCX $,YDR5JЕOqowM=4 Flcpf"YC?;(6 %9`K$:,! ~`Æmcp(H!$⊜j.62ӪdWd4,W>x0Iޒ0O"!5Q 1#9IvR0=p@, WH+؛JI![3|Y{<黟":ntUH@@gq )JL4'x ˜<I˫D dǜrKFV&Jp q6)*7`X3Iڷf:(XY rD?c FQ'_>7ՄORv ԗ>~S@}l^d*I )x') Hh Y`W$a0H)NFvz7dÄbz biF34ЙƼ\CZ`H1wEH Q _ c]T? "X Sޞͧc}[j:`MDvxNqQo*^*ʡYi?be=bQ0EeNEgpdTz$;ql<a KDNV`G}/=QcȩLʽ:)}8!Rã"HYO@zUɿ3q^ `,5 䬶L ʨ T*5 Y² v@ztOc(@, $ Ks'6ӫ?!f ėP 7BD)tudw?!.RdrD`L`c: @`$sVFi!lyPc\c2(18$z姮jYTTň*C*<98 ad_02qAht0$֔3)2 i(xC s*!+h"lZT-0^,}>W1r *vc+oNH9]. YxFmֆ\`8jބ@]4 ʹuImi^Vh!ul阵ؖ?&Јf} mxDr GwtEoH"RC=DKfvd+ ` \Z"A>g" HX 0p 5{I?IJ !d5 :.%bu4&UXS=ܦ &~b>):~Wj CG=PI6Vf4.h6p*Qь j @߄鉚^~rɡH q|H^d|13͠Bb)-$%ց!߸g\$S $~|3ne7T&Ki$=CĽ$vN$wÈ 3J2eZaSGj<"Rgޤ:ٲȄ{zctKƓkRBPh8'v)X` 8" =BI+ l *ڜ[$H! w+ ƸAx'O~ ',̥͎Dy6hc͘PR̡u,otX؋G 7P.Plv 7B74L cGJϒp$.C:1="]B Bl6EAXj)ܧ ,UQQ 0m!D [ r:u&JܤRx-)i &Ѹ=o7kVnȂ12ec|1yh"H('Rz4\oQL!Nve8;}utf$? M >_}),~yK{G ,<;c@W`kYI *e ijv1vN E4lu.]mcSJɚvGU/#U8;Һ#`/TgC-0T qM1t(vsL69 \`:XB_2cp|ues _l])?k X &0FM-s:L 4"i$} yR-4 6szQ>֒8r){>q. e[ sIHL 1*LǐxqDm),dijvng+ ^I9]pX(,(~XbEx|1/g;/8pիV'!Dd)lAG͗deX vyk*,.ͳ!BEuZu7WƝϿ~PY2 8ąWwF'UF:o(n{AӸ3]@b4eㅟ1_; "*?0wۏڇF]S^M'y{r0*t GBP^5aMd䒦jq݊*(b\ntTлAL%X8v$J~)oSb%Xآ7h2jHגh靄U0E9OHBek?w'74OOH/Ner$ާ1Y?EU,:n|Nd6Ԏ a8-O jQ)QV93'O=|$Yd5M(.zPf>aVMT]Fi,1{1ҚUK䡟˱KYS5mh/#JO3[D"oN6O?#w;}{)ư:3AJu^J7itCǛ WA`ee*v0־ïnc[4W*2Pϲ-9b^"Vf"@IO p )d)@tر<*%[ʭMmN!n`Oi(Um@x#J: ye< og|@%Kz̄gNDH1wf {gaA.Z1\I,Sqn';nzĬf {U99ծ6L&=Ő_賜n0{B[jLtuѤ ]3+ېbE-d`[/__n͏=G^rr!ȅvne^E-!ԧDNG6fb0wɿK> S3;h GUGZcQ!Si@t@ $掺nwp w IYq4qmd!^C;>mݐkv .e7)pl`{t1o2HwL* 4 t/ۂ禄,*ӺJaYu]:Tgo([- v /q3Uh7:m=}9$R uR&^th# v%gxת{ҽT$5+V>io9FCsAK@J1"vZ 1 U "dM>LMǙTjaX#:a-`qra'#Y)~)՞0F \(9<` #7@Q,R"Ĉ]x.ZOsp++c+SpNIgY(|8kCASp'hܡ%M:k0NUKKn!<69?X;U"n $B _/°Pa[e@7qxkiZ8r$gp[&(O88,8QK-$y/gc>peQ-SSIN9/.tXvBev8{9f%0E1Zdîq9W\v]ٙ*%9ґCpLW;gNhod(pQ_Nl)TwkBh653nX, qp,?kl܏a%Z !EX=|)aTLW\YI-=/8p|@s圆pN尠.#z/ѮrIܹ9 %s8-#coÇ@2&Ad9 CL_Rn ^9<&|ɎŽ~^Vj}уwJ_DrWv~EC2w1"ۛ6Y?C3iOD+u&Q>rٶӝ>yqFыCz%c| _CI\Wzj߲#D `y*%1:,%=<|"L!}n^DV>ێVG{]JT7d:gn/S]/E ʫYl!әCՅÅs 0:U$ d HAz8I) GT(Jq2|cEȾDDԞsPXi Ɓr ljA֐D "-,2/ 6%yR#嶽1':~Ӆ}:CaC-z~}V;6oy\o׭[Z~ fc,٣'/<|xR_*2y 28TxWΊ'Ţ],("xG?vHB1Be'KJap7iԭ^zؠ)"DxLJd.LcxEB0Η|%Pf"q(7!SN7u)Ԝr` H~*֑*Oi8q&PjLr.C4,S gj Cт&; 86.ӈTg'^)U$""8]AaJB9Nq ;}9﷍_|i?<8|xxxƽƷ}?6F'ULR'u(d1 amQl|1Q#-! b9DRYJ'4)ǘ#[ecA Ad%Ra"e!JQ4RF XpK^: ӋDu()_' n9g3VlfY b Uk/0Ϣb=zz| i5q"2=>( lQ"`'. ¡b;b\14i_3p Jhܗ)&GŔs'BD)ǨQ8?SګW.7},zv(LʐYLeG~v##~|C;?RKb7| PUy=rQO$NEo/_Hoϩ>[^2cg[rr@~M zR/, G1ϡӹKa7ɦDNLad"FaB9k>M2:k. {yl:; r\4K@o).-Ţn+^qT]]9Jw-S s.6̈́ijݰoƳOCދJ/a@%as@'"ٝr/> ET4'YhS8U9}p'_=KA(gvtix ~z5y8LJ 0!WV:Զ,DQ @0ە6oיsx՝W5vSڎt%n/S v`YJK,t36^e _%EYtU\&1o'/>NkOw)_KC/x \,4mK?zXɆ,]#u!iC{-)`?S{J)n)/.mc$hZ JmU'{~*hTYLbH9Xk˛\銇yIs1R,ORruZ9~#Cm HkO\usn Vw~j").ap?d+{PThS ve.Q>HCngIr$>eNӉL-]de{-5ٽ&]-1.e7AE[m!bM?NJDH]\Ha8E>Yh{nBNw5kw*Hm`^/e4hh/r;rKE-ΒIˊZ^*3Ұ5tqCƝ rIꢀI&|[b: Qu~i`edy]fwzzV.'!Br UK~y3(1iXD8L.*tGtInIDG6d 4)y"zD|!Ma*8Gn.IK3n { GDHYǪ?a>D(TT"l Nty ܙ}=`,yWeI.ELgБ6T!,o=#: 56v nCy#%{V= =oz^W\CE9wi"~{O0hh~<]FXZ ]w˳|vc@g٘- 0Q2\udi !> ӃO) \} R#مg$A€aEm"fcU麍x"1NJ=L ]þj nw}Zi0yn5Ы-Sr,W/nB0bytpㄼrZhZ/e^^" &X sEu`Ekj~sʁ,CNd|twqC;b mŽ8rJԤXd7S5|=H.( Aԇ<#6%@*}ܺFYY=R~.t72_ݱ1r("dnJ_>DLh-tU1!,-/6ұ/Ӂs\2IsRтX)㞫p"5sWòN  *ǎbtL;AIwm|2k{9HF9mr nCIYa"W$tWB@\YȗlSjCQ|c~6c}N¿D*A߼JN-PW4AI!lfG˥ww0K TEseu ,/8b|16#m2܃gRLMِ6i *Vře5繯UE>J.Up=Gb؝ABW!q&ʑ:ׯbb%W749\3ȰZ.VE7EqaB7$cu V)ejbk1B"ɽ-8V#IG!_BOY0@N#c\- D_9 /2ğh4ނ#~$O݁@HᄐA rDdݐ?(V%1x,G{zj8/mLƱq 8%."SX 1TqA .lL`D947 $OX 4Wq42qᔪȿe*]| Jm535EZRCoI+ nkͣx Y9:aж4qptT\/Wᤎ}l4r|#x a%GoC?h me3)=??( d=Ɩ}N=gYhܬz(~=h#B͂ NA&o_jUMuh:MF3h&n-y?~'|e A%O)&^!"ڊ}Q= }UO-"Ц]ΒzUI i:`tWSښ}Sf] k?l &Z5t pOƝ^iۨ5X3;:8NZcfq{`l&a«Nܠ;v&Ái{LL0|s8ñ]saw, cL|o \^o2#:] u it۵^w0 /p\^ k`x܁ḱ t\$fW؝Mp8 N+j~҃y5t;mv-# ڸkv^" y5]k0؛Xw$ -vQϱ;`vw;]񮃡`.N-G}Pix^y;V [~zxGk9u'KvQϵNg}&hǻmo`cy~6f6Bl!4Dk˟`1~tl\cf1jq9:C'Xv;A=`|{=`s/tvLNsBp ӣ6Nx'N0 }wlIcb[y9^oh.C=7z,Bhw1w!tc9obO3C{»hſXݱ7M5=m#fivinβ i9S8c}`n?w=ϷD"=x.`iudwuLo`&F1Gg]y@ oA\2!0"cyV6f&ud0`x@}"ÿ7DzŻ~L;(wul PlלX^Mu }zC= yΙ ץ?0`D{C1vYqtM#i;;57HI B;q,8^A`YWNx7M/7N <vwk3:dcq.uY@: >Qt~_þkړ^ &q0p_һ!FøP l1֡ku1?micA'jM{s0Ǝ;Ʋ=1p wk \}ХC0.>hEhӳ?p;!n5 |H]t:tq|bm= c\vЧ}Ձ&};=n\=8ibLE.`Ly@Q[! 왂80}C@ZgЮR=,6ڴoVa phzGf ]vA{v@4{o86>1{^iٓU|V+Gx_J^^94cR::ȣSՉu~^֗"bJ5ұG4<9](Qh٬=Gx6Q]Z HŘ(s eq̒~s57ሽ HS|qܝ>0UpdVY›7 b1Z &p#B{h7(TĽyxtGs4溟8tCh:'t#z5iVm2FhŦ]QG-[ FsShHPa2~ņhq 0 FPcZ2^y#FM`yA}FF&`gXǰф_Ip76uXzQkt:eatV]! cS-~MBQyaidSAPFs9+öp/T>lgƯ}p~]|W! b+l6+fkEخj&Q-3qTM֡ܧ8| Xa6Lմi9=qɭ@S+6>*y]k([ $_ ֌H ҧuW{}LDVb= 4/KU'L6hiFҠ&:FSQ˛GD XT ` $YIGoI77rRJmG>wg}ӷ߲q6KWA|d n >H(hF[(iiX9˨LȖ\^np'TښO&c

URL : https://surlimage.info/ecrits/image.html

Qu'est ce qu'une image ?
Qu'est ce qu'une image ?

Qu'est ce qu'une image ?

Voilà une interrogation qui peut sembler saugrenue, tant elle semble évidente, mais qui en fait recouvre des domaines différents, dont il nous semble utile de comprendre ce qu'ils ont en commun et ce qui les différencie. On distinguera pour cela deux grandes familles d'images :

La première concerne les images mentales (ou images psychiques), la seconde se rapporte aux images perceptives, qui contrairement aux premières sont produites par une vision "réelle".

Chacune de ces familles pouvant être à son tour décomposée en deux parties.

Les images mentales

Par images mentales (ou images psychiques) il faut entendre les représentations cérébrales mémorisées ou imaginées qui sont construites en dehors de toute stimulation visuelle directe. Si cette imagerie mentale n'est pas le résultat direct de la perception elle se fonde en revanche sur toute notre activité visuelle passée et se combine avec notre propre faculté d’imagination pour produire des images mentales nouvelles. Par image mentale il faut alors entendre tout aussi bien les représentations des objets, que celle des idées, des concepts, etc.

Dans le champ de la recherche le retour de l’image mentale est dû pour l’essentiel au développement de la neurologie à partir des années 50 et s’est amplifié à partir des années 60 sous l’impulsion des cognitivistes (Piaget et Inhelder, Bruner, Paivo...).

La double nature des images mentales :

• Les images mentales conscientes

Images de mémoire, image d’imagination... ce sont des images que nous convoquons consciemment à notre “regard intérieur”. Images souvenir d’une vision passée déconstruites et reconfigurées selon les attentes et les désirs du moment.

C’est toute notre culture générale et visuelle qui se retrouve d’une certaine façon dans cette activité psychique complexe. Le regard artistique n’est donc pas, là encore, une forme de sensibilité innée que les individus posséderaient ou non dans leurs bagages héréditaires. Le regard artistique s’alimente des milliers de regards portés sur d’autres objets dont les autres objets artistiques qui eux-mêmes résultent d'un cheminement complexe des images mentales dans la pensée de leurs créateurs.

• Les images mentales inconscientes

Rêves, fantasmes, hallucinations, délires... ce sont des images mentales dont nous ne contrôlons pas directement la venue ou la disparition, mais qui, elles aussi, trouvent leurs origines dans tout ce que notre activité cérébrale a emmagasiné comme imagerie perceptive et reconstruite, consciente ou inconsciente.

Les images perceptives

Par image perceptive il faut entendre, par opposition aux images mentales, les images qui sont produites sous l’action directe de stimuli visuels. On distinguera alors dans cette famille d’images deux autres catégories : les images correspondantes à la vision naturelle et les reproductions (images reproduites par le biais d'un support intermédiaire).

• La vision naturelle

C’est la source première de toute notre activité imageante. Les mécanisme de la vision sont complexes et font intervenir différentes zones de notre cerveau. La vision n’est pas un phénomène inné, ni préétabli par notre héritage génétique. C’est le résultat d’une autoconstruction neuronale commencée avec notre premier regard de bébé et qui continue sans cesse de se transformer avec notre activité visuelle quotidienne.

• Les images matérielles (ou représentations)

Lorsqu'on parle en général d’images c’est la plupart du temps à cette dernière catégorie que l’on fait référence. Depuis le dessin rupestre de nos lointains ancêtres, jusqu’aux images numériques d’aujourd’hui en passant par la peinture, la photographie, le cinéma, la télévision, l’histoire de la représentation par l'image est déjà longue et ses usages multiples. Nous ne traiterons évidemment pas ici de tous ces aspects, mais nous allons situer les fonctionnalités de l’image selon la chronologie d’apparition des techniques de reproduction.

Caractéristiques des différents types d'images


   Images mentales  (conscientes - inconscientes)
   Vision naturelle
Image unique + Vision unique

R

e

p

r

é

s

e

n

t

a

t

i

o

n

s
Peinture - Dessin Image unique (non reproductible) + Vision multiple
Affiche
Photographie
Reproductibilité + Vision multiple
Cinéma
Vidéo
Reproductibilité + Vision multiple + Mouvement
Télévision
Reproductibilité + Vision multiple + Mouvement
+ Transmission instantanée
Image numérique
Internet
Reproductibilité + Vision multiple + Mouvement
+ Transmission instantanée + Interactivité


Chaque nouvelle technique de reproduction, n'invalide pas les précédentes. La télévision n'a pas remplacé le cinéma, pas plus que internet ne remplace la vision naturelle. Cette évolution s'apparente plutôt à des strates géologiques où chacune d'entre elle contribue, selon les circonstances et l'histoire, à modeler le relief d'un paysage.

L'activité imageante

Les opérations psychiques propres aux images mentales mettent en jeu les mêmes structures neuronales que celles utilisées dans la perception visuelle directe et inversement toute activité perceptive mobilise toute l’imagerie mentale accumulée dans les différentes strates de notre mémoire.

cgl On estime par exemple, que 80 % de tout ce qu'une cellule du corps genouillé latéral (CGL) voit passer vient du dense réseau qui la relie aux autres régions du cerveau plutôt que de la rétine. (Varela Francisco - 1989)

Les différents types d'images ne fonctionnent donc pas isolément selon leurs caractéristiques mais bien au contraire ils sont en interférence constante les uns avec les autres.

Si on limite la question de l’image aux seules images reproduites matériellement sur un support, on oublie ainsi que notre activité imageante c’est tout autant les images perçues par la vision directe, mais également les multiples images mentales conscientes et inconscientes qui se produisent en dehors de tout stimulus.

Imagerie mentale consciente, imagerie mentale inconsciente, vision naturelle, vision de représentations, quatre domaines qui interfèrent en permanence et qui sont déterminés par toute l’histoire de nos regards, à la fois dans leurs dimensions culturelle collective (histoire de la représentation, de l'art...) et individuelle (expérience singulière, parcours personnel de notre regard, pulsions scopiques...)

Image et langage

Lecture de l'image

L'utilisation de l'expression "lecture de l'image" est chargée de malentendus. Si par "lecture" on entend l'opération qui consiste à s'approprier le contenu d'un objet présenté à notre entendement, alors il existe effectivement des similarités cognitives entre les différentes formes de lecture. En revanche, si par "lecture" on entend que l'image pourrait se lire comme un texte, alors l'ambiguïté est totale.

La lecture d'un texte suppose en effet l'existence d'une langue constituée d'un ensemble de signes arbitraires et de règles de construction partagés par une même communauté linguistique. Par ailleurs, dans un texte écrit le parcours de lecture est porté par le texte lui-même car le cheminement est guidé par la syntaxe proposée par l'auteur, même si chaque lecteur conserve toujours la possibilité de "sauter" des mots, des phrases ou des chapitres.

En revanche, le cheminement du regard à la “lecture“ d'une image appartient pour l'essentiel au sujet "regardant", même si les éléments contenus dans l'image vont conditionner ce cheminement. Il en va bien sûr tout autrement avec une suite d'images en séquence ou en contiguïté, qui implique un autre type de langage (on parlera alors de "langage du cinéma", de récit visuel, etc.).

Ce qui nous semble le plus dommageable dans l'utilisation du mot "lecture" est que ce terme sous-entend que seules les analyses de type linguistique seraient en mesure d'être appliquées à l'image. Ce qui a fait dire à certains que "l'impérialisme linguistique" non seulement a contribué au rejet de la confrontation entre langue et communication visuelle mais qu'il a également privé la théorie de l'image d'autres savoirs comme l'optique, la physiologie de la vision, la psychologie de la perception (Edeline Francis et al -1992).

“Lecture de l'image“ et perception visuelle

Ce que l'on appelle "lecture de l'image" c'est le cheminement conscient, intentionnel du regard sur l'image. Si la perception est globale et quasi instantanée, le regard est l'acte volontaire par lequel on cherche à extraire du sens de l'information visuelle perçue. Le regard est une phase de construction postérieure à la perception qui suppose et nécessite du temps.

Mais on ne peut chercher du sens sur l'absence. Si ce n'était pas le cas, il faudrait supposer que notre regard "balaye" l'image comme le fait le faisceau électronique d'un tube cathodique. Or si notre regard se porte sur tel ou tel élément particulier d'une image, c'est bien parce que nous avons déjà une connaissance globale de l'image et que les recentrements du regard concernent l'affinement, la confirmation, la poursuite consciente de la perception première.

Les études sur les mouvements oculaires et le cheminement du regard devant une photographie, nous montrent que le sujet “accroche“ son regard sur certains points qui lui paraissent particulièrement importants (visage, yeux, couleurs,..) sautant ainsi d'un détail à un autre.

S'il n'y avait pas, au préalable, une première connaissance de ces points, il n'y aurait, pour le sujet regardant, aucune possibilité de hiérarchiser et d'organiser ce cheminement. C'est bien parce qu'il y a antériorité d'une perception globale que le travail d'approfondissement peut se poursuivre.

Les approches qui assimilent la "lecture de l'image" à celle d'un texte écrit, nous apparaissent donc incomplètes dans la mesure ou elles ne considèrent le phénomène de l'image qu'au-delà de sa perception, sautant ainsi l'étape première, celle qui conduit au regard, et que par ailleurs, elles s'attachent à rechercher le sens uniquement dans la temporalité de ce regard, alors qu'il nous semble au contraire que l'essentiel de l'information visuelle est déjà contenu dans la perception. Ce qui ne signifie nullement qu'il n'existe pas dans l'image des parcours de lecture aménagés par son auteur dans cette intention.
(voir chapitre sur la sémiologie)

La question de l'analogie

L'analogie est la ressemblance plus ou moins grande que l'image manifeste avec les choses qu'elle représente.

L’analogie est ce qui fonde le caractère iconique de l’image. Mais c'est aussi sur ce point que repose toute l'ambiguité du rapport que l'image entretient avec le réel.

L'analogie est un concept flou qui a toujours suscité beaucoup de méfiance, et qui a valu à l'image son éviction du champ universitaire jusqu'aux années 60.

Cette méfiance repose sur le fait que l'on peut toujours trouver une ressemblance, même infime, entre deux choses et par là même invalider toute utilité de la comparaison.

L'expérience nous montre pourtant que cette relation de comparaison peut se révéler être, dans certaines conditions, infiniment supérieure à un processus analytique ou discursif. Certes on peut toujours trouver un élément d'analogie entre presque n’importe quoi, mais dans les faits on ne cherche jamais à établir une ressemblance si l'on ne présuppose pas qu'un tel rapprochement puisse nous être utile.

Prenons l'exemple de la reconnaissance de visages. Qu'est-ce qui fait que l'on puisse reconnaître une personne que l'on pas revue depuis fort longtemps ? Ce sont d'infimes traits de visage, à peine perceptibles, que l'on reconnaît spontanément (un regard prolongé et attentif peut même atténuer l'impression première de la perception).

Si l'on utilisait un langage descriptif, (en faisant bien sûr abstraction de toute référence analogique) les mots ne suffiraient pas pour établir ces menues distinctions.

"L'analogie apparaît ainsi comme un trait distinctif des images, par quoi elles se distinguent radicalement des autres sortes d'objets signifiants et, en particulier, des symboles verbaux. Qu'elle soit peinte, dessinée, photographiée ou générée par ordinateur, l'image d'un chat ressemble à la vision construite qu'on a de cet animal, alors que le mot "chat" ne lui ressemble pas. On exprime parfois cette différence en disant que les signes linguistiques sont arbitraires tandis que les signes iconiques sont motivés. Notons également que le mot "analogie" est souvent employé comme synonyme d'"iconicité".
Lorsqu'on parle d'analogie, c'est presque toujours à la seule analogie visuelle qu'on se réfère. Or, les images peuvent être aussi sonores. L'analogie concerne en fait l'ensemble des icones : l'enregistrement d'un bruit, d'une musique ou d'une voix est aussi analogique de ce bruit, de cette musique ou de cette voix qu'une photographie peut l'être de l'objet qu'elle représente. Outre l'iconicité visuelle, il faut donc admettre une iconicité sonore. "

GARDIES (André), BESSALEL (Jean), 200 mots-clés de la théorie du cinéma, Paris, 1992

Il importe donc peu que la ressemblance soit ténue, ce qui compte c'est qu'elle soit pertinente, efficace, c'est à dire qu'elle nous permette soit d'imaginer, d'inférer de nouvelles représentations,.. soit de passer à l'action, de décider...


Pour Charles S. Peirce, l'analogie entre dans la troisième catégorie de sa sémiotique des signes. Rappelons qu'elle comprend 3 types de signes, succintement résumés ci-après :

Les signes indiciels : qui sont des traces sensibles d’un phénomène, une expression directe de la chose manifestée. L’indice est lié (prélevé) sur la chose elle-même (la fumée pour le feu).

Les signes iconiques : qui sont des représentations analogiques détachées des objets ou phénomènes représentés. (l’image en particulier)

Les signes symboliques : qui rompent toute ressemblance et toute contiguïté avec la chose exprimée. Ils concernent tous les signes arbitraires (la langue, le calcul..)

Analogons

Au delà de ce premier degré d’analogie que nous percevons spontanément, l’image peut, à un degré second, ressembler à d’autres représentations antérieures. L’analogie ne porte plus alors seulement entre une chose et sa représentation, mais également entre les représentations elles-mêmes. L'image ressemble à une autre image.

Ces analogons peuvent être saillants ou ténus, délibérément construits (citations visuelles, parodies, détournements...), ou être le résultat plus ou moins conscient de notre culture visuelle (modes, clichés...). Parmi ceux-ci, certaines représentations traversent l’histoire et constituent ce que Frédéric Lambert a appelé des “mythographies”.

Le diaporama ci-après montre quelques exemples de ces figures qui, ayant profondément marqué notre culture visuelle, ont servi l'imaginaire pour d'autres représentations.

(Cliquer sur les petites flèches pour naviguer ou sur l'image pour avancer. )



Représenté et représentation

L'image est toujours une représentation qui se distingue des choses qu'elle représente, le représenté (ou le référent).

Le fonctionnement analogique de l'image ("je suis en mesure de reconnaître moi-même le référent") a beaucoup joué sur la confusion entre le représenté et représentation. L'utilisation des "appareils de prise de vue" que sont la photographie et le cinéma, a fortement contribué à construire cette confusion. pipe magritte

En fait ce n'est pas tant l'analogie en elle-même qui est le facteur de cette confusion mais plutôt la non-intervention (supposée) du "preneur de vue" rendue possible par l'automaticité de l'appareil. On peut alors parler de lien "'indiciel" qui relie l'image à son référent. (la trace, le "ça a été" de R.Barthes - voir chapitre sur la sémiologie)

Il faut donc casser la croyance en une vérité apportée ou révélée par l’image (la preuve par l'image). L’image comme le mot n’a pas de vérité en soi. Elle ne prouve rien. C’est le contexte, le support, son usage... qui en font un témoignage sur le réel. De même que ce n’est pas le mot ou la phrase qui peuvent mentir mais celui qui les professe.

Machines à représenter

Sous une lumière incidente chaque point d'un objet renvoie, dans toutes les directions, une partie de la lumière qu'il reçoit après avoir absorbé l'autre partie (voir schéma ci-après).

Un simple trou dans un volume fermé permet alors de "désembrouiller" le foisonnement entrecroisé des rayons lumineux réfléchis par les objets environnants. Ce qui signifie, entre autre, qu'en tout point de l'espace passent les informations lumineuses susceptibles de produire une représentation des objets qui l'entourent et qui constitue un “point de vue“.

chambre noire Si l'origine et les usages de la chambre noire remontent à des temps lointains et étaient utilisés dans une vision naturelle (les chambres pouvaient contenir des personnes), les "machine à représenter" se sont développées dès lors que l'on a cherché à "enregistrer" l'image produite.

Ce fut le cas pour le dessin à partir de la Renaissance (voir chapitre perspective), puis ce sera l'invention de la photographie dans les années 1830. Invention qui porte non pas sur le principe du boitier, mais sur la fixation de l'image produite sur la surface sensible disposée au fond du boitier.

Une dialectique lumière/temps fondamentale

Machine à représenter, sténopé, caméra ou appareil photo, le dispositif de "prise de vue" permet de comprendre la contradiction fondamentale qu'il existe entre le temps d'exposition et la surface d'ouverture par laquelle pénètrent les rayons lumineux.




(passer le curseur sur l'image )

• Plus l’ouverture est petite : plus la netteté est grande, mais plus la quantité de lumière qui arrive sur la surface sensible est faible et nécessite donc un temps de pose plus long.

• Et inversement, plus l’ouverture est grande plus le temps de pose est court, mais plus l’image est floue.

Toute l’évolution de la photographie (et de l’enregistrement des images en général), aura été d'essayer de résoudre cette contradiction première en intervenant sur ces deux dimensions :

• Amplification de la lumière qui pénètre dans l'appareil. C'est le rôle des objectifs qui concentrent une plus grande quantité de rayons en un même point focal (équivalent alors au trou original). C'est aussi le rôle dévolu aux éclairages des scènes photographiées ou filmées.

• Augmentation de la sensibilité de la surface de captation. Ce fut, par le passé, les progrès continus faits sur les pellicules argentiques, c'est aujourd'hui l'accroissement de la sensibilité des capteurs numériques.

Retouche de l'image

Par le passé les interventions sur les images photographiques ou cinématographiques étaient toujours possibles, mais difficile et donc réservées à des spécialistes. Aujourd'hui la numérisation de l'image rend infiniment plus facile les interventions sur son contenu. Peut-on alors parler de manipulation ?

Parler de manipulation supposerait que l'image, par son caractère analogique, serait une preuve que ce qui est montré existe et que toute intervention sur l'image serait une falsification d'une vérité immanente à la représentation. Ce serait oublier la distinction que nous faisons entre ce que nous voyons dans l'image et la chose réelle représentée qui préexiste à sa représentation.

Paradoxalement même, cette distinction entre représenté et représentation se trouve renforcée par la multiplication des possibilités d'intervention sur les images.

Si l'image numérique transformée garde son caractère analogique, ce qui disparaît en revanche, c'est sa dimension indicielle, le lien qui la reliait à la chose représentée, nous situant ainsi dans un registre semblable à celui de l'écrit (c'est-à-dire face à des signes symboliques de nature arbitraire). Qu'est-ce qui me prouve que le texte de tel article de tel journal dit "vrai" ? Ce n'est pas le texte lui-même mais le contexte, c'est-à-dire la signature de l'auteur, l'existence et la place de ce journal en tant qu'objet social institué, la notoriété plus ou moins grande qu'il s'est construite, etc. les fesses à Simone

Avec les nouvelles possibilités de transformation de l'image par des outils numériques, tout devient possible et l'analogie n'est donc plus la (fausse) "preuve" qu'elle était de l'existence du réel. La notion de vérité est alors de même nature que pour n'importe quel texte proposé ici ou là.
On pourra dès lors, tout autant que pour l'écrit, parler de manipulation lorsqu'il y a une volonté délibérée de tromper le lecteur/spectateur. Mais ce n'est plus alors une question d'analogie, mais d'éthique.

Ci-contre “Les fesses de Simone de Beauvoir“. Détail de la photo originale réalisée en 1952 par Art Shay (à gauche) et qui a été retouchée pour la une du Nouvel observateur du 3 janvier 2008 (à droite).

Voir sur le site du LIVHIC, l'analyse faite par André Gunthert


Court reportage de Arte-vidéo sur la question de la retouche (décembre 2009),
faisant suite au projet de loi voulant imposer la mention "photo retouchée" sur toutes les photos représentants des corps et des visages retravaillés numériquement

Les points de vue d'un retoucheur et d'un historien de l'image : durée 4mn 40''


Oublier Photoshop ? Le World Press Photo fait avancer le débat

Un article d'André Gunthert qui fait suite au débat provoqué par l'attribution du World Press Photo à Paul Hansen en février 2013 sur le site de Culture Visuelle
prix World Press Photo - fevrier 2013

Ainsi que cet article "La retouche et le photojournalisme imaginaire“, de mars 2015, à propos de la disqualification de 20% des photographes par le dernier jury du World Press Photo. -> sur le site : Image sociale

Voir aussi le mémoire de Master II de Valentina Grossi "Pratiques de la retouche numérique. Enquête sur les usages médiatiques de la photographie" - 137p, 2011 -> ici

L'image entre art,
langage et communication

Il est difficile d'aborder l'image "en général" tant les conditions techniques de production et d'usage sont différentes. Et en même temps, l'image renvoie toujours à d'autres images provenant d'autre sources, d'autres temps, d'autres cultures, d'autres techniques de représentation. De l'image rupestre de la préhistoire à l'image numérique d'aujourd'hui, la constitution de notre regard est le résultat complexe de la confrontation de notre perception avec la longue histoire des représentations.

On l'a vu précédemment, chaque nouvelle technique de représentation ne vient pas supplanter la précédente, mais au contraire, à la manière des strates géologiques, elle contribue à modeler d'une façon nouvelle le relief d'un notre paysage visuel.

Selon les lieux, les circonstances, l'histoire.. c'est telle particularité qui prédomine ici, telle autre ailleurs, sans perdre de vue toutefois que d'autres strates, moins apparentes peut-être, structurent à leurs façons notre champ visuel.

L'image est un objet transdisciplinaire dont l'étude peut être abordée de multiples façons. Cette diversité d'approches est à la fois une richesse et en même temps source de malentendus et de réductionnisme. Trois grands secteurs peuvent néanmoins être évoqués lorsqu'on cherche à produire un savoir sur l'image :

• c'est le domaine de l'esthétique si l'on considèe l'image comme un art visuel ;

• c'est le domaine de la sémiologie, la sémio-pragmatique,.. si l'on considère l'image comme un langage ;

• ce sont les sciences de la communication et en particulier le fonctionnalisme et ses variantes si l'on considère l'image comme un objet de communication.

D'autres secteurs scientifiques peuvent, à un niveau second ou transversal être invoqués : ce sont l'histoire, la sociologie, l'économie, la psychanalyse, etc.

Nous nous situons dans une "multiréférentialisation" de l'image, car nous considérons que dans chaque image ces trois dimensions : esthétique, langagière et communicationnelle sont toujours présentes à des niveaux plus ou moins saillaints et qu’elles peuvent elles-mêmes être croisées par d'autres savoirs ou champs théoriques selon la situation, le contenu, l'histoire particulière de tel ou tel objet audiovisuel...

La dérive principale que nous avons pu observer, et pas seulement en milieu éducatif, c'est de voir la réflexion sur l'image réduite à un seul aspect théorique, bien souvent en vogue à un moment donné, et délibérément fermée à d'autres considérations, d'autres savoirs, d'autres théories. Le pire étant lorsque cette univocité se double d'un réductionnisme simplificateur. C'est, par exemple, l'image enseignée comme un "message entre un émetteur et un récepteur" ou le plan filmique considéré comme un mot dans une séquence qui serait la phrase, ou encore l'empirisme de la composition qui voudrait qu'une image soit harmonieuse si elle satisfait à la règle arbitraire dite “des 2/3".








UP
 

URL : https://apprendre-la-photo.fr/limportance-du-format-de-limage-ou-ratio-daspect-en-composition/

Format d'image photo : ratio d'aspect 16/9, 4/3, 4/5, 3/2, carré

L’importance du format de l’image (ou ratio d’aspect) en composition : 16/9, 4/3, 3/2, carré, …

Laurent Breillat
Dernière mise à jour le: 02-06-2025
82 commentaires
Ratio d'aspect 3/2. Illustration du format d'image pour la composition photo et vidéo.

En termes de composition, vous avez sans doute déjà entendu parler de règle des tiers, de place donnée au sujet, et peut-être même des concepts de masse visuelle et d’équilibre des éléments. Mais une composante dont on parle moins souvent, c’est le format de l’image, ce qu’on appelle aussi le ratio d’aspect (c’est un peu un anglicisme – aspect ratio – mais c’est assez courant).

Et pourtant, ce format est très important et influence de manière majeure votre composition. Il est donc important de ne pas le choisir au hasard, et de comprendre à quel type de composition il est adapté, et comment l’utiliser dans vos images.

Si vous préférez la vidéo, j’ai traité le sujet sous ce format ici 😉

https://www.youtube.com/watch?v=sPql5wMSTck

Format d’image et ratio d’aspect : définition et importance en photographie

Le format d’image d’une photo est son rapport hauteur/longueur. Un format 3/2 par exemple, est un format qui ferait 30cm sur 20cm ou bien 60cm sur 40cm par exemple, donc avec un côté long qui fait 1,5 fois la taille du côté court.

format d'image ratio d'aspect photographie photo 3/2

(Si ça vous donne déjà mal à la tête, rassurez-vous, pas besoin d’aimer la géométrie pour continuer.)

Le format ou ratio d’aspect original de vos photos est déterminé par la taille de votre capteur :

  • Les capteurs Full Frame et APS-C qui équipent la plupart des hybrides sont de format 3/2.
  • Les capteurs micro 4/3 des hybrides Panasonic et Olympus sont de format… 4/3, comme leur nom l’indique.
  • Les petits capteurs des bridges et compacts sont en général des capteurs 4/3 également.

Pourquoi maîtriser le format d’image est-il essentiel ? Le choix du ratio d’aspect influence directement l’impact visuel de vos photos, leur composition et l’émotion qu’elles transmettent. Chaque format d’image possède ses propres caractéristiques esthétiques qui peuvent renforcer ou affaiblir votre message photographique.

Seulement voilà, il existe aussi d’autres formats classiques en photographie, parfois liés au ratio d’aspect de pellicules argentiques peu usitées de nos jours, comme par exemple le format carré (1/1) ou le 4/5, ou encore le 16/9, dont l’usage s’est répandu plus récemment car il correspond mieux à celui de nos écrans.

format d'image ratio d'aspect photographie photo 16/9 3/2 4/3 1/1

Vous allez me dire : « mais puisque c’est déterminé par mon capteur, on ne peut rien y faire, non ? » Et bien, pas tout à fait…

En effet, il est possible de recadrer à la prise de vue sur pas mal d’appareils, notamment les hybrides, mais pas seulement (et parfois seulement en visée par écran sur les reflex).

C’était plutôt rare il y a quelques années, mais recadrer à la prise de vue est devenue une possibilité assez courante aujourd’hui, et tant mieux, car ça multiplie nos possibilités créatives !

Ici sur un Fujifilm GFX (moyen format), vous avez l’embarras du choix des ratios d’aspects, mais ce n’est pas le cas sur tous les appareils.

De plus, il est également possible de recadrer vos photos au post-traitement sans problème, en quelques clics dans Lightroom ou logiciel équivalent. Aucun souci avec ça, ce n’est pas « le mal ». Il n’y a aucune raison de vous priver de recadrer au post-traitement si vous pensez que ça va rendre votre photo meilleure. Tout ce qui compte, c’est de vous laisser guider par votre intention, et c’est le fil rouge de ma méthode de post-traitement que j’enseigne dans Sublimez vos Photos.

D’ailleurs, si vous ne les avez pas déjà vu, je fais de temps en temps des vidéos “Donne-moi ton RAW”, où je retouche sur Lightroom les photos des abonnés. L’idée est de vous montrer le champ des possibles en post-traitement photo, et de vous donner envie de vous y mettre 🙂

Justement dans cet épisode, vous verrez que je recadre assez franchement une photo de papillon pour lui donner plus d’impact.

https://youtu.be/ZlRrdSDeApI

Cela dit, si votre appareil le permet, je vous conseille de faire ce choix à la prise de vue autant que possible (sachant que vous pourrez toujours changer d’avis au post-traitement bien sûr). En effet, le cadre a une très grande influence sur la composition de votre image, et il est très difficile de composer pour le format carré (par exemple) sans avoir d’aperçu de ce que ça pourrait donner.

Ceci étant dit, dans certaines situations où la rapidité est de mise (photo d’action ou sur le vif), il peut être difficile de saisir le moment ET de choisir le bon format d’image. Dans ce cas, mieux vaut privilégier le moment, quitte à cadrer un peu large pour recadrer plus tard, bien sûr !

Mais alors concrètement, quelle influence ont les différents formats d’image sur vos photos ? Gardez en tête que comme toujours en composition, il n’y a pas de règle magique et absolue, mais pour commencer il y a quelques principes qui vous seront utiles pour mieux prendre en compte cet aspect.

Comment utiliser efficacement les différents ratios d’aspect en photographie

Format d’image horizontal : choisir le bon ratio d’aspect

Quand vous cadrez à l’horizontale (ce qu’on appelle improprement « au format paysage »), tous les formats peuvent fonctionner, mais ils vont transmettre des impressions différentes.

Formats d’image allongés : 16/9 et 3/2 pour des compositions dynamiques

Le format 16/9, de par sa forme très allongée, va favoriser des compositions plus dynamiques, où on va laisser la place au mouvement par exemple : vous vous doutez bien que pour un sujet qui se déplace par exemple de gauche à droite du cadre, il aura plus de « place » devant lui sur un format plus allongé. Il est également plus facile et plus intuitif d’utiliser des lignes diagonales, qui ont pour effet de dynamiser l’image (contrairement aux horizontales et verticales, qui la stabilisent).

Munkbroleden, Stockholm photo 16/9

Le format 3/2 est également relativement allongé et donne cette même impression tout en étant peut-être moins caricatural.

Fisherman in Marsaxlokk photo 3/2

Évidemment, ce serait trop simple si c’était toujours le cas, ce n’est pas une recette de cuisine. En effet, il existe des contre-exemples. Par exemple sur cette première photo ci-dessous, j’ai utilisé le format 16/9 pour souligner l’horizontalité en apportant plus de longueur, et surtout l’alignement des 3 sièges, mais pourtant la composition est très centrée et statique : aucune ligne ne vient mener le regard dans l’image.

format de l'image ratio d'aspect composition tabourets photo

Sur cette autre photo au format 3/2, vous voyez que même si le sujet est décentré pour équilibrer l’image, la composition est très statique : en effet, il n’y a que des lignes horizontales et verticales, je suis placé parfaitement face au sujet (sinon, le rendu aurait été complètement gâché), et en plus j’ai opté pour un cadrage assez rentre-dedans et une composition épurée avec cette couleur de fond unie.

Abblue Road photo exposition 3/2 bleu jaune

Tout ça contribue à donner un rendu statique à l’image, même si elle est en 3/2. Le ratio d’aspect est donc UN aspect parmi d’autres de la composition, mais ne fait pas tout à lui tout seul, évidemment.

Vous pouvez également utiliser ces formats pour couper astucieusement certaines parties de l’image. Par exemple si vous êtes en 4/3 et que vous avez trop de ciel, passer en 3/2 ou en 16/9 va couper 2 « bandes » en haut et en bas de l’image, et en cadrant correctement vous aurez éliminé une partie d’un ciel qui prend trop de place. Vous pouvez donc aussi utiliser cet outil pour résoudre des soucis très simples 🙂

Formats d’image courts : 4/3 et carré pour des compositions centrées

À l’inverse, le format carré et dans une moindre mesure le format 4/3 favorisent plutôt des compositions plus statiques et centrées. C’est pour ça que je trouve parfois le format 4/3 un peu « mou » à l’horizontale.

Un bon exemple de composition centrée.
Sur un portrait très serré, ça fonctionne aussi !

Notez que j’ai fait toute une série de photos au format carré, et que j’en ai fait une vidéo, à voir ici :

Ici, avec un ratio de 4/5 (obtenu sur un appareil argentique), on a une composition assez “classique”, si on peut dire, sans vraiment emmener le regard quelque part.

Format d’image vertical : optimiser le ratio d’aspect en orientation portrait

Quand vous placez votre appareil à la verticale (parfois appelé « en portrait »), les choses changent beaucoup. En effet, notre œil est plutôt habitué à voir « à l’horizontale » (puisque nos yeux ne sont pas placés l’un au-dessus de l’autre :D), et donc l’orientation verticale est un peu plus délicate.

Le 16/9 est trop long pour être utilisé à la verticale, et à part un cas particulier extrême (par exemple pour insister sur la hauteur d’un élément de l’image), il est donc déconseillé de l’utiliser à la verticale dans la plupart des cas.

Evidemment, j’ai comme toujours un contre-exemple 🙂 J’ai tenté deux photos très verticales en dyptique pour ma mini-série “Solitudes Kenyanes”, que je présente notamment dans la vidéo ci-dessous :

Le 3/2 est déjà beaucoup plus polyvalent. Il est utilisable dans pas mal de situations à la verticale, notamment le portrait, mais parfois il sera quand même trop long. C’est notamment souvent le cas en paysage : ce format va souvent donner trop de place au ciel (ou au sol, ou à l’eau, selon la direction de votre cadrage). J’ai remarqué que la plupart du temps il n’était pas très équilibré dans ces conditions.

D’où l’intérêt d’utiliser un format plus « court » à la verticale, à savoir le format 4/3. Je vous encourage à essayer si vous trouvez votre composition pas tout à fait équilibrée : parfois le simple fait de recadrer en 4/3 va énormément améliorer votre image, notamment pour cette histoire de ciel trop haut (c’est un peu le même principe que recadrer en 16/9 à l’horizontale).

4/3 vertical photo ville paysage ceil mer
Un cas typique où le format 4/3 fonctionne mieux en orientation verticale !

Astuce format d’image vertical : En photographie de portrait, le ratio d’aspect 4/3 vertical offre souvent un meilleur équilibre que le 3/2, en évitant de donner trop d’espace au ciel ou au sol dans vos compositions.

Formats d’image atypiques : quand sortir des ratios d’aspect classiques

Je sais que je vais avoir la question, je prends donc le temps d’écrire quelques lignes à ce sujet. En effet, on m’a déjà demandé s’il était possible de sortir des formats habituels, « classiques », comme ceux que je viens de vous citer, c’est-à-dire de recadrer librement sans suivre des proportions fixes.

Je le déconseille en général, pour plusieurs raisons :

  • Les formats classiques le sont pour une raison : ils ont des proportions harmonieuses. Rien ne dit que celui que vous avez inventé le soit.
  • Recadrer librement va rendre l’impression plus difficile, puisque les papiers sont prévus pour des formats bien déterminés.
  • Vous avez déjà des tonnes de possibilités avec les formats existants.
  • Si vous recadrez librement, c’est sans doute que vous n’avez pas été suffisamment rigoureux dans votre composition à la prise de vue. Veillez surtout à ne jamais utiliser le post-traitement par paresse, mais seulement pour sublimer une photo qui est déjà bonne à la base.

Après, vous faites ce que vous voulez bien sûr, mais essayez de rester dans les formats classiques la majorité du temps, ça vous fera du bien, promis 😉

Guide pratique : comment choisir le meilleur format d’image pour vos photos

J’espère que vous avez un peu compris l’effet du ratio d’aspect sur vos images, mais avec des principes très souples et des contre-exemples convaincants, j’ai bien conscience que vous êtes peut-être toujours en train de vous demander : « mais comment diable choisir mon format à la prise de vue quand rien n’est clair ? » (oui, je viens d’utiliser « comment diable », bienvenue en 1882 :D)

Et bien c’est toute la beauté et la complexité de la composition : il n’y a pas de réponse simple.

En fait, le seul moyen que j’ai de vous répondre, c’est par une question. En effet, la seule chose que vous devez vous demander, c’est si tel ou tel ratio améliore votre image ou non, et surtout fait mieux passer le message ou l’impression que vous souhaitez rendre. Pour vous aider à apprendre ce langage photographique, j’ai édité en français la formation Composition Captivante de David duChemin, une des références mondiales sur le sujet (eh, rien que ça ^^)

Méthodologie pour choisir votre format d’image :
1. Analysez votre sujet principal et sa forme
2. Identifiez les lignes directrices de votre composition
3. Déterminez l’émotion que vous souhaitez transmettre
4. Testez différents ratios d’aspect en post-traitement
5. Comparez l’impact visuel de chaque format d’image

Si vous voulez photographier des motifs très graphiques dans une vue complètement de face et rentre-dedans, demandez-vous si le format carré ne pourrait pas vous aider à renforcer ce graphisme justement. (Comme par exemple sur cette photo de Sebastian Erras ci-dessous.)

Au contraire, si vous utilisez de fortes lignes diagonales dans votre image, demandez-vous si utiliser un format plus en longueur ne pourrait pas accentuer cet effet visuellement.

L’important est surtout de comprendre l’effet de ce choix sur votre image, et sur l’impression qu’elle va dégager. Le choix en lui-même viendra instinctivement avec la pratique et l’affûtage de votre œil de photographe.

Exercice pratique : maîtriser tous les ratios d’aspect

Mais pour finir, je vais quand même vous donner un exercice pour ne pas vous laisser là comme ça :

Prenez 5 de vos meilleures images dans Lightroom ou votre logiciel favori (si possible des verticales et des horizontales). Créez des copies virtuelles pour chacune d’entre elles, dans votre logiciel de post-traitement préféré.

Dans Lightroom, faites clic droit sur une image et “Créer une copie virtuelle” pour tester différents cadrages

Essayez tous les ratios : 4/3, 3/2, 16/9, 1/1. Pour ça, créez d’abord plusieurs copies virtuelles de votre image (voir l’image ci-dessus), puis outil Recadrer (raccourci clavier R dans le module Développement), menu « aspect ».

Pour afficher les différents cadrages côte à côte, sélectionnez les images et appuyez sur N.

formats d'image sur Lightroom
Il est plus facile de voir quel format fonctionne le mieux pour votre image en les affichant côte à côte. Là je me rends compte que préfère la première en format 4/3 !

Regardez lesquelles fonctionnent le mieux avec quel format, et surtout demandez-vous pourquoi.

Demandez-vous s’il y a un ratio qui vous plaît ou vous déplaît particulièrement.

Si l’un d’entre eux vous étonne ou vous séduit, pensez-y à votre prochaine prise de vue !

Cet exercice vous permettra non seulement d’améliorer votre maîtrise du format d’image, mais aussi de créer plusieurs versions de vos photos optimisées pour différents usages (tirage, Instagram, etc).

Au-delà du format d’image : la composition photographique globale

Pour finir cet élargir en élargissant la réflexion, ayez en tête que le cadrage et le choix du ratio d’aspect n’est qu’une INFINE partie de la composition en photographie. Pour survoler ce vaste sujet passionnant, voici une vidéo pour vous.

https://www.youtube.com/watch?v=xDU_LVnQzMQ&ab_channel=Apprendre%C2%B7Photo

J’espère que cet article vous aura aidé ! Et vous, c’est quoi votre format préféré ? Pour ma part, c’est le format 4/3 en vertical, mais pour vous c’est peut être le 3/2 en horizontal !

Avez-vous tout compris ? Testez-vous avec le quizz :


Laurent Breillat
J'ai créé Apprendre.Photo en 2010 pour aider les débutants en photo, en créant ce que je n'avais pas trouvé : des articles, vidéos et formations pédagogiques, qui se concentrent sur l'essentiel, battent en brêche les idées reçues, tout ça avec humour et personnalité. Depuis, j'ai formé plus de 14 000 photographes avec mes formations disponibles sur Formations.Photo, sorti deux livres aux éditions Eyrolles, et édité en français des masterclass avec les plus grands photographes du monde comme Steve McCurry.
Télécharger l'article en PDF
Votre guide gratuit

Recevez mon guide pour éviter les 5 erreurs des débutants, ainsi que les nouveaux articles du blog.

  • En vous inscrivant à cette newsletter, vous acceptez également de recevoir des conseils pour vous aider à vous améliorer en photographie et des offres promotionnelles sur mes livres et formations.

    Votre email ne sera jamais revendu. Vous pouvez vous désabonner à tout instant.
    (Voir mentions légales complètes en bas de page.)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

82 commentaires
  1. Bonjour Laurent, merci pour votre article.
    Je publie des photos paysages à la verticale sur un groupe Facebook. Un photographe y publie aussi. Les siennes apparaissent à la consultation plus hautes que les miennes. J’ai modifié le format en prenant le même que lui, cela n’a rien changé…Quelle est l’astuce ?

    Sur mon Android, j’ai le choix entre 3:4, 9:16 et full, je ne parle pas du 1:1, que me conseillez vous pour des photos paysages en vertical à publier sur Facebook ?

    Merci pour votre aide, belle journée, Patricia

  2. Merci pour ton travail, car je me sens tout, mais tout petit devant le monde immense de la photo.
    Je me sens comme parachuté en pleine foret amazonienne, de nuit, sans carte et boussole !
    C’est pas évident à 63 ans de s’y mettre, mais vaut tard que jamais !
    Pour l’instant j’utilise mon cellulaire pour prendre des photos et j’ai téléchargé ”Darktable” pour classer mes photos, plus tard je verrai au post-traitement.
    Encore merci pour ton aide à démystifier cet univers.

  3. Très bon article
    je commence à comprendre
    Merci
    merci également a jean Dominique pour son partage de recherches que j’ai aussi conservé

  4. Bonjour,
    Félicitation pour ce superbe article.
    Je pense que c’est un sujet très important et trop rarement traité. J’ai fais quelques recherches dernièrement. J’ai trouvé 3 format “classiques” qu’on retrouve en peinture : le format “P” pour Paysage ou autrement appelé Porte d’Harmonie et qui correspond à notre fameux A4 (et ses multiples ou sous-multiples) ; le format “M” pour Marine qui est basé sur le nombre d’or et qui correspond approximativement au 3:2 ; et le format “F” pour Figure qui correspond à 2 format “M” juxtaposés par leur grand côté et qui correspond au 4:3… Ces formats ont fait leurs preuves (c’est le mois qu’on puisse dire) et le conseil de s’y tenir est plus que raisonnable à moins d’avoir une intention clairement définie pour sa composition.
    Je n’ai pas trouvé de références claires pour le format carré. Je suis preneur si quelqu’un en a.
    Par contre je peux témoigné qu’après avoir pratiqué la photo argentiques 24×36 (donc en 3:2) à mes débuts, j’ai eu la joie de pratiquer le 6×6 pendant très longtemps (avec image inversée gauche – droite) et c’est un exercice fantastique. Cela vous met dans un inconfort permanent qui impose de travailler la composition.
    Je pense qu’il est conseillé de changer souvent de format de prise de vue pour stimuler et casser les habitudes. Mais pour être honnête, je ne le fait pas (ou plus) car j’ai peur de manquer de cohérence dans mes images (séries). Je me contente de recadré en carré de temps en temps en post production.

Voir plus de commentaires

URL : https://postmypost.io/fr/glossary/image-advertising/

Qu'est-ce que c'est? Publicité d'image en marketing — Postmypost

Publicité d'image

Dos

Contenu

Qu'est-ce que la publicité d'image ?

La publicité d'image représente une stratégie visant à former une certaine image d'un produit ou d'une marque dans l'esprit des consommateurs. Au lieu de mettre l'accent sur les caractéristiques techniques des produits, elle se concentre sur la création d'associations mentales permettant de susciter une réponse émotionnelle. Par exemple, la société Nike souligne avec succès l'accessibilité du sport pour tous, en utilisant une variété d'images d'athlètes et de personnes ordinaires, ce qui a rendu leur slogan "Just Do It" l'un des plus mémorables au monde.

Objectifs de la publicité d'image

La tâche principale de la publicité d'image n'est pas la vente directe, mais la création d'une image positive du produit et la formation des valeurs qu'il représente. Par exemple, la publicité Mac utilise activement des termes tels que "cool" pour mettre en avant ses produits par rapport à la concurrence. Des marques telles que Mercedes-Benz et Rolex établissent des associations avec la fiabilité et le succès, ce qui est le résultat d'un travail habile sur l'image. La publicité Raffaello, quant à elle, associe son produit à des moments romantiques et à l'art de donner.

Avantages de la publicité d'image

  • Large portée d'audience : L'utilisation de divers canaux permet d'atteindre différents segments de consommateurs.
  • Augmentation de la notoriété de la marque : Une publicité d'image efficace aide à mémoriser la marque et ses produits.
  • Démarcation par rapport à la concurrence : La création d'une image unique du produit à travers des émotions le distingue des produits similaires.
  • Minimisation de la résistance : La publicité d'image ne force pas le produit, mais transmet l'essence du message, offrant un plaisir visuel.

Le principal avantage réside dans l'universalité : cette publicité peut promouvoir n'importe quels produits et services, et avec une approche créative, il est possible de transmettre une idée sans utiliser de mots.

Qui a besoin de publicité d'image ?

La publicité d'image nécessite des investissements significatifs et est le plus souvent utilisée par de grandes marques prêtes à investir dans des résultats à long terme. Cependant, même les petites entreprises peuvent tirer parti de cette méthode si elles choisissent les bons canaux et formats. Par exemple, les projets sociaux sur les réseaux sociaux peuvent être un moyen efficace de promotion.

Qui utilise la publicité d'image ?

  • Des entreprises avec une forte concurrence pour mettre en avant des caractéristiques uniques.
  • Des fabricants de produits premium, où l'exclusivité est importante.
  • Des monopolistes cherchant à maintenir leur position de leader sur le marché.
  • Des développeurs de nouveaux produits ayant besoin de créer de la demande.
  • Des entreprises planifiant un rebranding pour préparer le public à une nouvelle image.
  • Des marques avec une faible fidélité qui souhaitent renforcer la confiance via la démonstration de valeurs.

Formats et canaux de la publicité d'image

Pour créer une image frappante du produit, divers formats publicitaires sont utilisés :

  • Images : La tâche principale est de transmettre le message à travers du contenu visuel.
  • Vidéos : Permet de montrer non seulement les caractéristiques, mais aussi les émotions liées à l'utilisation du produit.
  • Articles dans les médias : Aident à transmettre des informations sur l'entreprise à l'audience cible.
  • Placement de produit : Utilisé dans des films et des émissions de télévision pour accroître la notoriété.
  • Projets sociaux et caritatifs : Révèlent la mission et les valeurs de la marque.

Pour maximiser la portée de l'audience cible, les marketeurs utilisent divers canaux tels que la radio, la télévision, les médias imprimés et en ligne, la publicité extérieure, les réseaux sociaux et les événements publics. Des campagnes d'image efficaces impliquent des stratégies multicanaux, où la marque doit être visible sur différentes plateformes.

Comment créer une publicité d'image ?

L'essence de la publicité d'image réside dans la formation de la représentation souhaitée d'un produit dans l'esprit des consommateurs. Pour cela, diverses techniques sont appliquées :

  • Mise en avant des caractéristiques irrationnelles : La publicité peut affirmer que le produit est prestigieux et à la mode.
  • Démonstration de la situation de consommation : Il est important de montrer comment le produit est utilisé dans la vie réelle.
  • Présentation d'un représentant typique de l'audience cible : Cela aide les consommateurs à s'associer au produit.
  • Accent sur la réputation : En parlant de l'histoire longue et de la fiabilité de l'entreprise, la publicité crée de la confiance.

Comment évaluer l'efficacité de la publicité d'image ?

Une publicité d'image efficace doit conduire aux résultats suivants :

  • Les consommateurs perçoivent l'entreprise comme elle se positionne.
  • Les caractéristiques de valeur données du produit sont mises en avant.
  • Les consommateurs sont prêts à payer pour une marque spécifique et la préfèrent à ses concurrents.
  • Une attitude positive envers d'autres produits de la marque.

Étant donné que les résultats de la publicité d'image ne sont pas toujours visibles immédiatement, il est important de procéder à une analyse après la fin de la campagne à travers des sondages, le suivi des réseaux sociaux et l'étude des avis sur l'entreprise. Les résultats à long terme peuvent prendre plusieurs années, il est donc important de se rappeler qu'une publicité d'image réussie nécessite du temps et de la cohérence.

Postmypost — Le premier service de gestion de projets SMM avec intelligence artificielle!
Créez un plan de contenu avec l'aide de l'IA, planifiez des publications un mois à l'avance — essayez 7 jours de liberté gratuitement!
Essayez gratuitement

URL : https://www.format.com/fr/magazine/resources/photographie/3d-photos

Un guide pratique pour naviguer dans les dimensions passionnantes de la photographie 3D

Un guide pratique : Naviguer dans les dimensions passionnantes de la photographie 3D

Les images 3D peuvent donner une nouvelle dimension à vos photographies et à vos œuvres artistiques. Il existe de nombreuses façons de créer des images 3D : ce guide photo 3D vous apprendra tout ce que vous devez savoir pour vous lancer !

gros plan d'une caméra 3D noire avec de l'eau et la ville au loin

L'imagerie 3D peut transformer profondément votre travail artistique, en ajoutant une profondeur et une interactivité captivantes qui changent l'expérience visuelle. La maîtrise des techniques 3D offre une puissante voie d'innovation pour les photographes, les artistes et les créatifs. Ce guide mis à jour vous apprendra tout ce que vous devez savoir, des principes fondamentaux aux technologies de pointe qui permettent une expression artistique unique !

La technologie a radicalement transformé le paysage créatif ces dernières années. Dans le marché visuel concurrentiel actuel, les photographes professionnels, les artistes et les créatifs doivent continuellement faire évoluer leur art pour attirer les clients et le public. Alors que les nouveaux équipements, les logiciels sophistiqués et l'intelligence artificielle ont démocratisé la création d'images, la photographie 3D se distingue comme un moyen unique de différencier votre portfolio en ligne et de repousser les limites de votre pratique artistique. Il est essentiel de présenter un large éventail de techniques de narration visuelle, et l'imagerie 3D, en particulier, offre la possibilité d'attirer l'attention et d'immerger les spectateurs. Plongeons-nous dans les fondamentaux de l'imagerie spatiale !

Les bases de la photo 3D

La création d'images 3D captivantes nécessite divers réglages de caméra et logiciels, chacun offrant des possibilités créatives distinctes. Bien qu'une image 3D puisse être synthétisée à partir d'une seule image 2D en post-production, de nombreux artistes trouvent que le processus délibéré de la méthode traditionnelle stéréoscopique capturer de manière plus satisfaisante et plus fidèle à leur niveau de compétence.

Pour ceux qui privilégient les techniques classiques, mettre en avant votre approche apporte une valeur ajoutée considérable. Lorsque vous présentez une image 3D dans votre portfolio, le fait de préciser qu'elle a été soigneusement créée à partir de deux captures distinctes met en valeur l'intention artistique et les compétences techniques impliquées, ce qui est souvent plus impressionnant que les solutions automatisées.

Création de profondeur moderne : photographie computationnelle et IA

Au-delà des méthodes traditionnelles, le domaine a connu des progrès rapides en matière de photographie computationnelle et d'IA. De nombreux outils modernes peuvent générer intelligemment un “carte de profondeur“ — une représentation numérique de la distance des objets dans une scène — à partir d'images 2D standard. Cela permet aux créatifs d'ajouter une impression de profondeur aux photographies existantes ou d'utiliser ces cartes générées par l'IA pour créer des effets de post-traitement innovants, estompant ainsi les frontières entre la photographie traditionnelle et l'art numérique.

Capture d'images en 3D

La méthode fondamentale pour créer une image 3D consiste à prendre deux photos à partir de points de vue légèrement différents, reflétant ainsi la façon dont nos yeux perçoivent la profondeur. Pour les sujets immobiles, cela peut être réalisé en déplaçant latéralement l'appareil photo de manière précise entre les prises de vue. Il peut être utile de mesurer et de marquer votre espace à l'avance. Pour capturer des scènes ou des actions dynamiques, une configuration à deux appareils photo permet une capture simultanée sous les deux angles, garantissant une synchronisation parfaite. Ces techniques permettent aux artistes de contrôler directement l'effet de parallaxe, qui est essentiel pour définir la profondeur perçue.

Nouveaux horizons dans la capture : LiDAR, temps de vol (ToF) et plateformes volumétriques

Depuis 2018, l'intégration de LiDAR (détection et télémétrie par la lumière) et Temps de vol (ToF) L'intégration de capteurs dans de nombreux smartphones haut de gamme (par exemple, les modèles Apple iPhone Pro, certains appareils Android) a révolutionné la capture de profondeur. Ces capteurs actifs mesurent avec précision les distances en émettant de la lumière et en calculant son temps de retour, générant ainsi des cartes de profondeur très précises à la volée. Pour les artistes, cela signifie :

  • Données de profondeur sans effort : Capture fluide d'informations spatiales précises à partir d'une seule photo ou d'un court clip vidéo, simplifiant la création d'images en profondeur ou même de “ vidéos spatiales ”.”
  • Contrôle créatif amélioré : Utilisation de ces cartes de profondeur comme base pour la manipulation numérique avancée, la mise au point sélective ou l'intégration dans des expériences de réalité augmentée.

Pour les projets ambitieux dans le domaine du cinéma, des jeux vidéo ou des installations artistiques immersives, les studios de capture volumétrique représentent le summum de cette modélisation. Ces installations sophistiquées utilisent des dizaines, voire des centaines de caméras synchronisées pour capturer un sujet sous tous les angles simultanément, produisant ainsi des modèles 3D entièrement navigables et animés de personnes ou d'objets. Cela ouvre des possibilités créatives révolutionnaires pour les humains numériques et la reconstruction dynamique de scènes.

Femme portant des lunettes de réalité virtuelle dans une pièce avec une projection de vagues.

Affichage d'images 3D

Historiquement, l'affichage d'images en 3D impliquait souvent l'utilisation de lunettes anaglyphes (rouge-cyan), une méthode simple qui, bien qu'efficace, compromet souvent la fidélité des couleurs et l'impact de la profondeur. Il s'agit d'une technologie relativement ancienne. Bien qu'elle reste valable pour certains effets artistiques spécifiques (en particulier pour les œuvres à contraste élevé ou monochromes), les techniques modernes offrent des possibilités bien plus immersives et polyvalentes pour présenter vos œuvres en 3D.

Technologies d'affichage de pointe pour les créatifs :

  • Casques VR/AR : L'évolution la plus marquante dans le domaine de l'affichage 3D est l'adoption généralisée de Réalité virtuelle (RV) et Réalité augmentée (RA) casques (par exemple, la série Meta Quest, Apple Vision Pro, Valve Index, casques Pico). Ces appareils offrent une véritable 3D stéréoscopique, procurant une sensation inégalée de profondeur, de présence et d'immersion. Pour les artistes, il ne s'agit pas seulement d'appareils de visualisation, mais de nouvelles toiles pour des installations interactives, des galeries virtuelles et des récits immersifs. Certains, comme l'Apple Vision Pro, capturent même directement des “ vidéos spatiales ”, transformant les souvenirs personnels en expériences profondément immersives.
  • Affichages holographiques : Des technologies telles que le Portrait dans le miroir/Go offrent un aperçu de la visualisation 3D sans lunettes pour des expériences individuelles ou en petits groupes. Ces écrans à champ lumineux créent une image véritablement tridimensionnelle qui change de perspective lorsque le spectateur se déplace, offrant une “ fenêtre ” unique sur vos créations 3D, parfaite pour expositions ou des éléments de portfolio interactifs.
  • WebGL et visionneuses Web 3D interactives : Les navigateurs Web modernes, alimentés par des technologies telles que WebGL et WebXR, peut désormais rendre directement et de manière native des modèles et des environnements 3D complexes et interactifs. Cela représente une véritable révolution pour les portfolios en ligne. Des services tels que Sketchfab permet aux artistes d'héberger et d'intégrer des modèles 3D interactifs sur leurs sites web. Les visiteurs peuvent alors librement faire pivoter, zoomer et explorer vos sculptures, scènes ou artefacts reconstruits en 3D directement dans leur navigateur, sans avoir besoin d'un logiciel ou d'un plugin spécialisé.
  • Wiggle 3D La création d'un GIF qui alterne rapidement entre des images légèrement décalées reste une technique fascinante. Cette “ stéréoscopie ondulatoire ” offre une simulation dynamique de la profondeur qui attire instantanément l'attention sur les écrans plats et les flux des réseaux sociaux, ce qui en fait un excellent outil pour des aperçus rapides et percutants de portfolios. Voici quelques exemples remarquables d'images 3D ondulatoires utilisant cette technique, ainsi que quelques tutoriels simples expliquant comment les réaliser.

Conseils pour prendre des photos 3D à effet artistique

Quelle que soit la méthode d'affichage choisie, les principes fondamentaux pour capturer des images 3D percutantes restent essentiels pour réussir artistiquement.

  • Mettez l'accent sur la profondeur dans votre composition : Pour obtenir un effet 3D maximal, composez vos scènes avec des éléments clairs au premier plan, au second plan et à l'arrière-plan. Un sujet à plat contre un mur diminue l'impact. Pensez à utiliser des lignes directrices et des cadrages qui attirent naturellement le regard vers la profondeur perçue.
  • Maîtrisez le point central : En gardant votre sujet principal centré, vous garantissez un alignement cohérent entre vos deux captures, ce qui assure un effet 3D homogène plutôt qu'un flou. Cela permet également de stabiliser le regard du spectateur.
  • Capturez plus de deux : Prendre une série d'images légèrement décalées (plus de deux) offre une plus grande flexibilité en post-production. Vous pouvez ensuite sélectionner la paire la plus percutante pour une sortie stéréoscopique, ou utiliser la séquence pour des techniques avancées telles que le rendu plénoptique ou même la génération de courtes vidéos “ wiggle ”.
  • Séparation optimale pour la perspective : La distance idéale entre vos deux positions de caméra (ligne de base) dépend de la proximité du sujet et de l'exagération de profondeur souhaitée. Pour les gros plans, une séparation similaire à la distance interpupillaire moyenne chez l'être humain (environ 6,35 cm) est un bon point de départ. Pour les paysages éloignés, une ligne de base beaucoup plus large peut être nécessaire pour introduire une profondeur perceptible. L'expérimentation est essentielle pour trouver le bon équilibre artistique.
  • Il est essentiel d'utiliser des réglages constants pour l'appareil photo : Conservez les mêmes réglages pour l'appareil photo (ouverture, vitesse d'obturation, ISO, balance des blancs) entre vos deux (ou plusieurs) prises de vue. Toute différence entraînera des artefacts visuels gênants, perturbant l'illusion immersive en 3D.
  • Standardisez votre ordre de capture : Le fait de photographier systématiquement de gauche à droite simplifie votre flux de travail en post-production, vous permettant ainsi de toujours savoir quelle image correspond à l'œil gauche et à l'œil droit, ce qui évite les erreurs et accélère votre processus créatif.

Applications d'images 3D et applications d'appareils photo 3D pour les créatifs

Si les logiciels traditionnels tels qu'Adobe Photoshop restent extrêmement puissants pour peaufiner les images 3D, l'écosystème des applications mobiles a explosé avec des outils dédiés qui rationalisent la création 3D pour les artistes.

Outils de création 3D modernes pour votre flux de travail :

  • Fonctionnalités natives de profondeur pour smartphones : Grâce aux capteurs LiDAR/ToF intégrés, les applications modernes pour appareils photo de smartphones et les solutions tierces génèrent automatiquement des cartes de profondeur, idéales pour créer des effets de portrait dynamiques ou servir de base à d'autres manipulations artistiques dans d'autres applications.
  • Génération de profondeur basée sur l'IA : Une nouvelle vague d'applications utilise l'IA avancée pour déduire la profondeur à partir de tous Image 2D, permettant aux artistes d'ajouter une impression convaincante de tridimensionnalité à leurs archives photographiques plates existantes, ouvrant ainsi de nouvelles voies pour l'exploration stylistique.
  • Applications mobiles de photogrammétrie : C'est une véritable révolution pour les artistes intéressés par la modélisation 3D. Des applications telles que Polycam, Kiri Engine, Metascan et RealityScan vous permettent d'utiliser l'appareil photo de votre smartphone pour capturer une série de photos superposées d'un objet ou d'un environnement. L'application traite ensuite automatiquement ces images (souvent via le cloud computing) pour générer un modèle 3D très détaillé et texturé. Cela démocratise la numérisation 3D, en faisant un outil accessible aux artistes pour créer des jumeaux numériques de sculptures, d'accessoires ou même d'environnements entiers pour des projets artistiques virtuels.
  • Applications dédiées à l'édition et à la visualisation 3D : Au-delà de la capture, un écosystème croissant d'applications se concentre sur la manipulation, l'optimisation et la visualisation d'actifs 3D directement sur les appareils mobiles, prenant en charge des formats populaires tels que GLB et USDZ, qui sont idéaux pour l'intégration Web et RA.

Images 3D sur les réseaux sociaux : élargissez votre audience

Les plateformes de réseaux sociaux adoptent de plus en plus des contenus interactifs et riches en profondeur, allant au-delà des images statiques pour offrir un engagement dynamique aux artistes.

  • L'évolution de la profondeur sociale : Si Facebook a été le pionnier des fonctionnalités dédiées aux photos 3D, le concept de profondeur interactive s'est répandu sur d'autres plateformes. La vision plus large du “ métaverse ” de Meta, par exemple, met l'accent sur la création et le partage de contenus 3D riches pour des expériences virtuelles immersives.
  • Vidéos et photos spatiales: Une avancée révolutionnaire est l'introduction de Vidéos spatiales (et bientôt, les photos spatiales) capturées par des appareils avancés tels que l'iPhone 15 Pro et les modèles ultérieurs. Il s'agit de véritables captures stéréoscopiques, conçues pour être visionnées sur des casques immersifs tels que l'Apple Vision Pro, offrant une profonde sensation de présence et permettant aux artistes de partager des scènes d'une profondeur sans précédent. Ce format est un nouveau support puissant pour l'art expérientiel.
  • TikTok et Snapchat : Ces plateformes sont à l'avant-garde de la popularisation des contenus sensibles à la profondeur grâce à leur utilisation intensive de filtres RA et d'outils créatifs. Les artistes peuvent exploiter ces fonctionnalités pour créer des visuels interactifs captivants qui réagissent aux mouvements de l'utilisateur ou à l'inclinaison du téléphone, présentant ainsi leurs œuvres de manière dynamique qui trouve un écho auprès du public contemporain.

Pour les créatifs, ces intégrations de plateformes offrent des opportunités inestimables pour présenter leurs travaux interactifs, susciter l'engouement et attirer le public vers leurs portfolios en ligne plus complets.

Appareils photo 3D pour les créatifs exigeants

Lorsque l'on envisage d'acheter un appareil photo pour la photographie 3D, les choix se sont élargis, allant des smartphones avancés aux systèmes de capture spécialisés, chacun répondant à des besoins créatifs différents.

  • Smartphones équipés d'un LiDAR/ToF : Ces appareils sont désormais des outils indispensables pour de nombreux créatifs. Leurs capteurs de profondeur intégrés et leurs puissantes capacités de photographie computationnelle permettent une capture rapide et de haute qualité de la profondeur. Pour les artistes qui travaillent sur place ou qui ont besoin d'itérations rapides, un smartphone haut de gamme devient un appareil de capture 3D polyvalent.
  • Appareils photo 3D dédiés aux consommateurs et prosommateurs : Au-delà des smartphones, certains appareils photo sont spécialement conçus pour les formats 3D immersifs :
    • Caméras stéréoscopiques à 360° : Les caméras qui capturent à la fois un panorama à 360 degrés et une profondeur stéréoscopique (par exemple, certains modèles Insta360) permettent aux artistes de créer des environnements 3D totalement immersifs et navigables que les spectateurs peuvent explorer à l'aide de casques VR.
    • Caméras VR180 : Ils permettent de créer des vidéos stéréoscopiques immersives à 180 degrés, offrant une expérience ciblée mais profondément dimensionnelle, idéale pour les courts métrages artistiques ou les visites virtuelles.
  • La puissance de n'importe quel appareil photo (doté d'une vision) : Fondamentalement, tout appareil photo de haute qualité peut encore être au cœur d'un flux de travail de photographie 3D, que ce soit pour les paires stéréoscopiques traditionnelles ou pour la photogrammétrie. La clé réside dans la vision de l'artiste et sa compréhension des principes de profondeur. Privilégiez les appareils photo dotés d'excellents capteurs et d'une plage dynamique élevée afin de garantir des images sources détaillées et haute fidélité pour votre travail en 3D.
Lunettes VR utilisées pour créer une expérience 3D

Autres équipements indispensables pour la photographie 3D

  • Trépied de précision : Un trépied robuste et fiable est indispensable pour la capture stéréoscopique traditionnelle. Il garantit un alignement précis et une hauteur de caméra constante entre vos multiples prises de vue, évitant ainsi les divergences visuelles qui peuvent ruiner l'effet 3D.
  • Supports pour deux caméras / Objectifs stéréo : Pour capturer des sujets dynamiques ou en mouvement en véritable stéréo, il est indispensable d'utiliser un support double caméra (permettant de fixer deux caméras sur un seul trépied) ou un objectif stéréo spécialisé (qui divise la vue d'une seule caméra en deux perspectives). Ces outils garantissent une capture simultanée pour une synchronisation parfaite.
  • Scanners LiDAR dédiés : Pour les applications professionnelles dans les domaines de l'architecture, de la préservation du patrimoine culturel ou de la création de jumeaux numériques très précis de grands espaces, les scanners LiDAR portatifs ou montés sur trépied spécialisés (par exemple, ceux de Faro ou Leica) offrent une précision de niveau industriel pour générer des nuages de points 3D denses.
  • Équipements de photogrammétrie : Pour les artistes qui se concentrent sur la modélisation 3D détaillée, les configurations photogrammétriques avancées peuvent inclure des plateaux tournants motorisés, des environnements d'éclairage contrôlés et même des réseaux de plusieurs caméras afin d'automatiser le processus de capture et de garantir des données optimales pour la reconstruction 3D.

Pour en savoir plus, consultez notre guide du débutant à l'achat du matériel photographique adapté, en mettant l'accent sur la manière dont les différents équipements vous aident à atteindre vos objectifs artistiques spécifiques en matière de 3D.

Modélisation 3D : photogrammétrie, NeRF, splatting gaussien et IA générative

La modélisation 3D, une forme spécialisée de photographie 3D, est devenue un domaine incroyablement dynamique, offrant aux artistes des outils puissants pour traduire le monde physique en ressources numériques ou créer des formes 3D entièrement nouvelles. C'est un ajout exceptionnel au portfolio en ligne de tout créatif.

Techniques fondamentales :

  • Photogrammétrie : Cette technique bien établie consiste à prendre de nombreuses photos superposées d'un objet ou d'une scène sous différents angles. Un logiciel sophistiqué analyse ensuite ces images pour reconstruire un maillage 3D très détaillé, appliquer des textures et créer un modèle numérique réaliste. Parmi les logiciels les plus populaires, on peut citer RealityCapture, Agisoft Metashape, Meshroom (open source), et des applications mobiles accessibles telles que Polycam. Les artistes utilisent la photogrammétrie pour :
    • Préserver le patrimoine culturel : Création d'archives numériques d'artefacts, de sculptures et de sites historiques.
    • Développer des ressources pour les jeux et les effets visuels : Génération de modèles réalistes pour les environnements virtuels et les effets visuels.
    • Jumeaux numériques sculpturaux : Reproduction de sculptures ou d'accessoires physiques à des fins d'affichage numérique ou de manipulation artistique ultérieure.

IA générative pour la création 3D : 

La pointe de la technologie en matière d'art 3D repose sur l'intelligence artificielle qui génère du contenu 3D à partir d'entrées simples, repoussant ainsi les limites des possibilités créatives. Bien sûr, il existe quelques considérations relatives à l'utilisation de l'IA générative, et nous abordons ces questions dans notre série.

  • Texte vers 3D : Les nouveaux modèles d'IA peuvent générer des modèles ou des scènes 3D fondamentaux à partir d'invites textuelles basiques (par exemple, “ une scène forestière fantaisiste avec des champignons lumineux ”). Bien qu'encore à ses débuts, cette technologie réduit considérablement les obstacles auxquels sont confrontés les artistes pour conceptualiser et prototyper rapidement des idées en 3D.
  • Image vers 3D : Certains outils d'IA peuvent extrapoler la géométrie et les textures 3D à partir d'une seule image 2D, ou “ coloriser ” et texturer intelligemment des modèles 3D existants en fonction d'apports créatifs.

Applications créatives de la modélisation 3D :

Les applications artistiques et professionnelles de ces modèles 3D sont vastes :

  • Les jumeaux numériques au service de l'art : Création de répliques numériques précises de vos œuvres d'art physiques pour les galeries en ligne, à des fins d'archivage ou pour des expositions interactives.
  • Commerce électronique et visualisation des produits : Présentation de produits (par exemple, articles artisanaux, accessoires de mode) sous forme de modèles 3D interactifs sur des sites Web, permettant aux clients potentiels de les explorer de manière dynamique.
  • Galeries et expositions virtuelles : Concevez des espaces 3D immersifs pour mettre en valeur vos photographies ou vos œuvres numériques, permettant aux spectateurs de “ se promener ” et de découvrir votre travail d'une manière nouvelle et captivante.
  • Expériences de réalité augmentée : Développement de filtres RA ou d'installations interactives où vos créations 3D sont superposées au monde réel via des smartphones ou des casques RA.
  • Jeux vidéo et médias immersifs : Contribution à la création d'éléments 3D pour les jeux vidéo, les expériences de réalité virtuelle ou les récits interactifs.

Lorsque vous constituez votre portfolio, il est essentiel de choisir une plateforme qui intègre facilement du contenu 3D interactif. Des services tels que Sketchfab proposent des outils d'intégration qui vous permettent d'afficher directement vos modèles 3D sur votre Format site web portfolio, permettant aux visiteurs de faire pivoter, zoomer et explorer votre travail.

Visionneuse 3D vintage en bois et métal contenant une image double

L'avenir de la photographie 3D : les frontières artistiques de l'informatique spatiale

L'évolution de la photographie 3D est étroitement liée au domaine en plein essor de l'informatique spatiale, un écosystème émergent où le contenu numérique interagit de manière transparente avec le monde physique, principalement grâce à des casques AR/VR/XR avancés. Pour les photographes, les artistes et les créatifs, cela représente une frontière passionnante pour l'innovation.

  • Récits immersifs : Les photos 3D, les vidéos spatiales et les captures volumétriques deviennent des supports fondamentaux pour une narration véritablement immersive, permettant aux artistes de créer des expériences qui transportent les spectateurs dans un souvenir, un paysage onirique ou une scène méticuleusement élaborée.
  • Espaces artistiques virtuels : La demande en contenu 3D de haute qualité stimulera la création de galeries virtuelles, d'installations numériques et d'expériences artistiques interactives de plus en plus sophistiquées au sein du métaverse et d'autres plateformes spatiales. Alors que les galeries commerciales réfléchissent à leurs espaces physiques, ces technologies peuvent offrir bien plus qu'une simple image fixe en 2D. 
  • L'IA en tant que partenaire créatif : L'intelligence artificielle continuera à démocratiser et à accélérer la création 3D, transformant des processus complexes en outils intuitifs. On peut s'attendre à ce que l'IA automatise non seulement la génération de profondeur, mais devienne également un partenaire collaboratif dans la conceptualisation, générant des formes 3D initiales, des textures, voire des scènes entières à partir de suggestions artistiques, libérant ainsi les artistes qui pourront se concentrer sur la conceptualisation et le raffinement. 

Alors que la considérations éthiques relatives au contenu généré par l'IA Si la confidentialité et la protection de la vie privée dans le domaine de la numérisation 3D sont des aspects importants à prendre en compte, le potentiel créatif pour les artistes qui souhaitent repousser les limites et définir de nouvelles formes d'expression visuelle est immense.

Mettez en valeur votre vision artistique en 3D !

Maintenant que vous disposez des connaissances nécessaires pour capturer et créer des images 3D, la prochaine étape consiste à les intégrer judicieusement à votre portfolio en ligne.

Si vous ne disposez pas encore d'un portfolio en ligne adapté aux professionnels de la création, c'est le moment de vous en créer un ! Recherchez des créateurs de sites web qui proposent des modèles hautement personnalisables, des mises en page flexibles pour présenter divers médias et une prise en charge robuste pour l'intégration de modèles 3D interactifs (par exemple, Sketchfab embeds) et de vidéos spatiales. Votre portfolio ne doit pas seulement présenter votre travail final, mais aussi donner un aperçu des processus innovants qui le sous-tendent. Format La plateforme de portfolio offre une personnalisation améliorée, l'intégration de médias et plus de 90 thèmes parmi lesquels choisir pour mettre en valeur votre travail.

Envisagez d'inclure une section intégrée dédiée à un blog ou à des études de cas. Cela vous permettra d'exprimer clairement votre processus créatif et de partager vos choix techniques. Personnalisez et racontez le parcours artistique qui se cache derrière votre travail en 3D. Vous offrirez ainsi à vos spectateurs un aperçu incroyable qui les aidera à se connecter à votre processus.

Nous sommes impatients de voir comment vous allez exploiter ces nouvelles dimensions pour créer des œuvres d'art inédites et passionnantes.

Connectez-vous avec votre communauté

Améliorez votre image de marque grâce à un site web professionnel.

Contributeur

  • icône noir

    Chez Format, nous sommes un groupe de passionnés à l'intersection de la technologie et de la créativité, unis par un seul objectif : aider les professionnels de la création à réussir. Notre équipe se consacre à fournir aux photographes, aux artistes et aux designers les outils et les ressources dont ils ont besoin pour partager leur travail et développer leur entreprise.

A4 1 4

Un guide pour améliorer vos compétences en photographie

Améliorez votre photographie grâce à notre guide de ressources gratuit. Bénéficiez d'un accès exclusif à des conseils, des astuces et des outils pour perfectionner votre art, construire votre portfolio en ligne et développer votre activité.

Nom(Obligatoire)
S'abonner à la lettre d'information Field Label

URL : https://www.cineclubdecaen.com/peinture/analyse/imagetheorie.htm

Image et symbole
Accueil Partie beaux-arts Histoire de l'art Les peintres Les musées Les expositions Thèmes picturaux

Le rôle de l'image Le dictionnaire des symboles de Jean Chevalier, ed Bouquins, 1982,(DS) L'imagination créatrice dans le soufisme d'Ibn' Arabie de Henri Corbin, 1958, (IC) L'homme à la découverte de son âme; structure et fonctionnement de l'inconscient, 2ème édition de C.G. Jung, Genève 1946, (HA) Traité d'histoire des religions de Mircea Eliade, Paris 1949, n.e. 1964, (TH) Les trois fonctions chez Lacan L'entre-Image de Raymond Bellour Les structures anthropologiques de l'imaginaire de Gilbert Durand, 1963, (SA) L'image-mouvement et l'image temps de Gilles Deleuze Les iconoclastes de Jean-Joseph Goux Vocabulaire de la psychanalyse de j Laplanche, 1967, (VP) L'exposition : passage de l'image L'exposition: les vanités

On sait qu'il existe des choses et que pour désigner ces choses les êtres vivants utilisent un langage. Ce langage peut être une langue (l'anglais, le français, le latin etc., qui possèdent un lexique et une syntaxe...) ou un système de signes ( le langage des sourds-muets, le dessin, la peinture, le cinéma...).

La sémantique est l'étude du sens du langage, la sémiologie l'étude des signes qui servent à produire le sens. Si l'image n'est qu'un système de signes alors elle relève du domaine de la science (sciences du langage, rhétorique, communication..). Mais l'image est-elle réductible à un système de signes ? L'image n'est-elle pas aussi un lieu favorable au développement de l'imaginaire, le lieu où l'artiste revitalise une symbolique qu'il appartient au spectateur d'interpréter.

Approche terminologique (DS)

L'Imaginaire et le Symbolique : essai de définition

Le champ sémantique des divers vocables dérivés en français du terme d'image risquerait d'être singulièrement appauvri si l'interprétation en était faite sur le seul fondement étymologique du latin imago. Dans son acceptation originaire ce terme vise en effet le trait de ressemblance dont se trouve marquée une représentation quelle soit une fable ou un objet plastique. Aussi bien imago a-t-il même racine qu'imitor. S'agit-il au contraire de donner un équivalent à notre imaginaire, c'est à dire à ce genre de représentation dont c'est l'essence de nous soustraire au déjà vu, et d'ériger un monde dont on entend souligner qu'il est sans modèle, c'est à d'autres racines qu'il sera fait appel. Les écrivains latins ont bien marqué d'ailleurs par leurs emprunts terminologiques l'obligation où ils étaient de renouveler leur lexique de l'imaginaire, et c'est vers le grec qu'ils se sont tout naturellement tournés par une série d'emprunts dont l'usage français a lui-même bénéficié. De l'équivalent grec de l'imago latine c'est à dire de l'icône on dissociera le fantasme, c'est à dire l'objet de la fantaisie auquel le phantastikon correspond en des acceptations qui sont l'anticipation du "fantastique" français. La représentation "fantastique" ne se connaît pas d'originale, elle est sans modèle dans le réel, mais elle soutient ce paradoxe de prêter à un contenu irréaliste (la fantaisie), ou pour le moins tenu pour irréel, l'apparence d'une réalité (le fantasme). Mais de ce déplacement surgit précisément le problème de l'imaginaire : comment l'image en tant qu'image, peut-elle parodier le réel? Comment l'image destinée à reproduire les traits caractéristiques d'un objet se trouve-t-elle revendiquer dans l'imaginaire les traits d'une quasi-réalité? La relation de l'image à l'imaginaire n'est pas un aspect particulier du problème, c'est le problème même de l'imaginaire.

L'emploi du mot symbole révèle des variations de sens considérables. Pour préciser la terminologie en usage, il importe de bien distinguer l'image symbolique de toutes les autres avec lesquelles elle est trop souvent confondue. De ces confusions résultent un affadissement du symbole, qui se dégrade en rhétorique, en académisme ou en banalité. Si les frontières ne sont pas toujours évidentes, en pratique, entre les valeurs de ces images, c'est une raison supplémentaire pour les marquer avec force en théorie

  • L'emblème est une figure visible adoptée conventionnellement pour représenter une idée, un être physique ou moral : le drapeau est l'emblème de la patrie, le laurier, celui de la gloire.
  • L'attribut est une réalité ou une image, servant de signe distinctif à une personnalité, à une collectivité ou à un être moral : les ailes sont l'attribut d'une société de navigation aérienne, la roue d'une compagnie ferroviaire, la massue d'Hercule, la balance de la justice. Un accessoire caractéristique est ainsi choisi pour désigner le tout.
  • L'allégorie est une figuration sous une forme le plus souvent humaine, mais parfois animale ou végétale, d'un exploit, d'une situation, d'une vertu d'un être abstrait, comme la femme ailée est l'allégorie de la victoire, une corne d'abondance l'allégorie de la prospérité. Henry Corbin précise cette différence fondamentale: l'allégorie est une opération rationnelle, n'impliquant de passage ni à un nouveau plan de l'être, ni à une nouvelle profondeur de la conscience ; c'est la figuration, à un même niveau de conscience de ce qui peut être déjà connu d'une autre manière.
  • Le symbole annonce un autre plan de conscience que l'évidence rationnelle; il est le chiffre d'un mystère, le seul moyen de dire ce qui ne peut être appréhender autrement; il n'est jamais expliqué une fois pour toutes, mais toujours à déchiffrer de nouveau, de même qu'une partition musicale n'est jamais déchiffrée une fois pour toutes, mais appelle une exécution toujours nouvelle (IC, 13)
  • La métaphore développe une comparaison entre deux êtres ou deux situations: l'éloquence de tel orateur est un déluge verbal.
  • L'analogie est un rapport entre des êtres ou des notions essentiellement différentes, mais semblables sous un certain aspect ; la colère de Dieu par exemple n'a qu'un rapport d'analogie avec la colère de l'homme. Le raisonnement par analogie est une source d'innombrables méprises.
  • Le symptôme est une modification dans les apparences ou dans un fonctionnement habituel qui peut révéler une certaine perturbation ou un conflit ; le syndrome est l'ensemble de symptômes qui caractérisent une situation évolutive et présagent un avenir plus ou moins déterminé.
  • La parabole est un récit possédant un sens en lui-même, mais destiné à suggérer, au-delà de ce sens immédiat, une leçon morale, comme la parabole du bon grain tombant sur des terrains différents.
  • L'apologue est une fable didactique, une fiction de moraliste, destinée, à travers une situation imaginaire, à faire passer un enseignement.

 

Toutes ces formes imagées de l'expression ont en commun d'être des signes et de ne pas dépasser le niveau de signification. Ce sont des moyens de communication, sur le plan de la connaissance imaginative ou intellectuelle, qui jouent un rôle de miroir, mais ne sortent pas du cadre de la représentation. Symbole refroidi, dira Hegel de l'allégorie; sémantique desséchée en sémiologie, précisera Gilbert Durand. Le symbole se distingue essentiellement du signe, en ce que celui-ci est une convention arbitraire qui laisse étrangers l'un à l'autre le signifiant et le signifié, tandis que le symbole présuppose homogénéité du signifiant et du signifié au sens d'un dynamisme organisateur (SA, 20).

S'appuyant sur les travaux de Jung, de Piaget, de Bachelard, Gilbert Durand fonde sur les structures même de l'imagination ce dynamisme organisateur... facteur d'homogénéité dans la représentation. Bien loin d'être faculté de former des images, l'imagination est puissance dynamique qui déforme les copies pragmatiques fournies par la perception et ce dynamisme réformateur des sensations devient le fondement de la vie psychique tout entière. On peut dire que le symbole... possède plus qu'un sens artificiellement donné, mais détient un essentiel et spontané pouvoir de retentissement (SA, 20-21).

Dans la Poétique de l'espace, G. Bachelard précise ce point : le retentissement nous appelle à un approfondissement de notre propre existence... Il opère un virement d'être. Le symbole est véritablement novateur. Il ne se contente pas de provoquer des résonances, il appelle une transformation en profondeur. On voit dès lors que les symboles algébriques, mathématiques, scientifiques ne sont, eux aussi, que des signes dont la portée conventionnelle est soigneusement définie par les instituts de normalisation. Il ne saurait exister de science exacte s'exprimant en symboles, au sens précis de ce terme. La connaissance objective dont parle Jacques Monod, tend à éliminer ce qui reste de symbolique dans le langage pour ne retenir que la mesure exacte. Ce n'est qu'un abus de langage, bien compréhensible d'ailleurs, d'appeler symboles ces signes qui visent à indiquer des nombres imaginaires, des quantités négatives, etc. Mais ce serait une erreur de croire que l'abstraction croissante du langage scientifique conduit au symbole ; le symbole est lourd de réalités concrètes.

L'abstraction vide le symbole et engendre le signe ; l'art, au contraire, fuit le signe et nourrit le symbole Le symbole est donc beaucoup plus qu'un simple signe : il porte au-delà de la signification, il relève de l'interprétation et celle-ci d'une certaine prédisposition. Il est chargé d'affectivité et de dynamisme. Il joue sur des structures mentales. C'est pourquoi il est comparé à des schèmes affectifs, fonctionnels, moteurs pour bien montrer qu'il mobilise en quelque sorte la totalité du psychisme. Pour marquer son double aspect représentatif et efficace, on le qualifierait volontiers d'eidolo-moteur. Le terme eidolon le maintient, pour ce qui est de la représentation au niveau de l'image et de l'imaginaire, au lieu de le situer au niveau intellectuel de l'idée (eidos).

Ce n'est pas à dire que l'image symbolique ne déclenche aucune activité intellectuelle. Elle reste cependant comme un centre autour duquel tout le psychisme qu'elle met en mouvement. Quant une roue sur une casquette indique un employé de chemin de fer, elle n'est qu'un signe; quand elle est mise en relation avec le soleil, avec les cycles cosmiques, avec les enchaînements des destinées, avec les demeures du Zodiaque, avec le mythe de l'éternel retour, c'est tout autre chose, elle prend valeur de symbole. Mais en s'éloignant de la signification conventionnelle, elle fraie la voie à l'interprétation subjective. Avec le signe on demeure sur un chemin continu et assuré ; le symbole suppose une rupture de plan, une discontinuité, un passage à un autre ordre ; il introduit dans un ordre nouveau aux multiples dimensions. Complexes, indéterminés mais dirigés dans un certain sens, les symboles sont encore appelés des synthèmes ou des images axiomatiques.

Les exemples les plus prégnants de ces schèmes eiolo-moteurs sont ce que C.G. Jung a nommé les archétypes. On peut rappeler ici une conception de S. Freud, sans doute plus restrictive que celle de Jung, sur les fantasmes originaires, qui seraient des structures fantasmatiques typiques (vie intra-utérine, scène originaire, castration, séduction) que la psychanalyse retrouve comme organisant la vie fantasmatique, quelles que soient les expériences personnelles des sujets; l'universalité des fantasmes s'explique selon Freud, parle fait qu'ils constitueraient un patrimoine transmis phylogénétiquement (VP, 157)

Les archétypes seraient, pour C.G. Jung, comme des prototypes d'ensembles symboliques, si profondément inscrits dans l'inconscient qu'ils en constitueraient comme une structure, des engrammes, selon le terme de l'analyste zurichois. Ils sont dans l'âme comme des modèles préformés, ordonnés (taxinomiques) et ordonnateurs (téléonomiques), c'est à dire des ensembles représentatifs et émotifs structurés, doués d'un dynamisme formateur. Les archétypes se manifestent comme des structures psychiques quasi-universelles, innées ou héritées, une sorte de conscience collective; ils s'expriment à travers des symboles particuliers chargés d'une grande puissance énergétique. Ils jouent un rôle moteur et unificateur considérable dans l'évolution de la personnalité.

C.G. Jung considère l'archétype comme une possibilité formelle de reproduire des idées semblables ou du moins analogues... ou une condition structurale inhérente à la psyché, qui a elle-même, en quelque manière, partie liée avec le cerveau (HA, 196). Mais ce qui est commun à l'humanité, ce sont ces structures, qui sont constantes et non pas ces images apparentes, qui peuvent varier selon les époques, les ethnies et les individus. Sous la diversité des images, des récits des mimes, un même ensemble de relations peut se déceler, une même structure peut fonctionner.

Mais si des images multiples sont susceptibles d'être réduites à des archétypes, il ne faut pas perdre de vue pour autant leur conditionnement individuel, ni, pour accéder au type, négliger la réalité complexe de cet homme tel qu'il existe. La réduction, qui atteint par l'analyse le fondamental et qui est de tendance universalisante, doit s'accompagner d'une intégration, qui est d'ordre synthétique et de tendance individualisante. Le symbole archétypique relie l'universel et l'individuel. Les mythes se présentent comme des transpositions dramaturgiques de ces archétypes, schèmes et symboles ou des compositions d'ensemble, épopées, récits, genèses, cosmogonie qui trahissent déjà un processus de rationalisation.

Mircea Eliade voit dans le mythe le modèle archétypal pour toutes les créations sur quelque plan qu'elles se déroulent: biologique, psychologique, spirituel. La fonction maîtresse du mythe est de fixer les modèles exemplaires de toutes les actions humaines significatives (TH, 345). Le mythe apparaîtra comme un théâtre symbolique des luttes intérieures et extérieures que livre l'homme sur la voie de son évolution, à la conquête de sa personnalité. Le mythe condense en une seule histoire une multitude de situation analogues ; au-delà des images mouvementées et colorées, il permet de découvrir des types de relations constants, c'est à dire des structures.

Mais ces structures, animées de symboles, ne restent pas statiques. Leur dynamisme peut prendre deux directions opposées. La voie de l'identification aux dieux et aux héros imaginaires conduit à une sorte d'aliénation; les structures sont alors qualifiées de schizomorphes (G.Durand); elles tendent en effet à rendre le sujet semblable à l'autre, à l'objet de l'image, à l'identifier à ce monde imaginaire et à le séparer du monde réel. Au contraire la voie d'intégration des valeurs symboliques, exprimées par les structures de l'imaginaire, favorise l'individuation ou le développement harmonieux de la personne; ces structures sont alors dites isomorphes, homogénéisantes, comme des incitations pour le sujet à devenir lui-même, au lieu de s'aliéner en un héros mythique. Si l'on considère l'aspect synthétique de cette intégration, qui est une assimilation intérieure à soi-même des valeurs, au lieu d'être une assimilation de soi à des valeurs extérieures, on qualifiera ces structures d'équilibrantes

. On désignera sous le nom de symbolique, d'une part l'ensemble des relations et des interprétations afférent à un symbole, la symbolique du feu par exemple; d'autre part, l'ensemble des symboles caractéristiques d'une tradition, la symbolique des Mayas de l'art roman, etc.; enfin l'art d'interpréter les symboles.

Le symbolique selon J.Lacan est un des trois registres essentiels qu'il distingue dans le champ de la psychanalyse, avec l'imaginaire et le réel: Le symbolique désigne l'ordre des phénomènes auxquels la psychanalyse a affaire et tant qu'ils sont structurés comme un langage (VP, 474) Les trois ordres chez Lacan Pour Lacan les signifiants sont premiers par rapport aux signifiés. Les signifiants forment la langue dans laquelle le sujet puise pour émettre une parole. Cette parole rétroagit sur la langue et la modifie si assez de gens pendant un temps assez long font rentrer certaines paroles dans la langue. Le sujet n'est donc pas libre de dire tout ce qu'il peut, il doit s'exprimer dans la langue.

Les règles de la langue sont extrêmement complexes et doivent répondre à la seconde loi de la linguistique de Saussure : la linéarité du signifiant

Conférence Le stade du miroir, à Marienbad le 31 juillet 1936 lors du XIV Congrès international de psychanalyse. Trois étapes de maturation de l'enfant vis à vis de l'image entre 6 et 8 mois:

  • 1) Tout d'abord l'enfant réagit comme si l'image présentée par un miroir, était une réalité ou du mois comme l'image d'un autre.
  • 2)Par la suite l'enfant cessera de traiter cette image comme un objet réel, il ne cherchera pas à s'emparer de l'autre qui se cache derrière le miroir. Jusqu'à présent, les réactions du petit enfant ne diffèrent pas de celle du singe, sinon par plus de... lenteur
  • 3)Mais voici qu'en troisième étape, l'enfant humain va reconnaître cet autre comme sa propre image. C'est bien ce processus d'identification, une conquête progressive de l'identité du sujet. Cette identification primaire de l'enfant à son image

 

L'image reproduit la densité du réel, elle est l'amorce toujours possible d'une rêverie, elle ne dit rien, elle propose un déchiffrement qui dépend du spectateur. Ce n'est que de manière anecdotique qu'elle propose parfois un discours. L'image est déjà là; psychanalitiquement J-J Goux affirme même qu'elle est liée au besoin de la mère; alors que le sens est une construction, un idéal à construire qui est dicté par le désir de ressembler au père. Les images n'ont pas à faire sens, leur seule présence est signe d'une réalité. Au contraire le discours, l'élaboration d'un sens par la parole ou l'écriture, nécessite une construction qui doit avoir recours à de multiples règles plus ou moins admises, plus ou moins changeantes - règles linguistiques et sémiologiques-. Le discours est toujours critiquable. L'image aussi est critiquable mais de manière moins immédiate. Et entre le temps où on l'a reçu et celui où on la critique, elle s'est déjà imposée à nous: d'où sa puissance et son danger.

L'image moderne (photographique, vidéo ou cinématographique) de part sa fabrication même, a un rapport étroit avec la vérité. Elle capte de manière mécanique les rayons de lumière qui ont été détournés par les objets. Les images modernes sont la trace, l'empreinte du réel. Elles semblent ainsi avoir acquis le droit de s'établir pour l'équivalent le réel. Pourtant notre société à force de consommer de l'image a fini par ce méfier de celle-ci et l'on assiste à une séparation assez nette entre deux types d'image: celles qui se donnent pour pur fantasmagorie et celles qui se veulent l'empreinte du réel.

URL : https://www.bnf.fr/fr/banque-dimages

Banque d’images | BnF - Site institutionnel
 

Banque d’images

Outil d’exploration des collections iconographiques numérisées de la bibliothèque, la banque d’images permet, notamment au public professionnel, d’acheter les images en haute définition et de payer la redevance pour leur utilisation commerciale.  

 

Une source d’images d’une extraordinaire richesse

Elle a ainsi pour vocation de rassembler l’ensemble des collections iconographiques de la bibliothèque qui comptent parmi les plus importantes au monde : estampes, photographies, manuscrits enluminés ou autographes, dessins et gravures,  Unes de presse, cartes et globes, objets d’art et monnaies entre autres.


Au sein de cette considérable variété d’œuvres et de supports, issus du patrimoine mondial de toutes les époques, la Banque d’images rend également visible de nombreuses œuvres sous droits des plus grands artistes et écrivains du XXe siècle qui n’étaient accessibles auparavant que dans les salles de lecture de la bibliothèque.


Aux centaines de milliers d’images déjà disponibles, viennent s’ajouter chaque jour de nouvelles numérisations issues des différents départements de collections. La grande majorité des documents conservés à la BnF n’étant pas encore numérisés, un service de numérisation à la demande permet d’élargir le choix à des images rares ou inédites.

 

Un service  pensé pour les usages professionnels

Afin d’explorer ces collections, la banque d’images offre des fonctionnalités de recherche et de commande adaptées aux pratiques des professionnels de l’image.
Des portfolios et une newsletter leur permettent également de préparer leurs projets éditoriaux autour des grandes expositions, de dates anniversaires, d’événements historiques mais aussi de découvrir les collections de la BnF, d’être informés des nouvelles images ou des artistes récemment intégrés.


La qualité de la description et de l’indexation des images est garantie par les référentiels de la BnF et l’expertise scientifique des conservateurs de la bibliothèque et des iconographes de la Banque d’images. La qualité et la résolution des images proposées couvrent la grande majorité des utilisations éditoriales ; les normes adoptées dans les ateliers de numérisation garantissent des reproductions les plus fidèles à l’original.


Autour de ce service, la BnF propose enfin un accompagnement personnalisé aux professionnels qui le souhaitent, éditeur, iconographe, professionnel de l’audiovisuel, de la communication et du multimédia etc. : suggestion d’images complémentaires, modalités et suivi de commande, devis de numérisation, négociation tarifaire.
 

URL : https://rotary-bretagne-mayenne.org/fr/content/news/show/14437?ce=1

Focus sur la Commission "Image Publique"

Focus sur la Commission "Image Publique"

mardi 22 février 2022

Qu'est-ce que l'image publique du Rotary ?

L'image publique du Rotary ne correspond pas seulement à ce que nous pensons de nous-mêmes, mais aussi à la perception que les non-Rotariens ont de nous. 

Faire en sorte que le grand public connaisse le nom du Rotary est un bon début, mais notre travail doit être plus profond. Il est essentiel de parler du Rotary en des termes qui expliquent ce que nous réalisons et l'impact de nos actions afin que le public comprenne mieux qui nous sommes et ait envie de s'impliquer.

Le Rotary réunit des décideurs de tous les continents, toutes les cultures et toutes les professions pour échanger des idées et passer à l’action aux niveaux local et international. 

Cette déclaration exprime l'image que nous avons du Rotary. Mais comment les personnes qui ne sont pas impliquées dans le Rotary nous perçoivent-elles, nous et nos clubs ? Notre image publique est façonnée par ce que chacun a entendu dire ou non au sujet du Rotary, ce qui peut donner lieu à des idées fausses.

Image par Joseph Mucira de Pixabay

Notre image publique est influencée par la façon dont nous parlons du Rotary et par la fréquence avec laquelle nous le faisons. La perception que le grand public a de nous risque bien souvent de reposer sur des demi-vérités si nous ne parlons pas du Rotary. Cela peut nuire à notre image publique et affaiblir notre marque.


Pourquoi est-il important de renforcer l'image publique du Rotary ?

Car avoir entendu parler du Rotary ne suffit souvent pas pour que l'intérêt des gens soit éveillé et qu'ils aient envie de s'impliquer.

C'est lorsqu'ils comprennent ce que fait votre club pour rendre le monde meilleur que les gens sont motivés pour soutenir vos efforts et s'impliquer. Renforcer l'image publique du Rotary dans votre communauté vous aidera à attirer des membres, des bénévoles, des partenaires et des donateurs.

Pour vous aider dans cette tâche, la Commission "Image Publique" de notre District est composée cette année de :

  • deux conseillers : Caroline BEAUJARD, RC Vannes Atlantique et Lionel RIEULIER, RC La Guerche de Bretagne
  • une graphiste : Élodie FOURNIER, RAC Malouin
  • une correspondante Rotary Info : Catherine LE FRANC, RC Laval
  • un responsable de la diffusion du Rotary Info : Ivan TRAVAIS, RC Vannes Port du Golfe
  • un responsable Régie - Évènement : Rachid EL BOURSSARGHINI, RC E-club satellite Saint-Malo Jacques Cartier de Bretagne D1650
  • deux Content Manager / Responsables Réseaux sociaux : Valérie RIEULIER, RC La Guerche de Bretagne pour Facebook et Christelle GRALL CABIOCH', RC Dinard Côte d'Émeraude pour Instagram et Linkedin
  • un responsable des sites internet Clubs & District : Pierre JOUADÉ, RC Bain de Bretagne

Les différents moyens de communication pour vos actions

Les Réseaux sociaux du District
Pensez à vous y abonner...

Les Réseaux sociaux des clubs
Vos pages Facebook et Instagram de club, qui pourront être relayées sur celles du District.

Le Rotary Info :
Newsletter du District 1650, envoyé chaque 1er samedi du mois à tous les membres du District. Retrouvez ici les précédentes éditions

Les Sites thématiques du District :
Les programmes Nouvelles Générations
Le programme des Échanges de jeunes
La Fondation
La Formation

Les Sites des clubs :
Retrouvez ici tous les sites des clubs ou via Navigation > Le District > Organisation Rotary

Le RotaryMag
Le Magazine francophone du Rotary International. Vous pouvez y faire paraître des articles sur les actions de votre club (dans Espace Rotarien).

Les Kits de Comm'
Ils ont été fournis par le District aux clubs ces dernières années et comportent Roll-ups, Kakémonos, panneaux de directions, gilets...
Vous pouvez en commander d'autres si besoin via la boutique du RotaryMag.

Quelques outils pour vous accompagner...

Brand Center : https://brandcenter.rotary.org/fr-FR
Le  vous aide à donner à vos communications un ton et un look nouveaux et homogènes. Téléchargez nos logos ou créez celui de votre club, découvrez des maquettes personnalisables de brochures, de newsletters, de présentations PowerPoint, de dépliants et bien plus encore (connexion à rotary.org requise)

L'Université du Rotary 2020 de notre District sur la communication des clubs :
Retrouvez ici les ateliers sur les photos / vidéos, articles de presse, réseaux sociaux, actions duplicables...

La Charte graphique du Rotary : lien
C'est le guide comprenant les recommandations d'utilisation et les caractéristiques des différents éléments graphiques (logos, couleurs, polices, typographies, symboles, calques..) qui peuvent être utilisés sur les différents supports de communication.  La charte graphique permet de garantir l'homogénéité et la cohérence de la communication visuelle au sein et en dehors du Rotary.

La Campagne "Place à l'action"
Bien que de nombreuses personnes connaissent le nom du Rotary, encore trop de membres potentiels et de sympathisants ne comprennent pas totalement qui nous sommes et ce que nous faisons. Les messages que nous diffusons à travers Place à l'action reflètent l'essence de ce que nous sommes. Ils sont un moyen de nous faire connaître afin que le public comprennent mieux ce qui nous lie en tant que bénévoles utilisant leurs compétences et expertise pour résoudre des problèmes dans nos collectivités et dans le monde. 
Le message que véhicule Place à l’action fournit une réponse claire et unifiée à la question « Qu'est-ce que le Rotary ? » et rassemble autour d'un même objectif : raconter — et montrer — au monde que nous faisons place à l'action. 

Le Guide pratique  : lien

Sa Charte graphique : lien


Un Guide de planification évènementielle : lien
Ce guide est un outil pour vous aider à promouvoir le Rotary au travers de vos événements. Il propose des idées et une liste de contrôle pour commencer votre planification. Il identifie également des ressources utiles.

URL : https://www.qualtrics.com/fr/gestion-de-l-experience/brand/image-marque/

Image de marque : définition et gestion | Qualtrics Passer au contenu principal

Essayez Qualtrics
gratuitement

Compte gratuit

Image de marque : définition et conception

10 minutes de lecture
Bénéficier d’une bonne image de marque est essentiel pour toute entreprise. En effet, elle engendre une notoriété positive et donc une valorisation des produits et services proposés. Mais qu’est-ce qu’est concrètement l’image de marque ? Comment la construire et l’entretenir ? Et comment réagir en cas de bad buzz ?

Qu’est-ce que l’image de marque ?

Malgré ce que l’on pourrait penser, l’image de marque n’est pas la représentation que veut se donner une société. Il s’agit plutôt de la manière dont elle est perçue par les personnes extérieures comme les consommateurs par exemple.

Aujourd’hui, disposer d’une bonne image est primordial pour toute entreprise car face à deux produits semblables, un consommateur choisira le produit qui a la plus grande notoriété, celui qui lui fera la meilleure impression (qualité, prix, design) mais surtout celui qui aura mené le meilleur branding (stratégie publicitaire et commerciale). D’ailleurs, une bonne image de marque confère beaucoup de conséquences positives :

  • La valorisation des produits et services
  • La hausse des ventes et donc du chiffre d’affaires
  • L’augmentation des parts de marché

L’objectif pour toute entreprise est alors de comprendre la façon dont elle est perçue par ses prospects afin de faire correspondre la perception du public à l’image qu’elle souhaite se donner. Pour cela, il est nécessaire de mener une stratégie de construction d’identité à travers le marketing et la communication de l’entreprise.

Comment construire son image de marque ?

L’image de marque est la fusion des trois éléments suivants :

  • L’identité
  • L’offre : le produit et/ou le service
  • La communication

C’est donc sur ces trois axes qu’une société va pourvoir jouer afin de construire une représentation de sa marque qui lui corresponde.

Avant de passer à la phase concrète de construction d’identité, il est nécessaire de se poser un certain nombre de questions relatives à l’essence même de l’entreprise afin de garantir une cohérence.

Commencer par étudier son identité pour une image cohérente

Une société doit bien évidemment mettre en place une stratégie de qualité qui soit cohérente et pertinente avec son secteur d’activité et son positionnement stratégique. En effet, la représentation mentale du public doit refléter l’identité de la structure et faire ressortir le positionnement différenciant par rapport à la concurrence. Les entreprises doivent alors s’interroger sur les points suivants :

  • Quelle est mon offre et quelles sont ses particularités de mon produit ou de mon service ?
  • Qui est ma cible ?
  • Comment se distinguer sur un marché concurrentiel ?
  • Quelles sont mes valeurs ?

Bien connaître sa structure, ses atouts et ses cibles permet de dégager la quintessence de l’entreprise afin de véhiculer des messages pertinents et se démarquer. Les valeurs sont également à mettre en avant par une stratégie marketing mais aussi à travers une communication externe et interne. Les salariés et les personnes appartenant à l’organisation doivent elles aussi ressentir ces valeurs et les véhiculer hors les murs.

Par exemple, une enseigne qui vend des produits écoresponsables a tout intérêt à mettre en œuvre des actions écoresponsables en interne (achat de papier recyclé, suppression des gobelets en plastique, …) .

Si le message transmis au client n’est pas en adéquation avec les pratiques internes, la marque risque de rendre ses actions peu crédibles et détériorer sa représentation extérieure et sa réputation.

L’identité visuelle, premier outil de diffusion de l’image de marque

Après avoir réalisé l’étude identitaire, il faut rassembler les informations recueillies et les transformer en visuels. La communication visuelle d’une marque permet de transmettre un nombre incalculable de messages subtilement.

L’identité visuelle est d’abord transmise par :

  • une charte graphique : choix des couleurs et des typographies
  • un style visuel : choix du ton véhiculé (décontracté, luxueux, sportif, sérieux) et des codes graphiques correspondants (arrondi, géométrique, déstructuré)

Ces deux paramètres vont permettre de créer un logo et un slogan ou de modifier l’existant. En effet, il est parfois nécessaire de changer de logo, de charte et/ou de ligne graphique pour améliorer la cohérence et la pertinence.

Ces constituantes de l’identité visuelle doivent être présentes dans chaque support diffusé par l’enseigne comme les publicités télévisées, le site Internet, les publications sur les réseaux sociaux, les bons de commande ou encore les signatures en fin de mail.

Les campagnes marketing et communication pour véhiculer l’image et augmenter la notoriété

Une fois la charte visuelle définie et l’image construite, elles doivent ensuite être diffusées de manière stratégique. C’est pourquoi, il est essentiel d’établir un plan marketing et une stratégie de communication qui vont permettre d’atteindre les individus ciblés.

Le plan de communication va permettre de déterminer les moyens par lesquels atteindre les différents segments de marché (réseaux sociaux, campagnes d’affichage, spots radio, …), la fréquence des actions à mener, le ton à employer etc.

Cette communication doit s’accompagner d’une stratégie de brand marketing pour appuyer le message à véhiculer et augmenter davantage la notoriété de l’entreprise.

La perception qu’on les consommateurs des marques peuvent évoluer dans le temps de façon positive ou négative. Des actions réussies accompagnées d’une augmentation de la satisfaction du client vont favoriser une représentation mentale positive de l’enseigne. Au contraire, celle-ci peut être mise à mal par un phénomène de bouche à oreille négatif appelé aussi bad buzz.

Le bad buzz, danger absolu pour une image de marque

Même en possédant une image très forte, un bad buzz peut avoir un impact désastreux pour la réputation d’une société et donc être préjudiciable pour sa santé. Il peut entraîner une baisse de la satisfaction et de la confiance des consommateurs, freiner les ventes et de ce fait faire reculer le chiffre d’affaires.

De nos jours, une mauvaise expérience avec une marque ou une annonce négative peut se propager très vite sur Internet, notamment sur les réseaux sociaux. Les marques victimes d’un bouche-à-oreille négatif doivent à tout prix réagir très vite.

Par exemple, en 2016, Samsung a subi un bad buzz très important. La marque de téléphones a tardé à prendre en compte les plaintes de ses clients au sujet des surchauffes d’un modèle de smartphone et les à minimiser. Les consommateurs ont alors partagé les photos de leurs appareils endommagés sur les réseaux sociaux ce qui a amplifié le phénomène. Résultat, Samsung a perdu la confiance de certains clients qui se sont totalement détournés d’elle et sont allés chez la concurrence. De plus, le cours de ses actions en Bourse a sensiblement diminué et sa perte de chiffre d’affaires a été colossale. Sans sa forte notoriété et sa puissance internationale, Samsung aurait pu être en très grand danger.

Des études démontrent que 91 % des marques qui réagissent rapidement par des excuses ou une annonce adaptée après avoir subi ce genre de phénomène ont réussi à apaiser le mécontentement et atténuer les effets négatifs.

Les réseaux sociaux et le partage instantané des avis des consommateurs influencent grandement la réputation et l’e-réputation des marques et entreprises. Il est donc primordial de contrôler la perception de sa marque sur Internet et les médias sociaux pour toujours être au fait d’un pic de satisfaction ou d’insatisfaction.

Surveiller son image de marque et la cultiver

L’image d’une enseigne est à entretenir en permanence. Pour mener des actions toujours plus pertinentes, il est essentiel de savoir mesurer son image de marque et évaluer sa notoriété. C’est au regard de ces évaluations qu’une entreprise pourra ajuster sa stratégie et conduire des actions de brand marketing et de communication efficaces et de qualité afin de disposer d’une représentation externe qui corresponde à son identité et ses valeurs.

Commencez avec notre logiciel d'enquête gratuit

URL : https://www.plus-que-pro-solution.fr/en-savoir-plus/ereputation/defendre-image-de-marque-faire-face-pratiques-nuisibles/

Risques e-réputation : Éviter les mauvaises pratiques

Défendre son image de marque : comment faire face aux pratiques nuisibles ?

E-réputation

23 février 2024

Depuis quelques décennies maintenant, Internet s’est invité dans nos quotidiens, bouleversant au passage nos usages, privés comme professionnels. En quelques années, il est notamment devenu l’un des outils de communication privilégiés pour façonner l’image des marques. Encore faut-il pour ce faire, savoir bien mener sa stratégie de marketing digital. Si aujourd’hui, construire son image requiert efforts et patience, la réduire à néant est en effet beaucoup plus rapide. Voyons comment une entreprise peut et doit défendre son image de marque pour préserver son e-réputation !

défendre son image de marque protéger e-réputation de l'entreprise

E-réputation : c’est quoi déjà ?

Également appelée réputation numérique, l’e-réputation d’une entreprise n’est autre que la perception, favorable ou défavorable, qu’ont l’ensemble des internautes à son sujet. Elle est la somme de toutes les informations circulant sur Internet, susceptibles d’influencer sa crédibilité et sa notoriété.

Autrefois pour bâtir sa réputation, il suffisait à une entreprise de travailler son image elle-même, au moyen par exemple d’un storytelling et de campagnes de communication léchées. L’avènement des réseaux sociaux et avis clients notamment, ont quelque peu chamboulé ce fonctionnement. Désormais, l’e-réputation d’une entreprise est en effet davantage liée aux diverses interactions prenant place sur le web :

  • Sur les moteurs de recherche (Google, Bing, Yahoo…) ;
  • Sur les médias sociaux (Facebook, X, LinkedIn…) ;
  • Sur les plateformes d’avis clients ;
  • Sur les blogs et forums ;
  • Sur les plateformes de vidéos ;
  • etc.

E-réputation de l’entreprise : les pratiques qui peuvent la ruiner

Aujourd’hui avant tout acte d’achat, le réflexe premier des consommateurs est de se renseigner sur l’entreprise qu’ils envisagent de solliciter. Ils veulent avoir une photographie de la fiabilité et crédibilité de la marque à un instant précis. Cette image perçue passe notamment par les avis, notes et commentaires publiés, mais aussi par l’attention que porte le professionnel à l’expérience client et sa façon de développer l’image de son entreprise.

Il semble évident que face à une réputation entachée, un prospect préférera éviter l’écueil d’une relation commerciale vouée à l’échec. Construire une image de marque forte ne doit donc pas être pris à la légère, d’autant que les propos permettant de se forger une opinion ne sont pas toujours fondés. Retour sur ces pratiques qui peuvent justement être lourdes de conséquences pour l’e-réputation de toute entreprise :

  • Faux avis de consommateurs : de fausses notes et commentaires négatifs peuvent être publiés par des concurrents malhonnêtes ou des personnes malintentionnées ;
  • Violation de la vie privée : lorsque certains propos mettent en lumière des informations personnelles sur le gérant, son entreprise, ses proches… ;
  • Campagnes de désinformation : que ce soit fait sciemment ou sans vérifier l’authenticité des contenus diffusés ;
  • Trolling délibéré : cibler et harceler volontairement le gérant, ses employés, sa famille, ses prospects et clients ou toutes autres parties prenantes ;
  • Commentaires haineux : publication de messages offensants, discours discriminatoires… ;
  • etc.

Bien qu’ils soient répréhensibles, ces actes sont susceptibles d’influencer négativement les cibles et clients d’une entreprise. Perte de confiance, baisse de la clientèle et du chiffre d’affaires, départ d’employés et difficulté de recrutement, poursuites judiciaires… mieux vaut ne pas les laisser atteindre son image de marque !

Atteinte à l’e-réputation : la nécessité de toujours bien anticiper

Sur le web, le bouche-à-oreille se propage beaucoup plus vite et surtout, beaucoup plus loin. En matière d’e-réputation, la meilleure arme pour lutter contre ces pratiques nuisibles reste de loin la proactivité. Pour développer son image, et plus encore pour s’assurer qu’elle n’est pas compromise, il convient donc d’être attentif à toutes les mentions émises à son sujet. Pour effectuer cette surveillance, il existe plusieurs méthodes qui ont fait leurs preuves :

  • Création d’alertes, pour être informé de toute nouvelle mention de son entreprise ;
  • Outils de veille, pour suivre les références liées à la marque ;
  • Suivi des mentions sur les réseaux sociaux ;
  • Surveillance régulière des avis en ligne et publication de réponses adaptées, pour montrer son engagement envers la satisfaction client ;
  • Analyse des sentiments, pour savoir si ce qui est publié autour de la marque génère dans l’esprit du consommateur une image positive, neutre ou négative ;
  • Modération des commentaires, pour filtrer les propos inappropriés et limiter leur visibilité sur chaque social media ;
  • Analyse de trafic, pour en vérifier la stabilité et connaître la provenance des visiteurs ;
  • Identification des influenceurs, pour obtenir des collaborations susceptibles de générer une bonne image ;
  • Identification des ambassadeurs, pour savoir qui contribue activement à valoriser sa marque et en asseoir la notoriété ;
  • etc.

Maintenir une image de marque positive en ligne implique une vigilance permanente. Certes les efforts requis sont importants, mais c’est ce qui permettra d’identifier rapidement de potentiels problèmes avant qu’ils ne prennent trop d’ampleur.

pouce vers le bas mauvaise e-réputation entreprise internet bad buzz

Concrètement, comment défendre son image de marque ?

Dans le contexte commercial qui est le nôtre, véhiculer une image positive est, pour toute entreprise, un avantage concurrentiel certain. Exprimer sa personnalité ne lui permettra de valoriser sa marque et de se différencier que si l’ensemble des renseignements disponibles sur le web sont cohérents avec son discours.

Ses faiblesses, une entreprise doit les assumer et les prendre à bras le corps. C’est ce qui lui permettra de défendre son image de marque. Face à un bad buzz, elle doit ainsi être en mesure de réagir promptement, en mettant en place une stratégie de gestion de crise réfléchie :

  • Évaluation de la situation, pour comprendre les tenants et les aboutissants ;
  • Stratégie de communication et relations publiques transparente, pour estomper le plus vite possible l’impact négatif ;
  • Analyse juridique, pour déterminer l’approche légale la plus adéquate ;
  • Engagement des parties prenantes, pour que chaque personne impliquée soit informée des mesures prises ;
  • etc.

À présent, le seul discours de marque ne suffit plus à une entreprise pour renforcer son image auprès de sa clientèle cible. Pour asseoir sa réussite et défendre son image de marque, il va lui falloir être constamment vigilante. Il en ira du succès de la marque !

Envisagez votre avenir digital avec Plus que pro

Vous avez envie de prendre le contrôle de votre réputation en ligne, défendre efficacement votre image de marque et contrer les pratiques nuisibles qui peuvent ternir votre réputation ? Faire atteindre à votre structure de nouveaux sommets grâce au pouvoir du web ?

Et si vous envisagiez la solution Plus que pro pour propulser la visibilité de votre entreprise en ligne ? Avec Plus que pro, vous bénéficiez d’une plateforme robuste reconnue pour la collecte et l’affichage d’avis clients contrôlés et sécurisés via la technologie blockchain, renforçant ainsi la confiance et l’engagement de vos visiteurs sur votre site. Aujourd’hui, la présence d’avis authentiques est un gage de qualité et de transparence qui ne doit pas être négligé.

Grâce à des outils SEO avancés, votre visibilité en ligne est optimisée, vous assurant une présence marquée et différenciée sur les moteurs de recherche grâce aux Rich Snippets. Chaque interaction avec un client potentiel est une opportunité de prouver votre engagement envers la qualité.

Mais Plus que pro ne s’arrête pas là. En complément, des outils marketing personnalisés tels que des QR codes ou l’intégration de widgets sur vos plateformes numériques enrichissent votre communication et attirent l’attention sur vos résultats excellents.

Grâce à des fonctionnalités robustes pour améliorer votre réputation en ligne, vous pouvez ajuster votre offre en fonction des retours clients, un atout majeur pour maintenir une présence en ligne forte et compétitive. Explorez ce que Plus que pro peut apporter à votre entreprise dès aujourd’hui !

 

Si vous avez apprécié notre article sur « les pratiques pouvant mettre à mal l’e-réputation d’une entreprise », sachez qu’il fait partie de notre série de guides sur la e-réputation. Il est crucial pour les artisans, TPE et PME de maintenir une e-réputation positive, un facteur clé de succès pour toute entreprise. L’e-réputation, soit l’image que vous projetez en ligne, est façonnée par les avis clients, les commentaires sur les réseaux sociaux et la qualité de votre site web. D’après une enquête IFOP de 2021, 87% des consommateurs consultent les avis en ligne avant d’acheter, et 88% des internautes se renseignent sur le web. Près de trois Français sur quatre ont même renoncé à un achat à la suite d’un avis négatif (YouGov, 2022). Il est donc vital de surveiller et de gérer activement votre réputation en ligne. Répondez aux commentaires, résolvez les problèmes signalés et interagissez positivement avec vos clients. Pour réussir, adoptez une stratégie proactive incluant la gestion des contenus sur les réseaux sociaux et l’encouragement des avis positifs. Prenez enfin la main sur l’image de votre entreprise auprès de vos clients, grâce à tous nos articles conseils crées spécialement pour vous et votre activité. Découvrez l’ensemble de nos articles sur cette thématique en cliquant ici.

Foire aux questions (FAQ)

Qu'est-ce que l'e-réputation ?

L’e-réputation, ou réputation numérique, est la perception qu’ont les internautes d’une entreprise, basée sur les informations disponibles sur Internet. Elle influence la crédibilité et la notoriété de l’entreprise.

Les éléments nuisibles incluent les faux avis de consommateurs, la violation de la vie privée, les campagnes de désinformation, le trolling délibéré, et les commentaires haineux.

Elle peut créer des alertes pour les nouvelles mentions, utiliser des outils de veille, suivre les mentions sur les réseaux sociaux, surveiller et répondre aux avis en ligne, analyser les sentiments, modérer les commentaires, analyser le trafic web, et identifier les influenceurs et ambassadeurs.

L’entreprise doit évaluer la situation en cas de bad buzz, adopter une stratégie de communication transparente, procéder à une analyse juridique, et engager les parties prenantes pour informer sur les mesures prises.

La proactivité permet d’identifier et de résoudre les problèmes potentiels avant qu’ils ne s’amplifient, préservant ainsi la confiance des clients et la stabilité du chiffre d’affaires.

Une mauvaise e-réputation peut entraîner une perte de confiance, une baisse de la clientèle et du chiffre d’affaires, des difficultés de recrutement, et même des poursuites judiciaires.

Les avis clients fournissent une photographie instantanée de la fiabilité et de la crédibilité d’une entreprise, influençant directement les décisions d’achat des prospects.

Les réseaux sociaux sont des plateformes clés où les interactions, les partages et les avis peuvent se propager rapidement et influencer largement l’image de marque.

Bien que certains avis négatifs puissent être contestés ou supprimés si jugés inappropriés, il est souvent plus efficace de répondre de manière professionnelle pour montrer l’engagement envers la satisfaction client.

Il faut réagir rapidement avec une stratégie de gestion de crise réfléchie, incluant une évaluation de la situation, une communication transparente, une analyse juridique et l’engagement des parties prenantes.

E-réputation
e-réputation réputation en ligne présence vecteurs

Quels sont les vecteurs de la e-réputation ?

La transition du marché traditionnel vers l'espace en ligne a redéfini la manière dont les artisans et chefs d'entreprise interagissent...

Lire la suite

09/01/2024


E-réputation
gérer contrôler e-réputation réputation en ligne image de marque entreprise

Stratégies et astuces pour une E-réputation irréprochable

L’identité numérique à présent est aussi cruciale que l’identité réelle. Comprendre et gérer son e-réputation est devenu une nécessité absolue....

Lire la suite

16/04/2024


E-réputation
Les différences entre la réputation physique et numérique : quelles stratégies adopter ?

Les différences entre la réputation physique et numérique : quelles stratégies adopter ?

Dans un monde où le digital et le physique se croisent quotidiennement, la réputation d'une entreprise ne se construit plus...

Lire la suite

22/12/2025


E-réputation
Comment protéger et valoriser l’image de marque de votre entreprise en ligne ?

Comment protéger et valoriser l'image de marque de votre entreprise en ligne ?

Dans un monde où 9 Français sur 10 consultent les avis clients avant de prendre une décision d'achat, votre image...

Lire la suite

24/11/2025


Prenez le contrôle de votre e-réputation dès aujourd’hui !

L’image de votre entreprise sur internet influence directement la décision de vos potentiels clients. Ne laissez plus votre e-réputation aux mains du hasard. Plus de 80% des consommateurs consultent les avis en ligne avant de s’engager : assurez-vous qu’ils trouvent de vous le meilleur reflet possible.

Vous êtes une entreprise du bâtiment, de l’artisanat ou une société de services ?

Soyez accompagné par une équipe experte pour maîtriser votre e-réputation. Ne laissez pas des commentaires négatifs ou frauduleux freiner vos ventes. Au contraire, faites de votre image en ligne un puissant levier pour atteindre vos objectifs.

Découvrez comment d’autres entreprises ont réussi à améliorer leur image de marque. Bénéficiez de la protection de votre bouche à oreille, de l’accompagnement personnalisé de nos experts et de la fiabilité de nos avis clients.

Cliquez sur notre bouton pour vous laisser convaincre par le témoignage de milliers d’adhérents satisfaits. Assurez votre présence en ligne et faites d’internet un canal sûr pour l’acquisition de vos clients. Remplissez le formulaire et nous vous rappellerons.

Ne laissez pas votre e-réputation à la merci de vos concurrents. Agissez maintenant !

URL : https://www.associations.gouv.fr/le-droit-limage#:~:text=Toute%20personne%2C%20quel%20que%20soit,l'utilisation%20de%20son%20image.

Le droit à l'image | Associations.gouv.fr

Le droit à l'image

Droits d'auteur, presse associative et déclarations nécessaires

Les associations, dans leur communication, sont amenées à utiliser l’image de leurs bénévoles, de leurs salariés, des bénéficiaires de leurs actions.

Les associations qui utilisent des images dans leurs supports de communication doivent s’assurer que ces images ont été captées et exploitées dans le respect de certaines règles.

Toute personne, quel que soit sa notoriété, dispose d’un droit exclusif sur son image qui est un attribut de sa personnalité. Ce droit à l’image permet à toute personne de s’opposer à la captation, la conservation, la reproduction ou l’utilisation de son image.

À titre exceptionnel, la liberté de la presse et le droit à l’information permettent par ailleurs, dans certains cas, de limiter le caractère exclusif du droit à l’image. Les personnages publics ou célèbres peuvent ainsi voir leur image utilisée à des fins d’actualité ou de travail historique, dans l’exercice de leur activité professionnelle sous réserve que l’image ne porte pas atteinte à la dignité humaine.

Pour diffuser sur votre site des photos, vidéos il est dès lors nécessaire de respecter certaines règles. Il est nécessaire d’obtenir, avant toute captation, l’autorisation écrite de la personne représentée.

Le contenu de cette autorisation est librement fixé par les parties cependant, cette autorisation doit permettre de s’assurer que le consentement est libre, spécifique et éclairé. À défaut, la personne peut  s’opposer à la mise en ligne de son image.

Ainsi cette autorisation doit spécifier clairement : 

- les catégories de captation autorisées (photos, vidéos, etc.) ;

- les typologies de supports utilisés ;

- les finalités de la captation (communication externe, interne, etc.) ;

- la durée de l’autorisation ;

- la zone géographique de diffusion (France, étranger) ;

- les mentions d’information relatives à la protection des données personnelles : droit d’accès aux données, droit de rectification, droit de retrait et coordonnées de la personne auprès de laquelle ces droits peuvent s’exercer. 

D'autres articles en rapport

Droit d’auteur et droit à l’image

Les droits d’auteur et le droit à l’image sont essentiels à respecter par une association organisant une manifestation ou diffusant des informations via des supports de communication.

La propriété littéraire et artistique : le principe

Les associations, dans le cadre de leurs activités, sont amenées à utiliser ou a créer des œuvres. Il s’agit de faire attention aux droits y étant liés.

La presse associative

Les associations peuvent éditer des journaux. Ces publications sont soumises aux règles du droit commun de la presse. Ces publications peuvent être publiées sans déclaration ou autorisation préalable. Les associations doivent cependant désigner un directeur de publication.

Je souhaite être accompagné

Ma boîte à outils

URL : https://www.onisep.fr/ressources/univers-metier/metiers/iconographe

Attention Required! | Cloudflare

Sorry, you have been blocked

You are unable to access onisep.fr

Why have I been blocked?

This website is using a security service to protect itself from online attacks. The action you just performed triggered the security solution. There are several actions that could trigger this block including submitting a certain word or phrase, a SQL command or malformed data.

What can I do to resolve this?

You can email the site owner to let them know you were blocked. Please include what you were doing when this page came up and the Cloudflare Ray ID found at the bottom of this page.

URL : https://blog.groover.co/fr/conseil/image-de-marque-artiste-fr/

Comment travailler votre image de marque en tant qu'artiste ?

Comment travailler votre image de marque en tant qu’artiste ?

par Simon Haven
Comment travailler votre image de marque en tant qu'artiste ?

En tant qu’artiste, votre image de marque est essentielle si vous voulez qu’on se souvienne de vous et de votre musique. Bien sûr, tout commence par faire de la bonne musique. Mais comme l’a dit Steve Jobs, « l’emballage peut créer une histoire ».

Et lorsqu’il s’agit de l’image de marque d’un artiste, « l’emballage » fait référence à toutes les façons dont vous vous présentez à votre public. Logo, couleurs, style de communication… Tous ces éléments contribueront à créer une histoire autour de votre musique.

Dans cet article, nous allons aborder tout ce que vous devez savoir sur l’image de marque d’un artiste ! Vous êtes prêt ? C’est parti 👇

1. Qu’est-ce que l’image de marque ?

Avant de creuser, explorons ce qu’est vraiment l’image de marque. Nous avons tous une intuition de ce que sont les marques. Mais donner une définition précise est un peu plus difficile.

Une marque est définie comme « un nom, un terme, un dessin, un symbole ou toute autre caractéristique qui distingue le bien ou le service d’un vendeur de ceux d’autres vendeurs ».

Wikipédia

Par extension, les composantes d’une stratégie de « marque » comprennent la conception du produit, l’identité de la marque, le style de communication et « toute autre technique visant à créer une impression durable dans l’esprit des clients ».

Quels sont les points clés d'une bonne image de marque

Si l’on pense souvent à l’image de marque dans le contexte des entreprises, tous ces concepts peuvent en réalité s’appliquer à un projet musical. Le logo d’un groupe, la façon dont il communique avec ses fans, le type de photos qu’il publie sur Instagram… Tous ces éléments contribuent à l’image de marque d’un artiste.

Votre musique est prête à être diffusée ? Alors il est alors temps de préparer votre stratégie de promotion ! La meilleure façon de le faire est de contacter les playlists, radios, médias, labels…

Avec Groover, vous pouvez contacter des curateurs et des professionnels de la musique qui correspondent précisément à votre style de musique👇

Essayer Groover

2. Définissez ce que représente votre marque

Dans l’introduction, nous avons mentionné que votre image de marque en tant qu’artiste véhiculera une histoire autour de votre musique. Posez-vous donc la question suivante : quelle est l’histoire que vous voulez raconter ?

Que représente votre projet musical ? Voulez-vous apporter de la joie et de l’amour à vos auditeurs ? Ou bien votre musique est-elle sombre et introspective ? Ou peut-être est-elle légère et ne doit-elle pas être prise trop au sérieux ?

Dans tous les cas, vous devez définir quelques mots-clés qui caractérisent votre projet musical. Bien entendu, cela ne se fait pas isolément. Votre marque est étroitement liée à la musique que vous produisez. Si vous ne savez pas comment positionner votre marque, demandez à des amis comment ils décriraient votre musique. Servez-vous de ces mots comme d’un tremplin pour développer votre image de marque. Vous pouvez aussi contacter des experts en image de marque, comme sur Fiverr, pour vous aider à définir clairement votre projet !

Une fois que vous aurez trouvé quelques mots pour décrire votre musique, il sera temps de passer à l’image de marque proprement dite.

3. Construisez votre identité visuelle

La partie la plus évidente d’une marque est son logo. McDonalds, Coca-Cola, Apple… Lorsque vous pensez à ces marques, une image vous vient immédiatement à l’esprit.

Il doit en être de même pour votre musique. Lorsque les gens entendent votre nom de groupe ou d’artiste, ils doivent immédiatement avoir une image en tête.

En tant qu’artiste, vous pouvez soit créer votre propre logo, ou soit utiliser une photo de vous ou de votre groupe. Dans les deux cas, votre identité visuelle doit communiquer les mots que vous avez identifiés à l’étape 1.

Prenons deux exemples. Lorsque Skrillex a fait son apparition sur la scène musicale en 2010, sa musique pouvait être qualifiée d' »extrême », de « chaotique » et même de « futuriste ». À l’époque, voici le logo qu’il utilisait :

Exemple d'image de marque d'artiste avec le logo choisi par Skrillex en 2010

On voit bien que ce logo résume parfaitement sa musique.

Un autre exemple est celui du groupe The National. The National est connu pour son style de rock indépendant, élégant et sérieux. Lorsque l’on regarde les photos de leur groupe, on les voit tout de noir vêtus et rarement souriants :

Exemple d'une identité visuelle forte en harmonie avec la musique : The National

Une fois que vous aurez choisi un logo ou une image, veillez à l’utiliser de manière systématique sur tous vos réseaux sociaux. Cela inclut Facebook et Instagram, mais aussi des plateformes comme Spotify, Soundcloud et Apple Music. L’objectif est de devenir immédiatement reconnaissable.

Cependant, votre identité visuelle ne se limite pas à votre logo. Jetez un coup d’œil au compte Instagram du producteur de House, Oliver Schories :

Compte Instagram du producteur de House Music Oliver Schories - votre identité visuelle va au-delà de votre logo.

Avec le filtre noir et blanc, il y a ici un choix délibéré de véhiculer une image sobre et sérieuse. Lorsque vous définissez votre identité visuelle, pensez aux couleurs que vous utilisez, ainsi qu’à la typographie. Tous ces choix doivent renforcer les mots que vous avez définis à l’étape 1.

4. Choisissez votre façon de communiquer

Le « ton de voix » est un terme marketing qui définit le langage dans lequel une entreprise s’exprime. Cela inclut non seulement les mots qu’elle utilise, mais aussi la façon dont elle s’adresse à ses clients.

Dans le contexte de l’image de marque d’un artiste, votre ton de voix couvre également la manière dont vous communiquez avec vos auditeurs. Comment vous exprimez-vous sur vos réseaux sociaux ? Est-ce drôle et blagueur ? Ou sérieux et mystérieux ?

Si nous prenons l’exemple de Fred Again, l’un des artistes électroniques les plus populaires actuellement, son style de communication est très particulier :

Exemple de style de communication avec le célèbre artiste Fred Again

Ce style de communication pourrait être qualifié « d’excité », de « brut » et de « non filtré ». Ce ton de voix contribue à faire de Fred Again un artiste très attachant, auquel les gens peuvent s’identifier.

Lorsque vous réfléchissez au ton de votre voix, pensez à la façon dont vous communiquez naturellement.

Par exemple, Billie Eilish écrit rarement des descriptions sur ses posts Instagram. En revanche, elle poste beaucoup de photos qui illustrent son univers.

Préférez-vous poster des photos et de courtes légendes sur Instagram ? Ou préférez-vous les longs débats sur Twitter ? Plus votre ton de voix sera naturel, plus il sera facile de le maintenir. Ne choisissez pas n’importe quel ton de voix juste parce que vous pensez qu’il est cool. Choisissez un ton qui correspond à votre personnalité. Il sera ainsi plus facile d’y rester fidèle.

En conclusion

La réalité, c’est que les gens veulent pouvoir connecter avec une personne, pas seulement à un artiste. Et plus ils en savent sur vous, plus ils s’attacheront à vous. Toutefois, cela ne signifie pas que vous devez partager tous les aspects de votre vie personnelle sur les réseaux sociaux. Mais plus vous communiquez avec votre public, plus il s’attachera à vous et à votre musique.

Un excellent concept popularisé par Gary Vee est « Documenter vs. Créer ». L’idée est de consacrer plus de temps à la documentation de votre parcours qu’à la phase de création.

Documentez votre vie d'artiste

Au lieu de poster une seule fois sur Instagram lorsque votre chanson est sortie, documentez le parcours de création de la chanson. Postez des photos « behind-the-scenes », des vidéos des sessions d’enregistrement, des extraits de la chanson au fur et à mesure de son évolution, etc. Cela aidera votre public à se connecter avec vous à un niveau plus personnel.

C’est tout pour ce guide sur l’image de marque des artistes !

Voilà qui conclut notre guide sur l’image de marque d’un artiste ! Nous espérons que nous avons pu vous donner quelques lignes directrices pour commencer à réfléchir à votre propre image de marque.

Prêt à partager votre musique avec des playlists, des radios et des personnes de l’industrie musicale ? C’est parti 👇

Footer Header Bandeau Groover FR

Selon vous, quels sont les éléments les plus importants de la marque d’un artiste ? Faites-le nous savoir dans les commentaires ci-dessous 👇

You may also like

blank

FAITES CONNAÎTRE VOTRE MUSIQUE

10% de réduction

🔸 Entrez en contact avec des médias & pros

🔸 Intégrez des playlists, médias, radios

🔸 Recevez des retours honnêtes et bienveillants

🔸 Boostez votre visibilité

Faites vos premiers pas sur Groover et bénéficiez de 10% de réduction !

URL : https://www.20minutes.fr/high-tech/by-the-web/4189713-20251205-quand-ia-savent-reconnaitre-image-generee-ia-google

Quand même les IA ne savent pas reconnaître une image générée par l’IA de Google
Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Quand les IA ne savent pas reconnaître une image générée par IA de Google

Quand même les IA ne savent pas reconnaître une image générée par l’IA de Google

le vrai du fauxLes IA ont fait d’énormes progrès en très peu de temps dans la génération de photos ou de vidéos, au point qu’elles-mêmes ne sont plus en mesure de distinguer le vrai du faux
Pourra t-on encore longtemps repérer une image générée par une IA ?
Mikaël Libert

Mikaël Libert

L'essentiel

  • L’efficacité des différents grands modèles d’IA générative pour créer des photos ou des vidéos réalistes a fait des progrès fulgurants ces derniers mois.
  • Les images générées par intelligence artificielle étaient encore assez facilement détectables il y a peu de temps, notamment en raison de défauts récurrents et propres aux IA.
  • Désormais, il est devenu impossible de faire la différence à l’œil nu entre une image AI et une vraie photo. Des outils existent, mais ils ne sont pas infaillibles et nécessitent d’être couplés pour obtenir un haut degré de certitude.

La génération de photos par une intelligence artificielle (IA) et de vidéos, a évolué de manière fulgurante en à peine quelques mois. Si les résultats étaient déjà bluffants à l’époque, ils atteignent aujourd’hui un niveau de perfection flippant. Au point que les méthodes utilisées jusqu’alors pour démasquer une photo générée par IA ne sont quasiment plus efficaces. Et les IA elles-mêmes ne savent plus démêler le vrai du faux.

Il n’y a encore pas si longtemps, on avait beau être un as dans la rédaction de prompts pour générer une image, le résultat livré par l’IA comportait toujours des défauts. Lorsqu’il s’agissait de créer des personnages par exemple, les grands modèles d’IA avaient la fâcheuse tendance à faire n’importe quoi avec leurs membres : en fusionner certains, en ajouter où il ne faut pas, les mettre dans des positions impossibles… De base, les IA avaient aussi l’habitude de lisser la peau à l’extrême, livrant des visages trop parfaits pour être honnêtes.

Des images pleines de défauts ou trop parfaites

Les textures compliquées avaient un rendu assez médiocre, avec peu de détails, voire des à-plats horribles, surtout lorsqu’il fallait intégrer du texte dans les images. Et, au contraire, le rendu photo était bien souvent trop soigné, notamment l’éclairage des scènes, avec par exemple des contre-jours maîtrisés comme il est difficile de le faire en vrai. En vidéo, les mouvements manquaient de cohérence, notamment dans des scènes rapides où l’IA se mélangeait les pinceaux et, du coup, les pinceaux des personnages aussi. Bref, un œil pas forcément aguerri pouvait trouver facilement une faille.

Tous ces tips ne valent plus grand-chose aujourd’hui. Les IA comme Veo 3 et Nano Banana de Google, Sora 2 et Dall-E 3 d’OpenAI, pour ne citer qu’elles, rivalisent dans la création d’images hyperréalistes sans avoir besoin d’être guidées par des prompts à rallonge. Pour vous donner une idée, la photo en illustration de cet article a été générée par Nano Banana Pro avec cette simple requête : « Génère une photo de femme. Peu importe sa tenue ou ce qu’elle fait. La seule chose que je te demande, c’est que l’image ait l’air d’être une vraie photo, impossible à identifier comme ayant été générée par une IA ».

Pris à son propre jeu, l'IA de Google, Gemini, n'a pas reconnu cette photo de Nano Banana, son propre générateur d'images.
Pris à son propre jeu, l'IA de Google, Gemini, n'a pas reconnu cette photo de Nano Banana, son propre générateur d'images. - M.Libert / Nano Banana

Même les IA se font avoir

Avouez que le résultat est incroyable et bien malin celui qui trouvera le défaut trahissant l’intervention de l’IA. Donc, puisque l’on ne peut plus se fier à nos yeux pour trouver la faille, pourquoi ne pas demander tout simplement aux IA de la trouver pour nous ? Google Deep Mind a d’ailleurs mis au point une sorte de filigrane invisible, incorporé aux pixels des images générées par IA, devant permettre de les identifier à coup sûr. Il appelle ça le SynthID, une solution en open source qu’il teste avec Nano Banana et d’autres acteurs de l’IA générative. Selon Ninon IA, une spécialiste de l’IA aux 200.000 followers sur TikTok, Google, via Gemini, « arrive à détecter les images de Nano Banana en deux secondes, même si l’image a été retouchée, compressée, screenshotée ».

Alors 20 Minutes a tenté le coup en soumettant la photo ci-dessus à plusieurs IA avec cette question : « Peux-tu me dire s’il s’agit d’une vraie photo ou si elle a été générée par une IA ? » Nous avons simplement recadré l’image créée par Nano Banana pour retirer le petit signe en bas à droite, puis enregistré en « jpg » cette version sous le nom « image2 ». Perplexity est tombé dans le panneau, estimant que « la probabilité qu’il s’agisse d’une vraie photo prise dans un café est très élevée ». De son côté, Grok affirme que « cette photo est une vraie photographie, pas une image générée par IA ». Le Gemini de Google est plus nuancé, reconnaissant qu’il « est très probable que cette image ait été générée par une intelligence artificielle ». Sauf qu’il n’en est pas certain, d’autant qu’il n’a « pas détecté de filigrane SynthID ». Pire, faute de filigrane, Gemini ne reconnaît même pas sa propre création et suppose qu’elle serait le travail d’une autre IA, citant DALL-E 3 ou Midjourney v6.

Notre dossier sur l'intelligence artificielle

A ce stade, donc, cette histoire de filigrane est à perfectionner. D’autant que Gemini affirme lui-même que le marqueur SynthID « peut être endommagé ou perdu » sur une image qui a été « compressée, recadrée, ou si c’est une capture d’écran ». Néanmoins, il existe d’autres outils dont la combinaison peut apporter un degré de certitude acceptable, comme fotoforensics, AI Light, Undetectable.ai. Ce dernier outil a d’ailleurs estimé à 99 % que notre photo était une création IA. Il y a aussi une part de bon sens à avoir, et se demander si, dans la vraie vie, une dizaine de lapins s’amuseraient à faire du trampoline en pleine nuit.

URL : https://www.ipsos.com/fr-fr/les-francais-et-laudiovisuel-public

69% des Français déclarent avoir une bonne image de l'audiovisuel public | Ipsos
Opinion | Audiovisuel public | Réforme | Médias
Opinion | Audiovisuel public | Réforme | Médias

69% des Français déclarent avoir une bonne image de l'audiovisuel public

Une enquête Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs pour La Tribune Dimanche révèle que l’audiovisuel public bénéficie d’une image globalement positive auprès des Français, toutes sensibilités politiques confondues. Apprécié pour son accessibilité, sa capacité à promouvoir la création originale et la diversité des publics, il suscite néanmoins des débats sur son coût, son indépendance éditoriale et ses missions futures. Si une réforme est jugée souhaitable par près d’un Français sur deux, celle-ci devrait rester ciblée. La perspective d’une privatisation, quant à elle, suscite peu d’adhésion.

Une grande majorité de Français (69%) déclare avoir une bonne image de l’audiovisuel public

Une perception partagée par les différentes catégories de la population et les sympathisants des différentes forces politiques. Si les sympathisants RN sont les moins positifs, ils sont tout de même une majorité (59%) à déclarer avoir une bonne image de l’audiovisuel public.

Dans le détail, on observe que les Français reconnaissent de nombreuses qualités à l’audiovisuel public, et notamment de s’adresser à toutes les catégories de la population (71%) ou encore de permettre à des œuvres originales et novatrices de voir le jour (69%). Une majorité de Français (59%) déclare par ailleurs que l’audiovisuel public diffuse des programmes et des émissions de qualité.

Les Français sont plus partagés sur l’aspect fiable et indépendante de l’information diffusée par l’audiovisuel public (52% sont d’accord avec cette idée, 40% ne sont pas d’accord) et surtout sur le coût trop important pour les Français de l’audiovisuel public (49% estiment que l’audiovisuel public coute trop cher aux Français tandis que 35% estiment l’inverse).

Les Français sont attachés avant tout aux chaines de télévision de l’audiovisuel public 

Interrogés sur leur attachement pour les différentes chaines ou stations de l’audiovisuel public, c’est France 2 qui suscite le plus d’attachement (57%), devant Arte (55%) et France 3 (55%). Les stations de radio suscitent moins d’attachement, notamment France Inter (seuls 26% des Français y sont attachés).

Parmi les différentes personnalités incarnant le mieux le service public aux yeux des Français, ce sont notamment Laurent Delahousse (29%) et Stéphane Bern (27%) qui sont les plus citées, devant Elise Lucet (22%) et Nagui (20%). Là encore, ce sont des personnalités des chaînes de télévision qui sont les plus mises en avant.

Des attentes variées vis-à-vis de l’audiovisuel public

Les Français mettent en avant différentes priorités pour l’audiovisuel public : l’information sur l’actualité (citée par 36%), la promotion de la culture française (32%), le fait de proposer des programmes de divertissement de qualité (29%) ou encore le fait de faire vivre l’information au niveau local et régional (28%).

Les Français ayant globalement une bonne image de l’audiovisuel public, ils appellent à sa réforme, mais sur quelques aspects seulement (48%). Seuls 31% souhaitent une réforme en profondeur quand 21% estiment qu’il n’est pas nécessaire de le réformer.

Les Français ne perçoivent pas la privatisation comme permettant une amélioration de l’audiovisuel public sur les différents aspects. Ainsi, sur la qualité des programmes de fiction et de divertissement, seuls 30% des Français estiment que la privatisation améliorerait cet aspect, contre 31% qui estiment que cela ne changerait pas grand-chose et 23% que cela dégraderait. Les Français sont encore moins convaincus des bienfaits de la privatisation sur les autres aspects, comme par exemple l’ancrage local et régional : 26% seulement estiment que la privatisation améliorerait cet aspect quand 26% estiment que cela ne changerait pas grand-chose et 33% que cela entrainerait une détérioration.

Rapport complet


À propos de cette enquête

Enquête Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs pour La Tribune Dimanche, menée les 3 et 4 décembre 2025 auprès de 1 027 personnes constituant un
échantillon national représentatif de la population française, âgée de 18 ans et plus. Méthodologie complète disponible dans le rapport d'étude.

Auteur(s)

Articles liés

  • Ipsos Predictions

    Rapport Predictions : les pronostics des Français pour 2026

    En 2025, 85% des Français pensent que l'année a été mauvaise pour leur pays, illustrant un pessimisme élevé, à égalité de la Corée du Sud. Sur le plan personnel, 55% des Français considèrent que 2025 n’a pas été une mauvaise année pour eux ou pour leur famille, une amélioration par rapport aux années précédentes. Pour 2026, seuls 41% des Français se déclarent optimistes, bien en dessous de la moyenne mondiale. Une large majorité de Français (73%) souhaitent renforcer leurs liens avec leur famille et leurs amis, ainsi que faire plus d’exercice physique pour 57% d’entre-deux, tandis que des préoccupations sécuritaires et climatiques prédominent. En ce qui concerne le football, 49% des Français prévoient de suivre la Coupe du Monde 2026 en Amérique du Nord, un intérêt timide comparé à d'autres nations comme l’Argentine avec 89% des Argentins. Pour plus de 6 Français sur 10 (65%), il est improbable que la guerre en Ukraine prenne fin en 2026.
  • Feu d'artifice
    Société Enquête

    Palmarès des personnalités de 2025

    À l'occasion de la fin d'année 2025, les Français ont été interrogés sur les personnalités qui les ont le plus marqués, positivement ou négativement, dans cinq grandes catégories : la diplomatie internationale, le sport, la culture, la politique française et la société civile.
    Pour chaque catégorie, les répondants devaient désigner deux personnalités parmi une liste proposée. Cinq figures se distinguent nettement en arrivant en tête de leur catégorie respective : Donald Trump pour la diplomatie internationale, Léon Marchand pour le sport, Aya Nakamura pour la culture, Jordan Bardella pour la politique française et Michel-Édouard Leclerc pour la société civile
  • Société | France
    Société Enquête

    Économie et citoyens : repenser le lien

    Ipsos bva dévoile les résultats de l’enquête « Économie et citoyens : repenser le lien », réalisée pour l’association « Lire la société », qui révèle un fossé entre les Français, l’économie et la politique. Si 60 % s’intéressent aux questions économiques, notamment à l’inflation et aux prix (90 %), seuls 54 % se disent à l’aise avec les grands concepts. Cette faible littératie s’accompagne d’un blocage politique : 50 % jugent crucial de respecter les promesses électorales, même au détriment du vote du budget, une position marquée chez les sympathisants de LFI (75 %) et du RN (63 %). Très sensibles au pouvoir d’achat, les Français restent divisés sur la culture du compromis, tandis que 94 % estiment prioritaire de renforcer l’enseignement des enjeux économiques à l’école.

URL : https://www.zdnet.fr/pratique/image-fabriquee-avec-de-lia-ou-pas-6-signes-revelateurs-dun-faux-et-mes-detecteurs-gratuits-preferes-486082.htm

Image fabriquée avec de l'IA ou pas ? 6 signes révélateurs d'un f ...

Image fabriquée avec de l'IA ou pas ? 6 signes révélateurs d'un faux - et mes détecteurs gratuits préférés

L'IA est omniprésente et il est de plus en plus difficile de savoir ce qui est vrai. Mais ces conseils et outils peuvent vous aider.

Par Elyse Betters Picaro

  • 8 min

46

A retenir sur les signes pour détecter les contenus d'IA et les outils pour le faire

  • Les images d'IA présentent des défauts subtils qui révèlent qu'elles sont fausses.
  • Vérifiez les visages, les mains et les textures pour détecter les erreurs courantes de l'IA.
  • Des outils gratuits comme Circle to Search aident à détecter les images d'IA.

Les images générées par l'IA sont désormais omniprésentes. Je les vois dans mes fils d'actualité, dans Google Images, dans les épingles Pinterest et même dans certaines publicités. C'est devenu tellement envahissant que les gens ont inventé le terme "AI slop" pour décrire cela. Désolé d'être le porteur de mauvaises nouvelles. Mais ce flot de contenu généré par l'IA sur vos plateformes préférées ne va pas s'arrêter. Et il va devenir de plus en plus difficile de distinguer ce qui est réel.

Les modèles d'IA générative s'améliorent de jour en jour. Le mois dernier, Google a lancé Gemini 3 avec son dernier générateur d'images Nano Banana Pro. J'ai été stupéfait par la facilité avec laquelle il crée des images photoréalistes. Et par sa capacité à conserver la ressemblance intacte. En quelques secondes, je peux modifier et itérer sur n'importe quelle photo jusqu'à ce qu'elle soit parfaite. Mais c'est là que le bât blesse. Il est plus difficile que jamais de faire confiance à ce que l'on voit en ligne.

Alors, comment repérer une image artificielle ? Voici six signes pour repérer les fausses images, ainsi que mon détecteur d'images d'IA gratuit préféré.

1. Du texte brouillé

C'est le signe le plus ancien de contenu graphique généré par IA. Lorsque les générateurs d'images par IA sont devenus populaires, ils étaient notoirement mauvais pour rendre un texte correct. Et c'est toujours l'un des moyens les plus faciles de repérer un faux. Si vous voyez l'image d'une affiche, d'une couverture de livre, d'un T-shirt ou de toute autre chose qui vous semble un peu bizarre, mon premier conseil est de zoomer sur le texte. Si les lettres ont l'air déformées, déformées ou si elles ne sont que du charabia, il est presque certain qu'il s'agit d'un faux.

Pour être honnête, les modèles d'image de l'IA se sont améliorés, en particulier celui de Google Gemini. Mais il y a encore des erreurs. Dans l'exemple ci-dessous, j'ai téléchargé une capture d'écran de ChatGPT vers Gemini, ironiquement, et je lui ai donné une instruction détaillée pour la placer sur une tablette et la superposer à un fond vert et à un logo. J'ai même spécifié "conserver le texte sur l'image" dans mon prompt. Le résultat ? À première vue, c'était plutôt bien.

Mais j'ai ensuite remarqué que le texte de la rubrique "Ask Anything" était légèrement de travers. Soupir. Presque, Gemini. Presque.

Et ChatGPT ? En faisant le même exercice, j'ai obtenu une image chaotique et si manifestement fausse qu'elle ne vaut même pas la peine d'être partagée.

Garbled text

Généré avec Nano Banano Pro / Elyse Betters Picaro / ZDNET

2. Est-ce un doigt supplémentaire ?

Si le texte illisible n'était pas assez évident, pourquoi pas des parties du corps supplémentaires ?

Pour une raison étrange, les modèles d'IA ont longtemps eu du mal à générer des personnes avec 10 doigts ou des doigts qui ne se fondent pas les uns dans les autres. Il leur manque peut-être des articulations ou même des ongles. Si les doigts ont l'air en bon état, vérifiez s'il n'y a pas d'autres irrégularités anatomiques, comme des membres supplémentaires ou des cous et des torses trop longs (ou trop courts). Examinez attentivement les poignets, les coudes et, enfin, les visages. N'y a-t-il qu'une seule narine ?

Prenez les exemples ci-dessous, générés par Midjourney et partagés par un utilisateur sur X. Sur l'une des photos, une femme tient un appareil photo avec ce qui semble être neuf doigts. L'image semble par ailleurs assez réelle, bien que les sujets aient une peau impeccable et éclatante. Sur l'autre photo, les articulations du sujet sont trop éloignées de ses doigts.

Il s'agit là d'accidents d'IA qui, même s'ils sont de moins en moins fréquents, n'en restent pas moins des signes révélateurs.

Is that an extra finger?

Généré par @mileszim à l'aide de Midjourney / Elyse Betters Picaro / ZDNET

3. Apparence étrange et hyperréaliste

J'ai mentionné plus haut le fait de regarder attentivement les visages. Mais nous allons nous pencher un peu plus sur la question ici.

Lorsque vous examinez une image photoréaliste générée par l'IA, vous pouvez remarquer qu'elle ne semble pas réelle, bien qu'elle contienne tous les détails du monde. Le sujet peut avoir un regard mort ou vide, avec des yeux vitreux ou brillants, ou des pupilles qui ne s'alignent pas. La peau peut également sembler trop lisse, presque plastique. Les dents peuvent se chevaucher et les cheveux peuvent sembler un peu trop flous.

Sans vouloir critiquer Gemini, j'ai utilisé Nano Banana (avant le lancement de Pro) pour retoucher les photos de mon beau-frère. Il voulait essayer différentes coiffures, et bien que je me sois un peu laissé emporter en lui donnant des coiffures comme un mulet blond à la Kiefer Sutherland dans "Génération perdue", j'ai remarqué qu'à chaque génération, il devenait de plus en plus étrange. Sa peau est devenue sans pores, ses cheveux impeccables et ses yeux semblables à des yeux de biche.

Si vous remarquez que quelqu'un a l'air d'avoir été photoshopé, ou si vous avez l'impression que quelque chose ne va pas, il pourrait s'agir de l'IA.

Uncanny, hyper-realistic appearance

Généré avec Nano Banana / Elyse Betters Picaro / ZDNET

4. Soudain, tout le monde est designer

Je dois me moquer un instant TPE. J'ai remarqué ces deux dernières années que tous les restaurants près de chez moi utilisent l'IA pour leurs logos, leurs menus et même leurs photos de plats. Sérieusement. Comment puis-je savoir que ces images sont générées par l'IA ? Je peux vous dire que ces établissements n'ont pas soudainement embauché une équipe de graphistes, d'illustrateurs et de photographes pour créer leurs messages sociaux.

Si c'était le cas, les résultats seraient probablement meilleurs.

Voyez l'exemple ci-dessous. La nourriture représentée est parfaite, presque trop parfaite. Il a même un aspect légèrement graphique ou illustré. La viande brille, les burritos sont parfaitement roulés, sans gouttes, et les emballages ne présentent aucune tache d'huile.

Cette image a été partagée sur la page Facebook de l'entreprise et présentée comme la nourriture qu'elle fabrique et vend. Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous. Mais je préfère voir de vraies photos de la nourriture, même si l'éclairage ou la configuration ne sont pas parfaits. Quoi qu'il en soit, cela ne me convainc pas d'acheter leurs produits. Cela me dit simplement que quelqu'un doit arracher ChatGPT des mains de la personne qui poste sur sa page.

Un autre exemple qui m'a vraiment fait rigoler. Un restaurant mexicain a ouvert ses portes dans ma ville l'été dernier. Savez-vous quel est leur logo, affiché partout sur leurs menus et leurs pages de réseaux sociaux ? Une illustration d'une lunette sur un burrito. Mais WTF !

Suddenly everyone is a designer

Généré par Eastside Market et Sanchos / Elyse Betters Picaro / ZDNET

5. Beaucoup trop de choses se passent (chaos total)

Avez-vous déjà vu une image où il se passe beaucoup trop de choses à la fois ?

Je parle de textures étranges et répétitives, d'arrière-plans trop intenses ou hyper-détaillés, d'ombres qui tombent à des angles impossibles, de reflets et de lueurs qui défient les lois de la physique, et de tout un tas de bruits visuels superposés sans raison. L'ensemble de la scène semble avoir été poussé à l'extrême, comme si l'on avait laissé un moteur de jeu vidéo reproduire un rêve fiévreux.

Ces images tentent souvent tellement de paraître dramatiques ou impressionnantes qu'elles finissent par avoir l'air générées par ordinateur de la pire façon qui soit. À mon avis, ces types de photos d'IA font partie des contrefaçons les plus évidentes. Mais je tenais à les mentionner au cas où certains d'entre vous les verraient et penseraient qu'elles sont l'œuvre d'un illustrateur qui n'a aucun sens de l'espace blanc.

Si vous voyez une image chaotique qui semble attaquer vos globes oculaires, il s'agit probablement d'une IA.

Way too much going on (total chaos)

Généré avec Nano Banana Pro / Elyse Betters Picaro / ZDNET

6. Manque de détails / trop lisse

Trop de détails hyperréalistes peuvent être un signe d'alarme. Mais l'inverse peut aussi être vrai.

J'ai récemment remarqué qu'un groupe d'amateur d'histoire locale partageait des photos "colorisées" et "restaurées" sur sa page Facebook. Sans révéler qu'ils utilisaient l'IA. Il m'est rapidement apparu que presque tout ce qu'ils partageaient était retouché par l'IA. J'avais déjà remarqué que la page utilisait l'IA dans certains de ses messages promotionnels, notamment celui annonçant une visite guidée. Mais l'utiliser sur de vieilles photos me paraissait peu sincère.

Dans l'autre exemple ci-dessous, où un bâtiment centenaire a été colorisé par le groupe, on remarque que la structure en briques a perdu tout signe d'être... en briques. Elle a simplement l'air d'un rouge lisse comme du plâtre. Les feuilles des arbres se confondent également. Et les personnes sous le porche semblent être des personnages peints. L'image semble en fait être une illustration. Il s'agit pourtant d'une véritable photographie. Mais tous les détails ont été perdus.

Voilà, mes amis, ce qu'est l'IA.

Lack of detail/too smooth

Généré par Greater Adirodack Ghost and Tour Company / Elyse Betters Picaro / ZDNET

7. Utiliser des détecteurs d'images AI gratuits

Assez de conseils qui font appel à vos yeux et à votre bon sens. Voyons maintenant comment vous pouvez utiliser la technologie pour détecter les images d'IA.

Google a mis en place des outils de vérification d'images gratuits que j'adore utiliser. Sur les téléphones Android, par exemple, vous pouvez utiliser Circle to Search (appui long sur le bouton d'accueil) pour demander directement si une photo est de l'IA. La fonction "À propos de cette image" de Google Lens vous permet également de connaître le contexte d'une photo, et notamment de savoir si elle est générée par l'IA. Si une image est marquée avec le filigrane de Google (SynthID), ces outils le signaleront.

De même, l'application Gemini de Google vous permet désormais de télécharger une photo et de demander littéralement "Cette image a-t-elle été créée avec l'IA de Google ?" Gemini vérifiera la présence du filigrane SynthID et vous le signalera. Même sans filigrane, Gemini peut utiliser son raisonnement pour deviner.

Ces outils ne sont pas parfaits à 100 %. Mais ils sont gratuits et faciles à essayer. Il existe également d'autres détecteurs de contenu à base d'IA. Mais beaucoup d'entre eux sont payants et, comme aucun n'est totalement précis, il vaut mieux s'en tenir aux outils gratuits.

Use free AI image detectors

Google / Elyse Betters Picaro / ZDNET

Les détecteurs d'images de l'IA sont-ils précis ?

Pas toujours. Dans mes tests, ils peuvent faire des erreurs. Le New York Times a également testé cinq des meilleurs outils conçus pour détecter les images générées par l'IA.

Ces outils ont analysé les pixels des images et ont cherché des indices permettant de déterminer s'il s'agit de vraies ou de fausses images.

Deux des outils ont estimé qu'une photo d'Elon Musk embrassant un robot était réelle.

Source : "ZDNet.com"

Connexion

Vous n’avez pas encore de compte ?

AUTOUR DE ZDNET
SERVICES
À PROPOS
Accessibilité : non conforme

URL : https://www.inrae.fr/actualites/suivi-du-bien-etre-truies-groupe-arret-image

Le suivi du bien-être des truies en groupe : arrêt sur image | INRAE

Le suivi du bien-être des truies en groupe : arrêt sur image

Des chercheurs français testent un système d’analyse d’images permettant de reconnaître automatiquement la nature des interactions entre les animaux, qu’elles soient positives ou négatives. Ce système a été testé sur des groupes de truies, avec l’objectif de mieux assurer le bien-être de chaque individu au sein du groupe.

Publié le 03 décembre 2025

© Charlotte Gaillard

Depuis 2013, il est obligatoire d’élever les truies gestantes en groupe, et non plus isolées dans des cages. Cette mesure vise à améliorer leur confort et à favoriser l’expression de leur comportement naturel : elles peuvent bouger, explorer, interagir avec leurs congénères. Mais cette cohabitation n’est pas toujours paisible. Les truies établissent une hiérarchie sociale, parfois à coups de groin ou de morsures, qui peuvent nécessiter l’intervention de l’éleveur pour des mesures correctives.

Or, surveiller en permanence ces interactions pour détecter les problèmes demande du temps, du personnel et un œil expert. La solution testée par les chercheurs consiste à utiliser la vidéo et l’analyse d’image : un logiciel analyserait automatiquement les images filmées pour repérer les comportements sociaux de façon non intrusive et continue dans le temps.

Souriez, vous êtes filmées !

L’équipe du projet, regroupant INRAE, l’Ifip, l’Inria, et la société Dilepix, a filmé jour et nuit deux enclos de 19 et 20 truies gestantes dans des salles équipées de caméras. 
Le logiciel d’analyse des images permettait de caractériser la posture de chaque animal (couchée, assise, debout), ainsi que la position de trois points clés du corps : le groin, le cou et la queue.

Les analyses ont porté sur les stades 30 et 103 jours de deux gestations consécutives, au moment où l’activité était la plus grande, à savoir entre minuit et deux heures du matin (la ration quotidienne était mise à disposition à minuit). Les images ont été analysées manuellement à l'aide du système d’annotation du logiciel en cours de développement.
Au total, 360 situations ont été décrites à partir des images : i/ 120 correspondant à des moments d’interactions positives et 120 à des moments d’interactions négatives, incluant des images avant, pendant et après l’interaction entre deux individus ; ii/  120 moments sans interaction (deux truies sans contact). La valence de l’interaction (positive ou négative), ainsi que la posture et les coordonnées des trois points clés de chaque truie ont été identifiées. En suivant la position et les mouvements de ces points clés sur les images, les chercheurs ont pu calculer les valeurs de 3 variables : les distances relatives entre les truies, les vitesses de déplacement et les distances individuelles parcourues.
Des arbres de décision ont été utilisés pour évaluer la pertinence de ces variables dans la détection d’une interaction.

Lorsque deux points d’intérêt de deux truies se rapprochent rapidement, une interaction commence ; lorsqu’ils s’éloignent, elle se termine. Si les deux truies sont debout, l’une avançant vite vers l’autre, cela peut signaler une interaction négative (agression). Si elles se reniflent tranquillement, il s’agit d’une interaction positive.

Sur la base de ces données, les chercheurs ont appris au logiciel (machine learning) non seulement à être capable de détecter automatiquement l’occurrence d’une interaction, mais aussi à en identifier :

•          la nature positive (par exemple quand deux truies se touchent le groin) ou négative (comme les coups de tête ou morsures),

•          l’orientation de l’interaction (contact groin-groin, groin-cou ou groin-queue)

Des résultats prometteurs

Les algorithmes ainsi « entrainés » ont permis de détecter le début et la fin d’une interaction avec 88 % de précision et de différencier dans 80 % des cas les interactions positives des interactions négatives.

Les interactions négatives se distinguent par des mouvements plus rapides, avec une truie qui semble fuir ou poursuivre l’autre.
Les interactions positives, au contraire, se font dans un contexte plus calme, souvent entre animaux familiers.

L’orientation du contact, utile pour identifier des comportements problématiques, a également été reconnue. L’orientation groin contre queue est typique d’interactions négatives, comme les morsures de la queue ou de la vulve, signe de stress ou de surpopulation. Cette détection groin-queue était particulièrement performante, avec 94 % de réussite.

Un pas de plus vers l’élevage de précision

Ce projet montre qu’il est possible de suivre automatiquement les relations sociales dans un groupe de truies grâce à l’analyse d’images. À terme, un tel outil pourrait alerter les éleveurs en cas de comportement anormal, par exemple une hausse d’agressions, avant que des blessures ou du stress n’apparaissent.

L’objectif n’est pas de remplacer l’œil de l’éleveur, mais de l’aider à mieux comprendre ce qu’« expriment » les animaux par leur comportement. En rendant visibles des détails imperceptibles à l’œil nu, la technologie offre un nouveau regard sur le bien-être animal : une étape vers des élevages caractérisés par davantage d’attention, de réactivité et de respect du bien-être animal.

Références :  Blanc, A.; Poissonnet, A.; Thomas, J.; Courboulay, V.; Simon, M.; Gaillard, C., 2025. Toward the automatic detection of social interactions in gestating sows using image analysis data. Journal of Animal Science, 103: 14 - https://doi.org/10.1093/jas/skaf249

 

Sylvie André

Communication département Phase

Contacts

Charlotte Gaillard

Contact scientifique

UMR "Physiologie, Environnement et Génétique pour l'Animal et les Systèmes d'Élevage" (Pegase)

Le centre

Le département

En savoir plus

Agroécologie

MOOC Bien-être des animaux d'élevage

Ce MOOC a été conçu par une équipe pédagogique regroupant des enseignants-chercheurs, des chercheurs et des vétérinaires spécialistes du bien-être des animaux d’élevage. Il est structuré en trois modules : "comprendre" qui pose les bases théoriques, "évaluer" qui propose des éléments utilisables sur le terrain, et "améliorer" qui présente quelques solutions.

01 décembre 2019

La science au service de l’amélioration génétique des ruminants

COMMUNIQUE DE PRESSE - Philippe Mauguin, Président directeur général de l’Inra et Michel Cetre, Président de l’union de Coopératives agricoles ALLICE (sélection génétique et reproduction des ruminants) et de la SAS APIS-GENE (financement et valorisation de la recherche) ont renouvelé leur engagement par la signature de deux accords-cadre le jeudi 25 juillet 2019 autour d’un objectif commun : adapter l’élevage français aux multiples défis qu’il doit relever.

Alimentation, santé globale

L'alimentation des enfants racontée aux parents

Cherchant à en savoir un peu plus sur l’alimentation du bébé à l’adolescent, l’auteur a retracé l’expérience de son enfance. Il a alors passé cette trame romancée au crible de la science en allant interroger des chercheurs de différentes disciplines. Accompagné et guidé dans sa démarche par une chercheuse, il raconte ainsi cette tranche de vie qu’il livre aux apprentis parents d’aujourd’hui et de demain.

19 février 2020

URL : https://developer.mozilla.org/fr/docs/Learn_web_development/Core/Structuring_content/HTML_images

Les images en HTML - Apprendre le développement web | MDN

Cette page a été traduite à partir de l'anglais par la communauté. Vous pouvez contribuer en rejoignant la communauté francophone sur MDN Web Docs.

View in English Always switch to English

Les images en HTML

page(Doc) not found /fr/docs/Learn/HTML/Multimedia_and_embedding

Au début, le Web n'était que du texte, ce qui était un peu ennuyeux. Heureusement, il n'a pas fallu longtemps pour que la possibilité d'intégrer des images ( et d'autres types de contenu intéressants) dans une page web soit ajoutée. Bien qu'il y ait plusieurs types de contenu multimedia, il est logique de commencer avec l'humble élément <img>, utilisé pour intégrer une image dans une page web. Dans cet article, nous approfondirons son utilisation en abordant les principes fondamentaux, l'annotation par légendes utilisant <figure>, et en analysant sa relation avec les images d'arrière-plan du CSS .

Prérequis : Notions élémentaires en informatique, installation des outils de base, bases de la manipulation des fichiers, fondamentaux du HTML (comme décrit dans Commencer avec le Web).
Objectifs : Apprendre à intégrer des images simples en HTML, à les légender d'un intitulé, et à mettre en relation ces images HTML avec les images d'arrière-plan du CSS.

Comment intégrer une image à une page web ?

Pour mettre une image simple sur une page web, nous utiliserons l'élément <img>. C'est un élément vide (ce qui signifie qu'il ne contient ni texte ni balise de fermeture) qui demande au moins un attribut pour fonctionner — src (souvent appelé par son nom entier: source). L'attribut src contient un chemin pointant vers l'image que vous voulez intégrer, qui peut être une URL absolue ou relative, de la même manière que l'élément <a> href= attribue des valeurs.

Note : Vous devriez lire Une brève présentation des URL et des chemins pour vous rafraîchir la mémoire avant de continuer.

Donc, par exemple, si votre image s'appelle dinosaur.jpg, et qu'elle est située dans le même répertoire que votre page HTML, vous pouvez intégrer cette image comme ceci (URL relative) :

html
<img src="dinosaur.jpg" />

Et si cette image se trouve dans un sous-répertoire images situé dans le même dossier que la page HTML (ce que Google recommande pour SEO/dans un but d'indexation et d'optimisation de la recherche), alors vous l'intégrerez comme ceci :

html
<img src="images/dinosaur.jpg" />

Ainsi de suite.

Note : Les moteurs de recherche lisent aussi les noms de fichiers image et s'en servent pour optimiser la recherche. Donc, donnez à vos images des noms de fichiers descritifs et qui ont du sens. dinosaur.jpg est infiniment mieux que img835.png.

Vous pouvez intégrer l'image en utilisant son URL absolue, par exemple :

html
<img src="https://www.example.com/images/dinosaur.jpg" />

Ce n'est pas trés efficace, cela fait travailler le navigateur plus qu'il ne devrait, il cherche l'adresse IP depuis le serveur DNS à chaque fois etc... Vous devriez autant que possible garder vos images du site sur le même serveur que la page HTML.

Attention : La plupart des images ont des droits d'auteur. N'affichez jamais une image sur votre site à moins que :

1) Ce soit votre image (vous en êtes le créateur), 2) vous ayez reçu une permission explicite et écrite du propriètaire de l'image ou, 3) que vous ayez une preuve indiscutable que cette image appartient au domaine public.

Les violations des lois sur les droits d'auteur sont non seulement illégales mais aussi non-éthiques. De plus, ne faites jamais pointer votre attribut src vers une image hébergée sur le site de quelqu'un d'autre sans en avoir l'autorisation. Cela s'appelle du "hotlinking". Souvenez-vous que voler de la bande passante à quelqu'un est aussi illégal. Cela ralentit aussi votre page et vous laisse sans contrôle si l'image est enlevée ou remplacée par une autre plus gênante...

Le code au-dessus vous donnera, à peu prés, le résultat suivant :

A basic image of a dinosaur, embedded in a browser, with "Images in HTML" written above it

Note : Les éléments comme <img> et <video> sont souvent désignés comme des éléments "remplacés". C'est parce que le contenu et la taille de ces éléments sont définies par une ressource externe (comme un fichier image ou video), pas par le contenu de l'élément lui-même.

Note : Vous trouverez les exemples finis de cette section sur Github (regardez aussi le code source.)

Texte alternatif

Le prochain attribut que nous allons étudier est alt. Sa valeur est supposée être un descriptif sous forme de texte de l'image, à utiliser dans les cas où l'image ne peut être affichée. Exemple : le code au-dessus pourrait être modifié de cette manière :

html
<img
  src="images/dinosaur.jpg"
  alt="The head and torso of a dinosaur skeleton;
          it has a large head with long sharp teeth" />

La manière la plus simple de tester votre texte alt est de mal épeler votre nom de fichier intentionnellement. Si dans l'exemple, la photo était épelée dinosooooor.jpg, le navigateur ne l'afficherait pas mais afficherait le texte alt à la place :

The Images in HTML title, but this time the dinosaur image is not displayed, and alt text is in its place.

Pourquoi vous verrez partout du texte alt ? Vous en aurez besoin car c'est très pratique en maintes occasions :

  • L'utilisateur est un déficient visuel qui utilise un lecteur d'écran qui s'en sert pour "lire" le web. En fait, avoir du texte alt disponible pour décrire les images est très utile à beaucoup d'utilisateurs.
  • Comme nous l'avons vu au-dessus, vous pourriez avoir mal épelé le nom ou le chemin du fichier.
  • Le navigateur ne gère pas ce type d'image. Certains utilisent encore des navigateurs en terminal, affichant seulement du texte (comme Lynx), qui affichent le texte alt des images.
  • Vous pouvez avoir envie de fournir du texte que pourraient utiliser les moteurs de recherche. Par exemple, ils mettront en relation le texte alt avec des requêtes de recherche.
  • L'utilisateur a supprimé les images pour économiser le volume du transfert de données ou pour ne pas être distrait. C'est très commun sur les téléphones mobiles et dans les pays où la bande passante est limitée ou coûte cher.

Que devriez-vous noter dans vos attributs alt ? En premier lieu, cela dépend de la raison pour laquelle cette image se trouve là. En d'autres mots, ce que vous perdriez si cette image ne s'affichait pas :

  • Decoration. Vous devriez utiliser des images d'arrière-plan CSS pour les images décoratives mais si vous devez utiliser du HTML, ajoutez un alt="" vide. Si l'image ne fait pas vraiment partie du contenu, un lecteur d'écran ne perdra pas de temps à la lire.
  • Contenu. Si votre image fournit une ou plusieurs informations supplémentaires significatives, inscrivez ces mêmes informations dans un bref alt text – ou mieux, dans le texte principal, que tout le monde puisse les voir. N'écrivez pas de alt text redondants. Imaginez combien ce serait ennuyeux pour un lecteur si tous les paragraphes étaient écrits en double... Si l'image est décrite de manière adéquate dans le corps de texte principal, vous pouvez utiliser simplement alt="".
  • Lien. Si vous mettez une image à l'intérieur d'une ancre <a> pour transformer une image en lien, vous devez quand même fournir un Lien texte accessible. Dans de tels cas, vous pouvez, soit l'inclure dans le même élément <a>, soit dans l'attribut alt de l'image – utilisez ce qui marche le mieux dans votre cas.
  • Texte. Vous ne devez pas mettre de texte dans les images. Si votre titre principal a besoin d'un peu d'ombrage par exemple, utilisez CSS pour ça, plutôt que de mettre du texte dans une image. De toutes manières, si vous ne pouvez pas éviter de faire ça, vous devez ajouter le texte dans l'attribut alt .

Le but est de livrer essentiellement une expérience de qualité, même quand les images ne peuvent être vues. Cela assure à tous les utilisateurs de ne rien manquer du contenu. Essayez de ne pas afficher les images dans votre navigateur et regardez ce qu'il se passe. Vous allez vite réaliser que le texte fourni à la place est réellement utile.

Note : Pour plus d'informations, voyez notre guide Textes Alternatifs

Largeur et hauteur (width-height)

Vous pouvez vous servir des attributs width et height pour spécifier la largeur et la hauteur de votre image. Vous pouvez trouver la largeur et la hauteur de différentes manières. Sur Mac, par exemple, vous pouvez utiliser Cmd + I pour afficher l'info relative au fichier image. Pour revenir à notre exemple, nous pourrions faire ceci :

html
<img
  src="images/dinosaur.jpg"
  alt="The head and torso of a dinosaur skeleton;
          it has a large head with long sharp teeth"
  width="400"
  height="341" />

Cela ne fait pas grande différence à l'affichage dans des circonstances normales. Mais, si l'image n'est pas affichée, disons que l'utilisateur est juste arrivé sur la page et qu'elle n'est pas encore chargée, vous remarquerez que le navigateur laisse un espace pour qu'elle y apparaisse :

The Images in HTML title, with dinosaur alt text, displayed inside a large box that results from width and height settings

C'est une bonne pratique, cela donne une page se chargeant plus rapidement et en douceur.

De toutes manières, vous ne devez pas altérer la taille de vos images avec les attributs HTML . Si vous réglez la taille de l'image trop grande, vous aurez un résultat avec beaucoup de "grain", flou ou trop petit et vous dépensez de la bande passante en téléchargeant une image qui ne convient pas aux besoins de l'utilisateur. Votre image peut aussi sortir distordue, si vous n'en maintenez pas le bon Format d'image. Vous devriez utiliser un éditeur d'images pour la mettre à la bonne taille avant de la mettre dans votre page web.

Note : Si vous devez absolument modifier une taille d' image, vous devriez vous servir de CSS .

Titre d'images

Comme décrit dans le chapitre Création d'hyperliens, vous pouvez aussi ajouter un attribut title aux images, pour fournir un supplément d'information si nécessaire. Dans notre exemple, nous pourrions faire ceci :

html
<img
  src="images/dinosaur.jpg"
  alt="The head and torso of a dinosaur skeleton;
          it has a large head with long sharp teeth"
  width="400"
  height="341"
  title="A T-Rex on display in the Manchester University Museum" />

Cela donne une info-bulle avec le texte entré dans l'attribut title :

The dinosaur image, with a tooltip title on top of it that reads A T-Rex on display at the Manchester University Museum

Il n'est pas essentiel d'inclure des informations dans les images. Il est souvent préférable d'écrire ces informations dans le texte principal plutôt qu'attaché à l'image. Ils peuvent être très utile dans d'autres circonstances, par exemple dans une galerie d'images où vous n'avez pas de place pour les légendes.

Pédagogie active : incorporer une image

À vous de jouer maintenant ! Cette section dédiée à l'apprentissage interactif va vous tenir en haleine avec un simple exercice d'intégration d'image. Vous allez un peu travailler l'anglais aussi. Il vous est fourni une étiquette basique <img> ; Il va vous falloir incorporer l'image située à l'URL suivante :

https://raw.githubusercontent.com/mdn/learning-area/master/html/multimedia-and-embedding/images-in-html/dinosaur_small.jpg

Nous avons dit plus tôt de ne jamais faire de "hotlinking" sur d'autres serveurs mais c'est ici dans un but d'apprentissage, donc on oublie ça pour cette fois.

Nous avons encore quelques petites choses pour vous :

  • Ajoutez du texte alt , et vérifiez qu'il marche en faisant une faute dans l'URL de l'image.
  • Réglez l'image à une bonne taille : width et height ( conseil : c'est 200px wide (large) and 171px high (haut)), puis expérimentez d'autres valeurs pour en appréhender les effets.
  • Mettez un title sur l'image.

Si vous faites une erreur, vous pouvez toujours remettre à zéro en utilisant le bouton Reset . Si vous êtes vraiment bloqué, regardez la réponse en cliquant le bouton Show solution :

Légender des images avec figure et figcaption

En parlant de légendes, il y a de nombreuses manières d'en ajouter qui ira avec votre image. Par exemple, rien ne vous empêche de faire ceci :

html
<div class="figure">
  <img
    src="images/dinosaur.jpg"
    alt="The head and torso of a dinosaur skeleton;
            it has a large head with long sharp teeth"
    width="400"
    height="341" />

  <p>A T-Rex on display in the Manchester University Museum.</p>
</div>

C'est bon. Ça contient ce que vous voulez et c'est aisément stylisable en CSS. Mais il y a un problème : il n'y a rien de sensé qui relie l'image à sa légende. Ce qui peut poser des problèmes à un lecteur d'écran. Par exemple, quand vous avez 50 images, quelle légende va avec quelle image ?

Une meilleure solution consiste en l'utilisation des éléments HTML5 <figure> et <figcaption> . Ils ont été conçus pour cela : fournir un conteneur sémantique aux objets et lier clairement cet objet à sa légende. Notre exemple précédent pourrait être réécrit comme ceci :

html
<figure>
  <img
    src="images/dinosaur.jpg"
    alt="The head and torso of a dinosaur skeleton;
            it has a large head with long sharp teeth"
    width="400"
    height="341" />

  <figcaption>
    A T-Rex on display in the Manchester University Museum.
  </figcaption>
</figure>

L'élément <figcaption> dit au navigateur et aux technologies d'assistance que la légende décrit le contenu de l'autre élément <figure>.

Note : D'un point de vue accessibilité, les légendes ont un rôle différent du texte alt. Le texte alt ne sert qu'en absence d'image tandis que les légendes servent en même temps aux utilisateurs qui voient l'image. Les légendes et le texte alt devraient cependant être différents car ils apparaissent tout deux quand l'image est absente. Essayez d'enlever les images dans votre navigateur et voyez à quoi ça ressemble.

Un objet <figure> n'est pas forcé de contenir une image. C'est une unité de contenu indépendante qui :

  • exprime votre désir d'accessibilité et de compréhension facilitée.
  • peut se placer en plusieurs endroits dans une page à flot linéaire.
  • Fournit une information essentielle qui supporte le texte principal.

Cet objet peut être un ensemble d'images, des bribes de code, de l'audio, de la vidéo, des équations, un tableau ou bien d'autres choses.

Pédagogie active : créer un objet figure

Dans cette section, nous allons vous demander de récupérer le code fini de la section "Pédagogie active" précédente et d'y faire ceci :

  • Encapsulez-le dans un élément <figure> .
  • Copiez le texte de l'attribut, enlevez l'attribut title et mettez le texte dans un élément <figcaption> sous l'image.

Si vous faites une erreur, vous pouvez toujours remettre à zéro en utilisant le bouton Reset . Si vous êtes vraiment bloqué, regardez la réponse en cliquant le bouton Show solution :

Images d'arrière-plan CSS

Vous pouvez également utiliser du CSS pour intégrer des images dans vos pages web (ou JavaScript, mais c'est une autre histoire). Les propriétés CSS background-image et background, sont utilisées pour contrôler le placement de l'image d'arrière-plan. Par exemple, pour placer une image d'arrière-plan sur chaque paragraphe de la page, vous pourriez faire ceci :

css
p {
  background-image: url("images/dinosaur.jpg");
}

Le résultat est probablement plus facile à positionner et contrôler qu'une image HTML. Donc, pourquoi s'ennuyer avec des images HTML ?... Comme il y est fait allusion au-dessus, les images CSS sont là seulement pour la décoration. Si vous voulez ajouter quelque chose d'agréable à votre page pour en enrichir le visuel, c'est étudié pour. Mais, ces images n'ont pas d'indication sémantique. Elles ne peuvent pas avoir d'équivalent texte, sont invisibles aux lecteurs d'écran, etc... C'est le moment, pour l'image HTML, de se mettre en valeur !

En résumé : si une image a du sens, en terme de contenu, vous devriez utiliser une image HTML. Si une image n'est que pure décoration, il vaut mieux utiliser les images d'arrière-plan CSS.

Note : Vous en apprendrez beaucoup plus sur les CSS background images dans notre topic CSS .

C'est tout pour l'instant. Nous avons découvert en détails les images et légendes. Dans le prochain article, nous monterons en régime pour aborder la manière d'utiliser HTML pour intégrer des vidéos et de l'audio dans une page web.

page(Doc) not found /fr/docs/Learn/HTML/Multimedia_and_embedding

URL : https://www.ladepeche.fr/2025/08/03/la-ville-modernise-son-image-avec-un-nouveau-site-internet-12858027.php

Graulhet. La ville modernise son image avec un nouveau site internet - ladepeche.fr

Graulhet. La ville modernise son image avec un nouveau site internet

  • La ville modernise son image avec un nouveau site internet
    La ville modernise son image avec un nouveau site internet
Publié le

La Ville de Graulhet modernise son image avec un nouveau site internet : www.ville-graulhet.fr. Entièrement repensé, ce nouvel outil numérique a été conçu pour offrir une navigation plus fluide, un accès simplifié à l’information et une meilleure lisibilité sur tous les supports utilisés par les usagers, qu’ils soient sur ordinateur, tablette ou smartphone. Le site propose : actualités, événements à venir, démarches administratives en ligne, services municipaux, équipements publics, mais aussi les grandes initiatives et projets portés par la Ville. L’interface intuitive permet aux visiteurs de trouver rapidement les informations utiles, tout en valorisant les actions menées sur le territoire. Conçu pour tous, le site renforce la proximité entre la commune et ses habitants. Il vise à accompagner chacun dans son quotidien, que ce soit pour s’informer, effectuer des formalités ou mieux connaître les services disponibles à Graulhet. La municipalité vous invite à le découvrir et à l’explorer librement. Pour tout dysfonctionnement ou suggestion, contactez-nous à : communication@mairie-graulhet.fr.

Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?

Les commentaires (2)
Lo repotegaire Il y a 4 mois Le 04/08/2025 à 08:01

Voilà qui va améliorer la voirie !

jaja810 Il y a 4 mois Le 03/08/2025 à 08:00

Il vont refaire la chaussée avenue Victor Hugo?

Lancez votre recherche

URL : https://www.culture.gouv.fr/actualites/visa-pour-l-image-un-regard-pluriel-et-engage-sur-le-monde

Visa pour l’image, un regard pluriel et engagé sur le monde | Ministère de la Culture

URL : https://www.ifop.com/article/barometre-dimage-des-agriculteurs-3/

Baromètre d'image des agriculteurs - Ifop Group

Baromètre d’image des agriculteurs

Ensemble avec

16.11.23

  • Ifop Opinion
  • FR

2 min de lecture

Alors que l’inflation touche la France de manière catastrophique, l’alimentation devient de plus en plus inabordable pour de nombreux Français, en particulier les produits issus de l’agriculture. C’est dans ce contexte que l’Ifop publie son Baromètre d’image des agriculteurs pour Ouest France.

 

Les Français ont un véritable sentiment de sympathie envers les agriculteurs et bien que deux tiers des Français (66%) pensent qu’il n’y aura pas assez d’agriculteurs en France pour assurer l’alimentation de la population dans les années à venir, plus de la moitié d’entre eux pensent qu’il faut les soutenir davantage (56%).

 

L’image des agriculteurs comprend néanmoins des dimensions parfois contrastées. Bien que les agriculteurs expriment souvent leur sentiment d’être mal aimés, la très grande majorité des Français considère qu’ils jouent un rôle majeur dans l’alimentation des Français (85%) et trois Français sur quatre font confiance aux agriculteurs (74%). L’image des agriculteurs évoqué aussi la nature, le maintien de la biodiversité, sujet qui conduit les Français à considérer que les agriculteurs ont un rôle à jouer dans le développement d’énergies alternatives (72%). Et alors que l’image de l’agriculture, et des agriculteurs, vis-à-vis du respect de l’environnement avait souffert durant plusieurs années à cause de scandales dans l’agroalimentaire, elle est en hausse depuis 2017 (44% avec affaire Monsanto) pour atteindre un haut historique (61%).

 

Concernant le positionnement des Français sur le prix des produits agricoles, la plupart des Français sont prêts à payer plus cher leurs produits alimentaires pour garantir un revenu correct aux agriculteurs (57%) ; cette sensibilité par rapport aux revenus des agriculteurs est de plus en plus présente et s’accélère depuis le début de l’épidémie de COVID-19 il y a trois ans. Néanmoins, il est nécessaire de remarquer que les classes les plus aisées sont davantage prêtes à payer plus cher (72%) que les classes plus pauvres (44% chez les catégories modestes). Le public prend conscience de l’impact de ses choix de consommation en général, phénomène moins observé parmi les jeunes consommateurs.

 

Pour l’avenir, quant à l’inquiétude au niveau de la relève agricole, peu sont les Français qui recommanderaient à leur enfant de devenir agriculteur (20%), recommandation qui est plus timorée chez les personnes âgées (12%, chez les plus de 65 ans) que chez les plus jeunes (34%, chez les 18-24 ans). Face à ce contexte, les Français demandent plus de soutien financier des pouvoirs publics (56%), mais notons tout de même une proportion élevée en faveur (25%) du maintien en l’état actuel des aides aux agriculteurs.

Partager l’article

URL : https://www.cnrs.fr/fr/presse/les-astronomes-revelent-la-premiere-image-du-trou-noir-au-coeur-de-notre-galaxie

Les astronomes révèlent la première image du trou noir au cœur de notre galaxie | CNRS

Les astronomes révèlent la première image du trou noir au cœur de notre galaxie

Univers
  • Dans le cadre de la collaboration EHT, le CNRS et l'IRAM ont participé à la création d'une première image du trou noir Sagittarius A*.
  • Il s'agit de la première preuve visuelle directe de la présence de ce trou noir au centre de notre galaxie.

Des astronomes ont dévoilé la première image du trou noir supermassif situé au centre de notre propre galaxie, la Voie lactée. Ce résultat apporte la preuve irréfutable que l'objet est bien un trou noir et fournit des indices précieux sur le fonctionnement de ces géants, dont on pense qu'ils se trouvent au centre de la plupart des galaxies. L'image a été produite par une équipe de recherche mondiale appelée Event Horizon Telescope (EHT) Collaboration, à partir des observations d'un réseau mondial de radiotélescopes. L’Institut de radioastronomie millimétrique (IRAM), fondé en 1979 par le CNRS et la Max-Planck-Gesellschaft (MPG, Allemagne)1 , a joué un rôle clé dans ce résultat via son télescope de 30 mètres, situé près de Grenade, l’antenne unique la plus sensible du réseau EHT. Les résultats sont publiés dans The Astrophysical Journal Letters.

  • 1Rejoints en 1990 par l’Instituto Geográfico Nacional (IGN, Espagne).

Cette image est un aperçu très attendu de l'objet massif qui se trouve au centre même de notre galaxie. Les scientifiques avaient déjà observé des étoiles en orbite autour d'un objet invisible, compact et très massif au centre de la Voie lactée. Cela laissait fortement penser que cet objet - connu sous le nom de Sagittarius A* (Sgr A*) - était un trou noir, et l'image d'aujourd'hui en fournit la première preuve visuelle directe.

Bien qu’il ne soit pas possible de voir le trou noir lui-même, car il est complètement sombre, le gaz incandescent qui l'entoure révèle une signature caractéristique : une région centrale sombre (appelée « ombre ») entourée d'une structure brillante en forme d'anneau. La nouvelle image capture la lumière déviée par la puissante gravité du trou noir, qui est quatre millions de fois plus massif que notre Soleil.

« Nous avons été stupéfaits de voir à quel point la taille de l'anneau correspondait aux prédictions de la théorie de la relativité générale d'Einstein », a déclaré le scientifique du projet EHT, Geoffrey Bower, de l'Institut d'astronomie et d'astrophysique de l'Academia Sinica à Taipei. « Ces observations sans précédent ont considérablement amélioré notre compréhension de ce qui se passe au centre même de notre galaxie, et offrent de nouvelles perspectives sur la façon dont ces trous noirs géants interagissent avec leur environnement. » Les résultats de l'équipe de l'EHT sont publiés aujourd'hui dans un numéro spécial de la revue The Astrophysical Journal Letters.

Le trou noir étant situé à environ 27 000 années-lumière de la Terre, il semble avoir dans le ciel une taille équivalente à un beignet sur la Lune. Pour en obtenir une image, l'équipe a créé le puissant EHT, qui a relié huit observatoires radio existants à travers la planète pour former un seul télescope virtuel « de la taille de la Terre »2 . L'EHT a observé Sgr A* pendant plusieurs nuits, recueillant des données pendant plusieurs heures d'affilée, à la manière d’une longue durée d'exposition sur un appareil photo.

Le télescope de 30 mètres de l'IRAM est le télescope à parabole unique le plus sensible au monde dans la gamme de hautes fréquences que l'EHT utilise pour ses observations. Avec le télescope du pôle Sud, il a fourni la plus longue ligne de base et, par conséquent, les images les plus nettes, contribuant ainsi de manière décisive à la haute résolution spatiale des images de Sgr A*.

Cette avancée fait suite à la publication en 2019 par la collaboration EHT de la première image d'un trou noir, appelé M87*, au centre de la galaxie plus lointaine Messier 87.

Les deux trous noirs se ressemblent remarquablement, même si celui de notre galaxie est plus de mille fois plus petit et moins massif que M87*3 . « Nous avons deux types de galaxies complètement différents et deux masses de trous noirs très différentes, mais près du bord de ces trous noirs, ils se ressemblent étonnamment », explique Sera Markoff, coprésidente du conseil scientifique de l'EHT et professeure d'astrophysique théorique à l'université d'Amsterdam, aux Pays-Bas. « Cela nous indique que la relativité générale régit ces objets de près, et que toute différence que nous voyons plus loin doit être due à des dissemblances dans la matière qui entoure les trous noirs. »

Ce résultat a été considérablement plus difficile que pour M87*, même si Sgr A* est beaucoup plus proche de nous. Le scientifique de l'EHT, Chi-kwan ("CK") Chan, de l'observatoire Steward et du département d'astronomie et de l'institut des sciences des données de l'université d'Arizona, aux États-Unis, explique : « Le gaz à proximité des trous noirs se déplace à la même vitesse - presque aussi vite que la lumière - autour de Sgr A* et de M87*. Mais alors qu’il met des jours, voire des semaines, à orbiter autour du grand M87*, il ne met que quelques minutes à le faire autour de Sgr A*, beaucoup plus petit. Cela signifie que la luminosité et la configuration du gaz autour de Sgr A* changeaient rapidement pendant que la collaboration EHT l’observait - un peu comme si l'on essayait de prendre une photo claire d'un chiot qui court après sa queue. »

Les chercheurs ont dû mettre au point de nouveaux outils sophistiqués qui tiennent compte du mouvement du gaz autour de Sgr A*. Alors que M87* était une cible plus facile et plus stable, dont les images se ressemblaient presque toutes, ce n'était pas le cas pour Sgr A*. L'image du trou noir de Sgr A* est une moyenne des différents clichés extraits par l'équipe, révélant enfin pour la première fois le géant tapi au centre de notre galaxie.

Cet effort a été rendu possible grâce à l'ingéniosité de plus de 300 chercheurs issus de 80 instituts du monde entier, qui composent la collaboration EHT. Outre la mise au point d'outils complexes pour relever les défis de l'imagerie de Sgr A*, l'équipe a travaillé de façon très rigoureuse pendant cinq ans, utilisant des superordinateurs pour réunir et analyser leurs données, tout en compilant une bibliothèque sans précédent de trous noirs simulés à comparer aux observations.

Les scientifiques sont particulièrement enthousiastes à l'idée de disposer enfin d'images de deux trous noirs de tailles très différentes, ce qui leur permet de comprendre comment ils se comparent et contrastent. Ils ont également commencé à utiliser ces nouvelles données pour tester des théories et des modèles sur le comportement du gaz autour des trous noirs supermassifs. Ce processus n'est pas encore totalement compris, mais on pense qu'il joue un rôle clé dans la formation et l'évolution des galaxies.

« Nous pouvons maintenant étudier les différences entre ces deux trous noirs supermassifs afin d'obtenir de nouveaux indices précieux sur le fonctionnement de cet important processus », a déclaré Keiichi Asada, scientifique de l'EHT, de l'Institut d'astronomie et d'astrophysique, Academia Sinica, Taipei. « Nous disposons d'images de deux trous noirs - l'un à la grosse extrémité large et l'autre à la petite extrémité des trous noirs supermassifs de l'Univers - ce qui nous permet d'aller beaucoup plus loin que jamais dans l'analyse du comportement de la gravité dans ces environnements extrêmes. »

Les progrès de l'EHT se poursuivent : une grande campagne d'observation en mars 2022 a inclus plus de télescopes que jamais auparavant. L'expansion continue du réseau EHT et les importantes mises à niveau technologiques permettront aux scientifiques de partager des images encore plus impressionnantes ainsi que des films de trous noirs dans un avenir proche.

En rejoignant le réseau EHT en 2018 et en effectuant ses premières observations en 2021, le deuxième observatoire de l'IRAM, Noema, a déjà donné à l'EHT un coup de pouce décisif en termes de sensibilité, de dynamique d'image et de résolution spatiale. Cependant, la poursuite du développement de technologies de réception de pointe pour Noema et le télescope de 30 mètres de l'IRAM permettra à la collaboration EHT de faire des timelapses avec des détails encore plus précis. Les deux installations seront déterminantes pour la collaboration EHT dans la compréhension de la physique des trous noirs massifs, et en particulier de Sgr A*.

 

Pour en savoir plus : lire cet article de CNRS Le Journal.

 

 

structure en forme de donut révélant l'ombre du trou noir au milieu. L'image est floue car elle est la moyenne de plusieurs images différentes.
Première image de Sagittarius A*, le trou noir au centre de la Voie lactée.
Bien qu’il ne soit pas possible de voir le trou noir lui-même, car il est complètement sombre, le gaz incandescent qui l'entoure révèle une signature caractéristique : une région centrale sombre (appelée « ombre ») entourée d'une structure brillante en forme d'anneau. Cette image est une moyenne des différents clichés extraits par la collaboration EHT. Chaque cliché capture la lumière déviée par la puissante gravité du trou noir, quatre millions de fois plus massif que notre Soleil.
© Collaboration EHT
telescope sur un sommet, à côté d'un bâtiment
Le télescope de 30 mètres de l'IRAM est le télescope à antenne unique le plus sensible du réseau EHT. Il se situe sur le Pico Veleta dans la Sierra Nevada espagnole à 2850 mètres au dessus du niveau de la mer.
© IRAM / DiVertiCimes

 


© H.Falcke, A.Schut, R.Fraga-Encinas, Radboud University, Fiks Films

 

  • 2Les différents télescopes impliqués dans l'EHT en avril 2017, date à laquelle les observations ont été réalisées, étaient : le Atacama Large Millimeter/submillimeter Array (ALMA), l'Atacama Pathfinder Experiment (APEX), le télescope de 30 mètres de l'IRAM, le James Clerk Maxwell Telescope (JCMT), le Large Millimeter Telescope Alfonso Serrano (LMT), le Submillimeter Array (SMA), le UArizona Submillimeter Telescope (SMT), le South Pole Telescope (SPT). Depuis, l'EHT a ajouté à son réseau le télescope du Groenland (GLT), le NOrthern Extended Millimeter Array (NOEMA) et le télescope de 12 mètres de l'UArizona sur Kitt Peak. L'ALMA est un partenariat entre l'Observatoire européen austral (ESO ; Europe, représentant ses États membres), la National Science Foundation (NSF) des États-Unis et les National Institutes of Natural Sciences (NINS) du Japon, ainsi que le Conseil national de la recherche (Canada), le ministère des Sciences et de la Technologie (MOST ; Taïwan), l'Academia Sinica Institute of Astronomy and Astrophysics (ASIAA ; Taïwan) et le Korea Astronomy and Space Science Institute (KASI ; République de Corée), en coopération avec la République du Chili. L'Observatoire conjoint ALMA est exploité par l'ESO, l'Associated Universities, Inc./National Radio Astronomy Observatory (AUI/NRAO) et le National Astronomical Observatory of Japan (NAOJ). APEX, une collaboration entre l'Institut Max Planck de radioastronomie (Allemagne), l'Observatoire spatial d'Onsala (Suède) et l'ESO, est exploité par l'ESO. Le télescope de 30 mètres est exploité par l'IRAM (les organisations fondatrices de l'IRAM sont MPG (Allemagne), CNRS (France) et IGN (Espagne)). Le TJCM est exploité par l'Observatoire d'Asie de l'Est au nom du Centre de mégascience astronomique de l'Académie chinoise des sciences, de NAOJ, d'ASIAA, de KASI, de l'Institut national de recherche astronomique de Thaïlande et d'organisations du Royaume-Uni et du Canada. Le LMT est exploité par l'INAOE et l'UMass, le SMA est exploité par le Center for Astrophysics | Harvard & Smithsonian et l'ASIAA et le UArizona SMT est exploité par l'Université d'Arizona. Le SPT est exploité par l'Université de Chicago avec des instruments EHT spécialisés fournis par l'Université d'Arizona. Le télescope du Groenland (GLT) est exploité par l'ASIAA et le Smithsonian Astrophysical Observatory (SAO). Le GLT fait partie du projet ALMA-Taiwan, et est soutenu en partie par l'Academia Sinica (AS) et MOST. Le NOEMA est exploité par l'IRAM et le télescope de 12 mètres de l'UArizona à Kitt Peak est exploité par l'Université d'Arizona.
  • 3Les trous noirs sont les seuls objets que nous connaissons dont la masse est proportionnelle à la taille. Un trou noir mille fois plus petit qu'un autre est aussi mille fois moins massif.
Bibliographie

L'ensemble des articles est accessible à partir de cette page : https://iopscience.iop.org/journal/2041-8205/page/Focus_on_First_Sgr_A_Results

First Sagittarius A* Event Horizon Telescope Results. I. The Shadow of the Supermassive Black Hole in the Center of the Milky Way. The Astrophysical Journal Letters, 12 mai 2022. DOI : 10.3847/2041-8213/ac6674          

First Sagittarius A* Event Horizon Telescope Results. II. EHT and Multi-wavelength Observations, Data Processing, and Calibration. The Astrophysical Journal Letters, 12 mai 2022. DOI : 10.3847/2041-8213/ac6675

First Sgr A Event Horizon Telescope Results. III. Imaging of the Galactic Center Supermassive Black Hole. The Astrophysical Journal Letters, 12 mai 2022.  DOI : 10.3847/2041-8213/ac6429

First Sagittarius A* Event Horizon Telescope Results. IV. Variability, Morphology, and Black Hole Mass. The Astrophysical Journal Letters, 12 mai 2022.  DOI : 10.3847/2041-8213/ac6736

First Sagittarius A* Event Horizon Telescope Results. V. Testing Astrophysical Models of the Galactic Center Black Hole. The Astrophysical Journal Letters, 12 mai 2022. DOI : 10.3847/2041-8213/ac6672.

First Sagittarius A* Event Horizon Telescope Results VI: Testing the Black Hole Metric. The Astrophysical Journal Letters, 12 mai 2022. DOI : 10.3847/2041-8213/ac6756

Contact

Frédéric Gueth
Chercheur CNRS et directeur adjoint de l’Iram
Vincent Piétu
Astronome IRAM
François Maginiot
Attaché de presse CNRS

URL : https://www.pleinespoir.co/cpt_temoignages/mots-et-images-comment-reecrire-limaginaire-de-la-sante-mentale/

Mots et images : comment réécrire l’imaginaire de la santé mentale ? - Plein Espoir
image de fond jaune

Mots et images : comment réécrire l’imaginaire de la santé mentale ?

Folie, psychiatrie, schizophrénie… Ces mots ont traversé les siècles chargés de peurs, de croyances et de symboles qui nous collent encore à la peau. Ils convoquent les sorcières, les tueurs en série, les figures inquiétantes de la littérature, de la peinture et du cinéma. Cet imaginaire continue d’alimenter la stigmatisation et façonne encore notre façon de penser la santé mentale. Pourtant, un autre mot pourrait servir de pivot pour déstigmatiser : le rétablissement. Né dans les années 1970 dans les mouvements d’usagers anglo-saxons, il propose une vision ouverte, évolutive, pour mieux comprendre que l’on peut vivre avec un trouble psychique sans être défini par lui.

Les mots qu’on emploie au quotidien ne sont jamais neutres. Ils portent avec eux un héritage moral, médical, parfois religieux. Ceux de la santé mentale n’y échappent pas. Dire qu’une personne est « folle » ou « hystérique », c’est convoquer les « possédés » des tableaux de la Renaissance, les femmes jugées déviantes dès qu’elles sortaient du cadre, ou encore les pensionnaires d’asile que la littérature décrivait derrière des grilles.

Mais comprendre cet héritage ne suffit plus : il faut maintenant interroger la manière dont ces mots se sont fixés dans nos réflexes sociétaux. Notre culture transporte avec elle des images tenaces, bien loin des réalités contemporaines : la camisole devenue symbole de la déraison, la cellule capitonnée ou encore ces couvertures de magazines des années 1970 où la santé mentale se résume à des visages gribouillés, comme s’il fallait flouter ce qui dérange.

Derrière ces représentations, il y a pourtant des vies bien réelles. Un mot qui réduit, qui caricature ou qui effraie finit toujours par éloigner. Interroger ces images et ce langage, c’est déjà commencer à lever le tabou.

« Folie », un mot qui dit beaucoup de notre rapport à la santé mentale

Dans la santé mentale, aucun mot ne porte une charge aussi lourde que « folie ». Un mot-valise qui réduit tout ce qui déborde : une rupture douloureuse, un militantisme qui dérange, un changement de vie trop soudain pour être compris, un geste qui s’éloigne des normes. Et la pop culture ne fait que renforcer ce réflexe. Au cinéma ou dans les séries, il suffit qu’un personnage déborde — par une émotion trop forte ou une réaction inattendue — pour qu’on le range aussitôt dans la catégorie des « fous ». On l’a vu avec le Joker de Todd Phillips, dont la souffrance se transforme en menace, avec Carrie Mathison dans la série Homeland, dont l’hypersensibilité est souvent prise pour de la confusion,  ou encore, avec les héroïnes de films d’horreur trop vite qualifiées d’« hystériques ». Ce mot fonctionne alors comme un raccourci : plutôt que de chercher à comprendre, on préfère s’éloigner et mettre de côté.

Mais d’où vient cette puissance symbolique ? Folie vient du latin follis, le soufflet. « Dans l’Antiquité, on pensait que la folie venait des dieux, et plus particulièrement de Dionysos, raconte la sémiologue Mariette Darrigrand. Il soufflait sur les hommes une énergie chaotique qu’ils ne savaient plus contenir. » On retrouve cette idée dans le mythe du héros habité par une force qui le dépasse. Cette énergie n’est pas un défaut, mais elle est excessive.

Au XVIIᵉ siècle, avec l’évolution des idées et de la médecine naissante, un nouveau mot apparaît : « aliéné ». Il vient du latin alienus, « l’autre », « celui qui n’appartient plus ». Comme l’a montré Michel Foucault dans son ouvrage Histoire de la folie à l’âge classique (éd Plon, 1961), ce changement de vocabulaire dit quelque chose d’essentiel : on ne considère plus la folie comme un trouble passager, mais comme une forme d’éloignement. La personne est vue comme « étrangère » au groupe. Et, parce qu’on la perçoit en dehors, on l’enferme, on la sépare du reste du monde. C’est aussi à cette époque que naissent les images de la camisole de force ou des cellules capitonnées, qui marqueront durablement notre imaginaire. Puis, au XXᵉ siècle, avec Proust et Maupassant, la folie retrouve une part d’humanité. C’est l’époque du poète maudit, du génie tourmenté, mais aussi la matrice d’une mythologie pop : l’artiste incompris, la chanteuse qui s’effondre sous les projecteurs, le créateur flamboyant au bord de la rupture. Une vision romantique qui rappelle que la fragilité fait partie de chacun de nous.

Aujourd’hui, le mot « folie » est pris entre deux mouvements. D’un côté, il continue d’être utilisé pour stigmatiser, disqualifier, ridiculiser. De l’autre, des collectifs comme la Mad Pride ou la Mad Week tentent de le réinventer, de le revendiquer, de dire qu’il peut aussi être un marqueur d’expérience, de lutte, de créativité, une manière de reprendre la main sur un terme qui a longtemps servi à exclure. Comme le rappelle Mariette Darrigrand, « nous vivons dans une époque qui veut normaliser, classifier, diagnostiquer ». Autrement dit : on cherche souvent à tout ranger dans des catégories bien nettes. Et c’est précisément pour cela que ces mouvements de réappropriation comptent. Ils montrent qu’au-delà des diagnostics et des normes, il y a des personnes, des vies, des histoires qui refusent d’être réduites à un mot qui fait peur.

Apprendre à mieux les comprendre, ces termes qui effraient encore

Cette logique de classement crée une hiérarchie invisible entre les mots et, à travers eux, entre les troubles psychiques. Dire qu’on traverse une dépression après un deuil, un burn-out après une charge de travail démesurée, ou qu’on se sent anxieux face à l’état du monde fait désormais partie du langage commun. Ces termes ont gagné droit de cité : ils s’expliquent, se justifient, trouvent leur place dans des récits familiers.

Malheureusement, il n’en va pas de même pour la psychose. Dire « je suis schizophrène » reste presque imprononçable. Le mot déclenche autre chose : la peur, l’inconnu, cette impression diffuse qu’il y a « un seuil » que l’on aurait franchi. La culture populaire renforce souvent ces clichés : le grésillement pour montrer une hallucination, l’écran coupé en deux pour figurer un esprit qui se divise, les personnages inquiétants du film Black Swan, ou de la série Mr. Robot ou de nombreux thrillers où le « fou » est toujours une menace. Là où la dépression appelle la compassion, la psychose reste un territoire fantasmé. « Quand on annonce à des parents que leur enfant est psychotique ou schizophrène, il y a un vertige », raconte Mariette Darrigrand.

Black Swan, ou de la série Mr. Robot ou de nombreux thrillers où le « fou » est toujours une menace. Là où la dépression appelle la compassion, la psychose reste un territoire fantasmé. « Quand on annonce à des parents que leur enfant est psychotique ou schizophrène, il y a un vertige », raconte Mariette Darrigrand. 

Il y a aussi le poids des mots eux-mêmes. « Psychose vient de psyché, l’âme. Être psychotique, c’est avoir une rupture d’âme, dit Mariette Darrigrand. Pas étonnant que le mot effraie : il touche à ce que nous avons de plus intime, de plus central. » Pour alléger ce fardeau symbolique, certains préfèrent parler de « troubles schizophréniques » ou de « troubles hallucinatoires », des formulations plus descriptives, moins stigmatisantes.

Au-delà du vocabulaire médical ou médiatique, il existe un langage discret, spontané, inventé par les personnes concernées elles-mêmes. Mariette Darrigrand se souvient d’une jeune femme qui vivait des hallucinations : « Elle disait qu’elle avait des bugs dans son cerveau. Ce mot la soulageait. Un bug, ça arrive, ça se corrige, ça ne dit rien de votre valeur ni de votre avenir. Si on lui avait dit “vous êtes schizophrène”, elle l’aurait vécu comme une sentence. »

Ces mots ne sont pas scientifiques, mais ils ont une puissance réconfortante, ils décrivent sans condamner, appartiennent à la personne et n’enferment pas. Nous avions d’ailleurs exploré cette question dans Plein Espoir, à travers l’article consacré à la déclaration de Nicolas Demorand : Je suis malade mental.

Un travail lexical important à mener

Un autre mot occupe une place étrange : « psy ». On dit aujourd’hui qu’on va « voir son psy » comme on irait chez le coiffeur, mais dès qu’on précise « psychiatre », quelque chose se crispe.

Et c’est normal : le mot garde en lui des images d’autorité, de contrôle, de blouses blanches. Il hérite d’une psychiatrie ancienne où des médecins comme Charcot faisaient des démonstrations publiques pour montrer des crises d’hystérie, et ces scènes ont marqué durablement l’imaginaire. S’y ajoutent les photos d’époque montrant des patients attachés, ou les films où le psychiatre est mis en scène comme un gardien de l’ordre. Dans Vol au-dessus d’un nid de coucou, Shutter Island, One Flew Over the Cuckoo’s Nest ou même certaines scènes de Grey’s Anatomy, le « psychiatre » est celui qui maîtrise, discipline et décide d’enfermer. Rien à voir avec ce que signifie pourtant ce mot : en grec, « médecin de l’âme ».

Le terme “psy”, lui, s’est dilué avec le temps, c’est aussi parce qu’il recouvre aujourd’hui des réalités très différentes. Un psy peut être psychologue, psychothérapeute, psychanalyste ou neuropsychologue. Et ceux qui consultent n’ont pas tous les mêmes besoins. Un même diagnostic peut rassembler des vécus qui n’ont rien en commun, des intensités et des histoires très éloignées. Rien à voir avec les représentations simplifiées des séries.

C’est pour cela qu’il devient urgent de redonner de la précision à la langue, de sortir du fourre-tout. Peut-être faut-il, comme le suggère Mariette Darrigrand, repenser nos mots, affiner nos disciplines, inventer des appellations plus justes. Après tout, on consulte déjà un addictologue, un pédopsychiatre, un spécialiste des troubles du sommeil. Pourquoi ne pas aller voir un spécialiste du trouble bipolaire, un expert des psychotraumatismes ou des troubles dissociatifs, un accompagnant en santé mentale, plutôt qu’un « psy » ? Nommer avec justesse, ce n’est pas techniciser la relation. C’est commencer à écouter ce que vit réellement la personne concernée. Et c’est, peut-être, la première étape pour sortir enfin d’un héritage non choisi.

Pour repenser le langage, on peut aussi s’inspirer d’autres mouvements. Le féminisme, avec l’écriture inclusive, a montré qu’on pouvait créer de nouvelles formes pour corriger un manque de représentativité. Le collectif Bye Bye Binary va plus loin encore avec une typographie inclusive, preuve qu’il est possible d’inventer un alphabet différent lorsque l’existant exclut. Les communautés du handicap ou de la neurodiversité ont, elles aussi, créé leurs propres mots — “neuroatypique”, “neurodivergent”, “crip”, “survivant·e”, “spoonie”. Autant de termes qui ouvrent de nouvelles manières de se raconter.

Ces solutions rappellent une chose simple : quand un vocabulaire blesse ou limite, les communautés retournent ou inventent leurs propres mots.

Le rétablissement, quand les mots aident à changer le regard sur la santé mentale

Le courant du rétablissement occupe une place particulière dans la manière de repenser la santé mentale. Il permet de parler de ce qu’on voit rarement : les ajustements discrets, les journées où l’on progresse sans s’en rendre compte, celles où l’on doit ralentir. Le rétablissement reconnaît que ces variations existent, qu’un pas en arrière n’annule pas ceux d’avant. Il propose une manière plus fidèle de décrire la réalité des personnes concernées, sans simplifier leur parcours ni le réduire à une rupture. « Il ne s’agit pas de nier la blessure : c’est reconnaître qu’elle existe, mais refuser qu’elle définisse tout », rappelle Mariette Darrigrand.

Si le rétablissement permet de changer les mots, il reste à transformer les images qui leur sont associées. Car la stigmatisation ne se transmet pas seulement par le langage : elle circule aussi dans les récits, les films, les séries, dans tout ce qui façonne notre imaginaire collectif. Or, une nouvelle génération de fictions propose désormais un regard plus juste. BoJack Horseman explore les addictions avec nuance, Sex Education aborde les parcours de soin avec simplicité, et la série Empathie place l’écoute et la complexité des liens au centre du récit.

Ces œuvres ont un point commun : elles proposent des parcours de vie orientés solutions, où l’accompagnement, la parole, les proches et la vulnérabilité deviennent de véritables ressources. Elles déplacent doucement l’imaginaire collectif, non pas en niant la souffrance, mais en lui donnant plus de complexité, plus proche du réel, et donc plus proche de nous.

Ces récits peuvent devenir de nouveaux symboles. Des points d’appui pour penser différemment, pour imaginer une santé mentale représentée sans peur, sans caricature, avec plus de nuance. 

Alors oui, il reste du travail pour alléger le poids symbolique des mots de la santé mentale, pour qu’ils collent davantage aux réalités vécues. Mais c’est un champ vivant, qui change à mesure que les personnes concernées prennent la parole et que les pratiques évoluent. C’est peut-être là sa vraie force : chercher encore à nommer sans réduire, à accompagner sans éloigner, à soigner sans effacer ce qui fait l’humain.

pictogramme calendrier

01 décembre 2025

pictogramme calendrier

image de fond jaune

Témoignages suivants

123 témoignages

Comprendre l’enfance auprès d’un parent en souffrance psychique : 5 oeuvres à voir ou lire

Face à l'addiction : « Se sentir moins seule change tout »

Un réveillon solidaire pour adoucir une période difficile pour la santé mentale

pictogramme article

Santé mentale et fêtes de fin d'année : démêler le vrai du faux

pictogramme article

L'amitié, une force pour notre santé mentale

pictogramme article

« Je viens comme je suis » : quand le sport soutient la santé mentale

pictogramme article

Spiritualité et santé mentale : une piste pour se rétablir ?

Mots et images : comment réécrire l’imaginaire de la santé mentale ?

« Empathie, Mental… ces séries qui changent notre regard sur la santé mentale »

Santé mentale : soigner c’est considérer la culture de chacun

« Je suis bipolaire, tu m’invites ? »: contre la stigmatisation, le tour de France de Léa

Changer de regard pour mieux comprendre : phénoménologie et psychiatrie

“En fait c'est la chose que je préfère dans la vie : être maman”Le droit à la maternité pour les personnes vivant avec un trouble

“Elle a un caractère de feu” - L’enfance dans le flou des troubles parentaux

Le dévoilement avec Andrea 2/2

Faire famille avec Marie Agnès & Camille - Un podcast Plein Espoir

La communauté avec Charlène - Un podcast Plein Espoir

La déstigmatisation avec Romain- Un podcast Plein Espoir

La déstigmatisation avec Romain - Épisode 2 - Un podcast Plein Espoir

Hériter des troubles psychiques ? : "Il n'y a pas de gène de la dépression"

Comment parler de son trouble psychique à ses enfants ?

Pair-aidance se dévoiler grâce aux autres

Existe-t-il une bonne façon de dévoiler son trouble psy ?

« Glass child » ou l’enfant invisible face à la maladie d’un parent

pictogramme article

Santé mentale et réseaux sociaux : piège ou libération ?

pictogramme article

Trouble psychique : Hop, un programme pour accompagner le dévoilement

pictogramme article

Claire Touzard : Se réapproprier la “folie” pour reprendre du pouvoir

pictogramme article

"Quand les troubles sont arrivés, la pratique artistique a été un refuge pour moi"

pictogramme article

Santé mentale, le mythe de l’artiste torturé

pictogramme article

Santé mentale : une prescription pour aller au musée ?

pictogramme article

Psychoéducation familiale : comprendre et accompagner son enfant face aux troubles psychiques 

pictogramme article

« La psychoéducation nous a permis de mieux nous comprendre pour mieux vivre ensemble »

pictogramme article

Et après ? Comment continuer a avancer après un programme de psychoéducation  ?

pictogramme article

Routine et troubles psychiques : pourquoi ça aide vraiment ?

pictogramme article

Directives anticipées en psychiatrie : outils pour faire connaître ses besoins, au service du rétablissement en santé mentale

pictogramme article

Mieux comprendre et connaître son trouble psy, c'est de la psychoéducation !

pictogramme article

Psychiatrie et rétablissement : faire vivre les droits des personnes concernées

pictogramme article

La pair-advocacy, ou comment permettre aux personnes concernées de mieux se faire entendre 

pictogramme article

Accompagner et soigner autrement : articuler le médical et le social au plus près des lieux de vie

pictogramme article

École et troubles psychiques : le regard d’une AESH et maman concernée

pictogramme article

Qui suis-je ? Quand le trouble dissociatif de l’identité divise 

Genre et identité : comment accompagner la quête de soi ?

Se reconstruire ensemble : la force de la pair-aidance

Le travail 2/2 - Ange - Un podcast Plein Espoir

pictogramme article

Identité, au-delà des troubles psychiques 2/2 - Philippa - Un podcast Plein Espoir

pictogramme article

Parentalité & troubles psychiques 1/2 - Claire - Un podcast Plein Espoir

pictogramme article

Parentalité & troubles psychiques 2/2 - Claire - Un podcast Plein Espoir

pictogramme article

Psychiatrie et Rétablissement 2/2 - Boris - Un podcast Plein Espoir

pictogramme article

Routines et Psychoéducation 2/2 - Isabella - Un podcast Plein Espoir

pictogramme article

Routines et Psychoéducation 1/2 - Isabella - Un podcast Plein Espoir

pictogramme article

Pair-aidance et professionnalisation en santé mentale 2/2 - Eve et Caroline - Un podcast Plein Espoir

pictogramme article

Créer quand ça déborde avec François Mallet 2/2

pictogramme article

Santé mentale : quand se raconter devient un acte d'existence

pictogramme article

Créer quand ça déborde avec François Mallet

pictogramme article

Pair-aidance et professionnalisation en santé mentale 1/2 - Eve et Caroline - Un podcast Plein Espoir

pictogramme article

Psychiatrie et Rétablissement 1/2 - Boris - Un podcast Plein Espoir

pictogramme article

Identité, au-delà des troubles psychiques 1/2 - Philippa - Un podcast Plein Espoir

pictogramme article

La vie intime 2/2 - Mickaël - Un podcast Plein Espoir

pictogramme article

La vie intime 1/2 - Mickaël - Un podcast Plein Espoir

pictogramme article

Le travail 1/2 - Ange - Un podcast Plein Espoir

pictogramme article

Ils le vivent - Laurence

pictogramme article

Ils le vivent - Clément

pictogramme article

Ils le vivent - Sophie

pictogramme article

Ils le vivent - Hana

pictogramme article

Ils le vivent - Laurent

pictogramme article

Ils le vivent - Hassan

pictogramme article

Ils le vivent - Xavier

pictogramme article

Ils le vivent - Marine

pictogramme article

Ils le vivent - Philippa

pictogramme article

Ils le vivent - Ange

pictogramme article

Ils le vivent - Cécile

pictogramme article

Comment le travail peut devenir un levier de rétablissement ?

pictogramme article

Mon enfant a un trouble psychique... mais pas de diagnostic

pictogramme article

Parents : rester une équipe face aux troubles psychiques de son enfant

pictogramme article

Pair-aidance : un métier qui cherche sa place

pictogramme article

Créer au-delà des troubles psy : 24h dans la vie de Mamari

pictogramme article

Métier passion et santé mentale : entre épanouissement et épuisement

pictogramme article

« Folie, maladie, schizo… » : quels mots pour parler santé mentale ?

pictogramme article

« J’ai transformé mon histoire en force » : grandir avec un parent en souffrance psychique

pictogramme article

Parler de mon trouble psychique m’a ouvert une nouvelle voie professionnelle

pictogramme article

Art et pop culture : changer le regard sur les troubles psychiques

pictogramme article

Santé mentale : le jour où ils ont choisi d'en parler

pictogramme article

« Comment j’ai dévoilé ma maladie à mes proches »

pictogramme article

Des musées pour toutes et tous : inclusion et santé mentale

pictogramme article

Créer pour se soigner : entre art-thérapie et lien social

pictogramme article

La pair-aidance : état des lieux en France

pictogramme article

[Santé mentale] Un métier qui transforme notre expérience de vie en force

pictogramme article

Pair-aidance familiale : faire place aux proches pour mieux soigner

pictogramme article

Deux regards, un objectif : quand pair-aidant et psychiatre réinventent le soin

pictogramme article

Pair-aidance : quand le vécu devient une vocation

pictogramme article

« Ce que la pair-aidance m’a apporté »

pictogramme article

Psychoéducation au travail : un outil pour briser les tabous sur la santé mentale en entreprise 

pictogramme article

Être soignant(e) et vivre avec un trouble psychique

pictogramme article

Rétablissement : la psychiatrie ce n’est pas qu’à l’hôpital !

pictogramme article

Un jour, mille routines, pour mieux vivre avec un trouble psy

pictogramme article

Pair-aidante pionnière en cabinet psy : une journée avec Fatima

pictogramme article

Psychoéducation : Comprendre son trouble psy, un levier essentiel pour se rétablir

pictogramme article

La force des savoirs expérientiels : quand l'expertise du patient transforme la psychiatrie

pictogramme article

Écouter autrement, soigner ensemble : ce que changent les directives anticipées en psychiatrie pour les personnes concernées, les professionnels et les structures

pictogramme article

Troubles psychiques et parentalité : accompagner le rétablissement de son enfant à son rythme

pictogramme article

Jusqu'où s'impliquer dans l'accompagnement et les soins de son enfant ? 

pictogramme article

Troubles psychiques et parentalité : éviter la surprotection, réapprendre la liberté

pictogramme article

Fratrie et troubles psychiques : comment maintenir un équilibre entre les frères et sœurs ?

pictogramme article

Rupture et troubles psy : quand la fin d'une relation met à l'épreuve nos fragilités émotionnelles

pictogramme article

Trouble psychique et identité : se réapproprier qui l’on est

pictogramme article

Troubles psychiques : l’écriture comme outil pour se réapproprier son histoire

pictogramme article

Quand un trouble psy s'invite dans le couple : comment trouver un nouvel équilibre ?

pictogramme article

Le trouble psychique change-t-il qui je suis ?

pictogramme article

Pensées délirantes : ce que cette expérience m'a appris

pictogramme article

Un jour, mille rôles : mon quotidien avec un trouble psy

pictogramme article

Troubles psychiques et sexualité : appréhender les variations du désir

pictogramme article

Troubles psychiques : gérer les non-dits au sein d’une relation amoureuse

pictogramme article

Appel à témoignages anonymes : parentalité et troubles psychiques

Couple et troubles psy : et s'il était possible de s'épanouir autrement ?

pictogramme article

La posture du sauveur : comprendre ses limites pour mieux appréhender sa relation amoureuse

pictogramme article

Se rétablir à deux : la relation amoureuse comme espace d’épanouissement

pictogramme article

Préserver la complicité et l’amour malgré les troubles psychiques

pictogramme article

Troubles psychiques au travail : doit-on en parler, quand et comment ?

pictogramme article

Comment prendre soin de notre santé mentale au travail ?

pictogramme article

Milieu ordinaire & milieu protégé : quelle différence ?

pictogramme article

Peut-on tout faire quand on vit avec un trouble psychique ?

pictogramme article

La RQTH comme levier de rétablissement et d’inclusion au travail

pictogramme article

Réorientation professionnelle : rebondir après un diagnostic de trouble psy ?

pictogramme article
image de fond bleue image de fond jaune
Image Carte Contact

Ensemble pour le rétablissement !

Que vous souhaitiez partager votre histoire ou contribuer activement au rétablissement, nous sommes là pour vous écouter. Contactez-nous et faites partie de notre communauté engagée !

URL : https://www.ergopsy.com/emotions-entre-images-et-mots-a915.html

Jeux et motions Outils ludiques Emotions, entre images et mots
ATTENTION SITE EN COMPLETE REFONTEPLAN DU SITEContenu et liensArticles personnelsA DECOUVRIRSite schizo-quoi? GRESMBiblio and COWebinaire jeux 2021Humour ZergoDeltamorphosesExposition virtuelleENSEIGNEMENT Enseigner l'ergo en psyCours IFE NancyCours IFE AlenonCours IFE PoitiersMODELES POUR LE SOINBio-psycho-socialNotre anctre WinnicottModles inter-disciplinairesModles de pratique ergoC'est quoi le PEO? CONTEXTES DE SOIN C'est quoi la clinique?Trois contextesDEMARCHE D'INTERVENTIONLes diffrentes tapesObjectifs thrapeutiquesProcessus thrapeutiquesLE PEO DE L'ERGORelation mdiatiseCadre thrapeutique Modalits thrapeutiquesActivits et mdiationsDestin de l'objetCREER UN DISPOSITIFSavoir crer un dispositifDiffrents types d'atelierANALYSES REFLEXIVESAnalyses rflexivesGrille d'analyse symboliqueGrille analyse expriences Expriences potentiellesExp potentielles jeuxJEUX THERAPEUTIQUESConcepts et dispositifContextes-concepts jeuxDes outils transversauxJeux d'expressionJeux et motionsJeux et autonomieJeu de la maisonJeux et ressourcesJeux cognitifsRcits de vie MEDIATIONS PROJECTIVESContexte-conceptsDu ct psychothrapieConcepts psycho-dynamiquesAtelier d'expression Mdiations projectives Des outils projectifsHistoires de thrapiesDes squigglesArgile vivantePhotoexpression Consignes crativesVillages imaginairesAtelier d'criture Les petites bouteillesMdiation sonoreDU COTE DE L'OBJETConceptsFabrication du cadreHistoires sensesEn milieu fermHistoire d'espacesDes outilsEt le mandala ???Des objets symboliquesVIVRE SES EMOTIONSThories COMPETENCES ET RESSOURCESUtiliser l'expressionAutonomie Groupe Autonomie-Projets Comptences Groupe ressourcesEDUCATION THERAPEUTIQUEContexte-concepts en ETPQu'est ce que l''ducation thrapeutique? En addictologieHistoire de l'atelierCarnet de routeObsit et TCAEn chirurgie bariatriqueArticle ETP By passUn outil ludiqueCOTE CORPSRelaxation active et hypno-relaxationMoi-peau de D.AnzieuUne pratique intgrativeProcessus thrapeutiquesEnregistrements sancesAutres pratiques Hypnose et douleurLa pleine conscienceNvralgies pelviennesErgo et sommeilMmoiresMmoires ergos Mmoires ergos psychoseCours IFE LavalCours IFE BourgesARTICLE EN TRAVAIL
Information

Ce site est en constante volution et lorsque des articles sont en travail, ils sont signals en dbut de page....




Accueil » Jeux et motions » Outils ludiques

Emotions, entre images et mots

Emotions, entre images et mots Zoom sur Emotions, entre images et mots
Ou comment relier des images et des mots



2019 : Dans le cadre d'un groupe de travail sur les motions, un jeu a t dvelopp, faisant partie d'un protocole plus global. L'ide tait d'aider les personnes mettre des mots sur les motions. L'outil vous est dcrit ici et vous pouvez le personnaliser. Cet outil peut tre utilis seul, dans un groupe de jeux thrapeutiques, comme un jeu parmi d'autres, ou il peut tre inclus dans une "protocole" de thrapie sur plusieurs sances, selon les besoins des personnes en soin et vos intentions, ides.




L'histoire
"Vous avez des cartes en main, qui portent des noms d'motions diverses. Une photo va tre pose au centre de la table et vous allez pouvoir relier les mots et les images. Selon votre ressenti de l'image, ou selon ce que vous imaginez que la personne sur l'image pourrait ressentir. Vous choisissez une seule carte-mots, porteuse du nom d'une motion et vous la posez devant vous, face cache. Lorsque tout le monde est prt, nous pouvons les retourner et parler des choix de chacun et chacune.  "



Matriel
Deux types de cartes sont ncessaires, des grandes cartes-images et des petites cartes-mots. Le nombre d'images est dterminer en fonction des capacits des groupes qui il seront proposs. Une plastification peut se rvler intressante...

  • Cartes-images: ces grandes cartes (environ une demi-feuille A4) sont issues d'une recherche sur internet. Il est possible de travailler directement, lors de la recherche, sur l'association mots/motions, auquel cas nous aurons des images rpondant des associations d'ides globales, gnrales, issues de la grande banque de donnes mondiale. Il est galement possible de faire cette recherche en mode plus personnel et intuitif, de faon sortir un peu, de ces donnes socitales "classiques" et issues de l'inconscient collectif ou plutt dans ce cas, "googelien", qui peu peu vient faonner nos faons de penser...Le fichier des cartes images que j'utilise vous est propos ici, comme base de travail possible. A vous de dvelopper le vtre en vous souvenant qu'il n'y a pas une seule et unique bonne rponse...

  • Cartes-mots : Les mots de ces cartes ont t extraits des 6 motions fondamentales (joie, tristesse, colre, surprise, dgout, peur). Il suffit d'aller voir quelques roues des motions, trs faciles trouver et d'en extraire 3 ou 4 mots pour chacune des 6 motions de base. Ces mots dclinent ainsi des nuances d'motions secondaires, plus subtiles utiliser que les motions primaires, amenant moins de nuances. Les personnes choisissent dont une carte-mot illustrant le mieux pour eux l'image pose au centre et une discussion peut alors avoir lieu, favorisant des constats de similitudes ou de diffrence entre les participants. Les reprsentations sociales et personnelles sont ainsi exprimes, distingues, mises en lumire.  Ce travail sur la distinction reprsentations personnelles et groupales est proche de celui propos dans une adaptation d'un jeu du commerce, compatibility .Les mots clefs que j'ai choisi pour ce jeu, aprs les modifications proposes par les patients, vous sont proposs comme base de travail. (cartes mots 1 , 2 , 3 ). N'hsitez pas les modifier, complter...



Co-crer ou jouer?

Il est possible de co-crer le jeu avec un groupe de personnes, pour entrer dans une dmarche active. Le groupe qui aura cr le jeu sera, certes moins surpris lors de son utilisation, mais le narcissisme groupal ainsi tay sera une exprience importante vivre. De plus les autres groupes ultrieurs sauront aussi que le jeu a t co-cr par des personnes en soin et le message sous-jacent est la reconnaissance de leurs capacits. Il est galement possible de faire voluer le jeu au fil des sances, en demandant aux personnes leur avis sur le choix des cartes-images ou des cartes-mots, ou sur d'ventuelles faons d'utiliser ces cartes.


Ainsi les deux premiers groupes test de ce jeu nous ont fait remarquer plusieurs choses, permettant d'ores et dj, une premire volution. 

  • Une remarque portait, juste titre, sur le fait qu'il y avait plus d'motions dites "ngatives" que positives. Cette remarque a t l'occasion de travailler sur cette notion de positif/ngatif, repositionner en agrable/dsagrable. Force a t de constater qu'effectivement les cartes agrables sont du ct de la joie et de la surprise, tandis que les motions dsagrables sont du ct de la tristesse, peur, colre et dgout, soit deux fois plus...Un ajout de cartes a donc eu lieu.
  • Un participant a propos de mettre deux cartes-mots au lieu d'une, ayant bien du mal parfois choisir. Cette modification n'a pas t retenue par le groupe, car vcue comme compliquant encore les choses...
  • Une autre possibilit a t teste, inversant la proposition initiale. Il s'agissait de mettre toutes les images sur la table, comme dans un photo-langage, puis de demander chacun de choisir une carte-mots, face cache. A tour de rle, les participants dvoilent alors leur choix du nom d'une motion et tout le monde dsigne alors, la ou les cartes-images qui leur semble correspondre cette motion. Cette version s'est rvle galement trs intressante, permettant galement un lien entre images et mots, d'une faon plus vivante car groupale. Cette version peut-tre utilise en seconde intention et fait la part belle au choix d'un mot par une personne, choix qui est loin d'tre anodin et dont il est alors possible d'engager une expression voir une introspection.





Cette ide de jeu est issue d'un travail groupal (2019)
Il vous reste juste le crer vous-mme, votre faon,
avec les images et les mots qui ont du sens pour votre intention thrapeutique


| |
Ergopsy - 2015
Infos lgales

URL : https://karma-communication-group.com/blog-post/communication-non-verbale-une-image-vaut-elle-1000-mots/

Communication non-verbale : une image vaut-elle 1000 mots ? Skip to content

23 JANVIER 2023

Communication non-verbale : une image vaut-elle 1000 mots ?

Communication non-verbale : une image vaut-elle 1000 mots ?

Communication non-verbale : une image vaut-elle 1000 mots ?

Depuis le début du 20ème siècle, de nombreux travaux lient la forme naissante du marketing à des études de psychologie ou de sociologie, et définissent l’image comme le principal canal de connexion directe avec le subconscient. Paradoxalement, cet ensemble de croyances se traduit par un langage visuel standardisé et l’utilisation massive de stéréotypes, tant au niveau des formes que des couleurs.

Les limites de la communication non-verbale

Mais très vite, nous nous sommes aperçus que de nombreuses images sont incapables de transmettre un message clair sans l’aide d’un texte, finalement indispensable pour la bonne interprétation du contexte. Ainsi, il est souvent dit « qu’une image vaut 1000 mots », mais cette expression ne permet pas d’en faire une généralité. Si certains styles d’images ne se suffisent pas à eux-mêmes pour être impactants, les genres qui favorisent l’expression du choc – le shockvertising – ainsi que les dessins de presse, n’ont aucunement besoin d’un appui textuel pour être assimilés.

les images sont-elles plus efficaces que les mots pour faire passer un message ?

La croyance en une plus grande efficacité des images que du texte est en partie fondée sur la conviction que les images transmettent plus d’informations. Mais cette vérité repose en grande partie sur la nature de l’image, son message et son objectif. Si la photographie urbaine, riche en éléments, enregistre une quantité importante d’informations, une image de type « pictogramme » est réduite à un motif très simple et clair. Cet exemple montre que la quantité d’informations recueillies d’une image à l’autre n’est pas toujours synonyme de qualité. Un trop plein d’informations peut avoir l’effet inverse de celui escompté et provoquer la confusion et la mauvaise compréhension d’un message.

Alors, 1000 mots ou une image ?

C’est la raison pour laquelle les campagnes publicitaires, la photographie de presse et autres travaux professionnels, combinent le plus souvent une illustration ainsi qu’une légende. Si quelques visuels valent 1000 mots, il est néanmoins certain que l’utilisation de l’image associée à celle du texte, renforce l’efficacité du message et assure le même niveau d’information entre l’émetteur et le récepteur.

Vous souhaitez mettre en place une campagne publicitaire de qualité ? Parlons-en ensemble ! Contactez votre Agence Karma Communication à Nice et Paris !

Suivez l’actualité des réseaux sociaux avec l’agence Karma Communication Globale et Digitale.

URL : https://commentouvrir.com/blog/quest-ce-quun-fichier-jpg-et-comment-en-ouvrir-un/

Qu’est-ce qu’un fichier JPG? (Et comment en ouvrir un) – Commentouvrir Blog

Qu’est-ce qu’un fichier JPG? (Et comment en ouvrir un)

Ce qu'il faut savoir

  • Un fichier JPG / JPEG est un fichier image.
  • Ouvrez-en un avec n'importe quel navigateur ou visionneuse d'images, comme IrfanView.
  • Convertissez en PNG, SVG, PDF, etc. avec un outil de conversion d'image comme Convertio.

Cet article explique ce que sont les fichiers JPG et JPEG et en quoi ils sont différents des autres formats d'image, comment en ouvrir un et quels programmes peuvent en convertir un dans un format d'image différent comme SVG, GIF ou PNG.


Qu'est-ce qu'un fichier JPG (JPEG)?

Un fichier JPG ou JPEG (tous deux prononcés "jay-peg") est un fichier image. Alors que certains fichiers image JPG utilisent l'extension de fichier .JPG et d'autres utilisent .JPEG, ils sont tous deux du même type de fichier.

Certains fichiers d'image JPEG utilisent l'extension de fichier .JPE, mais ce n'est pas très courant. Les fichiers JFIF sont des fichiers au format JPEG File Interchange qui utilisent également la compression JPEG mais qui ne sont pas aussi populaires que les fichiers JPG.

Comment ouvrir un fichier JPG ou JPEG

Les fichiers JPG sont pris en charge par toutes les visionneuses et éditeurs d'images. C'est le format d'image le plus largement accepté.

Vous pouvez ouvrir des fichiers JPG avec votre navigateur Web, comme Chrome ou Firefox (faites glisser les fichiers JPG locaux sur la fenêtre du navigateur), et des programmes Microsoft intégrés tels que la visionneuse de photos et l'application Paint. Si vous utilisez un Mac, Apple Preview et Apple Photos peuvent ouvrir le fichier JPG.

Fichiers JPG.

Les fichiers JPG sont largement utilisés car l'algorithme de compression réduit considérablement la taille du fichier, ce qui le rend idéal pour le partage, le stockage et l'affichage sur les sites Web. Cependant, cette compression JPG réduit également la qualité de l'image, ce qui peut être perceptible si elle est fortement compressée.

IrfanView, Adobe Photoshop, GIMP et essentiellement tout autre programme qui affiche des images, y compris des services en ligne comme Google Drive, prennent également en charge les fichiers JPG.

Les appareils mobiles prennent également en charge l'ouverture des fichiers JPG, ce qui signifie que vous pouvez les afficher dans votre courrier électronique et via des messages texte sans avoir besoin d'une application de visualisation JPG spécifique.

Certains sites Web et programmes peuvent ne pas reconnaître une image en tant que fichier image JPEG à moins qu'elle ne possède l'extension de fichier appropriée que le programme recherche. Par exemple, certains éditeurs et visionneuses d'images de base n'ouvriront que les fichiers .JPG et ne sauront pas que le fichier .JPEG que vous avez est la même chose. Dans ces cas, vous pouvez simplement renommer le fichier pour avoir l'extension de fichier que le programme comprend.


Comment convertir un fichier JPG ou JPEG

Il existe deux façons principales de convertir des fichiers JPG. Vous pouvez soit utiliser la visionneuse / éditeur d'image pour l'enregistrer dans un nouveau format (en supposant que cette fonction soit prise en charge) ou brancher le fichier JPG dans un programme de conversion d'image.

Par exemple, FileZigZag est un convertisseur JPG en ligne qui peut enregistrer le fichier dans un certain nombre d'autres formats, notamment PNG, TIF / TIFF, GIF, BMP, DPX, TGA, PCX et YUV.

Une autre option très simple est Resizing.app, et il existe une extension Chrome si vous prévoyez d'effectuer de nombreuses conversions. Les formats de sortie incluent PNG, TIFF, WEBP et BMP.

Vous pouvez même convertir des fichiers JPG en un format MS Word comme DOCX ou DOC avec Zamzar, qui est comme FileZigZag en ce sens qu'il convertit le fichier JPG en ligne. Il enregistre également JPG en ICO, PS, PDF et WEBP, entre autres formats.

Si vous souhaitez simplement insérer un fichier JPG dans un document Word, vous n'avez pas besoin de convertir le fichier au format de fichier MS Word. En fait, une telle conversion ne donne pas un document très bien formaté. Au lieu de cela, utilisez l'option "insérer" intégrée de Word pour brancher le JPG directement dans le document même si vous avez déjà du texte.

Ouvrez le fichier JPG dans Microsoft Paint et utilisez le Déposez le > Enregistrer sous menu pour le convertir en BMP, DIB, PNG, TIFF, etc. Les autres visualiseurs et éditeurs JPG mentionnés ci-dessus prennent en charge des options de menu et des formats de fichiers de sortie similaires.

L'utilisation du site Web de Convertio est un moyen de convertir JPG en EPS si vous souhaitez que le fichier image soit dans ce format. Si cela ne fonctionne pas, vous pouvez essayer AConvert.com.


Vous n'arrivez toujours pas à ouvrir le fichier?

Certains formats de fichiers utilisent des extensions de fichier qui ressemblent à des fichiers .JPG mais qui ne sont en fait pas liées. Les exemples incluent JPR (JBuilder Project ou Fugawi Projection), JPS (Stereo JPEG Image ou Akeeba Backup Archive) et JPGW (JPEG World).

Le .JPG est-il identique au .JPEG?

Alors, y a-t-il une différence entre JPEG et JPG? Les formats de fichiers sont identiques mais l'un d'eux a une lettre supplémentaire. Vraiment ... c'est la seule différence.

JPG et JPEG représentent un format d'image pris en charge par le Joint Photographic Experts Group et ont exactement la même signification. La raison des différentes extensions de fichiers est liée au fait que les premières versions de Windows n'acceptent pas l'extension la plus longue.

Comme les fichiers HTM et HTML, lorsque le format JPEG a été introduit pour la première fois, l'extension de fichier officielle était JPEG (avec quatre lettres). Cependant, Windows avait à l'époque une exigence que toutes les extensions de fichiers ne pouvaient pas dépasser trois lettres, c'est pourquoi .JPG était utilisé exactement pour le même format. Les ordinateurs Mac, cependant, n'avaient pas une telle limitation.

Ce qui s'est passé, c'est que les deux extensions de fichiers ont été utilisées sur les deux systèmes, puis Windows a modifié ses exigences pour accepter des extensions de fichiers plus longues, mais JPG était toujours utilisé. Par conséquent, les fichiers JPG et JPEG ont circulé et continuent d'être créés.

Bien que les deux extensions de fichiers existent, les formats sont exactement les mêmes et peuvent être renommés l'un et l'autre sans perte de fonctionnalité.

Laisser un commentaire

URL : https://www.bio-ambra.com/psycho-sante/image-de-soi-definition/

Image de soi : Qu'est-ce que c'est et comment l'améliorer ?
Psycho & Santé

Image de soi : Qu’est-ce que c’est et comment l’améliorer ?

L’image de soi est une représentation mentale que nous nous construisons. Cela inclut notre apparence physique et la façon dont nous sommes et ce que l’on s’apporte à nous-même. En règle générale, elle est stable, bien qu’elle puisse changer légèrement avec le temps et après une certaine expérience.

L’image de soi comprend une représentation mentale de qui nous sommes, à l’intérieur comme à l’extérieur.

En fonction de notre image de soi, nous attirons l’attention sur nos faiblesses ou nos forces. Dans l’article suivant, vous allez découvrir précisément ce concept et ses fonctionnalités. De plus, nous trouverez cinq idées clés pour vous aider à améliorer cet aspect.

L’image de soi : C’est quoi ?

Vous êtes-vous déjà demandé comment vous vous voyez ? La réponse se trouve toujours dans l’aspect que vous renvoie votre personne et se trouve couramment définie par le terme « image de soi ». L’image de soi se présente comme l’idée que vous vous faites de vos propres capacités, apparence et personnalité. Ce modèle mental est quelque chose que nous avons commencé à construire dès la naissance et qui se nourrit de nos expériences. 

Pour faire simple, c’est le miroir intérieur d’une personne.

L’image de soi est configurée par la façon dont vous vous percevez, tant au niveau physique (taille, poids, couleur des cheveux) qu’au niveau intellectuel, social et personnel. Cette représentation mentale influence la façon dont vous vous traitez et agit donc incontestablement sur votre confiance en soi.

Les caractéristiques de l’image de soi

L’image de soi peut être issue d’une psychologie positive comme négative. Elle ne reste pas statique dans le temps, bien qu’elle ait généralement une base assez solide qu’il faut entretenir chaque jour pour établir un équilibre dans votre curseur émotionnel. C’est pour cette raison qu’on peut parler d’une image de soi plus ou moins saine. 

image de soi definition

Quand votre image de soi est en bonne santé, cela signifie qu’elle est réaliste et en accord avec qui vous êtes et ce que vous ressentez au moment présent ; et vice versa.

Si vous vous demandez quelles sont donc les caractéristiques d’une image de soi saine, voici quelques exemples concret :

  • Avoir une conception réaliste de soi (estime de soi).
  • Avoir confiance en soi.
  • Se traiter avec respect et amour.
  • Être conscient de ses défauts, mais aussi de ses forces.
  • Aimer qui vous êtes, à l’intérieur comme à l’extérieur.

5 solutions pour améliorer votre image de soi

Bien que votre image de soi soit probablement assez stable, vous pouvez l’améliorer. Voici comment :

1. En vous comparant

C’est un fait : nous nous comparons tous. C’est inévitable et parfaitement normal. Selon la théorie des comparaisons sociales, développée par le psychologue Leon Festinger en 1954, nous évaluons nos propres capacités, opinions et aptitudes et les comparons à celles des autres. Nous le faisons principalement dans des situations d’incertitude.

Au quotidien, nous nous comparons aussi à des personnes qui nous ressemblent. Lorsque nous faisons le parallèle entre des compétences, nous le faisons généralement avec quelqu’un que nous considérons supérieur à nous en raison de notre volonté de nous développer davantage.

Dans le même principe, nous nous comparons souvent à des gens qui pensent différemment. Cependant, face à des situations génératrices d’anxiété, nous cherchons davantage à nous comparer à des personnes qui vivent la même chose pour être en quête de compréhension.

2. En trouvant votre meilleure version de vous-même

Si vous ne vous comparez pas aux autres en raison de votre volonté de vous améliorer ou d’apprendre, cette approche est inutile. De plus, cela provoque souvent de l’inconfort, de la jalousie et de l’anxiété. Par conséquent, lors de la construction de votre image de soi, ne prêtez attention qu’à vos progrès et cela passe par la création d’un modèle qui vous ressemble : votre propre modèle !

augmenter estime de soi

Évaluez comment vous vous sentez et établissez les critères que vous utiliserez pour comparer différentes versions de vous-même. Tous les trimestres, faites-le point sur votre évolution. C’est une manière beaucoup plus constructive de vous comparer afin d’établir la meilleure version de vous-même ou à celle que vous souhaitez atteindre, plutôt qu’à quelqu’un d’autre.

3. En apprenant à vous connaître

L’image de soi se construit à travers des expériences avec soi-même et avec les autres. Plus vous apprendrez à vous connaître, plus votre vision de vous-même sera réaliste.

Par conséquent, nous vous encourageons à apprendre à vous connaître et à y investir du temps. Cela vous aidera à mieux comprendre votre façon d’être et comment vous réagissez aux événements de la vie. Grâce à cela, vous pourrez construire une image de soi plus saine et de plus en plus imparable.

4. En soignant votre dialogue interne

Lorsqu’on cherche à construire une belle image de soi, il faut également la construire à travers ce dialogue interne. Le dialogue interne concerne la façon dont vous vous parlez. Parvenez-vous à communiquer avec vous-même ? Parlez-vous positivement ou négativement ? Faites-vous attention à votre langage intérieur ?

comment ameliorer image de soi

Lors de cet échange entre vous et vous, veillez à ne pas être trop critique envers vous-même. Valorisez ce que vous faites bien et soyez gentil avec vous-même tout en restant cohérents et réalistes. 

5. En identifiant vos points forts

L’image de soi est également constituée de forces que vous pouvez identifier en vous-même. Ils incluent vos compétences et vos capacités. Apprenez à les rechercher et à en faire une liste afin d’avoir conscience de leur existence. Cela vous aidera à construire une image plus réaliste de vous-même et, surtout, à vous regarder avec amour. 

Pour autant, cela ne signifie pas que vous devez ignorer vos propres erreurs. Bien sûr, vous savez qu’il en existe et qu’elles sont là, mais ne leur donnez pas plus d’importance que nécessaire.


Alors, quelle est votre image de vous-même ? Pensez-vous que vous reconnaissez ce que vous êtes vraiment et que vous êtes fier de vous ? Que ressentez-vous lorsque vous vous regardez dans le miroir ? Pouvez-vous vraiment vous connaître ?

Comme vous pouvez le voir, l’image de soi est liée à votre capacité à vous connecter avec votre véritable essence. Il s’agit de vous reconnaître comme précieux et de réaliser que vous êtes vulnérable à certains moments.

URL : https://vivre-de-la-photo.fr/quest-ce-que-le-format-heic-heif-et-comment-louvrir-ou-le-convertir/

Qu’est-ce que le format HEIC / HEIF et comment l’ouvrir ou le convertir ? - Apprendre la Photo
Post production

Qu’est-ce que le format HEIC / HEIF et comment l’ouvrir ou le convertir ?

Ces dernières années, le format d’image HEIF et ses variantes comme le HEIC se sont installés au sein de nombreux appareils photo et smartphones. Pour cause, ce nouveau format présente de nombreux avantages par rapport au JPEG, notamment en produisant des images moins lourdes tout en conservant une qualité élevée. Dans cet article, nous allons étudier les différents avantages et inconvénients du format HEIF / HEIC, comment il se diffère des autres formats comme le JPEG, le PNG ou le GIF, mais également comment le convertir dans d’autres formats. 

 

Qu’est-ce que le format HEIF ?

Le format HEIF est l’acronyme de High-Efficiency Image File format. Initialement développé par le Moving Picture Experts Group en 2015, ce format se base sur les principes de la norme HEVC (High Efficiency Video Coding). Il permet de stocker une image ou une séquence d’images dans un unique fichier. Ce format est optimisé pour être le plus léger possible en stockant les images à un taux de compression environ deux fois supérieur aux images JPEG, sans pour autant réduire le niveau de détail des photos.

format HEIC
Le format HEIF ou HEIC peut stocker une image ou une séquence d’images dans un unique fichier. Les photos stockées au format HEIF présentent l’extension de fichier .heif, alors que les séquences d’images ont une extension .heifs.

Contrairement au JPEG, le format HEIF fait office de conteneur et peut être employé pour regrouper des séquences d’images comme des GIF ou des séquences HDR. Les photos stockées au format HEIF présentent l’extension de fichier .heif, alors que les séquences d’images ont une extension .heifs. Cependant, selon la variante du codec employé par l’appareil photo, cette extension peut être amenée à changer. La variante la plus courante est le HEIC, qui utilise le format vidéo HEVC / H.265 pour effectuer une compression plus respectueuse du contenu. C’est notamment cette extension qui est privilégiée par Apple depuis iOS 11. 

 

Qu’est-ce que le format HEIC ? 

Comme nous l’avons précédemment vu, il existe de nombreuses variantes du format HEIF qui peuvent être mises à profit pour stocker des photos, des séquences d’images ou encore des vidéos. Le format HEIC (High Efficiency Image Coding) est la variante du HEIF dédiée aux appareils Apple équipés du système d’exploitation iOS 11 ou supérieur. Il s’agit uniquement d’un renommage effectué par la firme de Cupertino pour que les fichiers issus des appareils Apple soient plus facilement identifiables. Ils utilisent la norme HEVC / H.265 pour la compression du contenu. Pour le contenu vidéo encodé en HEVC, Apple conserve l’extension de fichier .mov pour éviter la confusion avec les images et séquences d’images. 

format HEIC
Le format HEIC est une variante du HEIF utilisé par Apple depuis iOS 11. Il présente les mêmes caractéristiques que les fichiers HEIF.

 

HEIC vs JPEG : les différences 

Le format HEIC présente de nombreux avantages par rapport aux fichiers JPEG. En effet, alors que le JPEG peut uniquement réaliser des images sur 8 bits avec une importante perte d’informations (même avec le réglage JPEG le plus qualitatif), le format HEIC peut quant à lui stocker des images sur 16 bits, avec ou sans perte. En conservant ainsi plus d’informations, le format HEIC se montre idéal pour retoucher les images en post-production avec une plus grande marge de manoeuvre. De plus, il est capable de stocker ces données dans des fichiers environ 60 % moins lourds qu’en JPEG. Le format HEIC se montre donc très avantageux pour l’archivage ou pour maximiser la capacité de votre carte mémoire, à condition que votre appareil photo soit compatible avec ce format. 

format HEIC
Les fichiers HEIF et HEIC sont environ 60 % moins lourds que des fichiers JPEG tout en offrant une qualité d’image accrue.

 

Comment convertir une photo HEIC en JPEG ?

Le format HEIC / HEIF présente l’avantage de contenir plus d’informations que le JPEG tout en pesant nettement moins lourd. Cependant, si vous souhaitez partager vos images HEIC à des amis ou les uploader sur Internet, il va être nécessaire de les convertir en JPEG pour s’assurer d’une parfaite prise en charge. Pour le moment, peu de plateformes sont en effet compatibles avec ce format. Par conséquent, pour convertir une image HEIC en JPEG, vous pouvez utiliser votre logiciel de post-traitement habituel, puis simplement exporter l’image en une photo JPEG. 

Si vous utilisez un Mac, il est possible de rapidement convertir un lot de photos HEIC en JPEG en utilisant l’application Aperçu. Pour cela, sélectionnez le groupe d’images à convertir, ouvrez-les dans Aperçu, puis sélectionnez toutes les images à l’aide des touches CMD + A. Ensuite, allez dans le menu “Fichier”, puis cliquez sur “Exporter les images sélectionnées” et choisissez le format JPEG dans le menu déroulant. Choisissez ensuite le niveau de qualité désiré et cliquez sur le bouton «Choisir» pour exporter les photos. 

format HEIC
L’application Aperçu installée de base sur les ordinateurs Mac permet de facilement convertir des photos HEIC ou HEIF en JPEG.

Sur PC, il existe de nombreux logiciels gratuits qui peuvent effectuer une conversion de photos HEIC en JPEG. Il existe également des convertisseurs en ligne gratuits comme HEICtoJPG.com. Ce dernier va en revanche réaliser une compression pour exporter le fichier en JPEGmini, ce qui va légèrement diminuer le niveau de détail. Cela n’aura en revanche aucune incidence pour partager votre image en ligne. 

format HEIC
HEICtoJPG.com permet de convertir en ligne des photos HEIC au format JPEG / JPG.

Les formats HEIF et HEIC constituent d’excellents choix par rapport aux habituels formats JPEG, GIF ou PNG. Ils présentent l’avantage d’être très polyvalent en pouvant stocker toutes sortes de supports, que ce soit des photos, des séquences de photos ou encore des vidéos. En exploitant les performances des normes de compression HEVC / H.265, les fichiers HEIF sont nettement plus compacts que d’autres formats d’images comme le JPEG ou formats vidéo comme le H.264, tout en présentant une qualité supérieure. Pour toutes ces raisons, de plus en plus de fabricants comme Apple, Canon ou encore Fujifilm commencent à adopter le format HEIF. Il est ainsi fort probable que le HEIF / HEIC s’impose petit à petit comme le nouveau format de référence, en remplacement de JPEG dont les limites deviennent de plus en plus contraignantes. 

 

Si vous avez aimé cet article, n’hésitez pas à vous abonner à la newsletter pour être informé lors de la publication des prochains sujets et pour recevoir gratuitement votre livre photo.

Partager cet article

33 réflexions sur “Qu’est-ce que le format HEIC / HEIF et comment l’ouvrir ou le convertir ?

  • El famoso

    60% moins lourd n’est pas 60 fois moins lourd. On est fâché avec les chiffres ?

    Répondre
  • Guiik

    Un client vient de m’envoyer des photos avec ce format que je découvre. Donc merci pour cet article très détaillé. J’espère que les navigateurs & autres CMS vont rapidement s’adapter. Ca me fatigue d’avance de devoir ajouter une étape de conversion.

    Répondre
  • Quelle bonne idée ce format ! Comme il n’est lisible nul part, il faut en plus l’exporter en JPG ! Comme ça on a 2 fois plus de fichiers, c’est 3 fois plus lourd, mais on progresse ! vive le progrès !

    Répondre
  • SIGUIER Jean

    Je viens de découvrir ce format et effectivement impossible de l’ouvrir. Je rejoints le commentaire de jmi : on se retrouve avec 2 fois plus de fichiers….!
    Personnellement, j’ai réussi à ouvrir ces fichiers avec paint et enregistré aussitôt en jpeg; mais quel boulot …

    Répondre
    • Des photos importante prises très loin de mon bureau comme par hasard sont sorties en format HEIC et d’autres en JPEG sans comprendre pourquoi. Je ne peux pas les ouvrir sur l’ordi. même en Paint, j’ai essayé tous les formats, quel fracas c’est vraiment nul. Aucune idée comment annuler cette extension. ?

      Répondre
  • krack

    C’est une pitié. J’ai transféré mes photos de l’iPhone vers le PC et la qualité est tristement dégradée …

    Répondre
  • Dominique Bureau

    Comment peut-on empêcher que nos photos heic ? Je ne peux pas les transférer sur disque dur. C’est très désagréable.

    Répondre
  • Bonjour, merci pour l’article. En revanche je suis toujours surpris de ne jamais voir aucun avertissement quant au recours à des outils en ligne. Au 21e siècle il faut être naïf pour croire que ces services sont gratuits. En prenant le temps de lire les mentions légales de HEICtoJPG.com par exemple, on comprend qu’utiliser le convertisseur en ligne c’est céder ses droits sur ses images et autoriser la distribution mondiale. Proposer des solutions c’est bien, alerter sur les conséquences c’est mieux.

    Répondre
  • Bonjour,
    J’apporte un commentaire un peu plus positif : Un grand merci pour ces éclaircissements.
    L’article est instructif et pertinent, il a répondu à mon besoin de partager mes photos heic en jpeg.

    Les remarques concernent surtout l’attitude d’Apple qui change les règles seul de son coté sans vraiment avertir… c’est malheureusement récurrent.

    Par contre, l’évolution technologique est une répétition de ces cas : lecteur à cassettes, disquettes, CDRom, DVD… Forcément il existe une transition de phase ou on est équipé « ancienne techno » et on migre plus ou moins facilement vers « nouvelle techno ». On est en plein dedans, là. Si nous avons un meilleur format qui regroupe les avantages du GIF, du JPEG, du HDR en prenant moins de place, alors poussons à sa généralisation rapide en le plébiscitant pour ce qu’il est et non sur les inconvenants de la transition qu’il impose.

    Mais, effectivement, le vol des droits sur les images est à dénoncer quitte à payer un service respectueux du travail d’auteur.

    Répondre
    • Beaurin

      Merci à vous Tof,
      Certes à ce jour c’est 2 fois le fichier,mais comme il est dis ,il sera de meilleur résultat de qualités ainsi que de stockage.
      Merci pour cette explication
      5g via Bluetooth pour PC moyennement à jour.
      Francois

      Répondre
    • Je préfère acheter un appareil photo individuel que de payer l’intrus.

      Répondre
  • CONSTANTIN

    Merci pour cet article très clair, mais je je suis furieuse de ne pas avoir été avertie et de me retrouver coincée. Ce n’est pas fiable de la part d’APPLE, je suis déçue et j’en ferai moins la promotion.
    Passer par une conversion est juste très pénible alors que je privilégiais et appréciais la facilité de navigation et la fluidité du traitement des photos..

    Répondre
    • Pierre

      Bel article, clair, précis. Personnellement, je travaille sur les deux plateformes Windows et Mac. L’article explique parfaitement bien les avantages du format photo Heif et Heic, d’ailleurs les photographes pros avaient souhaité cette évolutions de format auprès des fabricants d’appareils photos digitaux. L’évolution depuis 2015 est spectaculaire tant au niveau de l’évolution de l’outil de capture vidéo ou photo => votre smartphone et les appareils photos. Logique, techniquement on arrive à toujours faire mieux, plus petit et plus léger. Donc, tout le monde est super content d’avoir des photos faites en très haute définition ou des vidéos 4K avec son smartphone, le tout avec une facilité déconcertante et sans avoir pris de cours de photos… Merci donc à Apple, à Google, et surtout merci les ingénieurs. Mais, car il y a un mais, il est aussi vrai que monsieur et madame tout le monde n’ont pas reçu de mémo ou d’invitation à se documenter sur… Google justement. Alors, quand on s’offre un smartphone à près de 1000 € régulièrement, capable de faire tant tant de choses magiques pour vous (banque, impôt, socialisation, médecin, achats monde, GPS monde, reporter, cameraman, cinéaste, divertissement, etc…) peut-on encore critiquer une partie de ce monde ? Perso, j’ai choisi de suivre l’évolution et de me tenir à jour ;o))

      Répondre
  • Bernard D.

    Sur un iPhone, vous avez le choix entre le HEIC et le JPG. Dans Réglages->Appareil Photo->Formats, vous choisissez Haute efficacité pour le HEIC ou Le plus Compatible pour JPG.

    Répondre
    • Commentaire le plus judicieux et interressant par raport à tous le fatras des autre blabla inutiles merci merci……

      Répondre
    • Je découvre seulement ce problème (avec mon I-Phone 12 Pro !) et votre réponse est, de loin, celle qui me convient le mieux. Tout le monde trouve, en effet, mes photos d’excellente qualité mais malheureusement, tout « ce » monde ne peut pas les recevoir. J’ai enfin compris pourquoi ! Et c’est nettement plus simple que de passer par des convertisseurs plus ou moins « gratuits ». Merci bcp.

      Répondre
  • Philippe F.

    @Bernard D Merci Bernard !

    Répondre
  • Bonjour,
    En effet, cela pourrait être bien pratique, mais impossible d’ ouvrir les photos HEIC dans aperçu. Un message indique : aucune application n’est configurée pour ouvrir le document.
    Sur mon ordinateur : l’application : « APERCU » est pourtant bien installée.
    Merci à vous !

    Répondre
  • Dudu

    Pour tous ceux qui trouvent dommage d’avoir un convertisseur qui profite de vos photos, je signale que le logiciel GIMP lit les formats HEIC, et il est gratuit !!
    Mais ça ne supprime pas l’étape de conversion en JPG !
    A bon entendeur …

    Répondre
  • je trouve ca insultant et innaproprie de nous forcer a prendre un logiciel quon ne veux pas et que obligatoirement quon va devoir payer on a pas le droit de nous forcer a prendre ce logiciel mais mes phtos ont ete tranformee en HEIC ANS QUE JE LE SACHE

    Répondre
    • Alexandra

      Bonjour Marie, vous pouvez desactiver le transfert des photos au format heic vers votre PC. Si vous utilisez un iPhone, sélectionnez « Photos » dans l’app Réglages et sous « Transfert vers Mac ou PC », choisissez « Automatique ». Moi, je ne vois aucun problème avec les images heic lorsqu’il y a des solutions gratuites …

      Répondre
      • PinouDan

        Comme quoi il est utile de continuer à lire les commentaires des uns et des autres ! Merci pour cette réponse pertinente.

        Répondre
      • Merci Alexandra, mais je n’ai pas un iPhone, j’ai un androïde Samsung galaxies

        Répondre
        • sur Samsung
          Paramètres de l’appareil photo :
          si vous avez activé : photos haute performance : images en format HEIF, video en HEVC.
          Il y a l’avertissement de dire certaines applications ne prennent pas en compte … (comme le lecteur Windows Images installé d’office …)

          Répondre
  • Mon appareil photo Canon EOS R6 et le logiciel de retouches Digital Photos Professionnel (DPP) de Canon permettent la création de fichiers au format HEIF (norme établie par Apple). Ils sont de type (nom) *.HIF et ne sont lisibles que par DPP. Je n’ai pas encore trouvé une visionneuse de photos qui sait lire ces fichiers, notamment pas l’application Photos de Windows, même après avoir installé les plug-in qui soi-disant le permettent, dont l’extension pour fichiers heif qui semble ne pas s’installer correctement sur mon ordi. Et le SAV Canon est aux abonnés absents, jusqu’à ce jour. Pffff…

    Répondre
  • Angel

    Le commentaire le plus utile et intelligent est celui de Bernard… Merci à Lui

    Angel

    Répondre
  • Moreau

    Bonjour, je cherche une solution pour pouvoir exploiter une illustration que j’ai créé, en fond d’écran sur sur mon iPhone. Mon illustration est sur fond noir, j’aimerait la faire apparaitre légèrement devant l’heure comme on pourrait le faire avec une photo en mode portrait.
    J’ai la suite Adobe mais j’ai beau gratter sur photoshop ou sur illustrator, impossible de trouver.
    Avez vous une solution ?

    Répondre
  • Hreisho

    Wouahou ! Mais les mecs arrêtez de râler dès qu’une évolution technique apparait ou alors reprenez vos argentiques, vos plaques de verre et retournez dans le passé.

    Répondre
  • pierre

    La carte mémoire de mon téléphone Samsung A32, de laquelle je pouvais jusqu’à présent extraire mes photos et les envoyer sur mon ordi (liaison cable USB) est à présent envahie par heic. Une partie des photos n’est plus transférable. Serait-ce un piratage de mon téléphone pour me faire payer un logiciel ?

    En tout cas j’ai la haine de cette m…de.

    Répondre
  • Olivier LC

    nouvel appareil fujifilm X-T5.
    essai de HIF.
    super format, avec toutes les qualités décrites plus haut.
    mais pour PC je dois renommer les fichier en HEIF et si je veux les traiter avec mon vieux lightroom il va falloir passer par un convertisseur payant. (je gratuit ne fait que 3 images par lot).
    cela fait beaucoup d’opérations supplémentaires et je préfère faire des images que passer mon temps à des conversions et vivre avec 2 formats à la fin (HEIF et Jpg).
    Effectivement on abandonne ses droits sur les transformateurs en ligne.
    J’attends un produit en licence GNU.
    L’occasion d’approfondir Darktable (super logiciel).

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

URL : https://www.macapflag.com/blog/gif/

Qu'est-ce qu'un GIF ? Tout savoir sur ce format de fichier animé

Written by 8h17 Le monde de la Com'

Qu’est-ce qu’un GIF ?

Comment créer un GIF

On entend souvent parler de GIF sur Internet. Qu’est-ce que c’est ? À quoi ça sert ? Comment on fait pour créer un GIF ? Quels sont les avantages du GIF ?
On vous dit tout sur cet acronyme !

Quelle est la définition d’un GIF ?

Le terme GIF est un acronyme pour Graphics Interchange Format.
C’est un format d’image numérique, la plupart du temps animée, que l’on trouve sur internet. Il s’agit en fait d’un enchainement court et répétitif de plusieurs images.

Il se distingue des formats d’image statiques tels que JPEG ou PNG par sa capacité à stocker et à afficher plusieurs images dans une séquence, créant ainsi une animation ou une boucle visuelle. Chaque image individuelle dans la séquence d’un GIF est appelée “image-clé” ou “frame”, et elles sont affichées successivement pour créer une animation.

Les GIF sont souvent utilisés pour créer de courtes animations, des mèmes Internet, des bannières publicitaires simples et d’autres éléments visuels interactifs sur le web, en raison de leur taille de fichier relativement petite et de leur compatibilité avec la plupart des navigateurs web. Ils peuvent également être utilisés pour créer des images fixes, mais sont plus couramment associés à des éléments animés.
En résumé, un GIF est un format de fichier image qui permet de créer des animations simples en affichant une séquence d’images-clés de manière séquentielle.

Comment créer un GIF en 5 étapes ?

Il existe plusieurs manières de créer un GIF.
Quel que soit votre choix, la première démarche est de sélectionner les images que vous souhaitez inclure dans votre GIF.

1 – La sélection des images

Vous pouvez prendre des photos ou créer des images à l’aide d’un logiciel de dessin.
Vous pouvez aussi extraire des images à partir de vidéos si vous souhaitez créer une animation à partir d’une séquence vidéo.

2 – Le choix du logiciel ou de l’application pour créer un GIF

Il existe de nombreuses applications et logiciels en ligne gratuits et payants pour créer des GIF. Voici quelques options populaires :
Giphy : Giphy propose un outil en ligne simple pour créer des GIF à partir de photos ou de vidéos.

Adobe Photoshop: Si vous avez Photoshop, vous pouvez utiliser ses fonctionnalités d’animation pour créer un GIF.

Ezgif est un site web qui offre des outils pour créer, éditer et optimiser des GIF.
GIF Brewery (Mac) ou GIFCam (Windows) sont des applications de bureau dédiées à la création de GIF.

3 – L’importation des images

Utilisez l’outil que vous avez choisi pour importer les images que vous avez sélectionnées dans l’ordre souhaité.

4 – La configuration du GIF

C’est en quelque sorte la phase de mise en scène de votre GIF. Vous devez définir des options telles que la vitesse d’animation, la résolution, la qualité et le nombre de boucles.

Avant de créer le GIF final, assurez-vous de prévisualiser l’animation pour vous assurer que tout est comme vous le souhaitez.

5 – La création du GIF

Une fois que vous êtes satisfait de la prévisualisation, utilisez l’outil pour générer le fichier GIF final. Enregistrez-le et téléchargez-le sur votre ordinateur ou sur un service en ligne selon l’outil que vous avez utilisé.

Vous pouvez maintenant partager votre GIF sur les réseaux sociaux, les sites web, ou par e-mail.

Il est important de noter que la création de GIF peut être plus ou moins complexe en fonction de la complexité de l’animation que vous souhaitez réaliser. Pour des animations plus avancées, vous devrez maîtriser des compétences plus poussées en graphisme et en animation. Cependant, pour des GIF simples, les outils en ligne et les applications conviviales sont généralement suffisants.

Est-ce qu’un GIF est une vidéo ?

Le GIF est un clip que l’on peut situer entre l’image fixe et la vidéo. Une image GIF imite une vidéo, mais son format est très court et il n’a pas de son.

Un GIF est constitué d’une séquence d’images fixes, appelées “images-clés” ou “frames”, qui sont affichées successivement pour créer une animation ou une boucle visuelle.
Le format d’un GIF se reconnait grâce à l’extension du nom de fichier en .gif.

Une vidéo est un format de fichier qui contient une séquence d’images en mouvement enregistrées sur une période. Les vidéos peuvent inclure l’audio, ce qui permet la transmission d’informations sonores en plus des images en mouvement. Les fichiers vidéos sont souvent créés dans des formats tels que MP4, AVI, MOV, ils sont lus à l’aide de lecteurs vidéo.

Faut-il un logiciel spécifique pour lire un GIF ?

Sur votre ordinateur

 Certaines anciennes versions de systèmes d’exploitation n’étaient pas en mesure de lire les GIF animés. Le logiciel gratuit GIF Viewer était alors recommandé. Aujourd’hui, la plupart des GIF s’ouvrent automatiquement sur les ordinateurs et téléphones. Dans un gestionnaire de fichiers ou un explorateur de fichiers, vous pouvez double-cliquer sur un fichier GIF pour l’ouvrir dans votre visionneuse d’images par défaut. Le GIF est habituellement affiché en animation.

Sur internet avec un navigateur web

Aucun logiciel ou application n’est nécessaire pour la lecture animée du fichier GIF. Lorsque vous ouvrez une page web contenant un GIF, il doit s’afficher et s’animer automatiquement. Il peut arriver que certains navigateurs ne prennent pas en charge le format GIF. C’est notamment parfois le cas d’Internet Explorer.

Sur internet, dans une application de messagerie ou de réseaux sociaux

Les applications de messagerie instantanée et les réseaux sociaux prennent en charge la lecture des GIF. Lorsque vous partagez un GIF dans une conversation ou sur une publication, il sera généralement animé pour les destinataires.

En résumé, la lecture des GIF est largement prise en charge par les logiciels et les plateformes courants, ce qui rend leur visualisation facile et accessible. Vous n’avez pas besoin d’installer un logiciel spécifique pour lire un GIF, sauf si vous avez des besoins particuliers comme l’édition de GIF ou la création de GIF animés, pour lesquels des logiciels spécifiques peuvent être utiles.

Quels sont les avantages du GIF ?

Les GIF présentent plusieurs avantages qui expliquent leur popularité en ligne. Voici les principaux :

Facilité d’utilisation

Les GIF sont simples à créer et à partager. Vous n’avez pas besoin de compétences techniques avancées pour les utiliser. De nombreux outils en ligne et applications permettent de créer des GIF en quelques clics.

Compatibilité universelle

Les GIF sont pris en charge par la plupart des navigateurs web, systèmes d’exploitation et applications de messagerie, ce qui les rend accessibles à un large public.

Taille de fichier relativement légère

Les GIF ont tendance à avoir des tailles de fichier plus petites que certaines autres formats d’animation, ce qui les rend rapides à charger, même avec des connexions Internet lentes.

Autoplay

Les GIF s’animent automatiquement lorsqu’ils sont affichés, ce qui attire rapidement l’attention des spectateurs.

Boucles

Les GIF peuvent être configurés pour se lire en boucle, ce qui les rend adaptés à la création de courtes animations, de mèmes ou de publicités.

Pas de lecture audio

Les GIF ne contiennent généralement pas de son, ce qui les rend appropriés pour les situations dans lesquelles l’audio n’est pas souhaitable.

Compatibilité avec les médias sociaux

Les principales plateformes de médias sociaux telles que Facebook, Twitter et Instagram prennent en charge les GIF, ce qui facilite leur partage et leur viralité.

Transparence

Le format GIF offre la possibilité de gérer la transparence d’une image, mais il se limite à 256 couleurs.

Polyvalence

Les GIF peuvent être utilisés pour créer une variété de contenus, notamment des animations, de courts tutoriels, des démonstrations de produits, des réactions animées, etc.

Format ouvert

Les GIF sont un format de fichier ouvert, ce qui signifie que leur spécification technique est publique. Cela facilite la création d’outils et d’applications pour les utiliser.

Effets visuels amusants

Les GIF permettent de créer des effets visuels amusants et accrocheurs qui peuvent attirer l’attention et susciter l’engagement des utilisateurs.

En résumé, les GIF sont appréciés pour leur simplicité, leur compatibilité universelle, leur polyvalence et leur capacité à captiver l’attention en ligne. Ils sont un moyen efficace de transmettre des informations, de raconter des histoires courtes et de divertir les internautes.

Est-ce que le GIF est encore tendance ?

Les jeunes générations vous répondront que le GIF n’est plus vraiment tendance. Si le GIF a régulièrement connu ses heures de gloire depuis sa création en 1987, il est moins utilisé par les jeunes de la génération Z qui le considèrent aujourd’hui comme un support “old school”. Avec le succès d’Instagram, il a souvent été remplacé par les mèmes.

Cependant, le GIF reste largement utilisé sur Internet pour les nombreux atouts évoqués ci-dessus et pour servir différents objectifs, principalement la publicité en ligne (bannières publicitaires et annonces promotionnelles animées) et du contenu éducatif (tutos, démonstrations, etc).

En somme, les GIF restent un moyen efficace et amusant de communiquer en ligne, que ce soit pour exprimer des émotions, créer des contenus viraux ou ajouter une touche d’animation à divers types de médias en ligne. Ils font toujours partie intégrante de la culture Internet et continueront probablement d’être utilisés de manière créative et innovante à l’avenir.

Le mème a-t-il détrôné le GIF ?

Qu’est-ce qu’un mème ?

Le mème est une image virale transmise sur les réseaux sociaux, un pur produit de la culture internet. C’est une image décalée accompagnée d’un texte humoristique, parfois cynique et ironique, souvent écrit en lettres majuscules et en gras. Le mème peut être une image fixe, mais aussi un GIF ou une vidéo.
Le mème répond à un certain nombre de codes spécifiques, il est drôle et rapide à lire et à comprendre, ce qui explique son efficacité.

Quelles différences entre le mème et le GIF ?

Les GIF sont fréquemment utilisés pour créer des mèmes et des réactions visuelles. Les GIF permettent de communiquer des émotions, des expressions faciales et des comportements de manière humoristique et rapide.
Les mèmes et les GIF sont deux types de contenus différents qui coexistent en ligne.
Ils servent généralement différentes fins. Les GIF sont particulièrement adaptés pour exprimer des émotions et des actions visuelles, tandis que les mèmes sont plus axés sur la culture et l’humour en ligne.

En résumé, bien que les mèmes et les GIF soient tous deux des éléments importants de la culture Internet, ils ne se concurrencent pas vraiment et aiment même à être utilisés en tandem !

URL : https://www.hsc.fr/format-photo-heic-tout-savoir/

Format photo HEIC : qu'est-ce que c'est, comment ouvrir un fichier HEIC, comment le convertir en JPG

Qu’est-ce que le format photo HEIC : le dossier complet

Femme prenant une photo avec son iPhone

Avec les avancées de la technologie, les formats de fichiers photo ont connu une grosse évolution. Les détenteurs d’un iPhone ou d’un iPad postérieur à 2016 dispose sur leur appareil du format HEIC, un nouveau type de format pour les fichiers photo. Mais qu’est-ce que ce format photo ? Comment peut-on l’ouvrir et le convertir en format JPG ? Dans cet article, vous allez découvrir les réponses à ces différentes questions, ainsi que les avantages et inconvénients du format HEIC.

Le format photo HEIC, c’est quoi ?

Le format photo HEIC ou High Efficiency Image Container, est un format de fichier image apparu en 2017. Il est utilisé comme format d’image par défaut sur des appareils fonctionnant sous iOS et macOS. Ce format permet une meilleure compression des données. Il s’agit d’un format qui dépasse en qualité le JPG antérieurement utilisé.

En effet, grâce au format HEIC, vous pouvez enregistrer plus d’images et remplir moins rapidement l’espace de stockage de votre appareil. Lorsqu’une image est stockée avec le format HEIC, elle est deux fois plus légère que si elle avait été enregistrée au format JPG. Cette capacité de compression ne diminue pas pour autant la qualité des images. En effet, la résolution de celles-ci est davantage optimisée avec le format HEIC. Pour les smartphones dont la capacité de stockage est souvent limitée, ce format est particulièrement intéressant.

Comment ouvrir un fichier HEIC

L’ouverture d’un fichier HEIC dépend principalement du système d’exploitation que vous utilisez et des applications installées. Voici un guide que vous pouvez suivre selon le système dont vous disposez.

Sur iOS et macOS

Les appareils Apple modernes prennent en charge le format HEIC. Sur un iPhone ou un iPad, vous pouvez visualiser et éditer les fichiers HEIC directement dans l’application Photos ou une autre application d’images compatible. Sur macOS, les fichiers HEIC s’ouvrent facilement dans l’application Photos ou avec Aperçu.

Sur Android

Certains appareils Android modernes sont compatibles avec le format HEIC. Cependant, cela dépend du fabricant et de la version du système d’exploitation. Si votre appareil Android ne peut pas ouvrir directement des fichiers HEIC, utilisez une application tierce comme Google Photos ou une autre application prenant en charge ce format.

Sur Windows

Les utilisateurs de Windows 10 version 18.09 ou ultérieure peuvent ouvrir des fichiers HEIC, mais cela nécessite souvent une extension. Microsoft propose gratuitement « HEIF Image Extensions », que vous pouvez télécharger depuis son Store. Une fois installée, vous pourrez ouvrir et afficher des fichiers HEIC dans l’explorateur de fichiers et les applications compatibles de lecture d’images.

Comment convertir un fichier HEIC en JPG

Conversion du format HEIC en JPG

Si vous souhaitez partager une image de format HEIC avec des utilisateurs qui n’ont pas d’appareils compatibles ou si vous devez utiliser des applications qui ne supportent pas ce format, la conversion en JPG est souvent nécessaire. Voici quelques méthodes simples qui peuvent vous permettre d’effectuer cette conversion :

1. Utiliser un convertisseur en ligne

Il existe de nombreux convertisseurs en ligne gratuits qui vous permettent de télécharger un fichier HEIC et de le convertir en JPG. Il s’agit par exemple de heic.online, convertio.co ou iloveimg.com. Vous transférez vos fichiers HEIC sur le site et vous en récupérez la version JPG en quelques secondes.

2. Utiliser des logiciels de bureau

Des outils comme iMazing HEIC Converter ou CopyTrans HEIC permettent de convertir plusieurs fichiers HEIC en JPG d’un simple glisser-déposer. Ils sont disponibles pour Windows et macOS.

Vous pouvez aussi tout simplement utiliser l’application Photos sur Windows. Pour cela, ouvrez votre image dans Photos, puis faites Ctrl + S pour l’enregistrer, en bas dans la fenêtre qui s’ouvre, changez le Type et mettez .jpg au lieu de .HEIC. Et voilà, le tour est joué.

3. Utiliser l’application Photos sur Mac

Sur Mac, vous pouvez ouvrir le fichier HEIC dans l’application Photos, puis l’exporter au format JPG. Il suffit de sélectionner la photo, puis de choisir « Fichier > Exporter > Exporter sous JPG » pour obtenir une copie JPG de l’image.

Avantages et inconvénients du format HEIC

Comme tout format de fichier, le format HEIC présente des avantages et des inconvénients.

Les avantages du format HEIC

  • Compression efficace

L’un des principaux avantages du format HEIC est sa capacité à compresser les fichiers de manière beaucoup plus efficace que le JPG. Beaucoup d’images peuvent être stockées sans occuper trop d’espace sur votre appareil.

Processus de compression d'une image
  • Meilleure qualité d’image

Contrairement à la compression avec JPG qui entraîne une perte en qualité de l’image, la compression avec HEIC préserve davantage de détails visuels, ce qui se traduit par des images de meilleure qualité.

  • Support de métadonnées avancées

Le format HEIC peut enregistrer des informations supplémentaires telles la date et le lieu de la prise de l’image, la profondeur de champ, etc.. De plus, il peut stocker les modifications des différentes versions d’une image de sorte à permettre de remonter à l’image d’origine.

  • Support des séquences d’images

Le HEIC peut prendre en charge des séries d’images, des rafales ou Live Photos. Ceci le rend polyvalent et pratique pour certaines utilisations en photographie et vidéo.

Les Inconvénients du format HEIC

  • Compatibilité limitée

Le principal inconvénient du format HEIC est sa compatibilité limitée, surtout sur des systèmes plus anciens ou sur d’autres systèmes tels que Windows et Android. Cela constitue un obstacle majeur qui rend difficile le partage ou l’édition des fichiers.

  • Besoin de conversion

Dans de nombreux cas, les utilisateurs doivent convertir leurs fichiers HEIC en JPG ou en PNG pour les utiliser avec des logiciels ou des appareils non compatibles, ce qui n’est pas forcément une tâche facile pour la plupart.

  • Adoption plus lente en dehors d’Apple

Bien que le HEIC soit très efficace, il n’a pas encore été largement adopté. Seuls les utilisateurs d’appareils récents de la marque Apple peuvent en bénéficier, ce qui n’est pas le cas avec les formats JPG et PNG dont le champ d’adoption est très large.

Comparaison du format HEIC avec d’autres formats

Pour en savoir plus sur le format HEIC, comparons-le avec d’autres formats.

HEIC vs. JPG

  • Le format HEIC offre une compression deux fois plus importante que le format JPG, réduisant ainsi l’espace de stockage.
  • Le JPG perd en qualité chaque fois qu’un enregistrement est effectué, tandis que le HEIC conserve mieux les détails avec une compression minimale.
  • Le principal avantage du JPG réside dans sa compatibilité. Il est pris en charge par presque tous les appareils et logiciels, contrairement au HEIC qui est encore limité .

HEIC vs. PNG

  • La compression avec HEIC est meilleure que celle offerte par le format PNG, les fichiers PNG étant généralement beaucoup plus lourds.
  • Le PNG utilise une compression dite sans perte, ce qui le rend idéal pour des images qui nécessitent une qualité maximale. Par contre, le HEIC utilise une compression avec perte, mais de haute efficacité.
  • Le format PNG est souvent utilisé pour des graphiques simples, des logos ou des images nécessitant une transparence, alors que le format HEIC est plus adapté aux photos avec des couleurs complexes et des détails fins.

HEIC vs. TIFF

  • Les fichiers TIFF sont souvent très volumineux, contrairement aux fichiers HEIC qui sont beaucoup plus légers grâce à leur compression optimale.
  • Le format TIFF offre une qualité parfaite sans perte, ce qui le rend idéal pour les impressions à haute résolution ou les archives d’images, alors que le HEIC équilibre compression et qualité. Ceci le rend plus pratique pour un usage quotidien, notamment sur mobile.

HEIC vs. GIF

  • Le format GIF, bien qu’il soit compact pour des animations simples, peut devenir volumineux lorsqu’il contient plusieurs images ou de longues animations. Le format HEIC n’étant pas conçu pour des animations complexes comme le GIF, peut contenir des séquences d’images tout en restant beaucoup plus compact en termes de volume de fichier.
  • Le GIF dispose d’une palette limitée de couleurs, ce qui est suffisant pour des graphiques simples, mais très insuffisant pour les photos ou des images riches en détails. Le HEIC, avec sa prise en charge de millions de couleurs, est bien plus performant pour les images.
  • Le GIF reste populaire pour des animations web ou des mèmes, tandis que le HEIC est mieux adapté pour des photos de haute qualité, sans compromis sur la taille.

HEIC vs. RAW

  • Les fichiers de format RAW sont considérablement plus lourds que ceux de format HEIC, car ils ne subissent aucune compression. Le HEIC compresse les images tout en préservant une bonne qualité.
  • Le RAW est incontournable en termes de qualité, puisqu’il contient les données brutes du capteur. Le HEIC, bien que performant, est moins utilisé pour les professionnels qui ont besoin d’un contrôle total de leurs images.
  • Les fichiers RAW1 nécessitent des logiciels comme Adobe Lightroom, pour être visualisés et édités, alors que le HEIC est conçu pour une visualisation facile et un partage rapide de fichiers sur des appareils mobiles.

Note de bas de pages :

  1. RAW : un format de format sans compression ni perte de qualité. ↩︎
Articles dans la même thématique

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut
46westaltoroslabslpcazinyadlazik

URL : https://www.pommedetech.fr/pc/quest-ce-quun-pixel-et-comment-fonctionne-t-il/

Qu'est-ce qu'un pixel et comment fonctionne-t-il ? - Pomme de tech

Qu’est-ce qu’un pixel et comment fonctionne-t-il ?

Découvrez le langage mystérieux des écrans : les pixels. Comment ces petits points de lumière s’assemblent-ils pour former des images ? Plongez au cœur de la technologie visuelle moderne pour tout comprendre sur les secrets des pixels.

Le fonctionnement basique d’un pixel

Qu’est-ce qu’un pixel ?

Un pixel, ou « picture element », est l’unité de base qui compose une image numérique. Il s’agit d’un petit point lumineux qui contient de l’information visuelle. Chaque pixel est assigné une couleur et une luminosité spécifiques, ce qui lui permet de contribuer à la composition globale de l’image.

La structure d’un pixel

Un pixel est généralement composé de trois sous-pixels : un pour la couleur rouge, un pour la couleur verte, et un pour la couleur bleue. Cette combinaison de couleurs primaires permet de reproduire une large gamme de teintes et de nuances visuelles. La luminosité de chaque sous-pixel varie pour créer la couleur finale du pixel.

Le fonctionnement d’un pixel

Lorsqu’une image est affichée sur un écran, chaque pixel est activé individuellement pour reproduire l’ensemble de l’image. En contrôlant la luminosité de chaque pixel et en les combinant de manière cohérente, l’écran peut afficher des images claires et détaillées. Plus il y a de pixels dans une image, plus la résolution de l’image est élevée et plus les détails sont fins.

La résolution et la qualité d’une image

La qualité d’une image dépend en grande partie de sa résolution, qui est déterminée par le nombre de pixels présents. Une haute résolution signifie qu’il y a plus de pixels par pouce, ce qui se traduit par une image plus nette et plus détaillée. Une faible résolution peut entraîner une image floue ou pixelisée, car les pixels individuels deviennent visibles.

Lire plus  Les protocoles pour l'envoi de courrier

Comprendre le fonctionnement basique d’un pixel est essentiel pour saisir comment les images numériques sont composées et affichées. Chaque pixel joue un rôle crucial dans la représentation visuelle des données et la qualité globale d’une image. Ainsi, la manipulation et le contrôle précis des pixels sont des éléments fondamentaux de la technologie des écrans et des images numériques.

L’importance du pixel dans la formation d’une image

Compréhension du pixel

Avant d’aborder l’importance du pixel dans la formation d’une image, il est essentiel de comprendre en quoi consiste un pixel. Le pixel, contraction de l’anglicisme « picture element », est la plus petite unité constituante d’une image numérique. Chaque pixel est défini par des informations telles que sa couleur, sa luminosité, et sa position dans l’image.

Rôle du pixel dans la résolution d’une image

La résolution d’une image est directement liée au nombre de pixels qui la composent. Plus une image comporte de pixels, plus sa résolution est élevée et plus les détails sont précis. Ainsi, le pixel joue un rôle crucial dans la qualité visuelle d’une image en déterminant sa netteté et sa clarté.

Impact du pixel sur la définition d’une image

Un nombre élevé de pixels permet une meilleure définition de l’image et offre une expérience visuelle plus immersive. En photographie numérique par exemple, la densité de pixels influence la qualité des tirages et la capacité à agrandir une image sans perte de qualité. Avoir conscience de l’importance du pixel dans la définition d’une image est essentiel pour les professionnels du graphisme et de la photographie.

Lire plus  Les meilleures solutions pour effacer du texte sur un PDF gratuitement

Evolution des pixels et des écrans

Avec l’avancée de la technologie, les pixels des écrans sont devenus de plus en plus petits, permettant ainsi d’afficher des images de haute résolution. Les écrans 4K, 8K et même les écrans Retina offrent une qualité visuelle exceptionnelle grâce à la densité de pixels élevée. Cette évolution constante montre l’importance accordée au pixel dans l’industrie des écrans et des dispositifs visuels.

Les articles récents

Pomme de tech

© 2023 Pomme de tech

URL : https://www.mathematiquesfaciles.com/fonction-image-et-antecedents_2_97996.html

Bug
Cours de mathmatiques gratuitsCrer un test
Connectez-vous !

Cliquez ici pour vous connecter
Nouveau compte
Des millions de comptes créés sur nos sites

100% gratuit !
[Avantages]


- Accueil
- Accès rapides
- Aide/Contact
- Livre d'or
- Plan du site
- Recommander
- Signaler un bug
- Faire un lien

Recommandés :
- Traducteurs gratuits
- Jeux gratuits
- Nos autres sites
   

NOUS SOMMES DESOLES - VOUS VENEZ DE RENCONTRER UNE ERREUR

ERREUR DANS L'ADRESSE QUE VOUS VENEZ DE TAPER : la page que vous cherchez n'existe pas.
Merci de vérifier l'adresse que vous venez de taper. Vous pouvez également retourner à l'accueil ou utiliser le moteur de recherche jaune en haut de la page.




 


> INDISPENSABLES : TESTEZ VOTRE NIVEAU | NOS MEILLEURES FICHES | Fiches les plus populaires | Aide/Contact

> NOS AUTRES SITES GRATUITS : Cours d'anglais | Cours de franais | Cours d'espagnol | Cours d'italien | Cours d'allemand | Cours de nerlandais | Tests de culture gnrale | Cours de japonais | Rapidit au clavier | Cours de latin | Cours de provenal | Moteur de recherche sites ducatifs | Outils utiles | Bac d'anglais | Our sites in English

> INFORMATIONS : - En savoir plus, Aide, Contactez-nous [Conditions d'utilisation] [Conseils de sécurité] Reproductions et traductions interdites sur tout support (voir conditions) | Contenu des sites dpos chaque semaine chez un huissier de justice. | Mentions légales / Vie privée / Cookies [Modifier vos choix] .
| Cours et exercices de mathmatiques 100% gratuits, hors abonnement internet auprs d'un fournisseur d'accs.



| Partager sur les rseaux



URL : https://semji.com/fr/guide/quest-ce-que-l-image-de-marque/

Qu'est-ce que l'image de marque ? - Semji
Sélectionner une page

Qu’est-ce que l’image de marque ?

Image de marque : Définition

L’image de marque est la représentation perçue par une personne d’une marque, entreprise ou produit/service. C’est un sentiment voire un jugement qu’une personne porte sur une marque et qui se base sur des éléments tangibles ou immatériels. C’est ce qui dit d’une marque et pas forcément ce que la marque aimerait véhiculer. Essentiellement axée sur la psychologie, il est important pour une entreprise de veiller ce qu’il n’y ait pas d’écart entre l’identité de marque véhiculée par l’entreprise et l’image de marque perçue par le public ciblé.

Qu'est-ce que l'image de marque

Comment construire une image de marque, forte et positive ?

Toutes les entreprises cherchent, bien entendu, à reproduire les stratégies des spécialistes du secteur (Google, Apple, Nike, Nestlé) qui possèdent des images de marques positives et une très grande notoriété à travers le monde, car une personne n’achète pas seulement un produit mais elle achète aussi une marque. Sur Internet, on parle alors d’e-réputation. C’est donc un facteur déterminant dans la décision d’achat du consommateur.

Votre entreprise doit donc choisir un message à véhiculer et s’y tenir de telle sorte qu’il soit bien perçu et interprété par le public. Il est donc primordial de se poser les bonnes questions pour élaborer une stratégie gagnante.  Quelle image de votre entreprise voulez-vous donner ? Quel message souhaitez-vous véhiculer aux clients ?

Il est primordial d’être à l’écoute du public pour s’assurer que l’image de marque reflète son identité et qu’elle soit cohérente avec la clientèle qu’elle cible, et les valeurs de l’entreprise. Avec les réseaux sociaux il est facile pour les internautes de salir l’image d’une marque qu’ils en soient clients ou non; il faut donc être en veille permanente et communiquer efficacement pour aider les prospects et clients. L’image de marque peut être renforcée, améliorée par les outils de communication de marque tels que la publicité, les outils de promotions, le design, le packaging, les canaux de distribution etc.

Comment améliorer votre image de marque ?

  • Tirez parti du génie de votre entreprise

En partant de la mise en place d’une stratégie d’entreprise efficace, allumez l’étincelle de créativité qui déclenche le génie collectif de la marque ou de l’entreprise. Innovez pour orienter l’ensemble vers des concepts ou idées avant-gardistes.

  • Montrez à votre audience ce que vous pouvez faire pour elle

Ayez à l’esprit que votre public cible attend de vous un produit ou un service qui peut lui faciliter la vie. Il est primordial de bien connaître votre cible. En comprenant ce qu’elle désire et ce qu’elle attend de vous, vous pourrez répondre parfaitement à ses attentes.

En proposant un produit qualitatif et en rendant votre marque reconnaissable, vous vous positionnez sur le marché concurrentiel. Dans le même temps, vous améliorez la réputation de votre propre marque. L’expérience client (ou UX) doit être placée au cœur de votre stratégie marketing.

Votre produit doit être ce qui va transformer vos clients potentiels en héros. Cela permettra de fidéliser vos clients actuels tout en favorisant une réelle acquisition de trafic et donc de nouveaux prospects.

De plus, si vous envoyez le bon message à votre cible, celle-ci peut devenir votre porte-parole auprès de son entourage.

  • Profitez des occasions de montrer votre marque au public

Votre identité de marque doit avant tout être reconnue. Cela passe par un design graphique particulier, une stratégie web et une communication interne. Le plan de communication doit forcément intégrer des supports variés. Plus votre identité de marque sera pertinente et percutante et mieux on en parlera.

  • Le meilleur moyen d’atteindre votre cible est de connaître ses habitudes.

Adressez-vous à elle aux endroits qu’elle fréquente avec le message qu’elle s’attend à entendre sur des supports qu’elle affectionne. Une fois que vous avez compris ces attentes, vous pouvez faire preuve de créativité pour marquer leur esprit.

Faites en sorte de différencier votre marque de vos concurrents, même si cela nécessite de créer une nouvelle identité visuelle. Les retombées positives n’en seront que plus importantes.

  • Établissez votre expertise

Quand vous voulez améliorer votre image de marque, commencez par établir votre niveau d’expertise avec un seul produit. Lorsque le marché reconnaît la valeur unique de votre entreprise, tous vos futurs produits seront automatiquement valorisés.

Expérience client

  • Pensez à l’expérience de vos clients

On ne le répétera jamais assez, l’expérience client doit être au cœur de la stratégie de communication de votre marque.

Mettez-vous à la place des clients et posez-vous plusieurs questions :

De quoi votre public cible a-t-il besoin ? Qu’est-ce que vous pouvez leur proposer ? En quoi cela est-il utile ?

Prenez aussi en considération le public auprès duquel vous vous exprimez. S’agit-il d’une cible B2B (autrement dit des professionnels) ? S’agit-il plutôt de consommateurs ? La manière de présenter votre marque sera différente selon le public.
Essayez de capter les mots que les gens utilisent pour vous décrire. L’authenticité, la simplicité, l’expérience positive et les relations solides sont autant de choses qui vous démarqueront et amélioreront votre réputation.

Vos clients et prospects n’ont pas envie d’être considérés seulement comme un portefeuille. Vous pouvez améliorer votre image de marque tout en améliorant la confiance de vos clients. 
Soyez-leur utiles en élaborant des contenus pertinents (livre blanc, vidéos, articles de fond …). Vous pouvez également utiliser l’interview d’entreprise pour à la fois mettre en valeur vos clients et promouvoir de façon originale vos services.

  • Faites du bénévolat : et faites-le savoir

Les gens aiment les marques qui font du bénévolat au niveau territorial. Une fois rendu publique, ces actions rehaussent considérablement le statut et la valeur de la marque.

  • Rédigez un blog pour faire passer votre message d’entreprise
  • Rédigez un blog adapté aux intérêts, aux besoins et aux plus grands défis de votre audience cible.
  • Offrez de nouvelles perspectives et des conseils qui mettent en valeur votre expertise. Cela va renforcer votre image d’expert et votre image de “problem solver”.
  • Diffusez des messages cohérents

Pour établir la valeur de votre marque, essayez de diffuser des messages cohérents sur toutes les plateformes. Cela va permettre à vos cibles de vous faire confiance et pour vous de mettre en évidence vos produits et services.

Commencez par analyser votre site web, vos réseaux sociaux … Correspondent-ils aux messages que vous voulez véhiculer ? Veillez toujours à ce que vos messages et vos actions soient en harmonie avec vos valeurs.

De la même manière, optez pour une relation de proximité avec votre audience. Vos techniques de communication doivent inclure ces exigences au quotidien. Cela passe par une identité numérique forte, mais pas seulement. Cela inclut également une communication marketing adaptée, via un système d’emailing, de newsletter ou d’autres actions de communication.

  • Collectez et exploitez les témoignages

Si vous souhaitez vraiment vous démarquer, tirez parti du témoignage de vos clients, collègues et mentors. Plus vos clients seront conquis par les solutions que vous proposez et plus cela nourrira la confiance de vos prospects.

  • Partagez votre histoire

Une entreprise qui a une histoire est plus authentique qu’une autre qui n’en a pas. De plus, les consommateurs voient les entreprises qui ont une histoire comme plus évolutives et capables de répondre à l’évolution de leurs besoins. Le brand content, ou l’art de raconter l’histoire de la marque, devra faire partie de vos outils de communication digitale.

  • Tirez des leçons de vos succès passés

Pour bien établir votre image de marque :

  • Listez tous vos succès
  • Réfléchissez à ce que vous avez fait pour que ces actions soient couronnées de succès.
  • Notez ce que vous avez fait, comment vous l’avez fait, qui en ont bénéficié et comment ils en ont profité.
  • Soyez humain

Vos clients doivent connaître les personnes qui se cachent derrière votre marque. N’hésitez pas à détailler les membres de votre équipe ainsi que toutes les personnes qui travaillent chez vous.

  • Faites appel à une agence 

Vous avez besoin d’améliorer votre image de marque, mais vous ne savez pas par quoi ni par où commencer ?

Améliorer son image de marque demande plusieurs expertises comme la communication ou le SEO. Faites appel à des professionnels pour mettre en place des stratégies efficaces. L’aide d’une agence SEO et e-réputation vous permet de vous concentrer sur votre cœur de métier et vos clients.

La gestion d’une marque

À qui appartient la gestion d’une marque ?

La gestion d’une stratégie de marque revient à des experts qualifiés. Néanmoins, tous les employés sont concernés puisque leurs agissements peuvent avoir un impact considérable sur l’image de la marque.

Si vous voulez réellement réussir, il faut que votre démarche soit la plus inclusive possible. Pour y arriver :

  • Dites à vos employés que ce qu’ils font est important pour la marque.
  • Faites-leur savoir que le non-respect des promesses faites aux clients peut nuire à la marque et à l’entreprise

Comment mesurer son image de marque ?

Vous voulez savoir quelle image renvoie votre marque pour pouvoir mettre en place une stratégie adaptée ?

Différentes méthodes s’offrent à vous :

  • Les études quantitatives et qualitatives

Ces enquêtes vous permettront de connaître l’image de votre marque auprès des consommateurs en mesurant leurs degrés de satisfaction et de connaissance envers votre marque.

  • Les sondages

Vous avez la possibilité de demander directement à vos clients, pour savoir comment ils vous ont connus.
Est-ce qu’ils ont déjà entendu parler de vous ? Est-ce qu’il savent ce que vous proposez ? Vous pouvez également demander à des personnes sélectionnées au hasard pour estimer l’impact de votre marque.

  • Le trafic et le volume de recherche

Google Analytics donne plusieurs indicateurs sur le trafic de votre site web et notamment la provenance des utilisateurs.
Par exemple, l’onglet Direct montre le nombre d’utilisateurs qui ont tapé l’URL de votre site dans leur barre d’adresse ou qui sont venus en cliquant sur un lien (hors email).
Vous pouvez également mesurer le volume de recherche de votre marque pour mesurer son impact. Des outils comme Keyword Planner de Google, ou Ubersuggest, peuvent vous donner ces indications.

  • Les avis clients

Les commentaires de clients satisfaits permettent de vérifier que l’entreprise a bel et bien respecté ses promesses. Les avis des clients insatisfaits ou anciens clients permettent d’obtenir des informations précieuses et plus honnêtes sur la façon dont la marque est perçue.

  • Une veille permanente

Mettre en place une veille sur les réseaux sociaux et sur Internet, vous permet de surveiller votre image de marque et de savoir ce qu’il se dit à propos d’elle.
Vous pouvez suivre le nombre de mentions pour mesurer votre image de marque.
Suggestion : en les comptabilisant, vous pouvez mettre en place un suivi régulier et voir son évolution.

Comment apporter un changement à une marque ?

Quand vous voulez apporter un changement à une marque, faites attention à quelques points.

  • Évitez les changements radicaux

Tout changement que vous apportez sur la marque aura un impact sur vos clients. Rappelez-vous que vos clients et vos employés auront développé un attachement émotionnel, voire un sentiment d’appartenance à votre marque. Faire appel à des professionnels marketeurs peut être une solution adaptée dans ce cas de figure. Faire appel à des influenceurs peut aussi améliorer votre e réputation, sans avoir à changer votre logo.

  • Apportez un changement adapté

Si vous avez eu un problème avec vos clients dans le passé, essayez de connaître son origine. Si celui-ci a été causé par une défaillance de vos systèmes, ne soyez pas tenté de changer votre slogan pour le résoudre.

  • Faites un rebranding sécurisé

Le “rebranding” ou changement de logo est une technique courante utilisée dans le marketing des marques. Toutefois, il n’est pas sans risque. Rappelez-vous que votre logo représente la personnalité de votre propre marque.
En changer radicalement, c’est quasiment repartir de zéro. Alors, au risque de perdre l’affection de vos clients, pensez à une action marketing plus simple ou présentez d’abord un mockup. Charte graphique, infographies et créations digitales participeront entre autres à votre stratégie de web marketing. Vous pourrez ainsi créer un nouveau logo sans perdre votre identité.

 

URL : https://www.nordsud-creation.fr/les-differents-types-dimages-pourquoi-faire/

Les différents types d’images pourquoi faire ? - NORDSUD
NORDSUD | Les différents types d’images pourquoi faire ? - NORDSUD
class="post-template-default single single-post postid-1840 single-format-standard samba_theme samba_left_nav samba_left_align samba_responsive wpb-js-composer js-comp-ver-6.4.2 vc_responsive"

URL : https://francais.lingolia.com/fr/atelier-decriture/decrire-une-image

Décrire une image – Atelier d’écriture française

Décrire une image – Atelier d’écriture française

Introduction

En cours de français, on est vite confronté au type d’exercice suivant : décrire et analyser une image. Nous avons réuni ici des explications, des conseils et des listes de vocabulaire pour t’aider dans cet exercice. Nous avons aussi rédigé deux exemples afin de t’aider à mettre toutes ces nouvelles connaissances en pratique. Tu verras, décrire une image, c’est plutôt amusant !

URL : https://sproutsocial.com/fr/glossary/profile-picture/

Qu'est-ce qu'une photo de profil ? | Sprout Social​​ 

Photo de profil​​ 

Qu'est-ce qu'une photo de profil ?​​ 

Il s'agit d'une photo qui apparaît dans vos comptes en ligne, qu'il s'agisse d'un réseau social ou d'un site professionnel. Chaque réseau social a sa propre manière d'afficher les photos de profil sous la forme d'un avatar, en regard du nom d'un compte.​​ 

Les photos de profil sont la représentation de notre conscience aux yeux du monde. Les psychologues trouvent ces photos fascinantes parce qu’elles illustrent la manière dont nous nous percevons et dont nous souhaitons être perçus par les autres.​​ 

Photos de profil​​ 

Que dit une photo de profil de votre personnalité ?​​ 

Bien qu'il soit courant pour nous de sélectionner vos photos de profil au hasard, ce n'est pas vraiment aléatoire. Plus qu'une simple image, c'est une personnalité que vous partagez sur Internet. En partageant des photos sur les réseaux sociaux, vous laissez entrevoir votre personnalité et les différentes émotions qui vous traversent. On peut deviner ce que ressent une personne, ce qu'elle aime et la façon dont elle agit dans sa vie grâce à sa photo de profil.​​ 

Pour savoir si quelqu’un est extraverti ou introverti, soigneux ou désordonné, ouvert d’esprit ou obtus, agréable ou désagréable, névrosé ou émotionnellement stable, on peut étudier la nature de sa personnalité en s'appuyant sur que ce que décrit sa photo de profil.​​ 

Comment utiliser une photo pour dynamiser son profil sur les réseaux sociaux ?​​ 

Les premières impressions sont importantes lorsqu'il s'agit d'Internet. Ainsi, en un clin d'œil, vous devez faire forte impression pour attirer l'attention. Le meilleur moyen d'y parvenir est d'avoir une photo qui réunit les qualités suivantes :​​ 

Un arrière-plan net : si l'arrière-plan est trop encombré ou trop complexe, vous ne pourrez pas vous démarquer.​​ 

La meilleure version de vous-même : n'utilisez pas une photo de profil où l'on voit aussi vos amis, ni une image recadrée. Utilisez plutôt une photo de vous lors de vos dernières vacances, qui vous montre sous votre meilleur jour.​​ 

Une tenue colorée : ajoutez une touche de couleur à votre tenue afin de pouvoir communiquer inconsciemment avec d'autres personnes, en utilisant la couleur que vous présentez sur votre photo de profil. Des études en psychologie montrent que la couleur des vêtements peut avoir une incidence sur la perception qu'ont les gens de vous. Porter du rouge ou du rose vif vous fera paraître respectivement puissant ou aimant. Porter des bijoux vert émeraude est signe de richesse ou de progrès.​​ 

Le sourire : sourire, c'est comme faire un lifting gratuit ; cela crée instantanément un lien. En souriant, vous paraissez plus jeune et plus agréable.​​ 

5 conseils pour créer des photos de profil parfaites pour vos réseaux sociaux​​ 

Sur les réseaux sociaux, les photos de profil jouent un rôle important. Les comptes qui n'en ont pas laissent dubitatifs. Mais il ne faut pas pour autant utiliser des photos de piètre qualité.​​ 

Jetez un œil à ces conseils techniques pour prendre de superbes photos de profil :​​ 

1. Faites d’abord une mini séance photo de test : déplacez-vous d’avant en arrière pendant les premières minutes de votre séance photo. Assurez-vous d'être bien placé(e), de former une belle composition et d'avoir une image très nette. Vos yeux doivent être bien concentrés sur votre photo.​​ 

2. Trouvez un endroit bien éclairé : idéalement, il faut trouver un endroit bien éclairé, que ce soit dans un parc ou une maison. Cela éclairera votre visage, mettra en valeur la couleur de vos yeux et illuminera votre environnement.​​ 

3. Évitez les lumières crues : un éclairage trop intense vous fera plisser les yeux. Si vous souhaitez réaliser des autoportraits chaleureux et bien éclairés, le coucher du soleil est le moment idéal.​​ 

4. Prenez des photos verticales : vos vêtements, votre attitude et votre posture seront plus en valeur sur des photos verticales. Pour les photos de profil, l'orientation verticale est préférable.​​ 

5. Utilisez la mise au point automatique : réglez votre appareil photo sur l'autofocus pour ne pas avoir à prévoir où vous serez. Les autoportraits pris dans des endroits où il y a beaucoup de premiers plans doivent être traités avec précaution. Vos images peuvent paraître floues si quelque chose bloque l'objectif de votre appareil photo.​​ 

L'importance d'une photo de profil​​ 

Avoir une bonne photo de profil est essentiel sur les réseaux sociaux. Elle a une incidence sur vos perspectives d'emploi ainsi que sur l'ensemble de votre carrière.  Franchissez le pas, mettez en place une stratégie pour améliorer votre photo de profil. Consultez notre guide actualisé sur la taille des images sur les réseaux sociaux ; il vous servira de référence lors de la création de votre prochaine photo de profil.​​ 

Recommandé pour vous​​